Fiche de visite: la sculpture française, Daumier, Carpeau, Rodin...

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Musée d’Orsay Service culturel texte : Ch. Sniter, N. Hodcent et J. Bolloch La sculpture française graphisme et impression : Musée d’Orsay, Paris 1999 Daumier, Carpeaux, Rodin... • Présentation • Public concerné et concordance avec les programmes • Objectifs • Préparation et prolongement de la visite • La visite : les œuvres • Bibliographie Expérimenter l’équilibre avec toutes sortes de attributs permettant de les identifier. Ces indices s’enrichit de nouvelles figures : la Révolution, la matériau qui servira à la réalisation de l’œuvreLa visite : liste des œuvres Présentation matériaux, des blocs de bois, carton, métal, sont-ils immédiatement compréhensibles République, la Liberté... sont fréquemment et définitive. plastique et tester ainsi leur poids. Construire un aujourd’hui ? diversement représentées. L’étape qui suit le modelage consiste à fabriquer, à • David d’Angers : Johann Wolfgang von Gœthe, Cette visite propose la découverte de la sculpture volume très stable, en pyramide, puis chercher à • personnages : Enfin, certains sculpteurs se tournent vers la partir de celui-ci, un moule en creux, e1831 française d’une grande seconde moitié du XIX réduire le nombre des points d’appui. On peut S’agit-il de personnages ayant réellement existé représentation des peuples lointains, sous généralement en plâtre.

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Publié le 04 septembre 2013
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Langue Français
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qui suit le modelage consiste à fabriquer, à
e celui-ci, un moule en creux,
lement en plâtre. Pour les bas et hauts
le moule est fait généralement d’une seule
lors que pour les ronde-bosses il est
é de deux parties, appelées coquilles. La
reuse du moule est alors remplie de plâtre,
voir été enduite d’une substance
ant l’adhérence. On obtient ainsi une
leine qui devient ce que l’on appelle le
original”. A ce moment les techniques
nt en fonction du matériau utilisé pour
définitive, bronze ou pierre.
s sculptures en bronze la technique la plus
ment utilisée au XIXesiècle est celle de la
la cire perdue. Dans un nouveau moule en
éalisé à partir du plâtre original, le
r coule de la cire et obtient une réplique
u modèle. Lorsque la cire a durci, elle est
e d’un réseau de conduits par lesquels
peront, à l’étape suivante, la cire fondue et
. L’ensemble est recouvert d’une coque en
ux réfractaires, puis chauffé. La cire fond,
e, et le métal en fusion est introduit par
édiaire des conduits dans l’espace laissé
orsque le bronze a repris sa consistance
le moule est cassé, les conduits ou évents
au ras de la surface, l’ensemble est ciselé
vant d’être patiné par l’action chimique
s chauffés. Lorsqu’on veut obtenir une
euse, ce qui est le cas le plus fréquent et
lorsqu’il s’agit d’une sculpture de grand
un noyau constitué de matériau réfractaire
oduit au début de l’opération dans le moule
e. L’espace laissé vide entre le moule et le
era seul occupé par la cire, puis par le
. Le noyau sera ensuite extirpé et la
re sera creuse. Ces opérations peuvent être
s à partir du premier moulage en plâtre,
tant l’édition de multiples.
ulpteur souhaite réaliser son œuvre en
calcaire, marbre...), il utilise une machine
re aux points”. Il s’agit d’un instrument de
, sorte de compas à trois dimensions qui
de reporter sur le bloc de pierre les points
res pris sur le moulage original. Pour
er ce travail, le sculpteur fait le plus
t appel à un “praticien” qui commence par
ir le bloc de pierre et esquisser la forme
’utiliser la machine à mettre aux points
oir les repères lui permettant de réaliser
lpture au plus près du moulage original
a été confié. Le praticien peut choisir de
er les dimensions du modèle, mais
ent de les agrandir ou de les réduire tout
ectant les proportions prévues.
ssible d’illustrer ces explications en
t les publications citées en bibliographie ou
rvant au musée d’Orsay la galerie de la
re (située derrière la grande horloge au
médian).

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Sans vouloir obtenir une classification trop rigide
des œuvres et des artistes, il est possible - et
pédagogiquement utile - de distinguer quelques
grands courants artistiques.
Le néo-classicisme
Néo-classicisme signifie : “qui s’inspire de
l’Antique”. Ce mouvement, connu depuis la
Renaissance, se développe à la fin du XVIIIesiècle
sous l’influence des découvertes archéologiques
de sculptures antiques, notamment à Pompéi et
Herculanum. Les artistes néo-classiques
poursuivent la quête du “beau idéal”, rivalisant
avec l’Antiquité qui a été, à leurs yeux, la seule
capable de l’atteindre. C’est avec la peinture de
David (1748-1825) et de son école que ce courant
connaît son apogée, en sculpture on retient
surtout le nom d’Antonio Canova (1757-1822) dont
le musée du Louvre conserve le célèbre groupe
Amour et Psyché(1787-1793). Durant la seconde
moitié du XIXesiècle le néo-classicisme perdure, à
travers la production d’un art sévère, qui valorise
la nudité héroïque et les drapés à l’antique. Son
ambition est de transmettre des valeurs morales
en s’appuyant sur la représentation de figures
mythiques et allégoriques ou celle de héros de
l’histoire gréco-romaine. Le matériau de
prédilection de la sculpture néo-classique est le
marbre qui favorise la solennité et l’impassibilité
des expressions, mais un sculpteur comme
Eugène Guillaume choisit le bronze tout en
restant très fidèle au modèle antique dont il
respecte autant le sujet que la forme.
Le romantisme
En opposition à la tradition néo-classique, les
artistes romantiques cherchent à sonder les
profondeurs du monde intérieur de l’individu, à
exprimer ses tourments, ses révoltes et ses
espoirs. Ils ne s’attachent pas à restituer la pureté
des formes mais à traduire la vérité de
l’expression, n’hésitant pas à déformer proportions
et modelé pour animer leurs compositions. Les
représentants les plus célèbres du romantisme
français sont les peintres Eugène Delacroix et
Théodore Géricault dont les compositions
tourmentées et colorées s’opposent à la rigueur
formelle et à la primauté du dessin que prônent
les néo-classiques. Dans le domaine de la
sculpture, quelques artistes s’inscrivent en faux
contre cette affirmation de Théophile Gautier :
“De tous les arts celui qui se prête le moins à
l’expression de l’idée romantique, c’est
assurément la sculpture. Elle semble avoir reçu de
l’Antiquité sa forme définitive... Tout sculpteur est
forcément classique”. Admirant Gœthe, s’inspirant
de textes de Dante, Virgile ou Shakespeare,
évoquant la mort ou mettant en scène le monde
animal, ils parviennent à traduire les angoisses et
les tourments qui les habitent, cherchant, suivant
la formule de l’un d’entre eux, Auguste Préault, à
exprimer non “le fini” mais “l’infini”.

