1 Economie d

1 Economie d'eau L'or bleu sous-estimé Le Pavillon du Maroc en ...

-

Documents
58 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

  • exposé
1 Veille sur l'actualité de l'Agriculture Marocaine Au Sommaire Du 09/05/2011 au 15/05/2011 Date de parution Titre Source Page 15/05/2011 Economie d'eau L'or bleu sous-estimé lematin.ma 4 14/05/2011 Le Pavillon du Maroc en vedette à la 8è édition du SIAL-Canada map.ma 6 13/05/2011 Kelâat M'gouna: Du festival aux premiers pas de l'industrialisation de la rose leconomiste.
  • rose ¶
  • marché nord
  • marchés du nord
  • leconomiste
  • essence de la rose
  • visite de la ferme éco-pédagogique
  • agence nationale pour le développement des zones oasiennes
  • maroc
  • produit
  • produits
  • développement
  • développements
  • eau
  • eaux

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 97
Langue Français
Signaler un problème



Veille sur l’actualité de l’Agriculture Marocaine

www.inra.org.ma



Au Sommaire Du 09/05/2011 au 15/05/2011


Page Date de Titre Source
parution

4 15/05/2011 lematin.ma Economie d'eau
L'or bleu sous-estimé

6 14/05/2011 map.ma Le Pavillon du Maroc en vedette à la 8è édition du
SIAL-Canada

8 13/05/2011 leconomiste.com Kelâat M’gouna: Du festival aux premiers pas de
l’industrialisation de la rose

11 13/05/2011 Surgelé: Le prêt-à-consommer gagne les ménages

13 leconomiste.com 13/05/2011 Comment le phosphate utilise les R&D

15 albayane.press.ma Forte présence du Maroc au SIAL de Toronto : Les
professionnels marocains lorgnent le marché nord-
américain

17 leconomiste.com 12/05/2011 Des pesticides plein les assiettes!

19 Agroalimentaire
L’étau se resserre sur l’export aux Etats-Unis

21 lesechos.ma 12/05/2011 Terrab fertilise son networking

22 Pommes, bananes, avocats, kiwi, mangue.., la lavieeco.com
consommation s'envole, grâce aux mahlabas

25 12/05/2011 Le bio fait son show à Casablanca lesoir-echos.com

1
27 12/05/2011 Le monde agricole et... l'autre monde agricole lavieeco.com

29 11/05/2011 Des entreprises marocaines au SIAL à Toronto lopinion.ma

30 L'Agence nationale pour le développement des zones aufaitmaroc.com
oasiennes, "locomotive du développement régional"

32 11/05/2011 L’agriculture biologique garde la qualité des produits lesoir-echos.com

34 10/05/2011 Le résultat net de Fertima s’améliore tout en restant lavieeco.com
déficitaire

35 10/05/2011 Huile d’olive leconomiste.com
Meknès dans le réseau euro-méditerranéen

37 10/05/2011 Les dernières pluies auront-elles un impact négatif sur lavieeco.com
la récolte céréalière ?

39 09/05/2011 Débat sur l'agriculture biologique au forum de map.ma
l'étudiant de l'IAV d'Agadir

40 09/05/2011 Commerce extérieur lematin.ma
Les exportateurs des agrumes confiants

42 09/05/2011 Petite agriculture: Tout est à réinventer leconomiste.com

45 Centrale Laitière va à la chasse aux têtes

47 09/05/2011 Les Ménages se plaignent de la hausse des prix des maroceco.ma
produits alimentaires


PRESSE ELECTRONIQUE EN LANGUE ARABE


48 15/05/2011 جﻮﺘﻨﻤﻟا ﻖﻳﻮﺴﺘﻟ ضﺮﻌﻟا ﻊﻳﻮ ﻨﺗو قاﻮﺳﻷا فﺎﺸﻜﺘﺳا صﺮﻓ ﺰﻳﺰﻌﺗ ةروﺮﺿ map.ma
( لوﺆﺴﻣ ) ﻲﺑﺮﻐﻤﻟا ﻲﺣﻼﻔﻟا

