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- Etudes réalisées par l'Association Païolive et ses partenaires : Parc Natio- nal des Cévennes, Conseil général de l'Ardèche, Maison des Sciences de l'Eau de Montpellier, Lycée agricole Olivier de Serres, WWF-France, Frapna- Ardèche, Associations Eaux-Céans, Nature et Humanisme, Loisirs bota- niques, Syrphys Agro-Environnement, Groupe Chiroptères Lan gue doc-Roussillon. - Etudes réalisées par le Conseil général de l'Ardèche - Etudes réalisées par la Fédération départementale de pêche - Etude réalisée par la FRAPNA- Ardèche - Etude réalisée par le WWF-France L'actualité scientifique à Païolive en 2011 Etudes ayant donné lieu à
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L’actualité scientifique à Païolive en 2011
Etudes ayant donné lieu à publication en 2011
- Etudes réalisées par l’Association Païolive et ses partenaires : Parc Natio-
nal des Cévennes, Conseil général de l’Ardèche, Maison des Sciences de
l’Eau de Montpellier, Lycée agricole Olivier de Serres, WWF-France, Frapna-
Ardèche, Associations Eaux-Céans, Nature et Humanisme, Loisirs bota-
niques, Syrphys Agro-Environnement, Groupe Chiroptères
Lan gue doc-Roussillon.
- Etudes réalisées par le Conseil général de l’Ardèche
- Etudes réalisées par la Fédération départementale de pêche
- Etude réalisée par la FRAPNA- Ardèche
- Etude réalisée par le WWF-FranceL’année s’est ouverte par une journée d’études qui s’est tenue à Montchamp le 2
février sous la présidence de Patrick Blandin. Un compte rendu détaillé a été ré-
digé, dont voici un résumé
L’inventaire général de la biodiversité de Païolive et des Gras a d’ores et déjà livré
près de 4500 espèces. Il devrait contenir près du cinquième de la biodiversité ter-
restre de France métropolitaine. Des espèces nouvelles pour la science y sont ré-
gulièrement trouvées. L’intérêt de cette biodiversité ne réside pas tant dans la
présence de rares espèces endémiques que dans sa cohérence et sa représen-
tativité, ainsi que par la présence de nombreuses espèces en limite de répartition
géographique. Le site concentre un très grand nombre d’espèces patrimoniales.
Certains groupes sont plus remarquables comme les «mousses» ou maints ordres
d’insectes, mais pour toutes le milieu karstique offre des opportunités singulières
d’adaptation.
Cet inventaire doit être poursuivi sur trois niveaux : recensement des espèces,
atlas et statut des espèces, suivis dans le temps. La dynamique de recherche à
l’oeuvre jusqu’à présent et qui se caractérise par un engagement personnel de
chercheurs attachés au site doit être élargie, y compris à des démarches de
sciences participatives. L’existence d’un projet global d’études constitue un en-
couragement pour de nombreux chercheurs dont les apports se trouvent ainsi être
intégrés dans une dynamique originale qui peut avoir un caractère exemplaire..
Il est important de disposer de concepts précis et univoques qui permettent les
échanges entre chercheurs. La notion d’écocomplexe semble intéressante et per-
met de dépasser l’opposition entre milieux ouverts et milieux fermés qui ne semble
pas opérationnelle sur notre site. Ce concept pourrait être confronté à la notion de
naturalité.
Un écomplexe est « un ensemble d'écosystèmes interactifs résultant d'une même
histoire naturelle et humaine ». L’ensemble de Païolive et des Gras pourrait être
décrit comme une mosaïque fine, intégrée verticalement, déterminée par des fac-
teurs géomorphologiques, avec une histoire humaine qui s'est exprimée à deux
moments principaux : la préhistoire et, plus récemment, pendant un siècle et demi
environ.
La richesse du site en matière de diversité biologique tient, pour une part, à l’exis-
tence d’une longue continuité forestière dans les zones accidentées du karst mais
d’autres explications doivent encore être recherchées qui expliqueraient cette ri-
chesse.
