Verne sans dessus dessous

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Jules Verne SANS DESSUS DESSOUS Texte établi à partir de la troisième édition, par Bibliothèque d'Éducation et de Récréation, J. Hetzel et Cie, Paris, 1889. Édition du groupe « Ebooks libres et gratuits » Table des matières I Où la « North Polar Practical Association » lance un document à travers les deux mondes. ......................................4 II Dans lequel les délégués anglais, hollandais, suédois, danois et russe se présentent au lecteur................................. 18 III Dans lequel se fait l’adjudication des régions du pôle arctique. ..................................................................................34 IV Dans lequel reparaissent de vieilles connaissances de nos jeunes lecteurs..................................................................49 V Et d’abord, peut-on admettre qu’il y ait des houillères près du Pôle nord ?58 VI Dans lequel est interrompue une conversation téléphonique entre Mrs Scorbitt et J.-T. Maston...................68 VII Dans lequel le président Barbicane n’en dit pas plus qu’il ne lui convient d’en dire. ................................................83 VIII « Comme dans Jupiter ? » a dit le président du Gun- Club. ........................................................................................98 IX Dans lequel on sent apparaître un Deus ex Machina d’origine française.................................................................104 X Dans lequel diverses inquiétudes commencent à se faire jour. ....................................................................................... 110 XI Ce qui se trouve dans le carnet de J.-T. Maston, et ce qui ne s’y trouve plus. ................................................................. 122 XII Dans lequel J.-T. Maston continue héroïquement à se taire. ......................................................................................130 XIII La fin duquel J.-T. Maston fait une réponse véritablement épique. ...........................................................140 – 2 – XIV Très court, mais dans lequel l’x prend une valeur géographique..........................................................................151 XV Qui contient quelques détails vraiment intéressants pour les habitants du sphéroïde terrestre. ........................... 152 XVI Dans lequel le chœur des mécontents va crescendo et rinforzando...........................................................................162 XVII Ce qui s’est fait au Kilimandjaro pendant huit mois de cette année mémorable.........................................................168 XVIII Dans lequel les populations du Wamasai attendent que le président Barbicane crie feu ! au capitaine Nicholl... 179 XIX Dans lequel J.-T. Maston regrette peut-être le temps où la foule voulait le lyncher.................................................183 XX Qui termine cette curieuse histoire aussi véridique qu’invraisemblable................................................................192 XXI Très court, mais tout à fait rassurant pour l’avenir du monde. ..................................................................................201 Chapitre supplémentaire, dont peu de personnes prendront connaissance ........................................................................ 202 I Données du problème .......................................................... 202 II Départ du boulet d’un point quelconque ........................... 204 III Départ du boulet dans le cas considéré ............................. 212 IV Erreur de trois zéros ........................................................... 214 V Parcours du boulet ............................................................... 217 VI Déviation latérale apparente du boulet............................. 220 À propos de cette édition électronique.................................223 – 3 – I Où la « North Polar Practical Association » lance un document à travers les deux mondes. « Ainsi, monsieur Maston, vous prétendez que jamais femme n’eût été capable de faire progresser les sciences ma- thématiques ou expérimentales ? – À mon extrême regret, j’y suis obligé, mistress Scorbitt, répondit J.-T. Maston. Qu’il y ait eu ou qu’il y ait quelques re- marquables mathématiciennes, et particulièrement en Russie, j’en conviens très volontiers. Mais, étant donnée sa conforma- tion cérébrale, il n’est pas de femme qui puisse devenir une Ar- chimède et encore moins une Newton. – Oh ! monsieur Maston, permettez-moi de protester au nom de notre sexe… – Sexe d’autant plus charmant, mistress Scorbitt, qu’il n’est point fait pour s’adonner aux études transcendantes. – Ainsi, selon vous, monsieur Maston, en voyant tomber une pomme, aucune femme n’eût pu découvrir les lois de la gra- vitation universelle, ainsi que l’a fait l’illustre savant anglais à la fin du XVIIème siècle ? – En voyant tomber une pomme, mistress Scorbitt, une femme n’aurait eu d’autre idée… que de la manger… à l’exemple de notre mère Ève ! – Allons, je vois bien que vous nous déniez toute aptitude pour les hautes spéculations… – Toute aptitude ?