Collections d'objets calédoniens du Muséum de Toulouse - article ; n°9 ; vol.9, pg 307-319

-

Documents
18 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Journal de la Société des océanistes - Année 1953 - Volume 9 - Numéro 9 - Pages 307-319
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 janvier 1953
Nombre de visites sur la page 25
Langue Français
Signaler un problème

Collections d'objets calédoniens du Muséum de Toulouse
In: Journal de la Société des océanistes. Tome 9, 1953. pp. 307-319.
Citer ce document / Cite this document :
Collections d'objets calédoniens du Muséum de Toulouse. In: Journal de la Société des océanistes. Tome 9, 1953. pp. 307-319.
doi : 10.3406/jso.1953.1781
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jso_0300-953X_1953_num_9_9_1781COLLECTION D'OBJETS CALEDONIENS
DU MUSÉUM DE TOULOUSE
PROVENANCES
Un certain nombre — trop peu, hélas! — des objets de Nouvelle-
Calédonie, figurant dans les collections du Museum d'histoire natur
elle de Toulouse possèdent un pedigree : indication précise d'origine
et date des récoltes. Directement ou indirectement, il a été possible de
recueillir ces précieuses indications.
Voici donc, comment, très en gros, pourrait s'établir la liste chro
nologique des apports (1).
Les plus anciens objets peuvent provenir du commandant de
Roquemaurel, second de l'amiral Dumont d'Urville dans le voyage de
l'Astrolabe et de la Zélée (1837-1840). Né en 1804 à Auriac en Lau-
ragais, de Roquemaurel donne ses collections entre 1841 et 1854 à
la ville de Toulouse qui les accepte et promet de décerner son nom
à une galerie — promesse qui devait être tenue avec un siècle de
retard. Roquemaurel prit sa retraite en 1862 à Toulon et y meurt en
1876.
Un sieur Théophile Savès, possédait à Toulouse, côte Pavée, n° 9,
dans la seconde moitié du XIXe siècle un commerce de curiosités.
Nous avons eu sous les yeux un catalogue de quatre pages lithographiée,
daté d'avril 1893, où il proposait des curiosités aux amateurs. Or, nous
voyons des Savès vendre des objets calédoniens au Museum de Toul
ouse. Les Savès, étaient les beaux-frères de Balansa, le botaniste qui
explora la Calédonie de 1868 à 1872.
Par exemple, en 1877, le Museum achète 500 francs d'objets à
un Savès. Nouvelle transaction en 1881. Le 12 juin 1884, M. J. Savès,
père, par M. Alexis Savès de Nouméa, envoie :
Un bambou avec dessins 15 francs
Un petit tabou sculpté, Canala, Rare 45 , —
(1) Gaston Astre, Le Museum d'histoire naturelle de Toulouse. «Ses gale
ries », Toulouse, Museum d'histoire naturelle, 1950, 204 p., 47 fig., in-8°.
Idem. « Son histoire ». Toulouse, Museum d'histoire naturelle, 1949, 192 p., ill.,
26 pi. hors-texte, in-8°. 308 SOCIETE DES OCEANISTES.
Deux petits tabous sculptés « plantés à
terre de chaque côté de l'entrée de la
case des femmes, du grand chef Gelima,
tribu de Canala », 25 francs l'un ....... 50 francs.
Manteau de paille triangulaire, Canala .... —
4 tabous à 75 francs l'un 300 —
1 tabou à 115 . . 115 —
avec la mention « tous ces tabous ont été pris lors de l'insurrection
des tribus de la Foa, Moindou et Bouloupari ».
Voilà, n'est-il pas vrai, ce qui double la valeur des sculptures
noa 160, 161, 162, si tant est que leur identification soit certaine.
Parmi les achats faits aux Savès de 1877 à 1885, figure une série
intéressante de bambous gravés.
Le docteur J.-B. Noulet (2), en 1884, dans la Revue d'Ethnographie,
consacre une note à cette collection et en signale l'intérêt.
