La psychanalyse au risque du " transfert "

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Après avoir expliqué que le transfert est un "point de détail" inconnaissable en dehors de la cure...et que vous parliez du "transfert sur le psychanalyste"... il faut le faire ! C'est ce qui s'appelle ne pas craindre les contradictions ou les incohérences... En tout cas très franchement, ce que vous dites en dernier est beaucoup plus juste...
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Langue Français
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La psychanalyse au risque du
transfert
J'ai relayé cet article : " Pour ne plus avoir honte d’être « Psy » …Faut-il
brûler la
psychanalyse ?" http://fr.calameo.com/books/0013433887744c6433145 ,
j'ai eu 23 lectures et 3 téléchargements. Si je l'ai couplé avec un autre
c'est d'une part pour enrichir la faiblesse des "journalistes avec leurs
titres ronfants" mais qui sont des coquilles vides et d'autre part pour
faire (par la même occasion) connaître les commentaires de
E.Roudinesco qui eux tiennent la route.
Françoise Zannier • Les gros titres ça fait vendre…
La presse grand public et dite d'information n'est pas vraiment une référence
pour se faire une opinion sur la psychanalyse ou sur tout autre sujet. Il vaut
mieux le savoir.
En outre la psychanalyse n'est pas qu'une praxis, très loin de là.
Autrement dit ce n'est pas parce que quelqu'un a fait une cure, qu'il (ou elle)
connaît "la psychanalyse".
Il (ou elle) connait tout au plus la manière de travailler de son psy et les efets sur
lui (ou elle) du travail efectué.
Autrement dit, il faut surtout lire Freud et bien d'autres, étudier les théories et les
écrits psychanalytiques (histoires de cas notamment) pour se faire une opinion.
La théorie est essentielle en efet. Sans elle, tout le reste s'écroule comme un
château de cartes.
Il n'y a pas de pratique sans théorie. Pas d'action sans concepts pour diriger
l'action.
En tout état de cause, le Nouvel Obs voulait sans doute évoquer la "chasse aux
sorcières" à laquelle on assiste depuis quelque temps.
Mais cela ne sert à rien car la psychanalyse n'est pas simplement un ensemble de théories et d'écoles. C'est une institution…
Je renvoie les lecteurs à 2 articles pour plus d'explications
:
http://www.psychologue--paris.fr/actualites/du-scientisme-en-psychologie-etpsychanalyse-0015.htm , d'une part et d'autre part,
http://www.psychologue--paris.fr/actualites/autisme-0010.htm
Suivre Florence
Florence Gaillard • Bonjour Françoise,
Etudier, lire est un fait pour commencer et je dis bien, commencer à
comprendre.
Mais la psychanalyse est vécue et intégrée un minimum dans l'amplitude du
patient, quand il est sur le divan: sans cure au préalable la psychanalyse ne peut
être perçue.
Elle est une entité à elle entière et ne peut être parlée, expliquée, écrite que si on
s'est allongé sur un divan: là, l'inconscient prend toute son ampleur.
Ensuite il y a ceux qui vont juste suivre une cure, une thérapie et la
psychanalyse, il ne s'y intéresseront pas au delà, ne la liront pas, car ça n'est pas
dans leur intérêt.
Et puis, il y a tout ceux et j'en rencontre beaucoup, sous prétexte de connaitre le
nom de Freud, ou des mots comme transfert, inconscient et autres, sous prétexte
d'avoir lu, savent ce qu'est la psychanalyse.
La psychanalyse disait Freud c'est aider à ce que le patient se comprenne, mais
pour ça et pour savoir de quoi retourne la psychanalyse, il faut s'allonger sur un
divan, sans quoi la lecture ne sert à rien.
http://autourdeforence.fr
il y a 1 mois• J'aime