L’éclectisme
Sous le Second Empire (1852-1870), des
sculpteurs, tels que Carpeaux, désireux de
dépasser la traditionnelle opposition entre néo-
classicisme et romantisme, donnent naissance à
un style nouveau connu sous le nom d’éclectisme.
Ces artistes puisent leur inspiration dans tous les
styles du passé, sans privilégier le modèle antique.
Ainsi ils s’intéressent également aux œuvres du
Moyen-Âge, de la Renaissance, française ou
italienne, se tournent vers le style Louis XIV, Louis
XV ou Louis XVI, sans négliger le baroque. Ils
effectuent une synthèse à partir de ces références
multiples qu’ils n’hésitent pas à juxtaposer dans
une même œuvre. Emergent de cette tendance un
groupe d’artistes, appelés “néo-florentins”, qui
s’intéressent plus spécifiquement à la Renaissance
toscane et dont les sculptures proposant des
adolescents aux formes graciles et délicates
envahissent les Salons jusqu’au dernier quart du
XIXesiècle. On peut classer dans ce courant
éclectique les sculpteurs qui trouvent leur
inspiration du côté de l’Orient, tel qu’ils le rêvent
ou qu’ils l’ont réellement visité, et dont certains
remettent au goût du jour la sculpture polychrome
en mariant des matériaux de coloris différents.
Les réalismes
Né en peinture dans les années 1840, lié à la
personnalité d’artistes comme Gustave Courbet,
Jean-François Millet, ou Honoré Daumier, le
courant réaliste est tout d’abord considéré comme
ayant partie liée avec les mouvements politiques
et sociaux qui agitent la société, particulièrement
avec la révolution de 1848. Les artistes réalistes ne
revendiquent pourtant pas tous ce lien. Ils
entendent, à partir de l’observation attentive de la
vie quotidienne, dresser un tableau de la réalité
sociale, ce que Courbet formule en ces termes :
“Etre à même de traduire les mœurs, les idées,
l’aspect de mon époque, selon mon appréciation,
être non seulement un peintre mais encore un
homme, en un mot, faire de l’art vivant, tel est
mon but”. De moins en moins perçu comme
subversif, le réalisme devient “naturalisme” et
s’impose comme l’un des courants les plus en
vogue de la fin du siècle, surtout en ce qui
concerne les commandes officielles. Des
sculpteurs, comme Constantin Meunier et Jules
Dalou, substituent alors aux anciens héros des
figures réelles et glorifient les valeurs
républicaines et le monde du travail, ouvrier et
paysan. Sur le plan stylistique, les artistes
naturalistes refusent l’idéalisation de leurs
modèles et donnent à leurs allégories la forme
d’êtres humains qui conservent leurs forces et
leurs faiblesses. De nombreux projets de
monuments en l’honneur du travail sont entrepris
et donnent lieu à des esquisses et travaux
préparatoires, très peu d’entre eux allant jusqu’à
la réalisation définitive du vivant de l’artiste.

Le symbolisme
Le mouvement symboliste qui se développe
parallèlement, reproche au réalisme son oubli de
l’idéalisme et de la spiritualité. Les symbolistes, en
majorité des écrivains et des peintres, en moins
grand nombre des sculpteurs, refusent le monde
dominé par la science et la machine et cherchent
à traduire l’intraduisible, la pensée, le songe
intérieur, le rêve. Selon les termes de Jean Moréas
“l’art ne saurait chercher enl’objectifqu’un simple
point de départ extrêmement succinct”. Le
symbolisme ainsi défini relève plus d’un état
d’esprit que d’un mouvement stylistique. Ainsi
Auguste Rodin, artiste génial et inclassable, s’il
s’inspire des caractéristiques physiques de Balzac,
comme point de départ pour le monument célèbre
qu’il lui consacre, finit par donner du romancier
une image presque abstraite qui en symbolise
toute la puissance.
Le retour au style
Au tout début du XXesiècle, des sculpteurs se
détournent aussi bien du naturalisme que du
symbolisme et tentent de retrouver les qualités de
clarté et d’équilibre de la sculpture antique sans
pour autant vouloir l’imiter comme les artistes
néo-classiques. Sur le plan formel les artistes
simplifient la figure, privilégient un seul point de
vue et traitent la surface avec une régularité que
rien ne vient entamer. André Gide oppose
l’harmonie, l’équilibre des gestes sans passion, la
parfaite maîtrise de soi des corps sculptés par
Aristide Maillol aux figures “pantelantes,
inquiètes, signifiantes, pleines de pathétique
clameur” de Rodin. Les choix esthétiques liés à ce
“retour au style” sont particulièrement sensibles
dans le domaine des rapports entre l’architecture
et la sculpture, comme en témoignent les bas-
reliefs réalisés par Antoine Bourdelle pour la
façade du Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
Sculptures de peintres
De nombreux peintres ont abordé la sculpture
comme un complément, en préparation ou
prolongement de leur œuvre peint. Mais certains
d’entre eux, tout en restant essentiellement
peintres, ont pratiqué la sculpture pour elle-
même. Ainsi Edgar Degas, même s’il n’a exposé
qu’une sculpture de son vivant (La Petite danseuse
de quatorze ans), a laissé de nombreuses figurines
dans lesquelles il a cherché à donner, à travers la
troisième dimension, la sensation la plus exacte
possible de la vie et du mouvement. Paul Gauguin,
s’inspirant des arts primitifs, de la sculpture
populaire sur bois et de l’étude de la polychromie,
a consacré une grande partie de son activité
artistique à la sculpture. N’ayant pas reçu la
formation académique des sculpteurs, ne
cherchant pas à obtenir la notoriété par le biais de
leurs sculptures, ces artistes ont exercé cet art
avec une totale liberté et ouvert la voie à la
modernité.

i. lentt eureêtenri pcerap u’l ler eéyaond’une tilisatidioee tacémarv p los uaup ,4 raui p3,is eet2 s 1 s fnniopniue lapput d’expéi.L’d se’l eiuqérbilene éa rsali antevscnoc rospu nmouvement ancré l setimitseTl ree.ri)...,dnepera,ec lono c’drarbai (tronnt un étetropmocsétplucss genaonrspes inreatioc ruuqeroprendcomp de afin eoumon emuvt enroc à spra’l têrre de son propreemtnrel é’uqlibioueb dntripéExt”iuq semuenneit“ us..tiss vol.Desnestffrést ,boejuer des d’effectsed eidmerpietnilututs dom oesopor ressiliP.sépréc. On...)âpereln ro s alasire, irucdo ar,leabr ,relcar ,remil uuap losiaseg( polir,raboter, sg,reevarv ,rllir, erqupi..er o.)uees ,rcived,ré ercer, parqur, m sebrev al àséile llai terllai(t

