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Une nouvelle méthode numérique d'enseignement des langues modernes
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Français

1
Une nouvelle méthode numérique d'enseignement des langues modernes
L’actualité de la Méthode hongroise d’enseignement des langues «Villám»
De nos jours, les recherches dans l’enseignement et l’apprentissage des langues
étrangères se sont multipliées et en même temps se sont diversifiées non seulement en
Hongrie mais dans le monde entier. Qu’est-ce qui explique cet intérêt accru?
Des problématiques qui crient à une vraie réforme dans l’enseignement des langues
vivantes.
1. Introduction
Ad 1.
Si la signature par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Europe des Quinze de la
Déclaration de Barcelone en 2000 avait fait naître des espoirs quant à la dynamisation de
l’enseignement des langues étrangères en Europe en définissant l’objectif commun de
l’apprentissage, par tous les élèves du secondaire, d’au moins deux langues européennes en
plus de la langue maternelle, ces espoirs ont été largement déçus: au lendemain de cette
déclaration, dans un grand nombre de pays et de régions de l’Union européenne, on s’est
empressé de réduire, parfois de façon drastique, le nombre de langues étrangères enseignées et
/ou le nombre d’heures/semaine consacrées à l’apprentissage des langues
1
.
Ad 2.
Le monde a changé et les mutations s’accélèrent: les échanges économiques, commerciaux,
culturels et humains se multiplient de manière exponentielle, sous les pressions convergentes
d’une économie de marché maintenant planétaire et des progrès fantastiques des technologies
de la communication. Les évolutions sont considérables et, dans ce contexte de
mondialisation des échanges et de mobilité décuplée des personnes, les besoins de
communication deviennent essentiels.
On demande en effet maintenant à l’enseignement de préparer les apprenants à communiquer
et travailler dans les langues apprises, plutôt que de continuer à considérer celles-ci comme
des suppléments d’âme, des curiosités ou des passages obligés pour réussir des humanités
classiques. Les objectifs de cet enseignement s’infléchissent donc considérablement en se
recentrant vers ce qui n’aurait jamais dû être oublié: donner aux apprenants un nouvel outil
pour communiquer et apprendre au delà des frontières du pays. La langue en effet n’est pas
une «matière» comme les autres disciplines scolaires. La langue, avant d’être un objet
d’étude, est devenue un système de communication et un instrument d’apprentissage.
En étudiant une langue étrangère et au delà d’un savoir, les apprenants exigent désormais un
savoir-faire, un savoir utiliser. Mais passer de l’étude savante et spéculative de la langue
étrangère à l’acquisition de compétences permettant de l’utiliser au quotidien induit des
réformes structurelles et méthodologiques qui se doivent d’être cohérentes avec ces nouveaux
objectifs.
C’est en parlant qu’on apprend à parler et il est clair que, de la même façon, c’est en utilisant
une langue étrangère qu’on l’apprend vraiment. Cette idée simple mais pourtant si pertinente
n’est pas mise en oeuvre dans l’enseignement traditionnel des langues étrangères à l’école où,
au contraire, celles-ci sont enseignées-apprises pendant toute une scolarité sans jamais être
mises sérieusement à l’épreuve, sauf pour passer des «épreuves» d’examen; autrement dit,
1
D’après La rédaction du
FdM
(avec Raymond Gevaert, président de la CEO, et Janina Zielinska, présidente de
la CECO, vice-présidente de la FIPF)
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