Maîtriser sa destinée professionnelle

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Avec un marché du travail en constant chambardement, est-ce encore possible d'imaginer un plan de carrière à long terme? Dans les années 2000, comment être sûr de ne pas faire fausse route, surtout si, de surcroît, on veut s'orienter vers un travail que l'on aime ? Barbara Moses, Ph. D., auteur du best-seller Career Intelligence, est convaincue qu'il est possible de garder la maîtrise de sa destinée professionnelle dans le nouvel univers du travail qui se dessine après les turbulences des dernières années. Dans son dernier ouvrage intitulé The Good News about Careers, elle annonce que le nouveau marché du travail est plus souple qu'auparavant. C'est d'ailleurs la meilleure de ses bonnes nouvelles. «Le marché du travail actuel offre plus de possibilités aux gens qui veulent relever des défis personnels, dit-elle en entrevue. Nous dépendons de moins en moins de ceux qui embauchent.
Au contraire, nous sommes des partenaires égaux, l'un qui vend ses compétences, l'autre qui les achète. Nous avons, à la fois, la possibilité d'offrir quelque chose, d'apprendre, d'être soi-même, et même d'avoir du plaisir à travailler.» Somme toute, on peut exercer sa liberté d'action et de choix, mais à condition d'adopter une solide stratégie. Plus facile à dire qu'à faire!
Aussi faut-il, comme Barbara Moses le proposait dans son précédent ouvrage, Career Intelligence, prendre sa vie en main et ne compter que sur soi-même pour bien se positionner dans le monde du travail. Pour ce faire, Barbara Moses propose une démarche en trois étapes: établir ses propres priorités, se positionner en tenant compte des tendances en action dans la société, et enfin,
repérer les entreprises à qui on aimerait proposer ses services.

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Publié le 06 octobre 2011
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Langue Français

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MAÎTRISER SA DESTINÉE PROFESSIONNELLE
Source: GAGNÉ, Pierrette.
Affaires PLUS
, Octobre 1999.
Avec un marché du travail en constant chambardement, est-ce encore possible d'imaginer un
plan de carrière à long terme? Dans les années 2000, comment être sûr de ne pas faire fausse
route, surtout si, de surcroît, on veut s'orienter vers un travail que l'on aime?
Barbara Moses, Ph. D., auteur du best-seller
Career Intelligence
, est convaincue qu'il est possible de
garder la maîtrise de sa destinée professionnelle dans le nouvel univers du travail qui se dessine
après les turbulences des dernières années. Dans son dernier ouvrage intitulé
The Good News
about Careers
, elle annonce que le nouveau marché du travail est plus souple qu'auparavant.
C'est d'ailleurs la meilleure de ses bonnes nouvelles.
«Le marché du travail actuel offre plus de possibilités aux gens qui veulent relever des défis
personnels, dit-elle en entrevue. Nous dépendons de moins en moins de ceux qui embauchent.
Au contraire, nous sommes des partenaires égaux, l'un qui vend ses compétences, l'autre qui les
achète. Nous avons, à la fois, la possibilité d'offrir quelque chose, d'apprendre, d'être soi-même, et
même d'avoir du plaisir à travailler.» Somme toute, on peut exercer sa liberté d'action et de choix,
mais à condition d'adopter une solide stratégie. Plus facile à dire qu'à faire!
Aussi faut-il, comme Barbara Moses le proposait dans son précédent ouvrage,
Career Intelligence
,
prendre sa vie en main et ne compter que sur soi-même pour bien se positionner dans le monde du
travail. Pour ce faire, Barbara Moses propose une démarche en trois étapes: établir ses propres
priorités, se positionner en tenant compte des tendances en action dans la société, et enfin,
repérer les entreprises à qui on aimerait proposer ses services.
ÉTAPE 1. Établir ses propres priorités
Selon Barbara Moses, il faut s'appuyer sur quatre principes:
1. Être l'artisan de son avenir, l'activateur de sa carrière
2. Cerner ses forces et ses faiblesses, se connaître soi-même, ce que l'on peut offrir
3. Déterminer ce qui est important pour soi, ce qui donne un sens à la vie
4. Avoir confiance en soi, en sa capacité de réussir selon ses propres critères
Ensuite, on pourra prendre des décisions éclairées et surtout viables. Cela veut dire qu'on sera prêt
à y investir le temps et l'énergie nécessaires et même, s'il le faut, à accepter des compromis
importants. Barbara Moses donne l'exemple des gens qui sont prêts à sacrifier une partie de leur
revenu pour préserver leur qualité de vie ou pour accorder plus de temps à leur famille.
