"Le règne des illuminati" de Giacometti et Ravenne - Extrait de livre

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Description

Les Illuminati...
Ils vous surveillent depuis des siècles.
Désormais, ils vont vous contrôler.
Antoine Marcas, flic franc-maçon, affronte une organisation secrète qui se revendique des Illuminati, ce groupe occulte qui enflamme les imaginations depuis sa disparition mystérieuse au XVIIIe siècle.
De Paris à San Francisco, Marcas remonte la piste d'une conspiration qui prend ses racines dans la Révolution française et traverse les siècles jusqu'au coeur de la Silicon Valley. Il devra déjouer les pièges du conspirationnisme ambiant pour retrouver le secret des Illuminati. Un secret aux frontières de la science...
Du règne de la Terreur de Robespierre et Saint-Just à l'assassinat du président Kennedy, des loges maçonniques de la Révolution au Bohemian Club américain, apprêtez-vous à plonger dans les arcanes de l'histoire secrète des États-Unis...

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Publié le 18 juin 2014
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Langue Français
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ERIC GIACOMETTI et JACQUES RAVENNE
LE RÈGNE DES ILLUMINATI
À vous, lecteurs
Une lettre à nos lecteurs…
À la fin duTemple noir, sa précédente aventure, ntoine s’exilait en Afrique, plus exactement e Sierra Leone. Il y a vécu un an sans donner signe d vie. Pendant cette éclipse, Jacques a pu écrire so roman sur le marquis de Sade,Les Sept Vies d Marquis(Fleuve Éditions, 2014), une œuvre qui lu tenait à cœur depuis des années. Eric, lui, a quitt on journal,Le Parisien/Aujourd’hui en France, après quinze ans de passion, et mène d’autres rojets. Et puis, un jour, Antoine s’est manifesté à nouveau. Il était rentré à Paris, sans nous prévenir. nutile de dire que nous ne l’avons plus lâché. Pour apprécier cette nouvelle enquête, nou vous conseillons de lire attentivement le paragraphe qui suit la fin du roman. Le secret découvert par ntoine vous concerne vous, chacun d’entre vous… n toute amitié. Eric Giacometti et Jacques Ravenne Rendez-vous sur notre nouveau site pour connaîtr
notre actualité et aller plus loin dans les enquêtes d’Antoine Marcas. www.giacometti-ravenne-polar.com
Prologue
« Le simple mot de secret est inacceptabl dans une société libre et ouverte. Et nou sommes en tant que peuple intrinsèquemen et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets, au réunions secrètes. »
John Fitzgerald Kennedy, Discours devant l’American Newspape Publishers Association, le 27 avril 1961
Rome 3 juillet 1963 Le trente-cinquième président des États-Uni descendit lentement de la Lincoln bleu nuit garée dan la cour de l’église. Un agent de protection inspectai d’un regard hautain le bâtiment aux vieux murs ocre e lézardés, même s’il savait que ses collègues étaien déjà en place. Pour ses sorties officielles, John Fitzgeral Kennedy ne chaussait pas ses Ray-Ban Wayfarer, mais des Persol 649. Elles l’accompagnaient toujours dan ses déplacements confidentiels, amoureux o
olitiques, lui procurant une illusion d’anonymat. Un airchaud, trop chaud pour lui, enveloppa so visage congestionné. Debout, sous le soleil déclinant, il redressa sondos endolori par le trajet chaotique dans les ruelles malpavées du Trastevere, puis consulta sa montre chronomètre à cadran d’argent. Offerte par Jackie. Il lança le compte à rebours rituel. La trotteuse fila. Un, deux, trois… Il fallait tenir debout une minute avant de marche vers la petite église où l’attendait son rendez-vous. Une minute interminable pour que son cerveau s gorge d’un sang saturé en cortisone. Sinon, c’était l vertige, la perte de connaissance comme la semaine récédente à Berlin. Il prit le mouchoir humide que lui tendit l’und ses hommes, s’humecta le front et fléchit légèremen les jambes. Le tissu du pantalon de tweed collait à s eau. Les lanières ducorset qui encerclait son do craquelé s’enfoncèrent dans sa chemise. Vingt secondes. Le temps jouait toujours contre lui. Il pass machinalement sa main dans ses cheveux poisseux e épais. Enface de lui, deux gigantesques cyprè étendaient leur longue silhouette au-dessus d’un banc de pierre. Il aurait bien voulu s’y reposer. Et pourquo as faire ensuite un détour par… Il chassa l’idé sulfureuse. Trente secondes. Le sang affluait à nouveau, il aurait tellemen
