Histoire de Ventron a travers les ages (6)

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Histoire de Ventron a travers les ages (6)
Les prénoms de nos ancêtres sur les premiers registres baptistaires
Dans la précédente chronique j’avais étudié les 182 baptêmes recensés sur les premiers registres, et relevé
les prénoms de ces nouveaux-nés : 94 filles et 88 garçons, afin de voir quels étaient les prénoms à la mode
dans notre région entre 1625 et 1645.(J’avais indiqué par erreur 179 baptêmes, car en 1625, il fallait lire 9 et
non 6 enfants).
Filles
:
22 Marie, 15 Anne, 7 Claudette, 7 Jeanne, 6 Colatte, 5 Jacquotte (ou Jacquatte), 5 Laurence, 4
Bresson, 4 Catherine, 3 Claire, 3 Mougeatte (ou Mougeotte), 2 Agathe, 2 Barbe, 1 Anthonatte, 1
Barthélématte, 1 Elisabeth, 1 Eve, 1 Gérardine, 1 Jeannon, 1 Remière, 1 Thiénette, 1 Valence.
Garçons
:
21 Jean, 11 Barthélémy, 8 Dominique, 6 Nicolas, 6 Colas, 5 François, 4 Claude, 4 Jacques, 3
Bastien, 3 Laurent, 2 Delon, 2 Demange, 2 Humbert, 2 Mathis, 2 Preh, 1 Anthoinne, 1 Dieudonné, 1 Joseph,
1 Paul, 1 Quirien, 1 Simon et 1 Sébastien.
Voyons maintenant les prénoms de leurs parents, pour lesquels on ne trouve pas du tout la même répartition.
Voici donc les prénoms usités chez nous à la fin des années 1500 /début 1600.
Femmes
:
35 Mougeotte
(ou Mougeatte ou Mangeatte), 18 Colatte, 16 Claudotte (ou Claudette), 9
Bastienne, 9 Marie, 8 Valence, 8 Claire, 7 Sébastienne,
6 Anne, 5 Jeanne, 5 Nicole, 4 Jeannon, 4 Laurence,
4 Blaisette, 4 Marion, 3 Catherine, 4 Florette, 3 Jeannette, 2 Barbe, 2 Barthélématte, 2 Jacquatte, 2
Marguerite, 2 Thomasse, 2 Toussaine, 1 Evon, 1 Arnoure, 1 Bresson, 1 Clémence, 1 Elisabeth, 1 Jeannon,1
Mansuitte, 1 Thiénette, 1 Urbaine.
Hommes
:
42 Demange, 32 Jean, 21 Claude, 13 Barthélémy, 12 Nicolas, 11 Colas, 8 Sébastien, 5
Anthoinne, 5 Dieudonné, 5 Jacquot, 5 Noël, 4 Bastien, 4 Jacquel, 4 Preh, 4 Thomas, 3 François, 3 Jacques, 3
Simon, 2 Goëry, 2 Martin, 2 Mathis, 2 Sylvestre, 2 Thiébaut, 2 Toussaint, 1 Claudon, 1 Delon, 1 Colin, 1
Curien, 1 Grégoire, 1 Léonard, 1 Maurice, 1 Mougel, 1 Pierre, 1 Quirien, 1 Romary.
Si l’on fait le total des prénoms des femmes, on s’aperçoit qu’il n’y en a que 173 (pour 182 enfants).
Pourquoi ? le prêtre omettait parfois de mentionner la mère, de plus il y a eu à deux reprises des naissances
gemellaires.
En revanche, concernant les prénoms des hommes on arrive à un total de 207. Pourquoi ? Lorsque deux
prénoms figuraient, le deuxième était vraisemblablement celui du grand-père de l’enfant.
Il est curieux de constater les changements de prénoms en une génération, ainsi le prénom de Mougeotte
porté par 35 mères ne sera donné que 3 fois à leurs filles, on le verra très peu par la suite. Il existait sans
doute déjà un phénomène de mode à l’époque.
Quant à Demange, porté par 42 pères, on n’en trouve que 2 pour les fils, Ce prénom sera par la suite de
moins en moins utilisé, se sera-t-il transformé ultérieurement en patronyme ? Ils sont nombreux dans notre
région. On pourrait faire la même remarque pour les Humbert ou les Dieudonné par exemple, qui existent
surtout en patronymes. À remarquer également la féminisation de certains prénoms masculins, comme
Blaisette, Thomasse, Toussaine, Anthonatte, Barthélématte, Bastienne, etc. qui disparaîtront au fil des
siècles. Concernant le prénom Preh, c’est une déformation de Prix (le saint patron de Saulxures).
Nous avons évoqué précédemment
l’absence de mentions d’actes baptistaires entre le 2 Mai 1631 et le 26
Janvier 1639, et l’inscription laconique du curé
« à cause des guerres et des pestes qui ravagèrent nos
montagnes »
, il s’agissait d’une période particulièrement douloureuse dans notre région de :
La guerre de Trente ans
(1618-1648)
Au départ, c’est un conflit religieux qui dégénère
vite en conflit politique qui divisa l’Europe. Il commence le 23
Mai 1618 à Prague où eut lieu la fameuse défenestration au château d’Hradçany, de deux gouverneurs
impériaux de la maison des Habsbourg à la tête du Saint Empire romain germanique (catholiques) et de leur
secrétaire, par des protestants furieux, à la suite des nombreuses brimades et confiscations de biens. Ils
voulaient surtout préserver les principes de liberté religieuse définis par la « lettre de Majesté » de 1609. Ces