49 15/05/2011 ﺔﻋﺎﻨﺼﻟاو ﺮﻀﺧﻷا بﺮﻐ ﻤﻟا ﻂﻄﺨﻣ تاﺰﺠﻨﻣ ﺔﻠﻴﺼﺣ ضﺮﻌﺘﺴﻳ ﻲﻧﺎﻤﻏأ bayanealyoume.press.ma
ﺔﻳﺪﻴﻠﻘﺘﻟا

50 13/05/2011 ﻲﻠﻴﻔﻃ ضﺮ ﻣ رﺎﺸﺘﻧا ﻒﻗﻮﻟ ﻞﺧﺪﺘﻟا ﻰﻟإ ﻮﻋﺪﻳ ﻲآاﺮﺘﺷﻻا ﻒﻟﺎﺤﺘﻟا ﻖﻳﺮﻓ
تﺎﻋورﺰﻤﻟا ﺐﻴﺼﻳ

51 12/05/2011 ﺔﻴﻨﻃﻮﻟا ﺔﻟﺎآﻮﻠﻟ يرادﻹا ﺲﻠﺠﻤﻠﻟ لوﻷا عﺎﻤﺘﺟﻻا سأﺮﺘﻳ لوﻷا ﺮﻳزﻮﻟا alalam.ma
نﺎآرﻷا ﺮﺠﺷو تﺎﺣاﻮﻟا ﻖﻃﺎﻨﻣ ﺔﻴﻤﻨﺘﻟ

52 12/05/2011 ﺔﻴﺋاﺬﻐﻟا ﺔﻋﺎﻨﺼﻟا ضﺮﻌﻤﻟ ﺔﻨﻣﺎﺜﻟا ةروﺪﻟا ﻲﻓ ﺔﻴﺑﺮﻐﻣ تﺎﺟﻮﺘﻨﻣ ضﺮﻋ map.ma
ﻮﺘﻧورﻮﺘﺑ ( لﺎﻴﺳ)

53 11/05/2011 ﻰﻟا ةﻮﻋﺪﻣ نﺎآرﻷا ﺮﺠﺷو تﺎﺣاﻮﻟا ﻖﻃﺎﻨﻣ ﺔﻴﻤﻨﺘﻟ ﺔﻴﻨﻃﻮﻟا ﺔﻟﺎآﻮﻟا map.ma
( لوﻻا ﺮﻳزﻮﻟا) ﺔﻳﻮﻬﺠ ﻟاو ﺔﻴﻠﺤﻤﻟا ﺔﻴﻤﻨﺘﻟا ﻲﻓ ةﺮﻃﺎﻘﻟا روﺪﺑ عﻼﻄﺿﻻا
2

54 11/05/2011 ﻖﻃﺎﻨﻣ ﺔﻴﻤﻨﺘﻟ ﺔﻴﻨﻃﻮﻟا ﺔ ﻟﺎآﻮﻠﻟ يرادﻹا ﺲﻠﺠﻤﻠﻟ لوﻷا عﺎﻤﺘﺟﻹا دﺎﻘﻌﻧا map.ma
نﺎآرﻷا ﺮﺠﺷو تﺎﺣاﻮﻟا

55 10/05/2011 دورﻮﻟا ﻢﺳﻮﻤﺑ نﻮﻔﺘﺤﻳ ﺎهراوزو ﺔﻧﻮﻜﻣ ﺔﻌﻠﻗ ﺔﻨﻳﺪﻣ نﺎﻜﺳ bayanealyoume.press.ma

56 حﻼﻔﻟا ﻢﻋﺪﻟ ﻲﻠﺻاﻮﺗ ءﺎ ﻘﻟ ﻲﻓ : ةﺪﻳﺪﺠﻟا

57 09/05/2011 ﺔﻴﺣﻼﻔﻟا ﻲﺿارﻷا ﻦﻣ رﺎﺘﻜه ﻲﻧﻮﻴﻠﻣ ﺔﺑﻮﺼﺧ ﺔﻴﻌﺿو دﺪﺤﻳ بﺮﻐﻤﻟا almassae.ma

58 تﺎﺑﺎﻐﻟاو ﺔﺣﻼﻔﻟا عﺎﻄﻗ ﻲﻓ ﻞﻐﺷ ﺐﺼﻨﻣ ﻒﻟأ 60 ناﺪﻘﻓ assabah.press.ma




3

Le Matin ; édition électronique du 15/05/2011

Economie d'eau
L'or bleu sous-estimé

Le public toujours non sensibilisé sur la vraie valeur de cette ressource naturelle.