La zone définie s’est révélée pertinente mais des prospections devraient être faites
sur le plateau des Gras jusqu’au Coiron pour savoir si la zone de Païolive corres-
pond exactement aux limites de répartition de la Cétoine Bleue ou la déborde.
Les résultats acquis marquent déjà un intérêt national et européen de cette zone,
à la fois exceptionnelle et représentative mais trop peu connue. La Stratégie Na-
tionale de Conservation des Aires Protégées et la Stratégie Nationale pour la Bio-
diversité peuvent offrir une opportunité pour une prise de conscience de cet intérêt
au plan national. Il faut aussi intégrer Païolive et les Gras dans un réseau repré-
sentatif d’aires protégées : Cévennes, Gorges de l’Ardèche, notamment.
page 2INVENTAIRE DE LA BIODIVERSITE
Algues
Inventaire des micro-algues dulçaquicoles dans le bois de Païolive, 2010/2011 par
Alain Couté et Catherine Perrette.
C'est la première fois que ces micro-organismes étaient étudiés sur le site de Païo-
live. Leur étude est pourtant nécessaire en raison de l'ambition d'exhaustivité de
l'inventaire entrepris de la biodiversité. Ces organismes jouent aussi un rôle fon-
damental dans les écosystèmes. Ces premières prospections, menées en 2010
et 2011, ont surtout concerné des cours d'eau mais aussi des milieux humides
exondés comme entrées de cavernes ou vieux arbres.
Il apparaît que sept embranchements sont représentés : Cyanophytes (algues
bleues, 23 taxons), Rhodophytes (algues rouges, 3 taxons), Chlorophytes (algues
vertes, les plus diversifiées avec 54 taxons), Euglénophytes (algues à vrai oeil, 3
taxons), Hétérokontophytes (algues à flagelles inégaux, 25 taxons), Dinophytes
(algues qui tournent, 4 taxons) et Charophytes (algues plantes, 1 taxon). Les Cryp-
tophytes semblent absentes. Au total 113 espèces en 58 genres. Une quinzaine
de micro-algues restent encore à déterminer.
Il semble que le Granzon, entre le Vedel et la Dragonnière, représente le milieu le
plus favorable au développement des micro-algues, dont certaines sont indica-
trices de qualité des écosystèmes aquatiques. De cette première prospection, il
ressort une richesse spécifique assez marquée qui invite à mener d'autres pros-
pections sur d'autres stations et à d'autres saisons. Elles enrichiraient considéra-
blement l'inventaire et favoriserait la conservation des milieux humides. La
publication d'une flore des micro-algues du site pourrait être envisagée.
Lichens
Complément d’inventaire des lichens corticoles de Païolive par Corinne Bauvet.
Suite à la première étude de 2008, un complément d’inventaire a été réalisé en
2010 sur les lichens corticoles dans des secteurs de la zone « Païolive » non en-
core prospectés, notamment des noyaux forestiers anciens et des ripisylves.
En plus de l'inventaire des espèces, l'étude a porté sur la description des peuple-
ments. Parmi ceux-ci, certains sont considérés comme indicateur de longue conti-
nuité forestière comme l'alliance du Lobarion pulmonariae ou les associations du
Ramonio-Striguletum ziziphii, Acrocordietum gemmatae…
Au total, ce complément d'inventaire a permis de dénombrer plus de 30 peuple-
ments, 129 lichens épiphytiques et 3 champignons lichénicoles. Trente et un
taxons, répartis dans presque toutes les stations prospectées, ont une valeur pa-
trimoniale. Plusieurs espèces sont très rares et rares, souvent indicatrices de
longue continuité écologique.
Une synthèse des données a également été réalisée prenant en compte la pre-
mière étude de 2008 mais aussi des données d’inventaires sur la Réserve des
Grads de Naves et l’étude 2010. Ainsi, 402 taxons ont été identifiés sur le site, qui
est comparable à cet égard à Fontainebleau, forêt deux fois plus grande et étudiée
depuis longtemps où sont connus 440 taxons.