ed étseap, estiar puxdellseqoiusec epélreus. Lad tnenu’arénemelloeu sleuo rel ssrq eup sses il ronde-bopln entPo. reâtb sel ruah te sautsle me tsuoel tégf iaà e brfaueiq àr,ec e-iulci, un moule en rcue,xelemve.euœrv e’lnod asitstsion cgelademo el tius iuq rlaliéairrvà a uq ues iernila ,l e la cir coule dp à itraaéésile trigordur lâ puoevnun na s.eD enouleau mal ed ellecduer precia lment utilisée auX XIseèilc ese tnzrolae ec tiqhnl eulp asurre. piespluts ucneb er srouinéf db ,evitiuo eznorliti psérité uaud noam uof nitcnnt eiquesset cenhomemtnl e c A”.alinigorel ellepn ap l’o quet ceivne ied euqelnisnianu iee.ncn Otiobt enna t’ldaéher’une substancee été rid etiudn,reâtplvor meolsrd elpei moue dust ale eL .eqsrom ulèdo areur d luecia eitnu en eteo tbe répliqurap stiudnoc ed selques le tsleelic ,seaun ré d’uee irndfo euet’L esneelbmperont, à l’étap eusvinaet ,alc ruxaictraéfiup ,serffuahc s rec estrt douvec qou’enneue oduit paest intrf suoi némat lneet, e lef er,dnoL .éic asqueorséalsica ee’pssnl das itduon ces deriaidérele tsc saés ,elcele mou sirc asisnonatse lonbr azeep rsnmel e’se tlb e la s deace,surfstnear ua uindcos évu otsvélicesatinre pd’êtant c noitca’l rap és equmihi .oLsruqhcuaffsé obtenir’on veutesueenu st ee lce, ui qle pcas fréqlus e teutnl ilu’sqort gi’a scs enu’d erutplude grand nun youac notsti duémae rité rauarféiatcern ioatéropl’e dtubéd ua tiudopaceL’ese. eomlul eadsne ul let lremoe edivtne ial ésspar la c occupé re aeslue .uayon eLui pe,irler pas éteitprl aa en sere exsuiteC .po starésnoireer scra seeu s àaptrrid peuvent êtrervuœ nosne elccama, reail rostpuete ruhaiser éaliatl tnidé’noite dltmuleips. urpmeei romlugae en plâtre,ro t àasmpcoe duq snoisnemid simentstrun in d’uroet,s d eaue pox r’s ltigastniI .”, il utirbre...)m caihenilesu enl, lavaiulpte scr ertrc giri ogeou Pl.na rus siraluom elintsres pedp eirr eel sopr ter su blec loi r edropesiretuli’ormela fser quisse te erreip ed ocble lircn eapriuc moemicien” qun “prateppa à l te lusplr euitfaattnd eérlasirelpture auulp rp sd sèom uagulore inigalamhcl a àemni e auxttrents poiioer sel rlus repèetrmpei du modèmensionsneel ,amsigr adiandet es l seludéruo r ed confété a icneariteLp éi .der sioicht eu pid sel reicplioat ensnulliertsec rxe scations citées etl sep buillet anctoropprs tuot eriese d’sibl srpitno.svéeul errg aed eèirr(se uéitridna.)émloge auande hora tnavruoe hiapgrioblbin ealeid larealg say d’Orsée u musaottnrti-bilust si pmemrémdeitattaentm denet lceos imdpernétihfeienrs.i bCleess indicesLa visite : liste des œuvres
•a upjeorusrodn’nhauig e?s: • David d’Angers : Johann Wolfgang von Gœthe,
S’agit-il de personnages t éellement existé 1831
ayan r • Honoré Daumier :Portraits des Célébrités du
(écrivains, musiciens, hommes politiques,Juste milieu, 1831
savants...) ? Si oui, les nommer et rechercher des • Pierre-Jules Cavelier :Cornélie, mère des
iS’nafogirt-mila tdieo nhsé srousr lde’uœru vviree se tl iltetéurr aiœruesv r?e .Si oui,Gracques, 1861
• Eugène Guillaume :Les Gracques, 1847-1848
as’ritnisftoersmer sur les textes qui ont inspiré les• Eugène Guillaume : Le Faucheur, 1849
S’agit-il. de personnages issus de la mythologie ? Si• Jean-Baptiste Carpeaux : Ugolin, 1862
• Charles-Henri-Joseph Cordier :Nègre du Soudan
iolus ia, péptuardaiiesrs leenst mythes et les récits dans lesquelsen costume algérien, Salon de 1857 ;L’Arabe d’El
.Aghouat en burnous, 1856-1857 ;La Capresseou
En lycée, étudier la signification politique ouNégresse des Colonies, 1861
ecnu ltpuarretlalnet ddue ccheottiex pdehsr apseer sdoe nRneangée sD roeuprméisc epnatréuse• Jean-Baptiste Carpeaux : La Danse, 1865
• Jean-Baptiste Carpeaux :Le Prince impérial,
e“nN o1u8s9 6d edamnasn dLoan sR eqvuueel sdleesnDdeeumx-aiMnosnsdee s5é6p8p1rea:r
une ville qui dresse sur les places la statue de • Auguste Rodin :Ugolin, 1882
• Auguste Rodin :Balzac, 1898
la’uExm Leouitse ((DMolaertc)e, ll)a, lsat asttuate udee dl’eI lma mdéosroalbitééissance• Jules Dalou : Le Grand Paysan, 1889-1899
• Constantin Meunier :Débardeur du port
(Diderot), la statue de la Violence et de la Hained’Anvers, vers 1899
(Danton)”. • Bernhard Hœtger :La Machine humaine, 1902
Observer la mise en scène des monuments, la • Jean-Paul Aubé :Monument à Gambetta, 1884
hceasu tsecuurl pdtuu rseosc ls’ei. nOscbrsievrevnetr. l’espace dans lequel• Joseph Bernard : La Danse, 1912-1913
Balzacde Rodin par exemple est perçu Emile-Antoine Bourdelle : •Héraklès tue les
oiseaux du lac Stymphale, 1909
différemment quand il est installé dans le jardin • Edgar Degas :La Petite danseuse de quatorze ans,
dRua smpauisl éeet aRuo drionn, da-up ocianrtr defeos uCr hdau mbposu lEelvyasrédes,1878-1881
comme lors de l’exposition organisée sur les
CAvheacm lpess éEllèyvséese,s oenn p1e9u9t 6c.hercher à modifier leBibliographie
rapport d’échelle d’une sculpture à son
environnement par agrandissement ou réduction • Françoise Cachin (sous la direction de),L’Art du
de son image et collage dans le même espace.XIXesiècle, Paris, Citadelles, 1990
• Catherine Chevillot,La République et ses grands
Visites dans d’autres muséeshommes, Paris, Hachette, RMN, 1990
• Laure de Margerie,Carpeaux, la fièvre créatrice,

Paris, Gallimard/RMN, coll. “Découvertes”, 1989
De nombreux musées présentent des œuvres de • Hélène Pinet,Rodin, les mains du génie, Paris,
sculpteurs du XIXesiècle, notamment ceux de coll. “Découvertes”, 1988 Gallimard/RMN,
Dijon, Lyon, Lille, Nogent-sur-Seine, Troyes, • Anne Pingeot,La sculpture au musée d’Orsay,
Amiens... Scala/RMN, Paris, 1995
D’autres musées sont consacrés à l’œuvre d’un • Anne Pingeot, Philippe Durey, Antoinette Le
artiste : Normand-Romain,La Sculpture française au XIXe
• à Paris : Rodin, Bourdelle, Bouchard, Maillol.siècle, Paris, RMN, 1986

• en région : Carpeaux à Valenciennes, David • F. Romei et G. Gaudenzi,La sculpture, Paris,
d’Angers à Angers, Augustin Dumont à Semur-en- Hatier, 1995, “Terre de Sienne”
Auxois, Denys Puech à Rodez. • Catherine Chevillot et Nicole Hodcent (sous la
direction de),La sculpture dans la ville au XIXe
siècle, TDC, Textes et documents pour la classe,
CNDP, n°727-728, 15-31 janvier 1997