voulu s’allongerà l’ombre des arbres. Et oublier. Oublier ses responsabilités. Même ses conseillers n tenaient plus le rythme. Il lança un regard au plu eune d’entre eux, Adam, resté assis dans la voiture, longé dans un rapport confidentiel sur une affaire de corruption visant le vice-président Johnson. Une minute. Chrono arrêté. Il inspira profondément, comme le lui avait appri son médecin.Ses grosses semelles orthopédique crissèrent sur le fin gravier, ses vertèbres craquèrent comme une vieille écorce, son corps se mit e mouvement. Il passa devant les cyprès ; une odeur d résine, douce et fruitée, s’insinua en lui. Un parfu déjà inhalé un quart de siècle plus tôt lors d’u remier voyage à Rome. Son père l’avait emmené loin de leurs terres du Massachusetts, pourse fair énir par Pie XI. Il se souvenait moins du pape que d la fille de l’ambassadeur, compagne de ses nuits romaines. Un sourire erra surses lèvres, le premier de l ournée qui n’était pas dicté par ses obligations. Le son grave d’une cloche résonna brusquemen our le rappeler à l’ordre. Le fantôme séduisant de l eune fille brune s’évanouit à mesure qu’il s’avançai vers l’édifice austère. Il salua les deux hommes de l sécurité postés de chaque côté de l’église et entra e retirant ses lunettes. Un légercourant d’air, plus tiède, caressa so visage. Il cligna des yeux pour s’habituer à la semi-énombre qui régnait autour de lui. L’intérieur de
l’église de style roman n’avait rien d’ostentatoire, des murs noircis par les siècles, des travées de chaises e ois fragile, un chœur presque dépouillé. Il fit u signe de croix et se dirigea vers le fond de l’édifice. Ses semelles à bout ferré martelaient le pavemen avec une cadence métallique. Devant l’autel, sous un christ longiligne suspend ar une chaîne rouillée, une silhouette agenouillée était en train de se relever. Avant même que Kennedy n’arrive à son niveau, l’homme vêtu d’une soutane lanche immaculée vint à sa rencontre. Il avait l soixantaine finissante et était de taille moyenne. So crâne dégarni flottait dans son habit, deux yeux vifs e marron rajeunissaient son visage usé, comme s’ils contemplaient une lumière invisible aux yeux des hommes. Paul VI, deuxcent soixante-deuxième successeu de saint Pierre, ouvrit les bras, paumes ouvertes. L’Américain fit mine de s’inclinerpour baiser l’anneau du pêcheur, mais le pape secoua la tête et lui rit les avant-bras. — Allons. Nous nous sommes salués il y a troi heures, monsieur le président, dit-il dans un anglais arfait aux sonorités italiennes. Que la paix du Chris soit avec vous. — Merci, Votre Sainteté. S’il pouvait atténuer l ression surmes vertèbres, ce serait déjà un miracle. Les deux hommes se jaugèrent en silence. Il s’étaient rencontrés dans la matinée pour une entrevue officielle au Vatican. Le pape, fraîchement couronné
quatre jours auparavant, avait prononcé un chaleureu discours de bienvenue pour le premier présiden catholique de l’histoire des États-Unis. Devant le caméras du monde entier. Le Vatican vivait désormais avec son temps. Mais, d’un commun accord, les deu hommes avaient décidé de se revoir, à l’abri des regards, pour s’entretenir du véritable but de la visite de Kennedy à Rome. Le président de la première puissance mondial semblait vaciller sur ses grosses chaussures noires. Le ape savait que l’Américain souffrait depuis s eunesse d’une maladie rare des glandes surrénales qui rongeait ses os, le condamnant à porter uncorse en permanence. Kennedy se racla la gorge.D’un vitrai rougeoyant, un rai de lumière illumina le visage fatigué de l’Américain. — Je viens prendre conseil, loindu regard de hommes. Le nouveau chef spirituel de l’église catholiqu hocha la tête. — Vraiment ? Je ne suis qu’untout jeune pape e vous l’expérimenté président des États-Uni d’Amérique. C’est moi qui devrais demander votr avis sur la conduite des affaires de ce monde. À pein élu, je dois mener à terme le concile de Vatican I lancé par mon prédécesseur. John Fitzgerald Kennedy se redressa, le visag soucieux. — J’ai luune note là-dessus. Moderniser u