Cinquante neuf taxons ont une valeur patrimoniale (4 à l'échelle internationale, 14
à l'échelle nationale, 41 à l'échelle régionale).
Comme pour d'autres groupes étudiés, ces recherches établissent que Païolive
est un carrefour bio-géographique et comporte des noyaux forestiers anciens. Ces
page 3noyaux anciens devraient être laissés intacts et totalement en libre évolution car
des coupes pourraient être très préjudiciables à leur biodiversité lichénique.
Il serait intéressant de poursuivre l'étude plus au nord jusqu'au Coiron pour évaluer
l'originalité de la zone déjà prospectée et rechercher si les groupements identifiés
comme indicateurs de longue continuité écologique, trouvés à Païolive, y sont
aussi présents.
Bryophytes et Hépatiques
Depuis la publication de l’Atlas des Bryophytes des études ont été poursuivies par
Vincent Hugonnot et ses collaborateurs.
- Suivi d'Antitrichia californica : suivi de croissance radiale permettant de modéliser
et de dater l'âge des populations observées ; nous avons désormais 3 ans de recul
ce qui va permettre une interprétation prochaine ; le but est de mieux comprendre
le fonctionnement des populations de cette espèce dioïque en relation avec la
forêt ancienne (Antitrichia californica se développe sur des tables calcaires moyen-
nement lumineuses)
- Suivi de Zygodon forsteri : suivi de la croissance des populations de cette espèce
strictement inféodée à des dendrotelmes (blessures d'arbres retenant l'eau) ; es-
pèce liée à des microhabitats de forêt ancienne ; fonctionnement très particulier
des populations, avec un investissement dans la formation d'un protonéma algoïde
persistant, de propagules nombreuses, et de spores extrêmement nombreuses ;
populations très apparemment réactives aux variations de pluviométrie
- Compléments d'inventaire : 3 espèces nouvelles sont
été découvertes ; Orthotrichum scanicum (livre rouge
mondial), typique des branches de Buxus dans les fo-
rêts anciennes ; Fissidens fontanus, sur les rochers et
les racines constamment immergés dans le lit mineur
du Chassezac ; Homalia lusitanica, dans des cavités
soumises à immersion temporaire sur les berges du
Chassezac Orthotricum scanicum
- Comparaison flore et végétation bryophytiques du lit
mineur du Chassezac avec celles de l'Ardèche ; les cortèges présents et abon-
dants dans le Chassezac ainsi que les espèces absentes traduisent une fonction-
nalité déficiente de l'hydrosystème par rapport au cours de l'Ardèche, ce dernier
ne subissant pas les effets d'ouvrages hydroélectriques ; le Chassezac montre
des signes certains de dégradation fonctionnelle
- végétation bryophytique des forêts anciennes de Païolive ; des relevés bryoso-
ciologiques en cours (plusieurs centaines effectués pour l'instant) permettront de
décrire la végétation bryophytique et les relations de dépendance de la végétation
avec des facteurs du milieu ; description des microhabitats et lien production des
microhabitats-fonctionnalité de la forêt ancienne
Insectes
Etude des Syrphes
Ce premier rapport intermédiaire publié en 2011 les conclusions défintives seront
établies en 2013 ou 2014 puisque cette étude doit collecter les espèce sur trois
années.
Dix tentes Malaise ont été posées et les récoltes ont été complétées par des
chasses à vue. Ce sont des milieux ouverts ou en lisières qui ont été prospectés.
page 4Les résultats obtenus en 2010-2011 se sont ajoutés aux résultats de la prospection
de 2009.
En tout 197 espèces de Diptères ont été identifiées dont 124 espèces de Syrphi-
dés. Jusqu'à présent seules 29 espèces étaient connues en Ardèche.
Sur les espèces identifiées deux sont nouvelles pour la faune continentale de
France et huit sont des espèces patrimoniales.
A cette occasion a été identifiée une espèce patrimoniales d'Asilidés (Diptères).