Expérimenter l’équilibre avec toutes sorte
matériaux, des blocs de bois, carton, métal
plastique et tester ainsi leur poids. Constru
volume très stable, en pyramide, puis cher
réduire le nombre des points d’appui. On p
également perturber les lois habituelles de
gravité en introduisant des aimants dans d
métalliques.
Des points de vue multiples
Pour voir une ronde-bosse en entier, il fau
faire le tour.
Disposer les volumes construits ou des esq
en terre sur une tournette de sculpteur
ou sur un carton que l’on déplace en tourn
devant soi.
Fixer les différents “points de vue” par un
photographique ou par projection de la sil
en ombre chinoise sur une feuille de papie
juxtaposant les différentes feuilles et
photographies, on obtient à plat le dévelop
sculpture, qui met en évidence le rapport e
pleins et les vides du volume.
Rechercher le ou les points de vue privilég
le sculpteur (différentes parties du corps, s
les visages, le dos ou encore des gestes
particuliers).
Mise en lumière
Sous une source lumineuse intense, le rap
entre les creux et les bosses est plus fort. Il
accentue, par le contraste des ombres et d
lumières, l’expression des sculptures.
Expérimenter les effets d’un éclairage sur
volume ou encore sur un visage. Faire vari
l’intensité et la direction de la lumière, cer
zones sont alors mises en évidence. On obt
les visages des effets déformants, proches
obtenus par Daumier pour les caricatures
Parlementaires.
Collèges et lycées
Donner aux élèves les informations concer
techniques et les courants artistiques cont
dans la partie “présentation”.
Rechercher les lieux où l’on peut trouver d
sculptures :
• à l’intérieur : musées, maisons privées,
et édifices religieux.
• à l’extérieur : dans les rues, places, jardi
fontaines, sur les façades des bâtiments et
sur les ponts, dans les cimetières et sur les
monuments aux morts.
Dresser avec les élèves une liste des princi
sculptures qu’ils peuvent voir dans le quar
l’établissement (pour les grandes villes) o
l’ensemble de la localité.
Rechercher la signature de l’architecte, cel
sculpteur et de la fonderie dans le cas d’un
sculpture en bronze.
Etablir une typologie des sujets repérés :
• allégories : les nommer et étudier les attr
qui leur sont associés. Recenser de manièr
générale les thèmes des allégories les plus
fréquentes (arts, vertus, politiques...) et les

rtniva e tnatuotrseusa, e llPe31opruattnr aéilés, Edgar Degas a ,sna ez881-8781 dseeunsoratque ir eaGelaHtued salis1Locn : atioPa (s ri Daraseg.41.gdE tra’etsietite da7) : LaPrasi1 198143- P qB.A.s rettles el te enreL ed ede lmme ogra mon telutnesnitiuocion et plus de veià s sep ietnru.Seslseu5 7 cdem seledosega ne hevadescue cux qd seleiuessud na dIl. esin aneond sulpissserpxe’ne tnu ep reemtticuleuseétudemétnemea ,t ud vuomcen i lusiusie bcslu51 0d erpsèont Ce ses. pturexe“sed iul ruopui lui q”,esicrc nedssoiofcrl aer :servxpre l’eart stnabO.”xuavluspsee rtpoims in rovri“ ’lnud ste Rodin, de venos tîam ,eruguAe ndaid’eull àrsdema il lui,our elp itlessneseete vrœue ttCe. onitisopmoc al ed es videseins etd ned slpaptrtioi lnsréa itfadae esirrap enu tîam l :uxva donLie eeéméN erdyH’l tantdsentres ’autdosepésit ard se. zepéRer res letrachcuor seérpemembres, la coulue rodér eudrbnoediv sed uej el s deé elod mles,,sl ipdeed sup ives,s virêtees aarégnoitl ,eaxe’tsinapd’le, pos so: l ta eudh réusculairension m tnennod iul iuq, seaned dnssous’u àuJqs”é .latie réribl ter“uneu sailitava’p tie vr nonttceœue acslutpua xtel lsmatérisé de teon cntme aéervse ,elanigelleutcascultte e enpturatstxuE .seCU-in cesvehe duxouepric oc eropmd et et de vrais chaép,eu nocsrlete, mavress lèe seracanuc e’dqréuntmedéonofprretèvresbO.”xueiciv divers er : les xedl aamétirua:be nzroulscurpt ud ututt ,eellurpdoru enuv iu tableéritise malad sèrpuacilbup uépl’e dDe. ueoqcsirituqser levèent “sa bestialeffe tnoreirete ”so “ronf, ntmmcosia nneéliélt or a travartiste y.esna’L d saad eesudep dtetiéts nmitioipxsomèeesixi la 81 àn 18e retnesérp al e dntva at,anursd.La Petite danseséa rpsès aomtrnt o êpue truvsarretuo e ne ericombres ns peeuseidffei netd réne pstseantbanrtouq ed esu ezrotaurs’O eayusum déeetno ne u tsf ensatin. Luban de pxsoeéa œ’vuere rtpaà e sttiarl’iroeric enu’d riséeaéalize rbrond eomtrl arpsènos aér msill ,edaa euns esevêstrpseisnoints.eO n est frappé paros xueveséuon tnér vund’ rleabit’dnuut e unet tule e tuls cht seésed nu’ sedosipdes rétie uzdos ua xrtvacrlu’deHrakle(Hén grès e,)cee’c l tsiv aoict drehéu scronort eel somsnrtes qu’il représedeéestryEu: e ntsèlkaréH à ednam cesuiredétr de oropnahtaexuo siatL’tutiagph. es sorifédd edéh uibre, onel’équild cécoehl eovtipn muoouonrse su nsth cp vreemleo nssl)fa ursess 1s4a1d.cèeh3