Le Maroc est classé au 20e rang des pays pauvres en eau. Cette situation va donc s'aggraver
avec la pénurie d'eau qui se profile à l'horizon 2020. Pour sensibiliser les générations futures à
la conservation de cette ressource naturelle, l'Association pour le contrat mondial de l'eau
(ACME-Maroc) organise, du 20 au 22 mai au collège El Moatamid Ben Abbad à Temara, la
«Fête de l'eau», un rendez-vous initié sur le thème «Constitutionnalisation du droit à l'eau».

«A l'occasion de ces journées, nous accueillerons des élèves venus de collèges et de lycées de
Skhirate, Sidi-Slimane, Sidi-Kacem... Cette fête sera marquée par la plantation d'arbres et
l'embellissement des lycées. Mais le temps fort de cette rencontre annuelle sera le débat,
samedi 21 mai, sur l'eau et l'assainissement», indique Mehdi Lahlou, président d'ACME-
Maroc.Lors de cet événement, ACME-Maroc mettra l'accent sur la nécessité d'introduire
l'éducation à la protection de l'eau comme ressource commune. «Notre objectif est de
permettre aux enfants de s'approprier le message de conservation de l'eau pour changer leur
comportement et par conséquent influencer leurs parents à faire de même. Pour promouvoir
l'économie d'eau, il faut inculquer l'enfant l'idée que cette ressource est rare et partagée»,
ajoute Lahlou.

Si ACME-Maroc lance un débat sur le droit à l'eau et sa constitutionnalisation, c'est que cette
association s'appuie sur la résolution sur le droit d'accès à l'eau, adoptée par les Nations unies
en juillet 2010, à laquelle le Maroc a adhéré. Rappelons que quelque 900 millions de
personnes n'ont pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards d'habitants de la planète n'ont pas de
toilettes. La mise en œuvre du droit à l'eau et à l'assainissement apportera une contribution
importante à la réduction de la pauvreté et au développement. Au Maroc, si certaines régions
bénéficient suffisamment d'eau, d'autres n'ont pas eu cette chance. Mais la tendance montre
que le public n'accorde pas encore à l'eau sa vraie valeur. Des industriels continuent de polluer
cette ressource, malgré les aides de l'Etat pour les engager dans la production propre. Quant
aux agriculteurs, ils continuent de bouder les incitations financières publiques mises en place
pour les pousser à choisir l'irrigation au goutte-à-goutte. L'agriculture, rappelons-le, reste le
secteur qui consomme plus d'eau.

L'irrigation utilise près de 88% des eaux mobilisées au Maroc. Ajouter à cette gestion non
rationnelle de cette ressource, la surexploitation des eaux souterraines dans plusieurs endroits
: régions de Souss Mass, Mnasra, Saïs... et le nettoyage des terrasses de cafés, d'immeubles et
de voitures avec de l'eau du robinet. L'eau potable coûte cher à L'Etat. Avant d'arriver au
robinet, cette ressource passe par plusieurs étapes: construction des barrages, mise en place de
canaux d'adduction pour amener cette eau vers les stations de traitement, réintroduction de
cette eau traitée dans un circuit de distribution pour l'acheminer vers le consommateur. Il est
donc presque condamnable d'utiliser cette denrée rare dans les chasses d'eau.



4
Une ferme éco-pédagogique

A l'occasion de la célébration de la Journée de la Terre et du 6e anniversaire de l'Initiative
nationale pour le développement humain (INDH), une cérémonie d'inauguration de la ferme
éco-pédagogique, réalisée par l'association «Tous pour Rabat ville verte» (TRAVIV), à l'école
Khalid Ibn Al Walid à Hay Ryad à Rabat, dans le cadre du programme éco-école, aura lieu
mardi 17 mai à 10h du matin.
«Au programme de ce rendez-vous éducatif figurent des séances de chants, danses et une
pièce théâtrale, autour du thème de l'environnement, présentés par les enfants ainsi que la
présentation du projet éco-école, la signature d'une convention de partenariat entre
l'association et l'école, la visite de la ferme éco-pédagogique, des ateliers de plantation et de
peinture et enfin une visite des stands», a noté Aicha Detsouli, présidente de TRAVIV.