L'analyse des espèces capturées montre que les espaces ouverts ne se compor-
tent pas comme des milieux ouverts très anciens. La deuxième campagne de
l'étude se recentrera sur les zones boisées de Païolive.
Espèces nouvelles pour la science.
Ces espèces sont actuellement au nombre de quatre et ne sont pas encore dé-
crites :
Deux micro-hyménoptères parasitoïdes :
- Un Torymidae : Idiomacromerus n. sp.
Vallée du Granzon, Montchamp & Hameau des Buis, dans des tiges sèches d’Eu-
phorbia characias, en juin.
- Un Pteromalidae : Conomorium n. sp.
Une femelle à Montchamp, lapiaz profond avec Quercus pubescens, en juillet
2006,.
Deux micro-diptères :
- Un Agromyzidae : Phytobia paiolivensis, n. sp.
Deux mâles et une femelle, Les Vans, RNR des Grads de Naves, dans de vieux
boisement de Quercus pubescens, en mars-avril 2009. Sensationnel ! Dans le
genre Phytobia, la larve se développe dans le cambium de diverses essences
d’arbres et d’arbustes.
- Un Muscidae : Helina paiolivensis n. sp.
Une femelle à Berrias-et-Casteljaun, Coudon, en juillet
2006. Mouche nouvelle pour la science, ce qu iest extra-
ordinaire et exceptionnel en Europe, où la famille des Musci-
dae est très bien connue.
Araignées
Inventaire des araignées de la Réserve naturelle régionale des Grads de Naves
(Ardèche), Région Rhône-Alpes, par Jean-Claude Ledoux, FRAPNA Ardèche.
Cette brève étude est actuellement la seule publication de l’inventaire établi par
l’auteur, qui a recensé 180 espèces environ sur le site de Païolive, qui peut en
compter 400. L’espèce vedette, trouvée aussi dans la Réserve, est la Bassaniana
versicolor, typique des forêts anciennes et probablement devenue une rareté en
Europe de l'Ouest à cause des déforestations. Païolive semble bien être une forêt
refuge pour cette espèce. Un récent article de Jean-Claude Ledoux fait le point
sur cette espèce qui vivrait sur et sous les écorces.
Crustacés
Compte rendu de la prospection nocturne sur le ruisseau de la Charbonnière, la
Grand Thine, la Dragonnière de Banne et la résurgence de la Grille réalisée le 20-
06-2011.
page 5La Fédération Départementale de Pêche de l’Ardèche a constaté que les popula-
tions d’écrevisses à pied blanc (Austropotamobius pallipes) sont aujourd’hui très
menacées en raison de l’introduction volontaire d’écrevisses américaines (Pro-
cambarus clarkii) porteuses saines du champignon Aphanomyces astaci, sans
doute cause de la mortalité des écrevisses indigènes. Actuellement l’écrevisse à
pied blanc n’est sans doute plus présente que sur le Granzon et cette population
relictuelle est menacée.
Amphibiens
Inventaire des batraciens des ruisseaux de Fontgraze (dont Bourbouillet) et du
Granzon par Alain Ladet, Corinne Bauvet et Florian Jacob. Mars 2011
Expertise demandée par la DDT de l'Ardèche et le Conseil général de l'Ardèche.
L'état des connaissances comprend 254 données pour 10 espèces, dont la pré-
sence est connue sur le secteur depuis au moins 2000. Certaines espèces sont
communes aux deux ruisseaux mais d'autres sont localisées, comme au Bour-
bouillet le pélobate cutripède ou le crapaud calamite.
Des prospections complémentaires de terrain (écoutes et observations nocturnes,
recherche des pontes) ont été effectuées sur l'ensemble du cours du Granzon, en
privilégiant les gorges et du ruisseau de Fontgraze. Deux autres petits ruisseaux
temporaires du secteur ont aussi été inventoriés.