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e tnassiuudnet telon en 1910, l’œptérestneéa uaSn,io ronèvel“le ervuiaf es ttasnaat idnudbea eslbracny o, ernuiedl’nuense ncto uevteemre smooodr oelr bcielsi ulqsé, onie be èstehélcantatu nc esen oeidtaacet(êp aet’idnneud ué bàraolnrzcuro, raeplp usyna niso elr’pa ilfoi nbaee tnsdeelvecdhrxm, eeula.s.r o. o,ue gBrouco prc.e”l. .(Monlle urdee BoL- e68 1na1 atbuniotnA-elimE .31mptyleha19, Lo09sio xuae ud ScalHéraklès tue leséVisen t9192 ) :al sla à p9A 6leliL essaecaf ,elmédieau terran, asitaciln vino: sedugifstic te drerées’i spinsuodrleel1 09,0B s annéesartir del cevA .eruatnece letn loolAp, olepéPénmoem,sc iqueologmythres
pt opoé uurconeaeprq xua iutiavntrairement à Cab tê easvuga.eoCà t uiéddeatétl’amuh étir te enie toué ddignute eseuelgdiné tcies iuoj iaf uq m dmelae ler ra disngfieirum eixutral, povide cen nu’d ruotua segnaonrspees lseniroagid n ,oRadelramin pyitiomposnaodnnsé ,tem te en évidence iciniamp ,eetorirtc dce eesannfabtsarppxu ,c leleele lale de roLouvsopaL .eed noitimeom’h lnogeà , s des enarticulédaféroamaftn,sl seOberrvfaens.ntsproséd l : c seanimenu devère,es svure àasla ,l’teastron car pp ud ecnassiupmietece unue phniqoRider .lisi ntuss’a dome,agblemilucitran ud erè, des pieds et ditnod sem merbse bgeties dalpèu m sesnia el,asivoprunestarmgstf érendiffles ser ra’L .snoitisopmcos leeluvnoe dsem uoalceutred nt à effconsistaro àinagseru te scesptuls ge sdeepard edpeR.seire lerér dpeougril nU’ogelv us ril gantaede auchtsitil eel efidsrefés ntéméltsend eecg orpu ecsulpté par unjeu riPa (inod Rteus nodueM - 0481 sc, 1alza) :B1917colartLep âl98,8e dEnl’ Plateorvresl reerefbo trences des diffé.n.9A gupesotioie oscodé: r plasbOevre,egasiv inam al tes dsedus itratn,setemnisel factéentras vê, led nohc unneisecéerrv’u llititisacaehevuler .bOesère de traiter lrtuosuissia ,amenfoui rle qvaililiuqé’l à eriasueatsta ldee br e’dfaefa’tttidusympathictueuse serpnois ecrmi’lmeistl ee dalrémarb du orrere cadtnpsnoenevà u ri Pdue ot ne,ncérri’lreétiralugr avec lemodèle nep âlrt eadsnu e in ldegoa e rgN ed.orémoC eraplle22.8.de la saenp èr senv tiir -40eu MriPa18s doR ( niguA etsutreL plâ882,n, 1ogil )U:9171od ner tn,iaéd mauvein : noitasilaconi ,ocmm eaCpraerasse du fondRod aL iviDoCenidém, uxins’irspdee a t .lIofsiuoetr ceepouolint Ugd tnemom emard ui isho ce trauunl tnev eulliarts :teMo “ drsaneDvauelg,e,id jé à à l’aut de l’unlla’j snotâtà erurjos oitr: s aileiaa ppl se sejs fuu’ilrèsqs apntreor m. ts..[.uP ]p si sul euqla douleur,puissnaetf tul aafmiligo U”. treern na nu lep ûmlamion sar sinsteul .’Lnitc evaohmmveerlar la p dceaG etebmp atr raement dont il avia ttéléé’ulO.sb sismat n ’u lurétôc sedsrt aappole, usocap son nmoemuas vesée tofdnsup n bronze sontenleL .lé snemée st4 1iljut le8818ectnpu eostnar lmentfrag gros duiV ed tn seD.yhcgoe larmeneeruv deLéon la mortanri eedudc neetasccn io à2,’o le sé891nsni llatdissrron20ea du rieialamrè ereir duéit sinrdjae l snad ,attebmaGoyen citladés à eudefsnirott reu- Ae.ir dusssdeu ,iul eeirvuo nr,fusil en main,s e’fnalmm eua xropas le ldera’oruet eL.unomtnemrud uaetenh d u’rigést é m ee 27paN ruoc al snade vrou Ldun éoolèr slàe’à(p uep nt de l’mplacemeryp dimautcaelleguauleré ee)int lbupér riv,niacie drsoueuatorl’sriadaevomaner sieuxctorses de tul setilopuqithircesstan desslvinaet.sS nob ares des années sutionfra lertronm elbmes udnet s dise unnonc pro’uliidqst narè,evérau-saporo gs,l tnp seruocod stent lese, exhor east têedsssud e vrœuL’. irvooul droba’d etlaxee d’phas sa dansuap itnolaalnitsRélablpus ore qucne eroeuqitse le grannçais etciia nla déRuplba elleppsel issuam fusplscdix eu augsnl d ereer-71.1870e ra Ellnoc ertne’lihaveussprr siusdaen eaprtoietq iu aconduit la lutteedG el sarliufén desmainendeau l etrevuo tse noiptriscou sneeUquR pébuilorsièiems de laTet décorA ,2 strlas 5 elOrd’y,saHôl’l te le foisdFragrandine nvél aecà à e cher erettmeucs aL .hcerutple du grand hommebuil c àalg olrir ve munumontpenebma attruopelé iode de ette pérnoi dnsuérovulit. 11anJeietre.ll( ébgnoLuaP-uA ltessrtises aautr erttnl ilesmyobdee blnipél aiavcsnad reirvuo’l iu-shCrael soBlieauLocalisation in :uaevdém ,nainc an ielosaden 38 7yw1 61 ) -91umen:MonGambt à lp ,atte81 ,ertâchar, 84Loteecitnruo,seénos tertan meschs,éees sga el“ eos nuorvttaquer il va aerret al edragern saay pLe. ueiqaltnsep ajbmue xes dde shaut du nreveoue llduleenrau’d m enèinaan, alors que d’ ralebrud uapsyuiel cmebœn ’u diabtnorfmoc ,éssrsone pe incnage ealfud .”C obruco, isnsdecéesntseuqérp lc sissanventionec lescoorpm tva saDol uorégll aouueiqoglohtym etxetnoc s un dansans payl secareà lpattnr alehceehcrnu’dunt xe elempe d erGna daPsynases étéexécutée. CneuqolideluJ .ec, lempsiangrnssasnu eadly e ntsritée vésann payavniuca,acnic noparé de vait pré .rueluJavarelliép rliubDas u,louœrvtt e recp uoamai’a jui ne, qeduté sesuerbmonrseullaiavtrdes e,était destinéeà u noMunemtna sélivee àrsa l nifX udseXIlcèiait voulter exalnoidalc d tuitnoaiavtru slan dl,’l leuqe etsitra1838ris (PaalouseD J lu1..0dnsen,saay Pndra GLe: )2091 siraP - niveau sation :99oLacil1 98-881e,vréa rttCeœue llas65 eidém ,naue rtctal aevsregarle r sped dued einégvircé’l ym,stetêu dleboaxégaritnod set ain. Observerl’esel bmo pseroforitradus is ve,agl ed euqihtilonohoaci qu, reuv’œetruivisel suq éObseon. Sals duilaé emsrevrrel dbeche lderoa sel gienmarb,el duisent s quiconn.doeu Mesn’e C1 ne’uqt euq 939tatula s Rode deofdnni ,bnoreue e,nzst ens illtab eéeluodravsaR pail à Paris.Obsreev r’lsaeptcm atn sos der ieelœ’lenèmanad ervuempoconts, rrainisnohénees sd eev dtlannc’ipromeirFnamdoR .,nid placeavenue de e tst uoojru sneeutats al tnod )00191-83(1reièguF ladnerelaxà A nfiés coalorest orp tejazlaeL.ce ag Bdes paiml’ocnnîa teln eeruelle el danslaqsndi eococmmrè ee ébe une etauchéd sertt ed edicrcsefurell’eque teet.”L aoSictéé des Gens de Lerbilo ”éne ueroce dêt“tdee ouchnt difiequal la qéiud sémlne“eodenemalége vrœul’seuqitirc seD .tl’aspectlité et ihuq eedm nolotirembho cdee ha cmunoatne,euqmal que et la consids aofcrsemyobilcavoontiLa. ob r erèmmocnu eorpes en-Art8.L’ 189lad itnoaexuseB mpcoe nas pndre noinipoeuqilbupcéaletl acdnla eté. Le sr lecomiolaSaN noiti uan eonosxps or sdeut es at easilrve etœuvrf-d’ cheap sésopmi sialé des lèspr aenbiliavhca énrarus e cojpr, et’iquclnoisèderarp uls tard comme sontnedisérS al ed dtéiéocs en GestertedL oRidse .ectuneff trae un éndivcrdue ra gammo édn niactseà Rodin en 1891 ,laropsap roZalauveni: n ioatisssarret ,naidém monudCe fone duomri aémà l emtnument à Gambetta ,lptâer ,8148a,981889-11.91anJeuaP-uA l: ébnoM es D.Jul : Lalouna d erGna ,aPsyn diRoe aclzBa: ,8981 ,01ertâlpni ,8128 n :gUlo9.August, plâtree stdiRo8.guAu5. Charles-Henri-Joseph Cordier :Nègre du Soudan en costume
algérien, Salon de 1857
6. Jean-Baptiste Carpeaux :La Danse, 1865, groupe sculpté,
pierre d’Echaillon
7. Jean-Baptiste Carpeaux :Le Prince impérial, 1865, marbre