Repères

Bien commun

Le Maroc a adopté en 1995 une loi sur l'eau, considérant cette ressource naturelle comme
un bien commun.

Plantes

L'entretien du gazon demande beaucoup d'eau. Les responsables des espaces verts sont
donc tenus d'utiliser des plantes peu «gourmandes» en eau.

Rareté d'eau

La Jordanie occupe la 4e position parmi les pays pauvres en eau. Une situation qui oblige
Amman, la capitale, à être ravitaillée en eau une ou deux fois par semaine.

Par Rachid Tarik | LE MATIN

Source : http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=151051

5

MAP, édition électronique du 14/05/2011

Le Pavillon du Maroc en vedette à la 8è édition du SIAL-Canada

Toronto, 14/05/11- La 8ème édition du SIAL-Canada, une manifestation internationale qui
réunit chaque année, durant trois jours, des exposants de l'industrie agroalimentaire mondiale,
a pris fin vendredi offrant ainsi aux exposants marocains une occasion unique de rencontrer
des milliers de visiteurs et nombreux acteurs importants de l'industrie agricole et
agroalimentaire.


Les visiteurs du Salon ont eu aussi l'occasion de prospecter et de nouer des contacts avec les
différents professionnels marocains, venus présenter leurs produits aux invités de cette
manifestation dédiée aux professionnels de l'alimentation et apprendre davantage sur les
toutes dernières tendances alimentaires à l'échelle mondiale.

Couvrant près de 300 m2, le stand du Maroc a offert aux visiteurs professionnels une vitrine
de classe mondiale des aliments du Maroc, mettant savamment en avant cette année encore les
produits et potentialités marocaines en matière de production et de transformation des
produits agroalimentaires.

Représentées par Maroc-Export, une dizaine d'entreprises exportatrices marocaines étaient
ainsi au rendez-vous et ont exposé, trois jours durant, leurs produits, saisissant une des
opportunités les plus distinguées pour demeurer connecter et au courant, malgré les milliers
de kilomètres qui séparent le Maroc du continent américain, du développement et des
avancées importantes que connaît le secteur agricole et agroalimentaire national.

Le stand marocain s'est de nouveau distingué cette année par la nette amélioration notamment
au niveau de l'organisation, de l'identité visuelle et de la gestion de l'espace au sein du salon
qui a affiché une forte présence internationale.

Dans une déclaration à la MAP, M. Hakim Tazi, de l'Agence pour le développement agricole,
a estimé que cet événement demeure, sans nul doute, une des opportunités les plus distinguées
et le rendez-vous incontournable de la commercialisation, outre un espace de rencontres entre
les acteurs de l'alimentation et les éventuels professionnels désireux d'investir au Maroc ou
conclure des partenariats avec les hommes d'affaires marocains.

6
Après avoir souligné les différentes actions entreprises par l'Agence en matière de
vulgarisation et d'accompagnement des exposants, il a toutefois insisté sur la nécessité de la
"promotion proactive", de la recherche de marchés et de la diversification des débouchés pour
la commercialisation du produit agricole marocain.

M. Tazi a, d'autre part, indiqué que "le Maroc et le Canada ont lancé en janvier dernier des
négociations pour un accord de libre-échange", estimant qu'"une entente entre les deux pays
pourrait marquer le début d'un temps nouveau pour les PME et les hommes d'affaires
marocains".

Durant les trois jours (11-13 mai), les visiteurs du Salon ont pu s'enquérir notamment des
nouveautés de l'agroalimentaire marocain et des différentes facettes du secteur agricole au
Maroc, "le seul pays arabe et africain à être présent au salon de Toronto", a-t-il dit, notant que
"plusieurs hommes d'affaires ont été intéressés par les produits marocains".