ÉTAPE 2. Bien se positionner
Pour bien se positionner dans le monde du travail, il faut d'abord, comprendre ce qui s'y passe et
surtout, remarquer ce qui a changé: les nouvelles tendances, les nouvelles règles, les nouvelles
formes de travail, etc. (voir aussi le texte
Où s'en va le marché du travail
, page 56).
Le principal changement, c'est la fin de l'emploi permanent «Il faut reconnaître que les entreprises
n'embauchent plus, souligne Alain Rondeau, directeur du Centre de transformation des
organisations à l'École des Hautes Études Commerciale (HEC). Sur 100 postes créés depuis 1989,
seulement 30 sont des postes permanents. À la place, au fur et à mesure de leurs besoins, les
entreprises créent des emplois «transitoires». Elles recherchent alors des personnes qui ont de
solides compétences, car il faut être prêt à répondre sans délai aux nouvelles attentes du marché.»
«Dans les entreprises innovatrices, signale Mario Charette conseiller en orientation, on ne choisit
plus un professionnel en fonction d'une description de tâches, mais de plus en pIus à cause de sa
personnalité, de ses talents, de ses aptitudes qui peuvent contribuer à la croissance de
l'entreprise.» Rien n'est couché sur papier, encore moins sur un organigramme.
Un plan de carrière, explique Mario Charette, c'est donc avant tout un plan stratégique. «La base,
c'est de déceler les problèmes que les entreprises cherchent à résoudre. Ensuite, il s'agit de voir si le
défi nous intéresse, de mesurer nos propres atouts dans ce contexte et d'imaginer comment nous
pouvons répondre adéquatement aux besoins de ces entreprises.»
Or, dans les années 2000, quel que soit le secteur d'activité dans lequel elles oeuvrent, toutes les
organisations sont aux prises avec quatre grands défis, selon Mario Charette:
1. la créativité,
pour pouvoir répondre, avant les concurrents, aux nouveaux besoins des
clients. Ceci est particulièrement vrai dans les secteurs de pointe
2. la technicité,
pour être sûr d'avoir, en tout temps, la parfaite maîtrise technologique de ses
outils, malgré la rapidité des changements et du progrès
3. la recherche du sens
(de la signification), afin de comprendre ce qui se passe dans un
marché et un environnement en évolution permanente
4. la mutation,
ce qui signifie savoir gérer le changement, en tirer parti et développer
promptement de nouveaux créneaux.
Nous pouvons nous attendre à ce que dans les prochaines années les entreprises recherchent des
conseillers stratégiques. «Par exemple, explique Mario Charette, les conseillers en droit, en finances
ou en marketing peuvent jouer un rôle de premier plan, à condition d'être à la fine pointe de
l'information, de connaître à fond les nouvelles règles du jeu international et de se spécialiser dans
ces nouveaux domaines. C'est le même cas pour les professionnels en ressources humaines, qui
sont les mieux placés pour donner de la cohérence aux nouveaux modèles d'organisation du
travail.»
ÉTAPE 3. Trouver l'entreprise
Une fois que l'on a établi ses priorités et dressé un portrait des tendances qui se dessinent sur le
marché du travail, il s'agit de trouver les entreprises -futurs employeurs ou futurs clients- qui
répondent à nos critères. «Il ne faut pas chercher un emploi, mais plutôt une entreprise déterminée
à prendre les moyens nécessaires pour rester en tête de son marché», souligne Mario Charette,
conseiller en orientation.
«Si on analyse bien le profil des entreprises qui sont regroupées au sein d'une industrie, souligne
Barbara Moses, on s'aperçoit qu'elles ont chacune une personnalité distincte. II faut donc repérer
celles avec lesquelles on pourra progresser, mettre en valeur sa personnalité et ses talents. En fait,
trouver celles qui nous permettront d'atteindre nos objectifs personnels et professionnels.»
«Il n'y a pas d'emploi parfait, prévient-elle, mais il y a de bons mariages et de mauvais mariages; il y
en a même des meilleurs et des pires. Quelquefois, on peut réussir à trouver des combinaisons
extraordinaires. Mais qu'importe le niveau de perfection, il y aura toujours plusieurs agencements
possibles sur le plan de la carrière, des unions qui nous conviendront pour un ensemble de raisons.
