Comment bien éditer un poème en ligne

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Comment bien éditer un poème en ligne 4 bonnes pratiques pour l’édition de poésie sur internet De plus en plus, la poésie se publie et se lit en ligne. Outre les blogs personnels, c’est aussi sur internet que l’on trouve la plupart des revues intéressantes. Hélas, faute de maîtriser correctement ce média encore neuf, la presque totalité des textes en ligne est illisible ou introuvable. Les moyens d’y remédier sont pourtant simples. Je propose ici quatre règles essentielles pour éditer proprement un poème sur internet : 1. publier un poème par page web ; 2. indiquer clairement son titre et son auteur ; 3. choisir une mise en page sobre en privilégiant la lisibilité ; 4. donner aux images et à la publicité une place secondaire. Règle n° 1 : un poème par page web C’est un principe essentiel. La page web est l’unité de base sur internet ; un poème est une œuvre à part entière ; donc à chaque poème sa page unique dédiée. Ce moyen est le seul qui permette à la fois de lire facilement un poème, de le retrouver ensuite et de le partager. Si on présente un auteur ou un recueil, on consacrera une page à la présentation, et une page pour chaque poème cité intégralement, avec des liens entre ces pages. Et sur Facebook ? Il est déconseillé de publier un poème directement sur Facebook : un message n’est pas une page, on ne peut pas s’y référer facilement, et cela exclue les étrangers au réseau (il y en a !).

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Publié le 25 juin 2014
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Langue Français

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Comment bien éditer un poème en ligne
4 bonnes pratiques pour l’édition de poésie sur internet De plus en plus, la poésie se publie et se lit en ligne. Outre les blogs personnels, c’est aussi sur internet que l’on trouve la plupart des revues intéressantes. Hélas, faute de maîtriser correctement ce média encore neuf, la presque totalité des textes en ligne est illisible ou introuvable. Les moyens d’y remédier sont pourtant simples. Je propose ici quatre règles essentielles pour éditer proprement un poème sur internet : 1. publierun poème par page web ; 2. indiquerclairement son titre et son auteur ; 3. choisirune mise en page sobre en privilégiant la lisibilité ; 4. donneraux images et à la publicité une place secondaire.
Règle n° 1 : un poème par page web
C’est un principe essentiel. La page web est l’unité de base sur internet ; un poème est une œuvre à part entière ; donc à chaque poème sa page unique dédiée. Ce moyen est le seul qui permette à la fois de lire facilement un poème, de le retrouver ensuite et de le partager.
Si on présente un auteur ou un recueil, on consacrera une page à la présentation, et une page pour chaque poème cité intégralement, avec des liens entre ces pages.
Et sur Facebook ?
Il est déconseillé de publier un poème directement sur Facebook : un message n’est pas une page, on ne peut pas s’y référer facilement, et cela exclue les étrangers au réseau (il y en a !). Pour diffuser un poème par ce biais, on le publiera sur un blog ou un autre site, et on partagera le lien sur Facebook, idéalement avec des extraits significatifs.
Pareillement, les forums ne sont pas le lieu pour poster un poème. Le but d’un forum est la discussion, non la lecture. Pour la même raison, il ne sert à rien de proposer la possibilité de commenter les poèmes présentés.
Comment faire avec des poèmes longs ? La règle « 1 poème = 1 page » connaît une limite, les poèmes (très) longs. En effet, trop de « scroll » nuit au confort de lecture. L’œil a besoin de se poser par périodes, et le déroulement linéaire des pages ne le permet pas.
Si le poème se découpe en sections, et que chacune a une autonomie suffisante, on publiera une section par page. Sur chaque page, on ajoutera un lien vers la section précédente et la section suivante, voire un sommaire de l’ensemble du poème. On pourra titrer les sections de la sorte : «Titre du poème (n° de la section) : titre de la section, par Nom du poète». Exemple : «Rolla (II) : le débauché, par Alfred de Musset».
En revanche, s’il s’agit d’éditer proprement l’Èvede Péguy ou laProse du Transsibériende Cendrars, œuvres qui ne se peuvent découper proprement tant elles sont écrites d’un tenant, je ne sais comment faire et suis preneur de toute suggestion !
Règle n° 2 : indiquer clairement le titre et l’auteur
Chaque page web doit avoir un titre : en l’occurrence, le titre du poème s’impose. On lui adjoindra le nom du poète, soit entre parenthèses, soit après un « de » ou un « par ». Exemple : «L’albatros (Charles Baudelaire)».
Ce titre permet d’identifier rapidement et sans hésitation l’œuvre et son auteur. Il est utile aussi pour retrouver le texte après l’avoir lu.
Si le poème n’a pas de titre, on prendra les premiers mots, éventuellement entre guillemets pour montrer qu’il s’agit d’une citation et non d’un vrai titre. On pourra aussi créer un titre d’éditeur.
Il est bien de répéter à la fin du texte, en signature, le nom du poète avec le titre du recueil dont le poème est tiré.
En bas de la page, et seulement là, on pourra ajouter un lien vers la page consacrée au poète ou vers d’autres de ses poèmes, pour inviter le lecteur à continuer sa visite.
Règle n° 3 : choisir une mise en page sobre En matière de mise en page, les règles traditionnelles du papier s’appliquent aux écrans. On utilisera donc un fond clair (blanc ou blanc cassé) et une police classique (Palatino, Garamond ou Didone) de couleur sombre, sans gras ni italique ni capitales. Seule différence, on choisira une taille de police plus grande : idéalement 16 à 18 pixels, 14 étant un minimum pour être lisible. Au-delà de ces grands principes, la poésie présente quelques particularités de mise en page qu’il faut connaître : En HTML, une strophe se compose en paragraphe (<p> au début et </p> à la fin), et un vers se compose en saut de ligne (<br /> à la fin). Dans le cas d’un poème en prose, il est déconseillé de justifier les lignes, car cela risque de créer des cheminées dans le texte, qu’il n’est pas possible de corriger. Il est fréquent qu’un poème ne soit pas tout entier aligné à gauche, mais que certains vers commencent avec un décalage. Dans ce cas, on ajoutera avant le vers décalé un nombre déterminé d’espaces insécables (&nbsp;). Le réglage se fait à l’œil,
en fonction de la police. Exemple :
« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,  Suspendezvotre cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices  Desplus beaux de nos jours !
Le web se prête mal aux mises au page complexes. Il ne dispose de presqu’aucun des outils d’édition fréquemment utilisés pour les livres. Il faut donc faire sans.
Règle n° 4 : donner aux images et à la publicité une place secondaire
On peut vouloir illustrer un poème, cela se fait souvent. Mais le poème prime l’image qui l’illustre, sauf dans les rares cas où le poème a été écrit pour l’accompagner ou lui faire écho. Aussi, on présentera d’abord le poème, puis l’image dans un second temps. Le début du texte doit apparaître sans qu’il soit nécessaire de scroller.
De la même manière, on évitera la publicité invasive, qui se superpose au texte ou qui le coupe. S’il est légitime de vouloir monétiser son site, il ne faut pas que cela se fasse au détriment de la qualité de lecture.
Aucun de ces conseils n’est impératif. Mais tous ensemble, ils constituent les bonnes pratiques essentielles de l’édition de poésie en ligne. Puissent ces pistes simples aider les poètes à être lus et appréciés sur Internet.
Guillaume de Lacoste Lareymondie Directeur duPoème de la quinzaine http://poeme.a-lire.fr/