préféré “exprimer les passions les plus violentes et 6. Jean-Baptiste Carpeaux (Valenciennes 1827 -
y attacher la tendresse la plus délicate”, comme il Courbevoie 1875) :La Danse, 1865, groupe
le précise dans une lettre à un ami. sculpté, pierre d’Echaillon
Localisation : rez-de-chaussée, fond de l’allée
cOobsmeprovseirt iloen vpoylruammei deanl er.o Nnodtee-rb oqsusee ,c lhaaque enfantcentrale à gauche
représente une étape vers la mort. Observer Ce haut-relief est un exemple de commande
l’expression de douleur et d’angoisse du père : le publique pour un édifice public : la façade de
visage, les mains et les pieds crispés, le modelé l’Opéra. Garnier, l’architecte, avait demandé à des
nerveux du corps et en particulier du dos, qui sculpteurs lauréats du prix de Rome de décorer la
atteste de l’étude attentive par Carpeaux du façade de son bâtiment. La commande précisait la
Laocoon tailleantique, de Michel-Ange et de Géricault.la composition du groupe sculpté : une et
Comparer la position des corps avec l’esquisse en figure centrale entourée de deux figures
terre cuite où l’on peut observer le drapé plus allégoriques. Seul Carpeaux n’en respecte pas les
rigide, les traces des doigts de l’artiste et des outils termes, mais Garnier, conscient du génie de
qu’il a utilisés. Carpeaux, accepte son projet qui compte sept
personnages.5
5. Charles-Henri-Joseph Cordier (Cambrai 1827 - Le sujet proposé est celui d’une danse bachique.
Alger 1905) :Nègre du Soudan en costume algérien prêtresses du dieu Bacchus mènent une ronde, Des
Salon de 1857 ;L’Arabe d’El Aghouat en burnous,endiablée autour d’un génie ailé, qui semble
1856-57 ;La CapresseouNégresse des Colonies,du mur et s’envoler dans les airs. Toutes lessurgir
1861 lignes, les courbes des corps et des bras, les
Localisation : au rez-de-chaussée, fond de l’allée obliques des jambes contribuent à créer un effet
centrale de mouvement ascendant et de rythme effréné.
Lorsqu’elle est découverte, la sculpture fait
Matériaux utilisés : bronze, onyx extrait d’une scandale. Un acte de vandalisme est commis : une
carrière d’El Aghouat (Algérie) et piédouche en bouteille d’encre est jetée sur les figures de
opnorypx,h ybrreo ndzees pVaotsigneés ept oduorr lée es t dpeiuéxd opurcehmei èernes ;femmes. Certains critiques de l’époque y ont vu
marbre cervelas rose, pour la troisième.“nuund itgérso uppaen téeclhaenvteesl.é.,. ”a, usxy mmbooulivseamnte “nltas flêatsecifs, aux
Ces sculptures polychromes procèdent d’une impériale”. La guerre de 1870 fait oublier le
démarche réaliste et ethnographique. A la scandale. Lorsque l’Opéra est inauguré en 1875,
demande du Museum d’histoire naturelle, Cordier plus personne ne le remet en question. Carpeaux
réalise une série de bustes destinée à illustrer meurt le 12 octobre 1875.6
l’“Histoire des Races” pour la galerie Le groupe présenté au musée est l’original très
anthropologique. Le sculpteur se rend en mission détérioré. Il a été mis à l’abri des intempéries et de
en Algérie et en Grèce pour étudier les types la pollution et remplacé à l’Opéra par une copie
humains, dont on craignait qu’ils ne soient “au réalisée par Paul Belmondo (le père de l’acteur)
moment de se fondre dans celui d’un seul et en 1964.
même peuple”. Le terme de race est d’un emploi Observer les trois pierres superposées de ce haut-
courant au XIXe relief. Remarquer l’expression des visages, lesiècle et s’entend au sens très
large de groupement humain aux caractéristiques sourire des bacchantes, l’ombre profonde des yeux
communes. qui anime l regards.
Cette démarche se rattache au mouvementLe travil dee sla taille avec mise-aux-points a été
orientaliste, favorisé par les conquêtes colonialesréalisé apar des praticiens (traces encore visibles
du XIXesiècle et soucieux de réalisme. Théophile sur les jambes en bas à droite de la sculpture).
Gautier est admiratif de la précision et du rendu
réaliste de ces figures: “La tête en bronze noir
reproduit à s’y méprendre les traits et la couleur7C. oJuerabne-vBoaipet i1s8t7e 5C) a: rLpee aPurixn(cVeailmenpécirieanl27 -nes 1868,5,1
de l’original [...]”. marbre
Les artistes redécouvrent la polychromie sous le Localisation : rez-de-chaussée, au fond de l’allée7
second Empire, à la faveur de l’exhumation des centrale à gauche
sculptures antiques ayant conservé des traces de
peinture et du nouvel intérêt pour l’art du moyen- Carpeaux travaille à la restauration du pavillon de chien favori de l’Empereur. Le prince l’entoure
âge. Pour ces sculptures Cordier choisit de l’onyx Flore, lorsqu’il reçoit du couple impérial affectueusement de sa main gauche, tandis que
extrait de carrières exploitées sur place à la suite (Napoléon III et Eugénie) la commande d’un l’animal tourne la tête avec confiance vers son
de la colonisation. Les nuances de cette matière portrait de leur enfant. L’artiste est proche du jeune maître. Ce portrait officiel ne s’attache pas
lui permettent d’évoquer les costumes chamarrés prince impérial alors âgé de 8 ans, puisqu’il lui seulement à rendre les qualités physiques de
que l’artiste a pu rencontrer durant son voyage. enseigne l’art du dessin et du modelage. l’enfant, mais cherche à émouvoir le public. Il
Observer : la réalisation en plusieurs parties de Cette figure en pied le représente dans une pose participe également de la propagande en faveur de
L’Arabe d’El Aghouat en burnous ,erêvermafèili snil uobupéacil lar resname pcéespéimt annc ialrid esub ufentes’l d’uuitéi:m el na rpéogbt nelt frfauaonettnnnai ao,curs veloulotet c: v qoeud eseete od mlaépon sdeoc ud ut à emuts
en onyx sur les petits piédestaux en marbre de cravate nouée et souliers à boucle. Notant monarchistes. La célébrité de l’œuvre est telle que
couleur (les piédouches), puis la fixation du
masque en bronze dans le buste, l’installation delq’uabelsqeun’cuen da’ adtittr i: b“ultes pliriéns càe seosnt fduetsucre pnoduu vaouir,lm’iumltaigplee ss uérdviitti oaun ss edce otnodu tEesm lpeisr tea siloleuss feot rdmaen sde
la partie avant du burnous, puis le collage de la square”. Carpeaux représente également Néro, le toutes les matières, sous le titre deL’enfant au
calotte arrière.
chien.