Par exemple, dans un cas ce sera un bon choix, parce qu'il nous permettra d'apprendre; dans un
autre, parce qu'il nous permettra de consolider une situation personnelle.»
Cela peut sembler facile à première vue, mais il n'en est rien. «Pour réussir sur le plan professionnel,
insiste l'auteur, il faut être rien de moins qu'un activateur de carrière, c'est-à-dire être déterminé à
militer en faveur de sa carrière. Pour obtenir ce que l'on cherche, il faut y consacrer des efforts
constants. De plus, de nos jours, qu'importe notre statut professionnel, nous sommes tous des
travailleurs transitoires. Que nous soyons employés par une grande entreprise, contractuels ou
pigistes, nous n'avons aucune garantie de faire le même travail à vie.»
Tout change tellement rapidement, sur les plans économique, social, politique et technologique.
Tout est temporaire, que ce soit l'endroit où l'on travaille, les compétences exigées, ou les équipes
de travail. «II est donc indispensable de se mettre à l'abri des perturbations économiques et
d'enrichir constamment ses compétences afin d'être le plus polyvalent possible. C'est ainsi que l'on
gardera la maîtrise de sa destinée!» conclut Barbara Moses.
QUEL EST VOTRE PROFIL DE CARRIÈRE?
Dans son dernier livre*, Barbara Moses décrit les six types de personnalité qu'on trouve le plus
fréquemment sur le marché du travail, leur profil psychologique, leurs aptitudes professionnelles,
ainsi que les «récompenses» qui les motivent.
L'indépendant
Sa motivation:
l'autonomie
Son credo:
«J'ai besoin d'être libre, de choisir et de contrôler ce que je fais pour qui je le fais et
quand je le fais. Je suis d'abord un entrepreneur»
L'indépendant est autonome. Il aime tenir les rênes d'un projet, que ce soit à l'intérieur d'une
organisation ou à son propre compte. Il préfère trouver sa propre solution aux problèmes plutôt que
de s'en remettre à l'expérience passée. Les normes et les procédures l'impatientent, les réunions
l'agacent. Il est motivé par les primes et les commissions plutôt que par un salaire fixe. Il n'a aucune
allégeance envers une organisation.
Le bon vivant
Sa motivation:
la liberté
Son credo:
«Je travaille pour vivre, et non l'inverse. Mon travail doit être intéressant, mais il ne sera
toujours qu'un moyen d'arriver à mes fins.»
Le bon vivant donne préférence à la flexibilité de l'emploi -notamment les horaires -afin de satisfaire
sa passion pour la liberté. Il adore les voyages et le plein air. Il est prêt à travailler fort pour gagner
du temps... et réaliser ses projets. Il recherche toujours l'équilibre entre sa vie professionnelle et sa
vie familiale.
L'apprenant
Sa motivation:
le développement personnel
Son credo:
«Tant et aussi longtemps que j'apprends je suis content. Mon équilibre passe par mon
développement intellectuel et par ma croissance personnelle.»
L'apprenant veut élargir son expérience, développer son talent et acquérir de nouvelles
connaissances. Toute fonction qui n'offre pas de telles perspectives l'ennuie rapidement.
L'apprenant n'aime pas courir de risques, sauf lorsque le savoir est en cause. Il s'identifie plus à sa
profession ou à son métier qu'à l'entreprise. Il est généralement ambitieux, mais l'argent passe au
second rang... après le savoir
Le carriériste
Sa motivation:
la réussite sociale
Son credo:
«Je veux progresser et je suis prêt à faire les sacrifices nécessaires. Je suis ambitieux.
J'aime imposer le respect»
Le carriériste recherche avant tout la réussite sociale. Il se voit toujours au sommet d'une entreprise,
sinon il change d'entreprise, voire de secteur industriel. Bien qu'il envisage sa carrière à long terme, il
n'hésite pas à changer de trajectoire si les horizons se bouchent. Son succès se mesure à ses
possibilités d'obtenir de l'avancement et de plus grandes responsabilités.
L'authentique
Sa motivation:
l'expression personnelle
Son credo:
«Je dois être moi-même, agir en fonction de moi. Je n'ai pas l'intention de laisser ma
personnalité au vestiaire.»
L'authentique ne sacrifie jamais sa personnalité ou sa liberté d'expression. Ce qui est bon pour lui
est d'emblée bon pour l'entreprise. L'authentique ressemble beaucoup à l'indépendant, sauf que
ses valeurs personnelles auront toujours le dessus sur son ambition. Il est de type créatif. Dans
l'entreprise, il doit être en accord avec sa conscience. Cela le rend difficile à «manager» si on exige
la conformité à des règles qu'il n'endosse pas.
