Economie et Droit de l Entreprise
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Economie et Droit de l’Entreprise - Coordinatrice Claudine Guerrier E303 - Partie Economique Introduction à la macroéconomie (par Jean De Beir) Définition de l’économie : L’économie est la science de l’allocation de ressources rares visant à satisfaire des besoins humains infinis. Les ressources c’est le travail. Ca peut être aussi du capital, des machines (pour les produire il a fallu du travail). La ressource première est du travail. On peut consacrer du travail à la production (pour satisfaire des besoins, transports, se nourrir…). Les besoins sont infinis, car tout au long de notre vie on a des besoins + succession du besoin entre les générations. Le but de l’économie est d’être efficace (résultat escompté : ex tonne de blé) et efficient (utiliser le moins de ressources possibles pour obtenir le même résultat escompté : ex la même tonne de blé obtenue avec moins d’énergie). Le but est donc de ne pas gaspiller les ressources. Définition de la macroéconomie : Vision globale de l’économie. Comment se déterminent les valeurs agrégées (globales) de l’économie (ex PIB, niveau de l’emploi, niveau global des prix, l’inflation, le niveau d’investissement global, le prix d’intérêt…). C’est l’analyse des valeurs globales de l’économie. Quand la demande globale est supérieure à l’offre globale, les prix augmentent. D’où vient la croissance, pourquoi les importations sont supérieures aux importations… ere 1 Partie : Les données macroéconomiques (boite à outils) I – Notion de valeur ajoutée brute Définition valeur ajoutée : La valeur ajoutée correspond à la richesse crée par un agent économique durant une période donnée. Valeur Ajoutée brute = Chiffre Affaires – Somme Consommations Intermédiaires Chiffre Affaires = Ventes * Prix Somme Consommations Intermédiaires = Achats de biens et de services (biens immatériel) qui sont nécessaires à la production et dont la valeur s’incorpore intégralement dans la production courante Exemple de Consommations Intermédiaires : Pièces détachées, services nécessaires à la production, matière première… Cette valeur ajoutée sert à payer le travail, le capital et les prélèvements obligatoires : - financer le travail (salaire) - payer le capital (payer ceux qui apportent le capital par le biais des intérêts, des dividendes, de la capacité d’autofinancement) ; on rémunère ceux qui nous ont prêté de l’argent (missions d’obligations, emprunt auprès des marchés : obligation de donner des intérêts pendant 7 ans et obligation de remboursement d’argent, intérêts non négociables) - les dividendes correspondent à la rémunération du capital actionnaire (capital apporté par les actionnaires), qui varient d’une année sur l’autre… - capacité d’autofinancement : c’est ce qui me reste aujourd’hui pour renouveler les machines sans avoir à emprunter. - le conseil d’administration (n’a pas le choix pour les intérêts, obligation légale) décide sur le partage entre les dividendes et la capacité d’autofinancement. Les prélèvements obligatoires sont les impôts d’état (l’impôt sur les sociétés, l’IS à 33%) impôts locaux (taxe professionnelle, versée par toutes les firmes installées dans une commune, taxe qui dépends de la valeur annuelle des machines et c’est sur cette valeur qu’on calcule la taxe) et les cotisations sociales. Si on ne les paye pas, on va en prison. Pour ce qui est des cotisations sociales, les entreprises font un chèque à l’ordre de l’URSAF : organisme qui paye la protection sociale et redistribue vers les divers organismes des fonds. Exemple : Un cornet vendu à 10€ Coûts intermédiaires (achat pommes de terre) : 3€ Les 7€ de valeur ajoutée brute sont reparties de la façon suivante : - Coût du travail (environ 20% du salaire brut) - Impôts à la production : impôts que je paye parce que je suis producteur (taxe professionnelle), même si mes bénéfices sont nuls. - Amortissement : je récupère le capital avancé (investissement dans la machine) - L’impôt sur les sociétés - Les rémunérations de capital Définition du PIB Produit Intérieur Brut : C’est la richesse crée dans une nation sur une période donnée (un an). C’est une variable de flux (qui se mesure en fonction du temps). Les variables de patrimoine ce sont des variables de stock tendis les variables de flux dépendent du temps (X par an, Y par semaine…). ere 1 Manière de calculer le PIB : PIB = Somme VA brutes réalisées par les agents (les entreprises) dans l’économie (à l’intérieur du territoire, les entreprises sont résidentes sur le territoire français ; l’unité de production est en France, le siège social peut être ailleurs) pendant un an. On compte la VA pour ne pas compter plusieurs fois les mêmes valeurs (exemple, la production de bois et de tables se servant du même bois). eme 2 Manière de calculer le PIB : PIB = Total de la demande finale Economie Fermée : Les exportations et les importations sont nulles. La richesse vient de la production vendue. Comment les ressources vont-elles être utilisés dans cette économie fermée. Production = Coût Final + Coût Intermédiaire + FBCF (c’est l’investissement dans une machine) + delta S (variation de stock) Production – Coûts Intermédiaires = Coût Final + FBCF + delta S (ce qui n’a pas été utilisé en fait) En fait, FBCF + delta S = Investissement D’où Production – Coût Intermédiaire = Coût (emploi) + Investissement Solde = Exportations – Importations Y : Production (Yield) – produit intérieur brut M : Importation (achat de biens et de services) X : Exportation (ventes dervices) CI : Coût intermédiaire I : Investissement S : Solde Economie ouverte : Production + Importations = Coût (ressources emploi) + Investissements + Exportations eme 3 Manière de calculer le PIB : PIB = Total Revenu Travail + Total Revenu Capital PIB Potentiel : PIB qui résulterait s’il y avait une pleine utilisation des facteurs de production (si tout le travail, toutes les machines, tous les travailleurs étaient utilisés, quel serait le PIB estimé ?). 2 – Mesure de la croissance en valeur et en volume Un taux de croissance est un taux de variation noté G. (différent du taux d’accroissement). Taux de variation du PIB entre l’année n et n+3 ? (les PIB sont donnés) Xn+3 – Xn / Xn Coefficients multiplicateurs : Xn+1 = k1 Xn Xn+2= k2 Xn+1 … k1*k2*k3*k4 = 1,83 Taux de croissance : 83% entre Xn et Xn+3 (taux de variation en une fois) Taux de variation moyen ? Taux de variation moyen C C^4=1.83 (car sur 4 années) Donc C = 1.83 ^ ¼ Taux de variation en valeur, taux de variation en volume. Salaire nominal (fiche de paye / compte bancaire) De 1000 à 1100 Taux de variation en valeur de 10% Taux de croissance des prix = inflation (exemple 10%) Taux de variation en volume K valeur / K inflation = K volume ou K est un coefficient multiplicateur Ici 1,1 / 1,1 = 1… Taux de croissance en volume (en pouvoir d’achat) = 0% Je n’ai rien gagné en pouvoir d’achat, je n’ai fait que le maintenir. G T Q P Q*P Q*Pn 2000 200000 200000 N 100 N+1 110 2100 231000 220000 Taux d’inflation : 2100 – 2000 / 2000 = 5% Taux de croissance du PIB en valeur : 231k-200k/200k = 15.5% Coefficient multiplicateur en volume : 1.155 / 1.05 = 1.1 Taux de croissance en volume : 10% Q est la quantité On fait comme si le niveau des prix n’avait pas bougé (P = 2000 en N+1 au lieu de 2100) PIB de l’année N avec des euros courants de l’année N (200 000) PIB de l’année N+1 avec des euros courants de l’année N+1 (231 000) PIB de l’année N+1 avec des euros constants de l’année N (220 000) = PIB de l’année N+1 en volume base N 220 – 200 = 200 = 10% 3 – La Mesure du chômage L = Actif Occupe + Actif Inoccupé (Labour) Chômeurs d’emploi = dépourvus d’emploi, amènes de travailler et qui recherchent un emploi. (bureau international du travail) INSEE (via ANPE) : Personnes dépourvues d’emploi, qui recherchent de l’emploi et qui sont susceptibles de travailler tout de suite. La méthode de détection est différente (1/2 chômeurs ne sont pas indemnises). Une partie ne s’inscrit pas à l’ANPE. Il y a plusieurs types de chômage : le chômage saisonnier lié à certaines activités économiques qui varient tout au long de l’année (tourisme, bâtiment, agriculture). Quand on calcule le taux de chômage, on le corrige des variations saisonnières). Chômage frictionnel (ou chômage naturel : phase du job search), lié à un problème d’information entre ceux qui cherchent un travail et ceux qui offrent un emploi. Chômage structurel : lié à des changements de structures démographiques, sociales et institutionnelles. Par exemple, la génération des baby boomers / inadéquation de la formation des institutions d’éducation et la demande de l’économie. Chômage conjoncturel ou cyclique (keynésien) est lié au ralentissement de l’activité. 4 – La Mesure de l’inflation Inflation = augmentation du niveau général des prix Indice des prix à la consommation (panier de plus de 200 articles les plus fréquemment consommés) / Indice des prix industriels. L’inflation entraîne une perte du pouvoir d’achat de la monnaie. Tous les revenus ne sont pas indexés de la même manière selon la catégorie sociale. L’inflation peut avoir des conséquences différentes sur les investissements : - Effet négatif sur l’investissement (décourage l’investissement en une monnaie qui perd de la valeur). - Si le taux d’intérêt du capital est inférieur au taux d’inflation, alors le taux d’intérêt est négatif. On a intérêt à emprunter et rembourser avec une monnaie dépréciée. Sur le commerce extérieur : Si le différentiel d’inflation est en notre défaveur, cela n’est pas rentable (différence de taux d’inflation entre nous et notre partenaire
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