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Suivre Françoise
Françoise Zannier • Bonjour Florence,
Je ne partage pas votre avis, ni celui de Freud en tous points.
On apprend et on comprend beaucoup en lisant, non seulement sur la
psychanalyse en général, mais aussi sur la pratique de la cure.
On peut en efet aller bien au-delà d'une analyse personnelle ou d'une formation
théorique et pratique dans une seule obédience psychanalytique, en étudiant
plusieurs auteurs.
On découvre notamment que l'auto-analyse qu'a pratiquée Freud à l'origine, a
été par la suite développée et défendue par des analystes comme Karen Horney
et d'autres.
Autrement dit qu'il y a d'autres possibilités d'avoir une pratique psychanalytique,
que celle consistant à aller s'allonger sur un divan.
Autrement dit encore, que Freud ne craignait pas ses propres contradictions
puisqu'il s'est bien auto-analysé et non pas allongé sur un divan, avant de poser
la cure princeps comme une exigence sine qua non.
On apprend aussi que le précurseur de l'inconscient freudien, c'est Janet .
Les idées subconscientes et le refoulement n'ont pas été découverts par Freud .
Par conséquent vous ouvrez un vaste sujet, mais cela ne permet pas de trancher
et chacun(e) peut avoir une opinion diférente.
Bien à vous
il y a 1 mois• J'aime



Suivre Florence
Florence Gaillard • En efet que ce soit Janet, Breuer, Charcot,Fliess ou encore
Ferenczi ils ont contribué au développement de la psychanalyse.
Le sujet n'est pas si vaste que ça: la cure psychanalytique ne peut démarrer que lorsqu'il y a l'approche du refoulé et l'attache au médecin, soit le transfe rt.
Autrement dit on ne peut parler de psychanalyse qu' à ce moment là.
Ensuite, surgit un autre problème: les soi-disants psychanalystes ou thérapeutes
qui professent des thérapies à tendance "psychanalytiques" car ils ont lu et
savent: problème car quand le transfert se produit, ne savent pas de quoi il
s'agit.
Pour vous Françoise si vous trouvez un sens dans vos lectures, tant mieux.
Mais cette traversée est simple: être allongée sur un divan, dire tout ce qui nous
passe par la tête, chaque idée incidente.
Le transfert est nécessaire car c'est le levier de la cure et c'est ce qui permettra
de faire tomber nos résistances .
Sans mots, sans transfert, la psychanalyse n'est pas.
il y a 1 mois• J'aime



Suivre Françoise
Françoise Zannier • La psychanalyse ne se résume pas à la pratique de la cure
et il est faux de dire qu'on ne peut parler de psychanalyse que lors de la cure .
Encore une fois, l'essentiel ce n'est pas la pratique mais la théorie car il n'y a pas
de pratique sans théorie.
La psychanalyse est un ensemble de théories avant d'être un ensemble de
pratiques :
Jung, Abraham, Klein, Searles, Bleger, Winnicott, Pankow, Horney, Lacan, Anzieu,
Kaës, ....et tant d'autres, le sujet est très vaste.
On ne peut pas bien connaître ni juger les pratiques sans connaître les théories.
Pour prendre un exemple, quand vous achetez un manteau par exemple,
l'enflezvous et partez-vous avec sur le champ en vous disant que vous éprouverez sa
qualité de manteau à l'usage, ou bien vous renseignez-vous sur ses qualités,
origine, matière, prix etc… avant de l'acheter ?
On ne peut pas séparer les choses des mots qui les expliquent et dire que seules
les choses comptent, pas les mots.
Les mots sont faits pour expliquer les choses, c'est cela qui est vrai et pas l'inverse.
C'est pourquoi pour se faire une idée de ce qu'est ou plutôt de ce que sont les
théories et pratiques psychanalytiques, il n'y a pas mieux que les livres.
Les livres sont des mémoires auxiliaires contenant l'ensemble des connaissances
acquises dans une discipline.
C'est pourquoi il y a bien plus de choses à découvrir dans des livres que dans la
tête d'une ou de quelques personnes.
C'est aussi pourquoi quand on fait de la recherche, on travaille beaucoup avec et
dans les livres. On s'amuse d'ailleurs parfois à dire qu'il faut avoir tout lu du sujet
dont on traite.
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne fait que cela, bien évidemment .
Ayant une formation de chercheur, j'ai étudié la psychanalyse dans le cadre de
mon cursus et de ma thèse - et aussi au département de Psychanalyse de
Jacques Lacan - preuve s'il en est que la connaissance de la psychanalyse, ça ne
s'apprend ni ne se passe pas que sur le divan.
Je vous rappelle aussi que le pôle clinique de la psychologie s'est construit en
grande partie en référence à la psychanalyse .
Or c'est bien d'un enseignement universitaire dont il s'agit et non pas de la cure.
Les références psychanalytiques sont utilisées aussi bien en psychopathologie,
que dans le test de Rorschach, les entretiens cliniques ou encore le
psychodrame.
Tout le paradigme du psychisme c'est à la psychanalyse qu'on le doit.
Par conséquent dire qu'il n'y a de psychanalyse que dans la cure, c'est vraiment
faire erreur car cela ne recouvre au mieux qu'une vérité partielle.
il y a 1 mois• J'aime