La hache-ostensoir n° 1 porte : « hache prise entre les mains du chef
canaque de la tribu révoltée, à la Foa, lequel a été tué durant l'insur
rection de 1878. Côte Ouest, la Foa». C'est sans doute la hache de
commandement d'Ataï, ce qui en ferait une pièce historique. Ces
haches-ostensoirs sont datées, le n° 2 : 1882; le n° 3 : août 1886;
le n° 4 : don Joulin 1917; le n° 5 : 1883; le 6 : 1883; le n° 7 porte :
juillet 1883; le n° 43 : don Joulin 1917. Plus que probablement les
récoltes 1882-1883 sont des récoltes Savès.
Nous voyons une collection Joulin, offerte par sa veuve; elle doit
être plus récente, vers 1917, sans doute.
La collection de pierres calédoniennes, pierre de hache, casse-
têtes ou haches-ostensoirs, ont fait l'objet d'une étude par un des
directeurs du Musée, Gaston- Astre, sous le titre : « le jade océanien de
Nouvelle-Calédonie au Museum de Toulouse » (3).
L'article dénombre 46 pierres, entrées au Musée :
1° Par achats de 1875 à 1878; — 2° Par la collection Joulin; —
3° Par la collection Edouard et Louis Lartet.
Les objets dont nous donnons description et reproduction, pi. IV, b,
sont d'après M. Astre, en jade ascien ou jade océanien, le mot jade
étant trop général et jadéite ou serpentine des termes inexacts.
Nous sommes heureux de pouvoir remercier ici M. le Professeur
(2) Revue d'Ethnographie, 1884, t. III, p. 353-354.
(3) Gaston Astre, « Le jade océanien de Nouvelle-Calédonie au Museum de
Toulouse », Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, Toulouse,
3^ série, t. V, 1943-1945 (1947), p. 251-256. MUSÉOGRAPHIE CALEDONIENNE. 309
Vallois de nous avoir facilité l'inventaire des collections de Toulouse
en nous donnant accès aux salles du Muséum et en nous autorisant
à photographier les pièces reproduites ci-après.
CATALOGUE
Les numéros portés en tête des descriptions sont ceux de l'objet décrit dans les
collections du Muséum de Toulouse. La mention Sarasin se réfère à : Dr Fritz
Sarasin, Atlas zur Ethnologie der Neu-Caledonier und Loyalty-Insulaner, Munich,
1929. Les abréviations suivantes ont été utilisées : H. tot. = hauteur totale,
L. tot. = longueur totale, lo. = longueur, la. = largeur, h. = hauteur, é. =
épaisseur, d. = diamètre. A moins d'indication contraire la mensuration est
donnée en millimètres.
Haches ostensoirs.
1. Pierre vert foncé; le manche est en bois recouvert de tissu feutré bleu
marine et maintenu par des fibres tressées entrecroisées. La pierre est
attachée au manche à l'aide de et de poils de roussette. Au bas du
manche, poils de roussette, se terminant en quatre petites tresses, à plu
sieurs brins, ornées de coquillages. Cette hache fut prise à la Foa entre les
mains d'un chef canaque de la tribu révoltée. Ce chef a été tué durant
l'insurrection de 1878 (pi. IV, a). H. tot. 600 mm.; Pierre : la. 190 mm.,
h. 170 mm., é. 20 mm.
2. Pierre vert foncé; manche en bois recouvert de poils de roussette. Le bas
du manche qui s'élargit pour former une sorte de base est également
recouvert de poils de roussette se terminant par quatre tresses ornées de
coquillages. Janvier 1882 (pi. IV, a). H. tot. 490 mm.; Pierre : la. 180 mm.,
h. 140 mm.
3. Pierre de teinte foncée; manche recouvert de tresses de poils de roussette;
l'extrémité qui s'élargit est également recouvert de de roussette.
2 août 1886 (pi. IV, a). H. tot. 430 mm.; Pierre : la. 130 mm., h. 130 mm.,
é. 13 mm.
4. Pierre foncée; le manche est recouvert d'un tissu bleu à pois blancs
tenu à l'aide de tresses de fibres qui recouvrent également le bas du manc
he; celles-ci se terminent en petites tresses ornées de coquillages. L'at
tache de la pierre au manche est faite d'une fine sparterie formant un des
sin géométrique. Don Joulin, 1917 (pi. IV, a). H. tot. 510 mm.; Pierre :
la. 200 mm., h. 180 mm., é. 18 mm.
