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La culture, un facteur de développement ?
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La cult ure, un fact eur de développement ?
Début mai, la Région wallonne inaugurait à Frameries, en Hainaut, unParc d’aventures scientifiques,sur le site du Crachet, véritable témoin du passé charbonnier de la région. Cette initiative culturelle innovante entend apporter une contribution au renouveau économique du Borinage, avec l’aide de ses forces vives. Cette réalisation s’appuie sur une volonté de la Région wallonne de soutenir prioritairement la réaffectation d’anciens sites industriels en lieux d’activités culturelles. A Clabecq aussi, la restauration du Château des Italiens peut être source d’emplois et de ressources liées à une nouvelle dynamique culturelle.
Dans le contexte de la reconversion de notre région, les acteurs culturels et associatifs sont convaincus qu’une dynamique culturelle originale peut avoir un effet positif sur le développement social et économique local. L’ouverture de Centres multimédias permet d’espérer que le développement cybernétique de la région, résolument tournée vers l’avenir, s’adressera à toutes les populations (jeunes et moins jeunes, peu ou fort scolarisées, avec ou sans travail…) et contribuera à leur insertion sociale et à l’ancrage de la région dans les secteurs de pointe. Dans le même ordre d’idées, le projet développé par la Fédération belge de football d’installer à Tubize son ”Centre technique” et la future construction d’un vélodrome à Rebecq, pourraient également contribuer au développement de l’Ouest du Brabant wallon.
Le sport, la culture et la formation comme facteurs de développement économique d’une région, c’est une idée d’autant plus séduisante que personne ne conteste la priorité de vivre décemment et de bénéficier d’un emploi.
Pour rencontrer une autre priorité, celle du développement durable, une nouvelle culture se développe, s’appuyant sur la volonté d’économiser l’énergie (dans cette optique, le projet de port et de désenclavement du canal est porteur). La perspective de constituer un parc naturel, de développer le Ravel, de Ronquières à Brainele Comte, en passant le long du canal par Ittre et Rebecq, et d’établir un contrat de rivière Senne peut également déboucher sur la création d’emplois ”environnementaux”. Dans l’arrondissement de Hal, plus de 70 emplois ont été créés par les communes associées à des projets similaires.
Par ailleurs, l’on parle de plus en plus d’une nouvelle culture politique, celle qui joue la transparence, associe les habitants aux recherches de solutions et les considèrent comme citoyens actifs et responsables. Rappelons que, jusqu’en juin 1998, plus de 300 personnes ont participé activement aux groupes de travail transversaux. Il est sans conteste que la réalisation du plan de mobilité de l’Ouest du Brabant wallon sera un test essentiel et que la consultation des habitants, dès le début de l’étude et tout au long de son déroulement, sera également facteur de développement harmonieux pour notre région.
Le Comité de rédaction
Sur la voie d’un ”Développement durable”
A Tubize, à Nivelles et à Ittre, à l’initiative de divers groupes ou associations, des personnes se sont réunies pour débattre l’avantprojet de développement durable proposé à la consultation populaire par le ”Bureau fédéral du plan”. A Ittre, c’est le Centre de loisirs et d’information (CLI), l’Administration communale et l’écoconseillère, Mme Christine Gillot, qui ont invité les personnes intéressées à un échange de vues avec deux représentantes de la Commission interdépartementale du développement durable (CIDD) qui a rédigé ce vaste plan gouvernemental. A Tubize, l’AID et le Mouvement ouvrier chrétien, ont organisé 4 réunions, au cours de laquelle 6 personnes ont élaboré une réflexion et des suggestions qui, comme prévu, ont été remises à la CIDD avant le 31 mars dernier.
L’avantprojet de Plan s’appuie sur plusieurs idées de base. Il propose, notamment, un développement équilibré en fonction des besoins présents et futurs et plus particulièrement des besoins fondamentaux tel qu’emploi, alimentation et santé publique. Les participants aux réunions organisées à Tubize se demandent qui définit les besoins et comment ? Ils estiment qu’il faut éviter le risque d’une vision trop restrictive de la pauvreté (assistance plutôt qu’assurance, curative plutôt que préventive ).
Ils revendiquent la prise en compte de l’absence de maîtrise des connaissances scientifiques et technologiques nécessaires (par exemple, en termes de traitement et de recyclage des déchets ménagers, industriels, nucléaires…) et des limites de notre organisation sociale et économique (exclusion, chômage, participation, agriculture, environnement…).
Le développement doit concerner tous les pays, riches et pauvres. Aucun pays ne peut affirmer que son développement est achevé, étant donné que tous connaissent soit des problèmes économiques et/ou des problèmes sociaux et/ou des problèmes écologiques. L’effort requis en matière de développement durable doit être proportionnel aux capacités du pays considéré (la responsabilité des pays riches est d’autant plus grande que leur richesse est grande).
Le degré de développement doit être évalué au moyen d’indicateurs multiples (PIB et taux de croissance, mais aussi taux de bien être, de pauvreté, de chômage, de scolarité, d’accès aux soins de santé, de pollution…).
Des choix timides
De son côté, l’Adesa, par la voix de Mme Odette Dujardin qui participait à la réunion d’Ittre, revendique que le premier objectif poursuivi soit la défense de la santé et de l’environnement, mais aussi que l’on préserve la paix et les droits de l’homme et que les associations environnementales obtiennent une place dans le processus. Elle souligne également l’absence d’une éthique industrielle, l’importance de la coordination des politiques et la nécessité d’atteindre un consensus entre populations riches et pauvres pour la prévention des pollutions. Enfin, elle rappelle que la chasse doit participer à un équilibre durable et que le parc naturel est un outil au service du développement durable.
Comme à Tubize, à Ittre, l’avantprojet est perçu comme étant peu accessible et compréhensible. On revendique que la consultation puisse prononcer des avis tranchés et on regrette la timidité des choix proposés. On souligne que la disparition de la pauvreté nécessitera des changements structurels et qu’il faudrait déterminer les ”produits insoutenables” . Enfin, on rappelle que l’alternative aux transports routiers nécessite, entre autres, le dragage des canaux !
En conclusion, ce Plan de ”Développement durable” a le mérite d’exister, de poser ces thèmes comme une priorité politique pour l’avenir. Mais il reste évidemment des questions. Comment ce concept vatil être mis en œuvre dans la vie quotidienne ? Quelle place vatil prendre dans les accords économiques ? Comment le gouvernement vatil tenir compte des différentes remarques exprimées ? Voilà des questions à suivre de près.
Alexandra Chaidron
MOC – Brabant wallon
Mohamed Belguenani
AID  Tubize
Quel ” développem ent durable” ? Et si le ”Développement durable” (DD) s’imposait comme la seule alternative aux problèmes de notre époque, pauvreté et développement, exclusion et chômage, pollution et environnement.
Le ”Développement durable”, estce une idée, un projet politique, un concept… ? En tout cas, il implique deux notions, celle du développement et de durabilité.
Depuis que les différentes commissions des Nations unies réfléchissent au ”Développement durable”, elles ont enfin pris conscience que le modèle ultralibéral dominant et la course impitoyable à la croissance à tout prix mettait en danger notre planète et l’avenir des populations. Il fallait donc réagir et mettre fin à un développement incontrôlé et nuisible pour les générations actuelles et futures.
Définition :”Le développement durable assure un progrès économique équitable sur le plan social tout en préservant la base de ressources et l’environnement pour les générations futures”.
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