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ClearIT 35, mars 2008 - L'étude SEPA de PSE Consulting

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HIGHLIGHTSDES ÉCONOMIES CACHÉES GRÂCE AUTRAITEMENT DES PAIEMENTS SEPAAu cours des trois dernières années, diverses entreprisesPORTÉE DE L’ÉTUDE ET MÉTHODOLOGIEde conseils et organisations de recherche ont pronostiqué• Modèle de pronostic sur dix ans (2007 à 2016) pourque la mise en œuvre du SEPA coûterait entre 8 et 1327 pays de l’UE + la Norvège + la Suissemilliards d’euros. En l’absence de preuves formelles de • Principaux moteurs du changement en terme d’effica-cité pris en compte pour l’analyse des économies desa rentabilité, le SEPA est considéré par bien des banquestraitement: influence des M&A, standardisation etcomme un changement imposé qui, au final, ne rapporteranouveaux systèmes, compétition/innovation accruespas grand-chose. La bonne nouvelle: grâce aux économies • Données concernant les volumes de virements, recouv-cumulées au cours des dix prochaines années, plus de 11 rements directs, cartes de crédit et de débit, distribu-teurs d’argent, e-commerce, paiements internationauxmilliards d’euros pourront être épargnés.et ACS (Authorisation Clearing and Settlement)• Banques analysées: grandes banques et groupesLes experts en matière de paiements savent que des nor- bancaires, petites et moyennes banquesmes communes et une concentration sur l’amélioration • Processeurs analysés: commerce, opérations inter-bancaires, ACH, CSM, réseaux ICSde l’efficacité engendrent généralement des économies.• Calcul des gains résultant d’une plus grande ...

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HIGHLIGHTS
DES ÉCONOMIES CACHÉES GRÂCE AU TRAITEMENT DES PAIEMENTS SEPA
Au cours des trois dernières années, diverses entreprises de conseils et organisations de recherche ont pronostiqué que l a mise en œuvre du SEPA coûteraitentre 8 et13 milliards d’euros. En l’absence de preuves formelles de sa rentabilité, le SEPA est considéré par bien des banques comme un changement imposé qui, au final, ne rapportera pas grand-chose. La bonne nouvelle: grâce aux économies cumulées au cours des dix prochaines années, plus de 11 milliards d’euros pourront être épargnés.
Les experts en matière de paiements savent que des nor-mes communes et une concentration sur l’amélioration de l’efficacité engendrent généralement des économies. Durant ladernière décennie, lesfrais detraitement de nombreux instruments de paiement ont par exemple re-gressé de manière significative (dans certains cas jusqu’à 40%) pour cause de progrès technologiques et de nouve-aux processus. Il se peut que l’on ne mesure pleinement les conséquences duSEPA qu’aujourd’hui. La consolida-tion et les M&A (fusions et acquisitions) s’accélèrent forte-ment, et la concurrence augmente. Les retours provenant du marché constituent une autre bonne nouvelle. Les ent-retiens avec les banques et les processeurs montrent en effet que 40 à 60 pour cent d’entre eux souhaitent avoir re-cours auSEPA afin de remplacer des systèmes surannés par u ne nou velle plate-forme dotée de la technologie la plus récente. Les personnes interrogées ont reconnu que les frais de traitement devaient être radicalement abaissés. Un des moteurs de ce changement est la pression exercée par le secteur des opérations de paiement qui, suite à la baisse de ses résultats, insiste sur une amélioration de l’efficacité.
UNE ÉTUDE EXHAUSTIVE A la mi-2007, la société PSE Consulting a été chargée d’a-nalyser les économies par gains de productivité pouvant être réalisées en traitant les paiements SEPA dans toute l’Union européenne. Par son approche exhaustive, l’étude devait fournirune vue d’ensemble complète desréper-cussions géographiques et de la portée du SEPA de sorte à refléter l’«effet SEPA global».