5. Pierre foncée; manche recouvert d'un morceau de tape puis d'une grossière
cordelette de poils de roussette très lâche. Juillet 1883 (pi. IV, a). H. tot.
390 mm.; Pierre : la. 140 mm., h. 130 mm., é. 19 mm. SOCIÉTÉ DES OCÉAMSTES. 310
6. Pierre d'un vert gris clair; le manche est recouvert d'un tissu bleu-marine
à impressions blanches maintenu par des entrecroisements de fibre tressée.
Sparterie très fine à l'endroit de l'attache de la pierre au manche. L'extré
mité du manche qui s'élargit en forme de base est recouvert de tresses
de poils de roussette. 1883 (pi. IV, a). H. tot. 530 mm. ; Pierre : h. 155 mm.,
la. 190 mm., é. 26 mm.
43. Hache ostensoir; la pierre vert pâle est veinée de gris [et de vert foncé
(néphrite de serpentine). Le manche en bois est recouvert d'un tissu bleu-
marine et blanc maintenu par une ficelle de fibre qui se termine en une sorte
de frange. Ce manche est orné sur ses deux faces d'une petite tête sculptée.
Très belle pièce. Don Joulin, 1917 (pi. IV, a). H. tot. 600 mm.; Pierre :
h. 180 mm., la. 195 mm., é. 15 mm.
Pierres emmanchées.
7. «Casse-tête» en pierre vert foncé, taillée en forme de hache : une des
extrémités est ovale et l'autre va en s'élargissant. La pierre est enfoncée de
7 cm. dans la fourche de l'extrémité supérieure du manche. Des cordelettes
croisées, fibres et poils de roussette la maintiennent en passant au travers
de deux trous percés dans la pierre. Ces cordons recouvrent ensuite le
manche et se terminent par une sorte de frange. Sans doute un objet de
parade. Cette pièce est étudiée par F. Sarasin qui la reproduit pi. 24, n° 5
(pi. IV, b). H. tot. 470 mm.; Pierre : 1. 220 mm., la. 100 mm., é. 20 mm.
8. « Casse-tête ». Pierre verte taillée en forme de hache s'adaptant comme le
n° 7 dans un manche de bois formé d'un morceau fendu en deux et main
tenu à travers deux trous par des liens de fibres tressées et de poils de rous
sette qui recouvrent ensuite en partie le reste du manche (pi. IV, 6). H. tot.
500 mm.; Pierre : 1. 210 mm., la. 100 mm., é. 30 mm.
42. Herminette. Le manche en forme de genou est fait d'une seule pièce de bois.
La pierre de couleur vert clair veinée de vert foncé est maintenue au manche
à l'aide de fibres enroulées. Cette herminette a été étudiée et reproduite
par Sarasin pi. 26, n° 4 (pi. IV, c). H. tot. 380 mm.; Pierre : lo. 100 mm.,
la. 70. mm., é. 20 mm.
42 bis Herminette. Le manche en forme de genou est fait de deux pièces de
bois rattachées l'une à l'autre par une ligature de fibres qui sert également
à maintenir la pierre. Ces liens sont pris dans une sorte de gorge qui les
empêche de glisser (pi. IV, c), L. tot. 240 mm., lo. tête de manche 180 mm.
Pierres de haches non montées.
9. Pierre vert amande d'un aspect mat; un trou est percé au milieu pour
manchement, tranchant épais (pi. IV, c), lo. 300 mm., la. 950 mm., é. 20 mm.
10. Pierre vert foncé veinée de vert clair; forme arrondie allant en s'élargissant
vers le tranchant. Canala. Lo. 180 mm., la. 115 mm., é. 28 mm. MUSÉOGRAPHIE CALÉDONIENNE. 311
11. Pierre vert foncé veinée. Rapportée par M. Petit, surveillant militaire à
Canala. Lo. 230 mm., la. 115 mm.
12. Pierre verte avec taches plus foncées, de forme arrondie en une extrémité
allant en s'élargissant vers le tranchant. Lo. 225 mm., la. 105 mm., é. 28 mm.
13. Pierre gris foncé avec petites veines plus claires, fermant une pointe
die en une extrémité et allant en s'élargissant vers le tranchant. Bourail,
côte ouest, 1881. Lo. 195 mm., la. 150 mm., é. 26 mm.