L'équipier
Sa motivation:
l'appartenance à une équipe
Son credo:
«J'ai besoin de travailler avec d'autres J'ai horreur du travail solitaire. Je suis une
personne d'équipe, très loyale.»
L'équipier est au meilleur de sa performance en équipe et, dans certains cas, cela peut aller jusqu'à
privilégier l'organisation tribale. Il s'identifie tellement au groupe qu'il en adopte la personnalité. C'est
l'antithèse du type indépendant. Il préfère les grandes organisations aux micro-entreprises. Le travail
autonome, ce n'est pas pour lui...
*
The Good News about Careers; How you'll Be Working in the Next Decade
, Stoddart Publishing, 1999 (pages
45-51).
LES 12 COMMANDEMENTS DE LA CARRIÈRE DES ANNÉES 2000
Selon Barbara Moses, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, gestionnaires ou professionnels,
salariés ou indépendants, tous ceux qui veulent réussir leur carrière devraient suivre 12
règles:
1. Cultivez votre employabilité
-Ayez toujours une position de repli. Considérez chaque
employeur comme un client. Cultivez votre réseau! Et. très important. mettez-vous
constamment en valeur et sachez vendre vos qualités.
2. Pensez marché mondial
-Dans un contexte de mondialisation, parler deux ou trois langues
vous ouvre un large éventail de possibilités d'emploi. Vous vous mettez ainsi à l'abri des
conditions économiques locales.
3. Soyez un bon communicateur
-Apprenez à communiquer de façon dynamique, persuasive et
non conventionnelle, autant par écrit qu'oralement. C'est le message qui compte. Soyez
précis et créatifs, les gens n'ont pas beaucoup de temps à vous consacrer.
4. Perfectionnez-vous sans relâche
-Restez constamment au diapason des nouveaux savoirs.
Soyez à l'avant-garde des connaissances dans votre domaine et continuez de développer
vos talents... pendant vos temps libres.
5. Cernez les tendances d'affaires
-Soyez informés des possibilités de changement, dans votre
secteur d'activité, dans l'industrie, dans l'économie. Tenez-vous au courant de l'évolution des
technologies. Lisez les magazines d'affaires.
6. Multipliez vos compétences
-Un travail peut changer, parfois disparaître. Soyez prêts à
évoluer, à changer de perspective. Développez des compétences de base qui resteront en
demande. Il vaut mieux être prêt à jouer un rôle plutôt que d'assumer une fonction.
7. Sondez l'avenir avec attention
-Soyez très attentifs aux changements démographiques, ainsi
qu'aux phénomènes de société. Ils peuvent influencer grandement l'évolution de votre
carrière.
8. Assurez votre indépendance financière
-Gérez bien vos finances personnelles pour pouvoir
préserver votre indépendance. Il faut éviter que la survie vous rende prisonnier d'une situation
professionnelle. Considérez l'aspect sources de revenus, non l'aspect salaire; au besoin,
repensez votre relation avec l'argent
9. Troquez l'échelle pour l'échiquier
-Mesurez votre progrès de façon différente. Auparavant
on gravissait un à un les échelons de l'organisation; aujourd'hui, on doit savoir jouer sur un
échiquier et accepter les mouvements latéraux. L'important est d'accroître son portefeuille de
compétences.
10. Soyez spécialiste et généraliste
-La voie unique est à proscrire; soyez à fois spécialiste et
généraliste. Si l'un ou l'autre doit dominer; faites en sorte d'être excellent dans votre spécialité
ou dans votre généralité. Ayez recours à un mentor pour bénéficier d'une vision plus large.
11. Gérez votre temps avec vigilance
-Sachez dire non. La vitesse d'exécution est une vertu
qu'il faut préserver. Il est important de connaître ses limites et ne pas se laisser envahir par le
travail. La «boulomanie» n'est pas synonyme de productivité.
12. Prenez soin de vous-même
-Nourrissez de grandes espérances... tout en sachant que la
perfection n'est pas de ce monde. Les onze règles précédentes sont déjà très exigeantes.
Alors, soyez réaliste dans vos attentes et n'oubliez jamais de prendre du temps pour vous-
même, malgré les demandes toujours plus pressantes de votre entourage.
Source: Barbara Moses, Career Intelligence, Stoddart Publishing, 1997.