Parallèlement à l'exposition, des rencontres variées ont été organisées entre les différents
professionnels marocains présents à cet événement qui ont essayé de répondre aux besoins de
la clientèle et des investisseurs nord-américains.

Les opportunités d'investissement pour les Marocains résidant en Amérique du nord et les
possibilités d'accès au marché national ont été aussi, entre autres, les principales questions
soulevées lors de cette 8ème édition de SIAL-Canada.

Dédié aux produits agricoles frais et agroalimentaires, le Salon offre ainsi aux professionnels
marocains l'opportunité de gagner des parts de marché dans la zone de l'Accord de libre-
échange nord-américain regroupant le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, et qui représente
plus de 400 millions de consommateurs et plus de 80 milliards de dollars d'importations de
produits de l'agroalimentaire.

Source : http://www.map.ma/fr/sections/economie/le_pavillon_du_maroc/view

7

L’économiste ; édition électronique du 13/05/2011

Kelâat M’gouna: Du festival aux premiers pas de l’industrialisation de la rose

Plus de 80.000 ha produisent plus de 35.000 tonnes par an

Huit unités de distillation et trois usines animent la filière

Augmenter la productivité, améliorer les circuits de commercialisation,… les gros défis


Près de 35.00 tonnes de roses ont été produites cette année,
dont une douzaine est séchée par les agriculteurs au niveau local.
Une pratique qui permet aux producteurs de vendre le kilogramme
à environ 60 DH. S’ajoute à ces bons indicateurs, l’augmentation du nombre
des unités de distillation


L’ambiance a été bon enfant le week-end dernier à Kelâat Mgouna. En effet, la population
fêtait son produit fétiche: la rosa damaskina, source d’une économie de terroir assez
fructueuse. Le Moussem local qui célébrait son 49ème anniversaire a constitué un prétexte de
fête. Des milliers de visiteurs nationaux et étrangers étaient également de la fête. A Kelâat
M’gouna, l’olfactif a repris du service, le temps d’un festival.

Cette année, la saison s’annonce sous de bons auspices. Les pétales parsèment la route reliant
Kelâat M’gouna à Boumalne Dadès. Sur la route, des jeunes garçons offrent aux visiteurs des
colliers de roses à des prix variant entre 5 et 20 DH.

La majorité des femmes en costume blanc ou noir, des jeunes habillés pour l’occasion et des
hommes en djellabah prennent très tôt le chemin du centre ville, là où tout le monde attend le
défilé, en particulier le char de la Miss Rose. Malheureusement pour eux, cette année les
organisateurs ont préféré annuler cet épisode des festivités, particulièrement en raison de la
situation et des chamboulements dans le monde arabe. Toutefois, au programme sont prévus
d’autres activités avec notamment des troupes folkloriques de la région.

Outre l’aspect festif, les commerçants de Kelâat Mgouna tirent grandement profit de ce
rendez-vous annuel. Une opportunité économique rare, soulignent-ils, puisqu’ils ont la
possibilité de présenter les produits fabriqués à partir de la rose: savons, produits cosmétiques,
huiles, shampooings ou bouteilles d’eau de rose. Un «shopping» devenu un rituel pour
presque tous les visiteurs. Certains d’entre eux ne ratent pas cette occasion pour entreprendre
le lendemain un trekking au niveau du massif de M’goun. Là, le produit est dédié uniquement
aux plus tenaces.
8
Pour cette année, la campagne semble être satisfaisante, par rapport aux récoltes précédentes.
Près de 35.000 tonnes ont été produites cette année, dont une douzaine est séchée par les
agriculteurs au niveau local. Une pratique qui permet aux producteurs de vendre le
kilogramme à environ 60 DH. La superficie cultivée atteint, elle, environ 80.000 ha.