14. Pierre vert foncé veinée de vert clair, forme allongée s'élargissant vers le
tranchant. Lo. 230 mm., la. 90 mm., é. 25 mm.
15. Pierre foncée de forme arrondie allant en s'élargissant vers le tranchant.
Lo. 140 mm., la. 80 mm., é. 20 mm.
16. Pierre gris vert. Lo. 150 mm., la. 90 mm., é. 25 mm.
17.gris foncé de forme arrondie en une extrémité et s'élargissant vers
le tranchant. Lo. 135 mm., la. 100 mm., é. 27 mm.
18. Pierre gris foncé, bords à angles aigus (rappelant les pierres polies
nésiennes). Vapan, île des Pins. Lo. 130 mm., la. 90 mm., é. 26 mm.
19. Pierre gris veiné, allongée et s'élargissant vers le tranchant. Païta. Lo.
150 mm., la. 085 mm., é. 31 mm.
20. Pierre grise très ébréchée. Lo. 120 mm., la. 95 mm., é. 25 mm. Païta.
21. Pierre gris foncé de forme longue très arrondie sur les bords. Lo. 135 mm.,
la. 85 mm., é. 25 mm.
22. Pierre gris foncé. Païta. Lo. 125 mm., la. 80 mm., é. 21 mm.
23. Pierre gris foncé de forme longue. Païta. Lo. 100 mm., la. 70 mm., é.
210 mm.
24. Pierre gris foncé à pédoncule. Païta. Lo. 155 mm., la. 70 mm., é. 27 mm.
25. Pierre grise, veinée, de forme longue allant en s'élargissant vers le
chant. Canala. Lo. 100 mm., la. 70 mm., é. 16 mm.
26. Pierre grise veinée, à pédoncule. Côte Sud. Lo. 130 mm., la. 80 mm., é.
26 mm.
27. Pierre grise, forme de trapèze. Lo. 100 mm., la. 80 mm., é. 20 mm.
28. Pierre gris foncé, forme longue allant en s'élargissant vers le tranchant.
Ile Changer. Lo. 120 mm., la. 80 mm., é. 25 mm.
29. Pierre grise taillée d'une façon inégale, à la manière d'une herminette.
Lo. 100 mm., la. 80 mm., é. 230 mm.
30. Pierre gris foncé. Lo. 80 mm., la. 80 mm., é. 21 mm.
31. Pierre presque noire. Lo. 90 mm., la. 50 mm., é. 15 mm.
32.gris foncé. Col. Louis-Edmond( Lartet. Lo. 80 mm., la. 70 mm.,
é. 17 mm.
33. Pierre ébréchée. Lo. 100 mm., la. 60 mm., é. 14 mm. 312 SOCIETE DES OCEAN (STES.
34. Pierre gris foncé à petits pédoncules, dessus bombé. Lo. 100 mm., la. 50 mm..
é. 22 mm.
35. Pierre vert pâle veinée de vert foncé, de forme longue allant en s'élargis
sant vers le tranchant. Ile Ouen (Gatope). Lo. 140 mm., la. 70 mm., é. 23 mm.
36. Fragment de pierre de hache avec un trou, vert foncé veiné.
37. Pierre gris clair veinée de vert d'un aspect mat. Coll. Regnault, Côte ouest.
Lo. 155 mm., la. 85 mm., é. 22 mm.
38. Pierre vert pâle d'un aspect mat, de forme longue allant en s'élargissant
vers le tranchant. Lo. 160 mm., la. 110 mm., é. 26 mm.
39. Pierre grise ressemblant à un galet, portant une étiquette : « Pierre ayant
séjourné dans l'eau de mer ». Lo. 130 mm., la. 75 mm., é. 20 mm.
40. Pierre polie, extrémités en pointe; au milieu gorge soulignée par deux
relets; section légèrement aplatie; couleur gris vert (pi. IV, c). Lo. 300 mm.,
la. 47 mm., é. 28 mm.
41. Pierre. Fragment gris vert, id.t n° 40, portant une étiquette : «
ment de talisman dont se servent les sorciers », cette pierre est de section à
peu près ronde (pi. IV, c). Païta; achetée le 13 novembre 1883. Lo. 120 mm.,
é. 320 et 360 mm.
