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Hypnose François Roustang est l'invité de Raphaël Enthoven & Roustang-Lacan

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François Roustang est un philosophe et hypnothérapeute français né en 1923. Ancien jésuite, il a été psychanalyste durant plus de vingt ans avant de rompre avec cette discipline et de développer des travaux sur l'hypnose.

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Hypnose - François Roustang est l'invité de Raphaël Enthoven dans "Philosophie"
Raphaël Enthoven invite François Roustang, hypnothérapeute.
L'hypnose ramène la conscience à ses bords les moins personnels. Elle passe pour une pratique obscure, peut-être surnaturelle, parfois pour de l'esbroufe. Dans tous les cas, elle fait peur.
Mais si l'état d'hypnose était plus fréquent qu'on ne le pense ? Si l'hypnose n'était que la métaphore des procédures d'asservissement qui visent à produire les comportements homogènes dont les sociétés ont besoin pour demeurer stables ? Peut-on parler d'hypnose volontaire ? Peut-on s'en libérer autrement qu'en fermant les yeux ?
INVITÉ : FRANÇOIS ROUSTANG
François Roustang est un philosophe et hypnothérapeute français né en 1923. Ancien jésuite, il a été psychanalyste durant plus de vingt ans avant de rompre avec cette discipline et de développer des travaux sur l'hypnose.
Parmis ses œuvres :
Savoir L'hypnose ou Comment Le secret de attendre : les portes de faire rire un Socrate pour Pour que la la guérison paranoïaque ? changer la vie vie change
BONUS
Il suît d'un geste
Edité le : 29-06-09
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Christine75il y a un mois
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Par moments, il semblerait que François Roustang oppose la démarche de l'hypnose à celle de la psychanalyse, en ce que la première permettrait un retour à l'harmonie en s'inscrivant dans le présent (just do it !), et la seconde pourrait plonger l'esprit du patient dans le chaos de ses souvenirs les plus refoulés et créer un malaise durable. En quelque sorte, la psychanalyse lui ferait prendre conscience des contorsions qui lui ont été imposées, sans pour autant lui donner les moyens de ne plus s'y conformer ? De son côté, l'hypnose aurait souvent pour eet de "vider" le patient de tous ses conditionnements passés avec le risque de le faire devenir totalement perméable aux conditionnements que pourrait lui imposer consciemment ou non l'hypnotiseur. Comme si la personne hypnotisée retombait dans l'état de naïveté et de disponibilité d'esprit de l'enfant face à l'éducation que ses parents lui ont choisie. Est-ce à dire que de même qu'il n'existe pas de parents parfaits, il n'existerait pas d'hypnotiseur ou de psychanalyste irréprochable ?
L'approche de l'art contemporain considéré comme un moyen de libération des conditionnements est peut-être moins dangereuse parce que l'artiste n'est pas présent pour exercer une inuence personnelle sur le spectateur qui peut à son tour s'approprier et utiliser à son gré l'émotion transmise par le biais de l'oeuvre.
Pour le rapprochement entre le taoïsme et l'hypnose, il est vrai que dans les deux cas il pourrait y être question d'un guide dont l'éthique devrait consister à ouvrir l'esprit du disciple ou du patient pour ensuite le laisser chercher seul sa propre voie. Mais certains moralistes pourraient craindre que dans l'hypnose comme dans le taoïsme la notion de morale ne soit absente, de sorte que l'individu (que ce soit l'hypnotiseur ou l'hypnotisé) ne se sentirait plus concerné par des principes éthiques si nécessaires au bon fonctionnement de la société.
Et puis une petite question sur l'émission : pourquoi de la part de Raphaël Enthoven cette obsession du temps toujours trop court pour pouvoir tout dire en une émission ? De toute façon, il reste toujours la possibilité de développer certains points au cours d'autres émissions avec un éclairage toujours renouvelé, vu la diversité des personnes invitées. A mon avis, il est sain et même agréable de quitter la table sans être rassasié !
Fancineil y a 14 jours
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Très intéressante émission qui lève le voile sur une discipline qui prête à tous les fantasmes!
Remyil y a 21 jours
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Je suis un peu déçu du manque de perspective de l'émission sur l'hypnose. En eet, à coté de l'hypnose directionnelle avec une posture en face à face décrite par Charcot et Freud, et donc par F Roustang, il y a l'hypnose Ericksonnienne où le thérapeute accompagne le patient en cote à cote et qui induit pour moi, une forme beaucoup moins suggestive et donc beaucoup plus permissive pour l'hypnotisé. Je suis un peu déçu que cette forme ne soit même pas citée par l'émission.
en rapport avec la question de la formation voici une opposition Lacan Roustang et de quelques considérations personelles qui je l'espère attendent votre patiente lecture et vos remarques.....
« Je suis avec les Anciens » disait volontiers Montherlant, et je sais
que Lacan les lisait tout en collectionnant les éditions rares et précieuses. Serais-ce la référence aux Atrides et la lecture de Roustang qui m'inspire une correspondance ? Référence aux festins de Thyeste, celui qui ignorait qu'il mangeait ses enfants.
La thèse de Roustang :
Lacan serait mort d'inanition depuis belle lurette si il ne se nourrissait pas de savoir ce que sont ses enfants qu'il « mange ». POINT DE DIFFÉRENCES ENTRE LA TRAGÉDIE ET LES DÉFENSES PERVERSES QUI SIGNIFIENT : un noyau psychotique axé vers la perversion avec comme condition primordiale que le savoir soit l'essentiel.
Déînissons l'école Lacanienne comme suit :
« C'est pourquoi les psychanalystes se regroupent en société, se donnant l'illusion qu'ils théorisent alors qu'ils recherchent tous, mais chacun pour soi avec ses fantasmes et hallucinations un discours unique. La théorie et le délire de plusieurs : triste choix entre une psychose franche et une psychose partagée et souvent colmatée par des références à la dite « théorie".
J'ai encore moins le pouvoir de permettre à quiconque de se passer des mythes. Certes ce ne sont pas les dupes qui manquent, mais les charlatans qui se prosternent devant n'importe qui, n'importe quoi. Les remarques adressées dont destinées A CEUX QUI CHERCHENT A CEUX QUI DOUTENT A CEUX QUI PENSENT ET NON A CEUX QUI CROIENT.
C'est au nom du principe de plaisir en soulignant qu'il n'y ai point d'erreurs d'interprétation sur le destinataire en ne prétendant pas enseigner, dire le faux du vrai, mais simplement faire état de mes modestes lectures.
« Aucun psychanalyste ne peut aider son patient à aller plus loin qu'il n'a été lui-même dans sa propre analyse »
L'analyste qui aura négligé de se faire analyser sera puni par son incapacité à dépasser un certain niveau de connaissance en analysant ses patients et par le risque de nuire à autrui. Certes, ces réexions générales sont pertinentes mais j'ai une autre perspective de l'analysant et de son désir d'analyse : c'est lors d'une cure la possibilité de l'analysant éprouvera le sentiment de « passer de l'autre côté de la barrière », de devenir lui-même analyste. Son analyste peut alors faire germer cet espoir et de le diriger vers une analyse didactique en parallèle avec sa propre analyse.
tassigny frans