110198eauBoilles Chariu-s eoLettccrih

eœht,iqsslancocss aue aL .slioitidartr seé suux fs des nouoetrotia tuar me brllce desedseorf uediud rualités naturelleis uoevtna xuq eL.étirévés al e deté itavgra l eedcnrouoe s ioe detris maîe lairp seévuos tneviqnts,ueatstsaueuqsed ehcoéoligertes ars découvècerulneseœ tnl s néuvressiqoclaruel ed ueluoc siaitinrsnf is,leivasegd eoCnrléie uneffet d’imp.seur eLrageba dntseon crefèu a’idé à l liéjet, t àeue viqilac det etélibisiasus eL .ecnatsid e recons souci drpseuqa’itutitnoclresias clatuulspmeel , euqt ud dans leslithogrsrnoaneg serrpsi fene acs destbuihpae sesopx seéière mant l’ donotsbsee ralreevmeluvoesvis des etsitral etiart sted led o’bmerr un jeusages paevaCreiluJ-e sel P3.rrieièums.re oC)4: 1 98rasi - P1814ris (Pa,1681 ,seuqcarG es dremè, ieélrnorg epulucs,étprbmaLorelicatisano: r zed--ehcuassée, allée centtteCelar ervuœ e sent meeu dnecèsrno xep sedanegtiqul’Anencoité enl’ncfa dres ante sebiT : euïaCcchus etrius Gra,el ue rC roénilasst eleEl. remèac ria nu’d esis et igneet dlme d tesereelp esbmdet cos itraenem étét edal riravnt. Note’entoureseq iul d arepires lecavs ïuCaneuej ud un sproc e leoffr qu’eluitnc maemn,toépseéfseinim senX uddemoes doi curffoccnseisnoà l at sansdoute une nroC ed nos eilé aes Le.esislangdioe ,arcuél uobres iffuisée: frilasitnonoezoLace-chauss : rez-d-748 ,84euqc1 ,steusbr, ubdo ble1(28mu elial euG Gra:Les05) 2-19é rioV.elcèiseXIènug E :ntmelega75) : Ugolin, 1826 ,rguoeps ucplleVaiencesnn82 1C- 7bruoiove81 ee4. auch-BapJean eaCittsxu( praeléal, éerantcee ape2 ,elg à reilistictércaraentslémé t’dtunatna onecqusiascléo nervuœ enu’d seuqdes draptamment qieu ,oncréhlogousiesoe han onrmsopmoiti ,séocal sadneecsea snl e, lidalfféresdinosrepsiuq seganesuditttro tes dl é’opuq.ebOesvrforme au goût dertsnitcup nomary :erot n lercoa igrené’dnielp suuspls iuérib Te,ind iumélhcr féemblme, iplô’undtnet ed ep itemrsndencuacedér lecyoholigsed espeune Caïe : le jesajemônmeseeuturesbO.tnc el revasteontr zon dessiessel d ar stee êm sde éesdetués sueir,sesCte ornélie qui veilels rue xue trtpsaedxu delate la , qui re euaExfnercnnortligo dnos er UdedraracsealleehG condnte,c Da aveli.eiVgrap riu tcoran aiivcr’é L tnemitâhcel etnétb,orznLecolasiation : rez-de-csuah,eéslim uei ldell’aceéerantpraeelaCi’snxus du piret XXchan ed IIIXniviD alieédomeCtean Ddefes,i.ub euqc eletmos a esracaèrctque l ’ia re cevcrofel eà la critique.Laédisartil vier rrée detphr levétacirac mrep erufond prola v et euemsyqitêertn’lses èdomtilaed éer pnnsoitérleabc raetslahtnd ses’approcles. En irtta setèhtipé eselvrouéc don, raaMxup ere e’tnun dchacs à buéeruci eoGib nne1 952 lorsqu’il étilbael tatacugoldee ’œ lreuve dei.raDmuvrrebOeses d : lmatiéforaxe ,snonoitarég’aelqus fteisrtr aux trait subies somèdiastd eussa lsis,leai med sdom t seecaroulees ce, lelagus rétsejauoru s Re.ru creer tlaep sel rehcrehcetrepuparntenrésetaruraci alp.eL arivarCh Clat ierid li’u el: egiputés au début dalhCmarb eed sédesirié sangeà t ed tap smelratneedl ie nuas ar lgéné en isis chotnos te telliuJe diecharon Mlae enemtn sxuogvureticipe at ou paruos neitetsiiuq oré anléajamitorsérperseihP etnelun poli. memêi-uosiedL ilppP-ih’un e. Lbustdes iaru tne étéedoms lélaà ha CrembnOa s uoevtnd tique ces bustes aoi sens’r ieumDanaés sed à unettt pll es ; imêmeuq elb eorabsup ui ler pémemreoir edmuséttem tiaservatioces d’obdogieisu.nS arpemitra tle, n”iepmylo port“ edéié Daonor2. Hure.vele ahcedl ne t, rd fles angarey sesxueotnel ,n,1 3q2ualifoéminentete trportnv sasuJud séeiliM ets 4desMusée d’Orsay
Service culturel
texte : Ch. Sniter, N. Hodcent et J. Bolloch
graphisme et impression :
Musée d’Orsay, Paris 1999