ClearIT, Edition 35
PORTÉE DE L’ÉTUDE ET MÉTHODOLOGIE • Modèlede pronostic sur dix ans (2007 à 2016) pour 27 pays de l’UE + la Norvège + la Suisse • Principauxmoteurs du changement en terme d’effica-cité pris en compte pour l’analyse des économies de traitement: influence des M&A, standardisation et nouveaux systèmes, compétition/innovation accrues • Donnéesconcernant les volumes de virements, recouv-rements directs, cartes de crédit et de débit, distribu-teurs d’argent, e-commerce, paiements internationaux et ACS (Authorisation Clearing and Settlement) • Banquesanalysées: grandes banques et groupes bancaires, petites et moyennes banques • Processeursanalysés: commerce, opérations inter-bancaires, ACH, CSM, réseaux ICS • Calculdes gains résultant d’une plus grande efficacité en cas de croissance normale • Lesfrais de mise en œuvre du SEPA, des nouveaux sys-tèmes et des M&A n’ont pas été pris en considération • Utilisationd’estimations analytiques/de connaissan-ces du marché (issues de plus de 100 entretiens SEPA avec des banques et des processeurs en 2006 et 2007) et d’apports des membres de l’European Payments Consulting Association • Analyseséparée des activités de traitement internes à la banque et déléguées à l’externe • Exclusiondes économies par gains d’efficacité réali-sées par les entreprises et les commerçants
DES ÉCONOMIES GLOBALES Le modèle part du principe que les frais de traitement ac-tuels pour les paiements UE s’élèvent à 11 milliards d’euros en 2007. Pour 2016, il pronostique un montant de 17 milli-ards d’euros (selon les prix actuels). Les frais se répartis-sent environ à 60% sur les traitements internes à la banque et à 40% sur les commerçants et les processeurs interban-caires. Les frais de transaction moyens actuels s’élèvent à EUR 0,12 pour les huit instruments de paiement analysés. Ces derniers se composent de 44% de cartes (cartes de débit et de crédit, distributeurs d’argent, commerce élec-tronique), de 49% de paiements électroniques (virements, recouvrements directs, paiements internationaux) et de 7% de chèques. L’étude montre que les économies cumulées sur dixans, de 2007 à 2016, pourraients’élever à 10,7» 9
HIGHLIGHTS
milliards d’euros (ouplus) en raison de l’effetSEPA. En maintenant les frais actuels, elle estime que 2,7 à 4,5 milli-ards d’euros seront économisés annuellement. Elle prédit en outre une baisse de prixpour lesfrais detransaction moyens des huit instruments de paiement qui atteindraient les EUR 0,10 en cas d’économies par gains de productivité normales, voire les EUR 0,08 dans le meilleur des cas.
ÉCONOMIES CUMULÉESSUR DIX ANS – DE 2007 A 2016
20’000 18’000 16’000 14’000 12’000 10’000 8’000 6’000 4’000 2’000 0
Frais actuels Frais pronostiqués
Frais en cas de renta-bilité maximale
Economies en cas de rentabilité maximale
Economies pronostiquées
C’est dans les cinqgrands pays d’Europe– Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie et Espagne – qu’on attend les économies les plus importantes (de l’ordre de 70%) grâce à l’effet SEPA, ce qui reflète en partie leurs parts de marché, mais aussi leur capacité à obtenir d’importants effets de ra-tionalisation. De manière générale, les pays de taille moyenne comme la Suisse sont plus efficaces mais ne disposent pas du volume nécessaire à une rationalisation à large échelle. Les M&A et la compétition accrue font que ces pays profi-tent de 15% des économies globales.
ÉCONOMIES ANNUELLES PAR PAYS JUSQU’À 2016 ET APRES
3’500 3’000 2’500 2’000 1’500 1’000 500 0 Grands pays Economies supplémentaires en cas de rentabilité maximale
10
Pays moyensPays d’Europe centrale et orientale Economies pronostiquées
POTENTIEL D’ÉCONOMIE PAR BANQUE ET INSTRUMENT DE PAIEMENT La majeure partie des économies sera réalisée en amélio-rant le traitement des recouvrements directs, cartes de débit et virements.Cela s’applique à presque tousles marchés analysés, en partie parce que cesméthodes depaiement sont les plus répandues, mais aussi parce qu’elles profitent en première ligne de la consolidation des banques et de la création de très grandes ACH intégrées et d’entreprises de traitement des paiements parcartes et interbancaires.De plus, les plates-formes de traitement utilisées (par les ban-ques enparticulier) sontsouvent surannées.On prévoit que le remplacement des plates-formes aura une influence considérable surl’efficacité. Deséconomies annuelles de 500 à 800 millions d’euros sont pronostiquées pourles grandes banques après 2016. Mais les banques moyennes vont également réaliser des gains non négligeables puisque 525 à 900 millions d’euros d’économies vont être atteints.
ÉCONOMIES ANNUELLES PRONOSTIQUÉES PAR TAILLE DE BANQUE ET INSTRUMENT DE PAIEMENT – 2016 ET APRES
160 140 120 100 80 60 40 20 0
Petites banques
Banques moyennes
Grandes banques
BILAN En tenant compte de toutes les conséquences de l’«effet SEPA», il est pronostiqué que les frais vont continuer de baisser dans les dix ans à venir et permettre d’accumuler des économies de l’ordre de 11 milliards d’euros (et plus). De quoi compenser une partie ou la totalité des frais liés à la mise en œuvre du SEPA. On prévoit que les M&A de banques et de processeurs contribueront à 35% des économies pargains d’efficacitéet quel’harmonisation, les normes, les nouvelles plates-formes et la compétition accrue y contribueront à 65%. La part la plus importante des économies de traitement sera réalisée en améliorant le traitement des prélève-ments, virements et cartes de débit. En 2016, les économies totales parannée (banqueset processeurs)pourraient être comprises entre 2,7 et 4,5 milliards d’euros, soit 0,03% du pro-duit intérieur brut des 29 pays européens.
Peter Jones, Managing Director PSE Consulting, pjones@pseconsulting.com
ClearIT, Edition 35