S’ajoute à ces bons indicateurs, l’augmentation du nombre des unités de distillation, huit
actuellement, et la mise en place d’une troisième usine opérationnelle à partir de cette année.
Pour cette saison, le prix du kilogramme a atteint 15 DH contre les 7 et 8 DH il y a quelques
années. Avec ce nouveau prix, la commercialisation prend ainsi une autre allure, à la faveur
d’une concurrence entre opérateurs qui aspirent à booster notamment leurs exportations.
«Avec un niveau de 15 DH, les produits des agriculteurs commencent à être mieux valorisés,
la concurrence ayant joué un rôle important dans ce cadre. Maintenant, le défi est celui
d’augmenter la production et la productivité», indique Mohamed Oumlouk, président du
Conseil municipal de Kelâat Mgouna et du syndicat des communes de la Rose, collectif de
cinq collectivités locales.

La commercialisation reste également le point faible de la filière. «Le prix de vente actuel ne
correspond aucunement aux prix du marché national ni international », tient à préciser un
agriculteur. Certes, plusieurs initiatives sont entreprises pour encourager les jeunes
promoteurs à la création de petites unités de distillation de l’eau de rose, mais cela reste
encore insuffisant.

Contre le stress et les dépressions nerveuses

Grâce à sa Rosa Damaskina (nom latin), Kelâat M’gouna permet au Maroc d’être classé parmi
les trois premiers pays producteurs au monde de cette plante hybride, après la Bulgarie et la
Turquie. Rares sont ceux et celles qui savent que la rose de Damas, plante appartenant à la
famille des rosacées et à laquelle est dédiée le Moussem et le festival de Kelâat M’gouna,
présente, outre ses aspects socioéconomiques, plusieurs vertus thérapeutiques et cosmétiques.

A la faveur d’un climat subsaharien et frais en même temps, et d’un sol peu alcalin, pauvre en
humus et d’une teneur moyenne en azote, la «rosa damaskina» y trouve toutes les conditions
favorables à son développement. Selon les experts, son essence de rose est recommandée en
cas de troubles liés au stress (insomnie), aux tensions et dépressions nerveuses en tant que
sédative. Elle agit aussi comme un tonique pour les problèmes cardiaques et pour une
meilleure circulation sanguine. Outre le fait qu’elle sert de solutions aux problèmes du foie,
d’estomac et d’utérus, l’essence de la rose régule l’appétit et soulage les spasmes gastriques et
les nausées. Son efficacité est confirmée pour les dermatoses, les plaies, les couperoses, les
gingivites et les aphtes. Quant aux usages cosmétiques, l’essence de rose est utilisée en tant
que crème hydratante, anti-âge, et pour les lotions, savon. Mais, l’usage le plus important
reste l’exportation de l’essence de rose aux plus grandes parfumeries internationale (Opium
de YSL, Jicky de Guerlain…). Et ce n’est pas un secret que cette essence sert aussi aux
besoins de pâtisseries ou de confiserie.

Que peut-on donc extraire de cette rosa damaskina ? Il y a d’abord l’hydrolat de rose. Il s’agit
de l’eau de rose produite par hydro-distillation. Cela signifie que la vapeur traverse la plante
et se trouve ensuite condensée et refroidie, pour qu’enfin elle puisse donner l’eau florale. Le
deuxième produit est l’huile essentielle de rose. Cette dernière est produite par hydro-
distillation. Elle surnage au dessus de l’eau florale. Pour l’extraction, on utilise le dioxyde de
9
carbone supercritique. L’absolue de rose, quant à elle, est extraite à l’aide d’un solvant
Hexane ou Propylène Glycol.

Destinées à un public averti et connaisseur, elles séduisent les créateurs de parfums et de
cosmétiques. Les absolues, matières odorantes naturelles, sont des substances précieuses de
grande qualité. D’ailleurs, les rendements extrêmement faibles expliquent leurs prix très
élevés. Et enfin l’essence de Rose qui est le plus important produit, étant donné sa valeur
matérielle et pécuniaire. Les spécialistes indiquent que l’appellation «Essence» est consacrée
uniquement aux agrumes. Il s’agit du concentré extrait par pression à froid de l’écorce du fruit
mais non pas la fleur. Pour avoir un kilogramme d’essence, il faut disposer d’environ cinq
tonnes de pétales.


De notre correspond

Aziz Rachidi

Source : http://www.leconomiste.com/article/883302-kelaat-m-gouna-du-festival-aux-premiers-pas-de-l-
industrialisation-de-la-rose
10