L'espèce la plus remarquable du secteur est bien sûr le pélobate cutripède avec
une petite population, unique en Ardèche. De ce fait, le ruisseau de
Fontgraze/Bourbouillet est un site d'intérêt régional. Les ruisseaux temporaires de
la zone d'étude de Païolive, à droite de la Beaume, sont donc assez riches. Ils
sont menacés par une pratique anarchique de sports motorisés mais aussi par
des introductions, volontaires ou accidentelles, de poissons.
Ichtyofaune
La Fédération Départementale de Pêche réalise régulièrement des pêches sur le
Chassezac et sur la Beaume. En 2011 les pêches ont plutôt concerné la partie
amont de ces rivières. On peut noter que l’Apron n’a plus été contacté sur le Chas-
sezac depuis dix ans. Il subsiste seulement sur la Beaume et l’Ardèche.
Mammifères
Micromammifères
Un inventaire sur douze communes de la zone d'étude des micro-mammifères
(taille inférieure au castor dans les ordres des insectivores et des rongeurs) a été
mené en 2010. Les méthodes employées ont été multiples : enquêtes auprès des
naturalistes et du public, prospections de terrain y compris piégeage malgré des
conditions météorologiques défavorables, analyse des pelotes de réjection de
chouettes effraies, examen des bouteilles abandonnées dans la nature. Sur les
29 espèces présentes en Ardèche, 21 espèces se sont trouvées renseignées à la
suite de ces prospections, avec 303 citations.
L'absence de plusieurs espèces attire l'attention : musaraigne aquatique, musa-
raignes du genre Sorex, muscardin, campagnol terrestre, campagnol des champs,
page 6rat des moissons, campagnol souterrain et campagnol rousseâtre (juste une men-
tion alors que c'est une espèce forestière !). Cette relative pauvreté peut s'expli-
quer par les nombreuses menaces qui affectent ces animaux : pièges divers,
produits toxiques, abondance des chats, prédation des sangliers. Il serait aussi
possible de se demander si la diminution du nombre d'espèces observées depuis
une trentaine d'années (quatre espèces manquent à l'appel) ne serait pas à cor-
réler avec le réchauffement climatique. Cénogramme ?
Ces résultats appellent à la fois des études complémentaires plus adaptées au
milieu karstique, afin de combler les lacunes de l'information et des actions de pro-
tection pour limiter les causes de destruction. L'intérêt du public rencontré par
Jean-François Noblet lors de ses prospections y encourage.
Parallèlement Charles Faugier a repris son inventaire des mammifères qui est dé-
sormais à peu près à jour. Parmi les 104 espèces de mammifères sauvages ter-
restres de la France métropolitaine, 60 ont été recensées.
Chiroptères
La liste des espèces présentes sur le secteur est sans doute bien établie, à l'ex-
ception du Murin de Bechstein, signalé mais dont la présence reste à vérifier.
En 2011, dans le cadre de l’année de la chauve-souris, une équipe composée de
chiroptérologues venus de divers horizons (Groupe Chiroptère Languedoc Rous-
sillon, Groupe Chiroptère Rhône Alpes et Association l’Ascalaphe), ont réalisé en
mai un inventaire des chiroptères du bois ainsi qu’une formation sur la détermina-
tion acoustique des chauves-souris en mars.
Trois nuits de captures ainsi que 7 nuits complètes à l’aide de détecteur automa-
tique de type SM2 ont ainsi permis de recenser plus de 17 espèces de chiroptères
dans le bois autour de Montchamp. Parmis ces espèces, 6 sont classés en An-
nexe 2 de la directive habitat : la Barbastelle d’Europe, le Minioptère de Schreibers,
le Murin de grande taille, le Murin à oreilles échancrées, le Petit Rhinolophe et le
Grand rhinolophe. Les 11 autres étant tout de même protégées au niveau euro-
péen et français (Sérotine commune, Vespère de savi, Murin de daubenton, Murin
à moustache, Noctule de Leisler, Pipistrelle de khul, Pipistrelle commune, Pipis-
trelle pygmée, Oreillard roux et Molosse de Cestoni.)
Evaluation de la biodiversité potentielle sur le bois de Païolive.