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Suivre Florence
Florence Gaillard • Je dirai que je suis une femme de terrain .
Je n'ai pas de formation de chercheur, je cherche moi-même,je lis, je m'informe:
je lis, apprends la psychanalyse et je suis sur un divan.
Oui les livres sont bien, mais ne me disent pas comment je vais ressentir les choses, un pays, un divan.
Je vois des reportages sur le monde entier, mais une fois dans le pays, ça n'a rien
à voir et allongée sur un divan, je suis désolée mais les maux ne sont guère
traduisibles, car il faut aller là où les livres ne vont pas, pour un jour pouvoir enfn
comprendre et se comprendre.
il y a 1 mois• J'aime



Suivre Aloys
Aloys Ligault • Bonjour,
Je crois que l'on peut distinguer d'une part la pratique psychanalytique 'clinique'
qui certes s'appuie sur des recherches théoriques mais consiste essentiellement
en une experience - et d'autre part une littérature d'inspiration psychanalytique
(qui touche au domaine de la critique littéraire, artistique, ou aux 'cultural
studies') qui certes s'inspire de concepts fondamentaux de la psychanalyse mais
dont l'elaboration ne passe pas par une cure analytique. Il me semble que cette
distinction pourrait resumer les termes du debat?
Bien à vous,
Aloys
il y a 1 mois• J'aime



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Frans Tassigny • On appelle critique psychanalytique une recherche qui détient
un savoir qui dévoile et articule le langage caché de l’inconscient et reconstruit
l’oeuvre pour tendre vers une philosophie vécue et pratiquée qui n’est autre que
la vie elle-même.il y a 1 mois


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Suivre Florence
Florence Gaillard • Bonsoir Aloys, je dirai que le sens de la psychanalyse prend
toute son ampleur lorsque l'on vit cette expérience: c'est un peu comme une
recette de gâteau que l'on aurait sous les yeux, mais qu'au fond on ne
savourerait ou pas, que lorsque celui-ci aurait été fait .
Vivre ou traverser une psychanalyse est un tel feu d'artifce qui éclate dans tous
les sens, que même en temps que psychanalysante, j'ai du mal à la mettre en
mots, mais je m'y eforce car c'est une aventure tellement vertigineuse, qu'elle
ne m'a pas laissée indiférente, mais ton résumé me convient bien.
Bonsoir Frans, c'est un résumé assez vrai, allez trouver et pratiquer enfn cette
vie.
il y a 1 mois• J'aime