… Non, mistress Scorbitt. Et, cependant, je vous ferai observer que, depuis qu’il y a des habitants sur la Terre et des femmes par conséquent, il ne s’est pas encore trou- vé un cerveau féminin auquel on doive quelque découverte ana- logue à celles d’Aristote, d’Euclide, de Képler, de Laplace, dans le domaine scientifique. – Est-ce donc une raison, et le passé engage-t-il irrévoca- blement l’avenir ? – Hum ! ce qui ne s’est point fait depuis des milliers d’années ne se fera jamais… sans doute. – Alors je vois qu’il faut en prendre notre parti, monsieur Maston, et nous ne sommes vraiment bonnes… – Qu’à être bonnes ! » répondit J.-T. Maston. Et cela, il le dit avec cette aimable galanterie dont peut dis- poser un savant bourré d’x. Mrs Evangélina Scorbitt était toute portée à s’en contenter, d’ailleurs. « Eh bien ! monsieur Maston, reprit-elle, à chacun son lot en ce monde. Restez l’extraordinaire calculateur que vous êtes. Donnez-vous tout entier aux problèmes de cette œuvre im- mense à laquelle, vos amis et vous, allez vouer votre existence. Moi, je serai la « bonne femme » que je dois être, en lui appor- tant mon concours pécuniaire… – Ce dont nous vous aurons une éternelle reconnais- sance, » répondit J.-T. Maston. – 5 – Mrs Evangélina Scorbitt rougit délicieusement, car elle éprouvait sinon pour les savants en général du moins pour J.-T. Maston, une sympathie vraiment singulière. Le cœur de la femme n’est-il pas un insondable abîme ? Oeuvre immense, en vérité, à laquelle cette riche veuve américaine avait résolu de consacrer d’importants capitaux. Voici quelle était cette œuvre, quel était le but que ses pro- moteurs prétendaient atteindre. Les terres arctiques proprement dites comprennent, d’après Maltebrun, Reclus, Saint-Martin et les plus autorisés des géographes : 1° Le Devon septentrional, c’est-à-dire les îles couvertes de glaces de la mer de Baffin et du détroit de Lancastre ; 2° La Géorgie septentrionale, formée de la terre de Banks et de nombreuses îles, telles que les îles Sabine, Byam-Martin, Griffith, Cornwallis et Bathurst ; 3° L’archipel de Baffin-Parry, comprenant diverses parties du continent circumpolaire, appelées Cumberland, Southamp- ton, James-Sommerset, Boothia-Felix, Melville et autres à peu près inconnues. En cet ensemble, périmétré par le soixante-dix-huitième parallèle, les terres s’étendent sur quatorze cent mille milles et les mers sur sept cent mille milles carrés. Intérieurement à ce parallèle, d’intrépides découvreurs modernes sont parvenus à s’avancer jusqu’aux abords du quatre vingt-quatrième degré de latitude, relevant quelques côtes per- dues derrière la haute chaîne des banquises, donnant des noms aux caps, aux promontoires, aux golfes, aux baies de ces vastes – 6 – contrées, qui pourraient être appelées les Highlands arctiques. Mais, au delà de ce vingt-quatrième parallèle, c’est le mystère, c’est l’irréalisable desideratum des cartographes, et nul ne sait encore si ce sont des terres ou des mers que cache, sur un es- pace de six degrés, l’infranchissable amoncellement des glaces du Pôle boréal. Or, en cette année 189–, le gouvernement des États-Unis eut l’idée fort inattendue de proposer la mise en adjudication des régions circumpolaires non encore découvertes – régions dont une société américaine, qui venait de se former en vue d’acquérir la calotte arctique, sollicitait la concession. Depuis quelques années, il est vrai, la conférence de Berlin avait formulé un code spécial, à l’usage des grandes Puissances, qui désirent s’approprier le bien d’autrui sous prétexte de colo- nisation ou d’ouverture de débouchés commerciaux. Toutefois, il ne semblait pas que ce code fût applicable en cette circons- tance, le domaine polaire n’étant point habité. Néanmoins, comme ce qui n’est à personne appartient également à tout le monde, la nouvelle Société ne prétendait pas « prendre » mais « acquérir », afin d’éviter les réclamations futures. Aux États-Unis, il n’est de projet si audacieux ou même à peu près irréalisable qui ne trouve des gens pour en dégager les côtés pratiques et des capitaux pour les mettre en œuvre. On l’avait bien vu, quelques années auparavant, lorsque le Gun- Club de Baltimore s’était donné la tâche d’envoyer un projectile jusqu’à la Lune, dans l’espoir d’obtenir une communication di- recte avec notre satellite. Or n’étaient-ce pas ces entreprenants Yankees, qui avaient fourni les plus grosses sommes nécessitées par cette intéressante tentative ? Et, si elle fut réalisée, n’est-ce pas grâce à deux des membres dudit club, qui osèrent affronter les risques de cette surhumaine expérience ? – 7 – Qu’un Lesseps propose quelque jour de creu
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