Rapport de stage de Marie Dolidier, étudiante en BTS-GPN au Lycée Olivier de
Serres d'Aubenas, mai 2011.
L'Indice de Biodiversité Potentielle élaboré par Pierre Gonin veut fournir une mé-
thode d'évaluation simple de la biodiversité forestière, évitant la charge de labo-
rieux inventaires.
Il regroupe dix critères, liés au peuplement et à la gestion de la forêt (richesse en
essences forestières autochtones, structure verticale de la végétation, bois mort
sur pied et bois mort au sol, très gros bois vivants, arbres vivants porteurs de
micro-habitats), et liés au contexte résultant de l'histoire ou des conditions station-
nelles mais pouvant être modifiées par l'activité forestière (continuité temporelle
de l'état boisé, habitats aquatiques et milieux rocheux). Chaque facteur reçoit une
note et l'addition donne une première idée de la qualité de la placette ( 1 ha envi-
ron) en matière de biodiversité.
Ce protocole a été testé sur la zone la plus centrale du site, avec 12 points définis
page 7de manière aléatoire, représentant 121 hectares. Les notes obtenues selon les
différents types (taillis, futaie, garrigue, ripisyle) sont généralement supérieures à
la moyenne, mais qui pourrait encore être améliorée. Païolive est pour une part
une forêt qui s'étend et où une grande partie des arbres est en phase de crois-
sance. La zone centrale est plus riche, comme le montrent les inventaires réalisés
par ailleurs.
La conclusion est que l'outil semble pertinent, même si le revers de la médaille de
sa simplicité est une certaine rusticité. Il est à noter qu'il n'est pas conçu pour éva-
luer des peuplements entiers mais de petites surfaces
Cet IBP, qui a été mis en oeuvre en 2011 sur un secteur plus vaste, devrait pouvoir,
couplé à la typologie des stations forestières d'Alain Givors et Jean-Michel Bois-
sier, aider à élaborer des outils de description et de gestion.
HYDROGEOLOGIE
Etude hydrogéochimique du Chassezac (aval)
Rapport de stage Master I, juin 2011, par Avila Miranda Frida Luz.
Maître de stage : Séverin Pistre.
De nombreuses données d'analyses chimiques ont été collectées à l'occasion de
travaux précédents, qui avaient conclu à une qualité acceptable pour la consom-
mation humaine. Il s'est agi cette fois de réaliser des prélèvements dans cinq fo-
rages et dans une source débouchant dans le Chassezac.
Les résultats ont été confrontés à la grille d'analyse fournie par le SEQ-eaux sou-
terraines. Là encore il semble les eaux analysées soient aptes à la consommation
humaine. Mais lorsqu'il s'agit de comparer ces analyses avec les paramètres d'ap-
titude à la biologie dans les cours d'eau, adaptés aux eaux souterraines, les ré-
sultats sont moins encourageants. Les concentrations des éléments analysés
indiquent qu'il existe des risques d'effets chroniques sublétaux pour les espèces
les plus sensibles, notamment les juvéniles.
Il semble donc que face à certaines concentrations, par exemple de zinc, certaines
espèces animales pourraient être affectées. Il est à noter aussi que la pression
due aux activités anthropiques peut jouer un rôle important dans la variation de la
signature chimique de l'eau en raison de l'augmentation de la demande en eau
qui contribue à l'augmentation de la concentration des éléments, surtout de ceux
provenant de la dissolution des roches calcaires et des eaux usées.
SCIENCES HUMAINES
Cartographie
cartographie de la commune de Labeaume.
Depuis l'extension de notre zone d'étude sur la commune de Labeaume, M. Mau-
rice Lhomme a prolongé son travail de cartographie et nous disposons maintenant
pour cette commune, comme pour les autres parties de la zone d’étude de plu-
sieurs couches : chemins, dolmens, capitelles et ouvrages en pierre sèche, cavi-
tés, résurgences, hydrographie, cadastres, etc.
page 8Histoire
Après le compoix de Casteljau, Monique Theron-Navatel a édité celui de Berrias.