44. Pierre verte veinée de gris, serpentine, de forme longue allant en
gissant vers le tranchant. Don Joulin, 1917. Lo. 235 mm., la. 120 mm.,
é. 35 mm.
45. Pierre vert pâle dite « jade océanien », densité 3,180. Lo. 145 mm., la. 115
mm., é. 25 mm.
Parures et vêtements.
50. Collier de perles vertes, montées sur des poils de roussette torsadés; les
pierres de dimensions irrégulières sont au nombre de 13 (pi. IV, d).
51. Cinq grosses pierres vertes enfilées sur une ficelle auropéenne (pi. IV, d).
52. Petites perles vertes de forme irrégulière enfilées sur des poils de roussette
(pi. IV, d).
53. Perles vertes enfilées.
54. Collier composé de cordons de poils de roussette formant de nombreux
nœuds sur lesquels est enfilée une grosse perle verte de 3 cm. de diamètre
encadrée de chaque côté par 3 perles plus petites en forme de disque.
Ce collier a été signalé par Sarasin qui en donne la reproduction dans son
ouvrage pi. 48, n° 3 (pi. IV, d).
54 bis. Perle allongée en jadéite veinée enfilée sur une tresse de poils de roussette
(pi. IV, d). Lo. 40 mm., é. 18 mm.
57 à 64. Bracelets en nacre.
65 à 75. Ornements en coquillage (ovules) enfilés sur une tresse de poils de rouss
ette. MUSÉOGRAPHIE CALEDONIENNE. 313
80. Peigne tête ornée de dessins : lignes, chevrons, rayures légèrement gravés.
81 à 85. Peignes en bambou.
86. Petit peigne courbe à cinq dents, tête ornée de losanges.
87. Peigne droit, tête arrondie, seize dents, orné d'une cordelette de poils de
roussette. Vient de Pounerihounein.
88. (1 à 11). Peignes souples formés de dents unies à son extrémité par des
cordelettes de poils de roussette ou de fibre tressée. Fait dans les parties
dures de la fougère.
55. Coiffure d'homme tidi; haut tube sans fond, en sparterie, orné sur le devant
d'un plumet fait d'un morceau de bois sur lequel sont maintenus à l'aide
de fibres des duvets et des plumes; dans le bas, gros bourrelet de bourre
de maintenu par un tissu rouge. H. 175 mm; d. 170 mm.
56. Coiffure d'homme tidi, absolument semblable au n° 55, mais sans le bourrelet
du bas. H. 135 mm; d. 160 mm.
238. Deux coiffures, sorte de bandeau en étoffe et écorce : l'une d'elle est décorée
de rayures noires et est ornée d'un plumet.
Pagnes.
228 à 234 et 237. Jupes de femme en fibres noires ou jaunes. H. de 100 mm. à
240 mm.
235-236. Ceinture de chef (?) en longue fibre noire, hauteur des franges 580 mm.
Frondes, pierres et gibecières.
101 à 103. Frondes en ficelle.
104. (1 à 15). Pierres de fronde.
108. Gibecière formant poche centrale de laquelle partent les filets qui
tiennent les pierres. Certaines contiennent leurs pierres de fronde. L. de
125 mm. à 940 mm.
109. Doigtiers en sparterie, enfilés sur une cordelette de poils de roussette.
H. 200 mm.
110 à 113. Navettes à filet. L. 500 mm.
Casse-têtes.
11 Casse-têtes en bec d'oiseau.
2 en bec d'oiseau tronqué.
10 en forme d'étoile.
15 Casse-têtes en de gland- 31-4 SOCIÉTÉ DES OCÉA.NISTES.
Sagaies et flèches.
Des panoplies formées de sagaies et de flèches figurent dans les collec
tions calédoniennes de Toulouse : nous les signalons dans leur ensemble,
n'ayant pu les inventorier en détail.
Battoirs à tapa.
210. Battoir de section ronde orné de carrelets. Lo. 330 mm.; d. 65 mm.
211.à tapa, de section ronde orné de carrelets. Lo. 330 mm. ; d. 40 mm.