Frans Tassigny • En efet Florence · Parce que de même que les ouvrages de
psychanalyse sont faits pour être lus, et non pas pour être entassés, empilés,
arrangés, alignés dans des rayonnages de bibliothèque, nos idées sont faites
pour être dites, publiées, discutées, proposées, sans quoi elles n’existent pas.
· Parce que internet est la circulation, le mouvement, et qu’il vaut mieux que nos
idées soient vivantes que prises dans une gangue de silence.
· Parce que de même que l’action soutient la décision et la valide, j’écris (et je ne
crois pas qu’il puisse en être autrement, ici, je suppose que le subjectif rejoint
l’objectif, ou plutôt que le singulier de mon geste rejoint le collectif du geste
d’écrire) et je ne peux écrire que dans un geste qui soit continu, qui ne s’arrête
pas parce que les gestes du quotidien viennent s’entrecroiser avec lui. Seulementil y a un lieu naturel pour cela, qui est un espace où l’on est prié de laisser son
nom au vestiaire et où la parole circule.
· Parce que la dynamique de la publication soutient la dynamique de l’écriture, la
confrme, la corrobore
il y a 1 mois


Frans Tassigny • J'ai donc publié vos interventions
sur :http://fr.calameo.com/books/001343388559e85cfef e6
Cordial
ft
il y a 1 mois


Suivre Karen
Karen Harutyunyan • La psychanalyse peut être défnie comme :
• une méthode d’investigation consistant dans la mise en évidence de la
signifcation inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires
d’un sujet (rêves, fantasmes, délires) ;
• une méthode psychothérapique fondée sur cette investigation et spécifé e
par l’interprétation contrôlée de la résistance, du transfert et du désir ;
• un ensemble de théories psychologiques et psychopathologiques où sont
systématisées les données apportées par la méthode psychanalytique
d’investigation et de traitement (Laplanche et Pontalis, 1973).
il y a 29 jours• J'aime


Frans Tassigny • Voici ma version : " Psychanalyse est le nom:
d'un procédé pour l'investigation de processus mentaux à peu près inaccessibles
autrement
d'une méthode fondée sur cette investigation pour le traitement de désordres
névrotiques
d'une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui
s'accroissent ensemble pour former progressivement une nouvelle discipline
scientifque"
(Psychoanalyse GW XIII 211-33 SE XVIII 235)
Une place importante est faite à la recherche et à la réinterrogation plurielle des
textes fondamentaux de la psychanalyse.
On préservera une ouverture au niveau de l'enseignement pour les médecins,,
les psychologues, les éducateurs, les travailleurs de la santé mentale et tous
ceux qui seraient intéressés par le travail de l'association sans être praticien de
la psychanalyse, à titre d'auditeurs libres, sous réserve de l'accord de
l'enseignant concerné.
source : http://users.swing.be/psychanalyse/statuts.html
il y a 29 jours


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Suivre Florence
Florence Gaillard • L'accessibilité des processus mentaux, est bien là quelque
chose de complexe: le lire, le comprendre, l'intégrer est une chose et tant que
cela reste à des fns personnelles, ce n'est pas gênant:
C'est cette ouverture qui me dérange et les débordements que cela occasionne, notamment vis à vis de ces thérapeutes qui se déclarent psychanalystes, et qui
n'ont pas la moindre idée de la composition d'un "transfert" et c'est là que le bât
blesse: le mot "psychanalyse" est employé à tous les temps, accolé à des
"psychologues" ou "psychiatres" alors que ce sont des métiers totalement
diférents à moins, bien sur, qu'ils aient fait leur propre analyse auparavant.
il y a 29 jours• J'aime



Suivre Bernard
Bernard Benattar • Je partage complètement votre avis. Nous avons besoin de
réponse rapide à des questions existentielles douloureuses et profondes. La
psychanalyse contrarie cette tendance lourde de l'époque vers l'éphémère et le
superfciel.
il y a 2 jours• J'aime



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Suivre judith
judith bordeyne • C'est incontournable,qu'il soit
psychiatre,psychologue,psychanalyste,la personne,qui veut exercer,doit lui
mêmeêtre analysé,durant ses études.Il faut qu'il arrive sur le"terrain",guéri de
son passé.On ne peut apporter un savoir,sans avoir fait le deuil du passé.Et tout
être humain,à une histoire.Les médecins sont alors plus forts.Nous nous
complétons tous,c.est la même chose pour un patient suivi par le médecin,une
fois guéri,il transmet aux prochains son savoir....
il y a 1 jour• J'aime