Vouvoyer ou tutoyer ?

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Publié le 14 décembre 2012
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Langue Français
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Montpellier les 21 et 22 Février 2011


Vouvoyer ou tutoyer,



Pour le sujet qui nous intéresse : l'éducation, les traditions, les inepties des valeurs
intrinsèques inculquées par ceux qui doivent nous élever et non nous enterrer, les
parents, instituteurs, éducateurs, en bref la société.

Une de ses absurdités qui a la peau dure, c'est le vouvoiement.

Quand on est enfant, on nous serine que pour être bien élever, par respect, il nous
faut vouvoyer les personnes plus âgées que nous.
Mon œil !
Ce que l'on nous apprend n'est qu'hypocrisie, que flatterie, que tromperie, et
d'entretenir la frousse panique de l'étranger.

Personnellement le vouvoiement devrait disparaître, ne pas exister puisque c'est l'un
des non-sens, des plus abjecte de notre société actuelle.

Remarquez :

Qui vouvoie-t-on le plus dans notre vie ?

À la maison : quelques fois nos parents.
Dans notre famille : que les personnes que l'on rencontre pour la première fois.
A l'école : nos instituteurs, tous les adultes qui en font partis.
Au travail : nos différents chefs, notre Directeur.
Dans la société : les inconnus qu'ils soient nos ainés ou non.

Enfin tous ceux que l'on considère plus supérieur que nous-mêmes.
Et quelle jouissance pour leur égo de se voir flatter, et consolider dans leur rôle de
meneur d'hommes.

Qui tutoie-t-on ?

A la maison : nos parents, notre fratrie, nos enfants.
Dans notre famille : tout le monde.
A l'école : nos camarades qu'ils fassent partie ou non de notre classe.
Au travail : nos collègues de boulot.
Enfin tous ceux qui partagent notre réalité quotidienne.
Dans la société, c'est spécial : pratiquement personne, puisqu'ils nous sont
totalement inconnus et ils nous indiffèrent.

Il est vrai que le tableau que je décris est extrême, j'en conviens, mais il est.
Et gare à ceux qui sortent de se cadre rigide et accepté, par ceux que je nommerais
amicalement mais non péjorativement : mes moutons de Panurge.
Ils se font non seulement traités de mal polis, mal voir et au pire se faire mettre à
l'écart par les autres.

- " Quoi ? Mais qui sont ces malotrus qui osent déranger nos convenances ? "
- " Incompréhensibles, ils sont incompréhensibles. "
- " Ce sont des incongrus, des inadaptés. "
- " D'où viennent-ils ? Pas de notre planète, il me semble ! "
- " Du large ! Nous n'avons pas gardé les cochons ensembles. "
- " Ne nous mélangeons pas avec eux : qui sait s'ils ne sont pas porteurs d'une
maladie contagieuse ! " P a g e | 2

- " Faut croire qu'ils n'ont jamais été dressés à la dure comme nous ! "
- " De mon temps, cela ne se serait pas passé comme ça ! "
- " Que de coups de pieds au fesses qui se perdent ! "
- " Fi ! Loin de nous, sales détraqués ! "
- " Hors de notre vue, vous nous insupportez, nous exaspérez ! "
- " Ils devraient se faire soigner en psychiatrie ! "
- " Et blablabla, et blablabla ! "
- " Et reblablabla…!!! "

Voilà à quoi ressemble une discussion entre gens de la Haute : les col-et-montés.
Le plus grave, c'est que ce genre de niaiseries, nous les retrouvons dans toutes les
couches de la société.

Tout dépend de l'ouverture d'esprit et de la compréhension qu'ils ont sur cette
question bien spécifique.

Quelle véhémence, me diriez-vous, à juste titre.
Je sais que je suis impétueuse, mais non intolérante.
Tout comme le sont ces gens là.
Pas plus, ni moins qu'eux.
Je ne fais que répondre à leurs allégations.

J'aime tutoyer les gens parce que j'appréhende exactement sa réelle signification.
Pour moi quand je tutoie, avant toute autre considération, je considère mon
interlocuteur comme mon égal.
Il ne m'est ni en quoique ce soit mon inférieur, ni en quoique ce soit mon
supérieur.
Qu'il soit jeune ou vieux, enfant ou adulte, homme ou femme, qu'il vienne d'ici ou
d'ailleurs.

Il est vrai que j'ai quand même mon éducation et le respect d'autrui.
Qu'il m'est plus aisé de tutoyer les jeunes que mes ainés.
Ma façon d'être et d'agir diffère selon avec qui je rentre en communication.

Si ce sont des enfants, je me présente et je tutoie d'office.
Avec eux c'est plus facile puisqu'eux-mêmes nous tutoie.

Pour ce qui est des adolescents c'est à peu près la même approche, à quelques
nuances près.
Pour les mettre à l'aise je leurs dis souvent et à peu près dans ces termes :

Pourquoi moi qui suis une adulte confirmée, je me permettrais de te tutoyer et que
toi tu ne le pourrais pas ?

Pour les jeunes adultes, j'ai une autre phrase.
Déjà je leur demande leur âge.
S'il est inférieur ou égal à 36 ans, celui de ma fille Diane, je leurs dit qu'ils
pourraient faire partis de mes enfants.
Donc qu'il n'y a aucune raison qu'eux même ne se l'autorise pas avec moi qui
aurait bien pu bien faire partie de leurs parents.

Pour les autres, c'est normal puisque nous sommes entre adultes raisonnables et
raisonnés qui ont dépassé pour la plupart toutes ses barrières.

C'est juste que toutes les situations soient différentes en elles-mêmes.
Que mes facultés d'adaptation, d'improvisation, et mon intuition m'indiquent
toujours exactement comme je dois être et agir pour composer avec elles..
Bien que j'ai quand même une certaine retenue avec tous, puisque je respecte et
comprends parfaitement leur difficulté au tutoiement.

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Sœur Emmanuelle et l'Abbé Pierre tutoyaient bien leurs interlocuteurs, tout en les
respectant, qu'ils soient Présidents de la République ou simples quidams.
Ils ne pouvaient faire autrement.

Bien que je n'arrive même pas à leurs chevilles, je suis pareille.
C'est dans ma personnalité, mon caractère.



Extrait de Rubicon, l’Inclassable,


Au chapitre : Au fil des Jours.

Sur les pages : 76, 77, 78.

Pour les phrases en bleues, elles se situent à la fin de la page 74.