CHANGER DE VIE !
2 pages
Français
Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement

Description

CHANGER DE VIE ! Encore faut-il savoir ce que l'on cherche. «En premier lieu, il faut que les gens aient une passion ou un rêve depuis longtemps et qu'ils ne puissent pas l'assouvir dans leur travail», souligne Marc Gesbert, trente-cinq ans, P-DG fondateur de Viamétiers, qui propose de tester un métier avant de se lancer dans une nouvelle carrière.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 109
Langue Français
CHANGER DE VIE !
Encore faut-il savoir ce que l'on cherche.
«En premier lieu, il faut que les gens aient une passion ou un rêve depuis longtemps et qu'ils ne puissent pas l'assouvir dans leur travail», souligne Marc Gesbert, trente-cinq ans, P-DG fondateur de Viamétiers, qui propose de tester un métier avant de se lancer dans une nouvelle carrière.
«Dans la majorité des cas, les demandes de test surviennent après un licenciement. Les gens doivent alors faire un choix : continuer dans le même métier, en profiter pour opérer un changement radical». Quant aux candidats à la reconversion qui ne sont pas victimes de licenciement, leur motivation vient souvent d'une certaine frustration : ne pas pouvoir gravir davantage d'échelons, ne pas être maître de son destin... Des jouets aux bateaux, des salles de marché à Internet, de la gestion au tourisme... tout est possible à condition d'avoir un projet bien ficelé. D'ailleurs, les exemples de réussite ne manquent pas.
80% des stagiaires de Viamétiers souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat.
«Ils ne veulent plus dépendre d'une entreprise, n'être qu'un maillon de la chaîne. Ils ont perdu de vue le sens de leur travail et cela leur manque», insiste Marc Gesbert. Ainsi, certains secteurs d'activité comme les télécoms, les banques et la grande distribution «fournissent» la plupart des stagiaires.
«D'autres viennent également du bâtiment, quelquefois de l'hôtellerie et de la restauration. Beaucoup sont issus de grosses entreprises». La moyenne d'âge de la reconversion ? La quarantaine, voire la trentaine... un âge clé de prise de conscience après une première carrière professionnelle bien remplie. Pourtant, certains n'hésitent pas à créer leur entreprise sur le tard. C'est le cas de Jean-Louis Croquet, ex-patron de la Sofrès, passé du statut de n°1 dans le monde des sondages à vigneron dans le sud-est de la France... à cinquantequatre ans. Aujourd'hui, malgré ses soixante-huit printemps, pas question de parler de retraite. Quand on aime, on ne compte pas !
Quel accompagnement ?
La 1ère étape dans la construction d'un projet professionnel ? Le bilan de compétences qui permet de faire un point complet sur les compétences, aptitudes et motivations. «À
l'issue du bilan de compétences, beaucoup ont des pistes mais ne vont pas sauter le pas. Le stage d'immersion les aide alors à concrétiser leur projet de reconversion. C'est un coup de pouce grâce auquel ils se confrontent à la réalité, obtiennent un 1" contact dans le nouveau monde professionnel qu'ils convoitent», explique Marc Gesbert. 95% des stages proposés par Viamétiers (sur 2, 3 ou 4 jours d'immersion) sont financés par
le DIF (droit individuel à la formation), dans le cadre de la formation continue. De quoi trouver sa voie sans se ruiner.
«Quand ils arrivent, certains ont déjà iIs ont créé leur business plan, cherche un local pour leur activité... Avec le stage, ils cherchent non pas à confirmer leur choix de reconversion mais plutôt les conseils de professionnels, ficelé leur projet notamment sur les erreurs à éviter, les aides au démarrage...». Pas toujours facile de faire ses premiers pas dans la peau d'un chef d'entreprise. Pourtant, selon le portail de l'administration pour les PME et les indépendants, seuls 10 à 15% des créateurs se font accompagner... et témoignent des réels apports de la démarche : impulsion au départ, aide au montage d'un dossier de financement, soutien moral... D'autant que le changement de métier implique parfois déménagements et autres répercussions sur la vie de la famille. Philippe Aupinel, ancien directeur général de MB-France devenu P-DG des Chantiers Alubat, avoue avoir eu la chance de quitter facilement la région parisienne pour venir s'implanter en Vendée.
«En 2002, nous avions des enfants en bas âge. Ensuite, mon épouse étant chirurgien-dentiste, elle avait la possibilité de s'établir n'importe où !». Une aubaine pour que les carrières de chacun soient prises en compte.
)