Il en résulte un document de 235 pages comportant la transcription intégrale du
compoix de 1654, des index et un glossaire. Il reste à exploiter ce travail.
Sentiment de nature
Représentation, perceptions et sentiment de nature dans le bois de Païolive, une
approche psycho-sociale par Aurélie Morge.
Etude commandée par le WWF-France
Le premier acquis est l’existence d’une unité à la fois du public et du site et il
n'existe pas de différence perçue à cet égard entre Bois et Gorges, qui sont par-
courus alternativement par les mêmes personnes. Par ailleurs, il existe vraiment
un public varié mais attaché à un site particulier, avec des représentations com-
munes, des émotions et sentiments partagés. La très grande majorité vient pour
la nature, non pour des activités ou des sports « de pleine nature ». Ces derniers
représentent 11% chez les hommes, 8% chez les femmes. On constate un atta-
chement du public au site, qui peut-être qualifié "d'environnement restauratif", une
conscience des impacts de la fréquentation sur la nature et forte demande d'infor-
mations.
On peut se fonder sur le fait qu'il existe une base de la représentation sociale de
Païolive, constante et qui permet de dresser une carte d'identité comprenant plu-
sieurs éléments qui ne peuvent être dissociés les uns des autres. Un espace de
nature composé des 3 règnes (minéral, végétal, animal), de façon indissociable
même si le règne animal se fait plus discret. Beauté. Sauvage, calme, naturel,
mystère, éveil de l'imaginaire. Il existe un fort attachement au bois chez toutes les
catégories avec une fidélité au lieu. Ainsi les vacanciers, en particulier, font une
expérience de redécouverte des sens par le moyen de quatre descripteurs : dé-
paysement / fascination / cohérence de l'ensemble.
L’étude des rapports entre critères écologiques ou d'empreinte humaine et senti-
ment de nature indique que quelle que soit la zone du bois, la plupart perçoivent
entre 0 et 50 espèces vivantes. La diversité est donc très sous-estimée, surtout
animale, ce qui relativise l'appréciation d'une biodiversité préservée. Elle indique
aussi que lorsque les individus se sentent dans une zone où la nature évolue li-
brement le jugement sur l'expérience vécue est généralement positif. Enfin, la
quasi totalité ont l'impression d'être au coeur d'une zone naturelle très vaste. Cette
sensation est forte dans les gorges. Cette impression de vastitude semble liée à
la déconnexion à l'environnement humain, notamment du fait du relief qui isole.
Parmi les critères écologiques, quatre émergent, qui fondent l'identité du Bois et
plus les personnes attribuent d'importance à ces quatre critères : nombre d'es-
pèces vivantes, vieux arbres, croissance libre, vaste zone naturelle, plus l'appré-
ciation du Bois est positive. Le Bois suscite chez ceux qui le parcourent des
émotions et des sentiments bénéfiques et positifs. Majoritairement : paix, joie, dé-
paysement, liberté. Le bois s'apparente à un lieu enchanté où les individus se lais-
sent aller à leur imagination, même chez les riverains, habitués au site. Les
sentiments négatifs comme le sentiment d'enfermement ou de peur sont rares.
Plus les personnes perçoivent les critères écologiques, plus elles témoignent de
manifestations affectives. La perception des critères d'empreinte humaine n'affecte
pas le sentiment de nature
page 9Addenda
Les évaluations environnementales réalisées dans le cadre des PLU de Chando-
las et de Lablachère comportent un certain nombre de données de terrain :
plantes, insectes, reptiles et amphibiens, oiseaux et mammifères.
Par ailleurs, notre association a étendu son domaine d’étude à la commune de
Labeaume mais n’a pas encore réalisé d’études particulières sur le secteur en de-
hors de la cartographie. Les données contenues dans le Document d’objectifs Na-
tura 2000 du site FR 820 1657 - B5 : « Moyenne vallée de l’Ardèche et Plateau
des Gras » et concernant cette commune sont donc à prendre en compte désor-
mais, notamment pour la rivière la Beaume et le plateau des Gras.
page 10