ititdu socle. Parmi les figures symboliques :
l’allégorie des Droits de l’homme au sommet du
monument, sur les côtés celle de la Force qui
s’appuie sur un faisceau symbolisant l’Union et
celle de la Vérité tenant un miroir, tandis que
Gambetta est surmonté d’un génie qui l’inspire.
Un cartouche précise les circonstances de la
souscription, d’autres inscriptions reprennent
quatre extraits de discours prononcés par
Gambetta. Des angelots munis d’écussons aux1
idnéidtiiaclaecse e“nAt rLel. aGcaéems bRetFt ae,n lcaa Pdarterinet leat lpalaque de13. Emile-Antoine Bourdelle (Montauban 1861 -
” Le Vésinet 1929) :Héraklès tue les oiseaux du lac
République .Stymphale, 1909
Localisation : niveau médian, terrasse Lille, face à
12. Joseph Bernard (Vienne 1866 - Boulogne-sur-
Seine 1931) :La Danse, 1912-1913, frise en marbre salle la69
Localisation : niveau médian, terrasse Lille, A partir des années 1900, Bourdelle s’inspire des
devant la salle72récits et des figures mythologiques, comme
Pénélope, Apollon et le centaure. Avec l’un des
EClel eb easst- rdeelisetif neéset auun seaxleomn pdlee mdeu scioqmuem daen ld’eh ôptreilvée.épisodes tirés des douze travaux d’Hercule
(Héraklès en grec), c’est la victoire du héros
particulier de Paul Nocard à Neuilly. Sa forme contre les monstres qu’il représente : Eurystée
s’adapte à celle de la pièce, comportant un petit demande à Héraklès de détruire ces oiseaux
hcoémmipcoyscélee dpeo utrro lies sp amnunsiecaiuexn,s .o Inn iat iraaljeomuteéntanthropophages. L’attitude du héros défie
l’équilibre, on le voit décocher ses flèches dans un
ultérieurement deux petites pierres de liaison, afin mouvement puissant et tendu. Lorsqu’elle est
d’adapter la sculpture à un nouvel emplacement. présentée au Salon en 1910, l’œuvre fait sensation,13
dDaenss geruorus pveies ndnee pnet rrsyotnhnmaegre lsa, smuurfsiacciee. nDs eeston relève “le mouvement d’une incroyable audace
s, disposés en bas de la pierre, copient les de cet athlète en équilibre dans l’air, appuyé à la
egnefsatenst de leurs aînés. Joseph Bernard alterne descmrêatîter ids’eu np arrofca.i.t.”e .d..a Bnso ular dreélplea rtmitainoinf edsetes pulneeins et
figures immobiles ou figées dans un mouvement des vides de la composition. Cette œuvre est
suspendu jusqu’au couple central, qui semble
emporté dans un tourbillon. L’artiste se soucie essentielle pour lui, il demande d’ailleurs à son
davantage de rythme, de combinaison de formesmaître, Auguste Rodin, d”e venir voir “l’un de ses
aux qualités décoratives que de satisfaire aux plus importants travaux .
exigences de réalisme. La matière est de faible Observer : l’expression de la force du héros : la
épaisseur, il cherche pourtant à créer l’illusion de tension musculaire, l’exagération, les points
la profondeur en juxtaposant des personnages. Cet d’appui des pieds, les arêtes vives, le jeu des vides,
effet d’illusion le conduit parfois à des le modelé des membres, la couleur dorée du
déformations, notamment pour le groupe des bronze. Repérer les cartouches représentant
joueurs de cymbales dans la partie courbe à d’autres épisodes des travaux : le Lion de Némée
gauche de la frise. et l’Hydre de Lerne et les lettres A.B. qui
Bernard adopte ici la technique de la taille directe, constituent le monogramme de l’artiste.
comme d’autres sculpteurs de la fin du siècle. Il ne
fait donc pas appel à un praticien, ni à aucun 14. Edgar Degas (Paris 1834 - Paris 1917) :La
procédé de reproduction mécanique à partir d’unPetite danseuse de quatorze ans, 1878-1881
modèle en plâtre. L’artiste taille lui-même la Localisation : Galerie des Hauteurs, salle3114
matière. Après de nombreux croquis préalables, il
dessine au fusain sur le marbre en suggérant le Peintre avant tout, Edgar Degas a pourtant réalisé
modelé, puis commence à dégager les fonds avec“perxèes rdciec 1e5s”0, sqcuuil lputiu rpeesr. mCeet tseonntt upnoeu ré ltuuid deesoaCrpeirtgtèiesn slacal ue,lm paotcruttr udee ele llne’ amcriteriesnt t cec oào mnpspaeorrrtivtreé edd ’eausun xce hEcetirvaeetsu-xU dnies.
les pointes et ciseaux avant de préciser les formes. méticuleuse du mouvement, aussi bien celui des poupée, un corselet et de vrais h ussons de
Observer : le faible relief et la quasi absencechevaux que celui des danseuses. Il donne ainsidanse, qui lui donnent “une ter cribale réalité”.
d’ombres. Repérer les références à l’Antiquité : les plus d’expression et plus de vie à ses peintures. Jusqu’à cette œuvre on n’avait pas utilisé de tels
visages inspirés de l’art grec, les drapés, rappelant Seuls 75 de ces modelages en terre ou en cire ont
les sarcophages romains. Observer lespu être sauvés après sa mort.mmaaltaéirsiea uaxu petr èlsa dscu uplputbulrice dper ol’déupito quune .v éDrietsable
modulations dans le rythme des figuresLa Petite danseuse de quatorze ans relèvent “sa bestiale effronterie” et “sonest pourtant critiques
(immobile/en mouvement) et le contraste dans le bien différente des nombreuses petites études de
traitement des surfaces (lisse/travaillé). Repérer le pas de danse. L’artiste y a travaillé trois années front, comme ses lèvres, marquée d’un caractère
traitement graphique des draperies, des durant, avant de la présenter en 1881 à la sixième profondément vicieux”.
chevelures et des feuillages. exposition impressionniste. Observer : les divers matériaux de la sculpture :
Noter les deux petits reliefs ajoutés en 1918 qui On est frappé par son réalisme, la danseuse est bronze, tulle du tutu, ruban de satin rose et socle
font de l’œuvre une frise continue. Observer les vêtue d’un tutu en tulle et ses cheveux sont noués en bois, les colorations nuancées du bronze

différences de qualité du marbre (plus blanc, plus d’un véritable ruban de satin. L’œuvre exposée au (patine noire pour les cheveux, blonde pour le
opaque) et de facture des éléments sculptés par un musée d’Orsay est une fonte en bronze réalisée corsage, rose pour les chaussons).
praticien sous la direction de l’artiste alors
malade.

b12. Joseph Bernard :La Danse, 1912-1913, frise en marbre
13. Emile-Antoine Bourdelle :Héraklès tue les oiseaux du lac
Stymphale, 1909
14. Edgar Degas :La Petite danseuse de quatorze ans, 1878-1881

rléCéocolur eoLacireé831,u, 1re c ter081 - 8mlaVodnoieum(Mr searleil )8197 ) :oPtraris(Seine-et-Oisetauessniteedue re-sirentes tr. Crret ed setsub x féerilocouecre : s laelilasitnoierDaumi 4, Daum al siofe reà tssc, ptulei prenthiesgraptiné desê rtseà ileépebu lnsdas rnou jesitas xuaq seuqiront suite à des ocmmnaed,sp saés pesCharlearPhs pili ,nol edohtil a voloersel, iir tnuvilc.eE psIX Xièesonuldug ot sa tuitneap t déme seet nque é’opedl si éviliecndmoe luttoà dneté’s eriolg nAegsrd,no t’luœsiècle. David d’dnocom eéiti ud s letsar ldesea séne irpuo sett e d’muséy quOrsasua écal ud liuemereaint pté éntetsiud sh srnamuclièObe.VI XesIIne tnuh tgélamees valeuéritierdoitibma’lte euqies, ueiqntmaron l alieioccnrv eadémn acitiotrad cnetione nutrenel euoc te m el: la tête impresisnoantn,el lagiurpoe lloinvie bucs al r )erutpler (servendrse r ral euseserp saaitr atsr ies selaérresitnav ed rait. Leson portmoem ses sedxuh rivéne’u dntie lec ,éitima elbatnentmoigt té donalsienstC ral searimnoiteuq el ulsceuptpor eart uoptè eoramtnqiue allemand. Il dner es ramieWà9 82 1enen rurpoer roctn,eocœGhtplerntemétud et tairecd ”e ,vécorépitantée de “ceutcœG.ltni elleneonntmesoe aynrtnnaéresr pepilarincle pest the aS .engamellA nes”reièum“ls det Angers.La tête dés sap raDiv d’Dntsa de,inom péeœG e eht tsesiupt etinen che unefnorrau ormétnp isfoarapfiliua qq erulev no’l eu 18332),9-18(174soasc losuet,1b Won anoh J :6)85 ehtœGnov gnagfl entrée haussée,eéectnaredl a’lloceLisal pl,trlâ-zerc-edoita : nid.n ,oRaLv .. •e : isitœuvrles rf erutpDesiaçna, ermiauuxearpCa d’dnAegsrA(gnres 1788 - Paris 1.1seeiP errnaeJav D, idt diviDa aL .)4781 ,reitenrpha(Cnsaiormpnoetstc rtiaPsros se dantier Gau ed da’luednte r lderaages me uref t àaltse nfeossale etête coluns ou seatraue rugif esehtœG reiffist d de ciled orelà lIe ti“ecr é TitophélehiaD eddivgnA’”srebuste olympien dppraneecq eul elucs aL