Récipients. •
216 à 224. Gourdes clissées. Grandes calebasses oblongues décorées au feu de
croisillons noirs, trouées aux deux bouts pour la ficelle de suspension.
Don Roquemaurel, 1840. Lo. 670 mm.; é. 100 mm.
219. Poterie en terre noire à col avec deux trous de suspension. H. 230 mm.;
la. 210 mm.; d. 130 mm.
Sacs.
225. Petit sac en tapa, décors géométriques. H. 210 mm.; la. 170 mm.
226-227. Sac en paille tressée formant damiers, chevrons et décors géométriques.
Lo. 410 mm.; la. 240 mm.
Instruments divers.
131. Pelle en bois léger. Une large palette plate ornée d'un dessin noir est
longée par un manche sur le haut duquel s'inscrivent des chevrons en relief.
Sarasin qui décrit une pelle analogue provenant de Kanala (pi. IV,/),
nous dit que ces pelles servaient à tracer les sillons d'ignames. Ces outils
seraient d'après Sarasin des copies de pelles européennes (pi. IV, f).
H. tot. 500 mm.; h. de la palette 210 mm.; la. de la palette 250 mm.
132. Pelle en bois formée d'une palette en forme de feuille, ovale à manche
court sur lequel a été rattaché à l'aide de fibres un long manche. Un objet
analogue du Musée de Bâle a été publié par Sarasin qui signale à cette occa
sion la présence à Toulouse d'une pelle (sans doute celle qui nous intéresse
ici) portant la mention « pelle ou rame », entrée au Musée de Toulouse
en 1878. Ces pelles qui servaient à tracer les sillons d'ignames pouvaient
également être utilisées comme rames à d'autres moments. Lo. tot. mm.'
1 940 mm.; lo. de la palette 340 mm.; la. de la palette 250 MUSËO'iKAPUlE CALÉDONIENNE. 315
132 bis. Pelle de danse en forme de drapeau, se composant d'une large palette
sur laquelle vient s'adapter un manche. Celui-ci est orné de chevrons à
la hauteur de la palette. Le manche patiné comporte une poignée te
rminée par une sorte de bourrelet. Sarasin qui publie des objets du Musée
de Bâle provenant de Maringou près de Kanala, ayant quelques analogies
avec l'objet que nous étudions nous dit que ces pelles de danse ont en
général une palette faite de bois léger tandis que le manche épais et rond
provient souvent d'une massue de guerre. Cette pièce appartient à la
collection Savès et est entrée au Musée de Toulouse en 1884 (pi. IV, /).
H. tot. 560 mm. ; h. de la palette 230 mm. ; la. de la palette 310 mm.
133-134. Épieu de culture, en bois clair. Lo. 1 170 mm. et 1 770 mm.
Monnaie.
91. Sachet à monnaie en écorce tapée de plusieurs épaisseurs, cousues à
l'aide d'une cordelette de poils de roussette formant un large point de
feston; à l'un des coins, ficelle pour fermer le sachet. A l'intérieur se trouve
une longueur de monnaie en perles de coquillages enfilées et séparées les
unes des autres par un nœud. Lo. du sachet 170 mm. ; la. du sachet 95 mm. ; des par un nœud. A l'intérieur, étiquette portant « Doidge-
binua », 14 avril. Lo. du sachet^O mm. ; la. du sachet 95 mm. ; lo. de la
monnaie 410 mm.
92. Sachet à monnaie, en mauvais état, en écorce tapée, plusieurs épaisseurs
reliées entre elles par un point de feston en poils de roussette. A l'intérieur,
longueur de monnaie en perles de coquillages enfilées sur une ficelle de
fibres et séparées par des nœuds. Lo. du sachet 130 mm.; la. du sachet
60 mm.; lo. de la monnaie 260 mm.
93. Sachet en écorce tapée, noir, cousu à l'aide d'une cordelette de poils de
roussette qui l'entoure d'un point de feston. A l'un des coins, cordelette
pour maintenir le sachet fermé. A l'intérieur, petite longueur de monnaie
en perles de coquillage enfilées sur une ficelle de fibre séparées par des
nœuds. 170 mm. Lo. du sachet 150 mm.; la. du sachet 95 mm.
94. Sachet en fibre d'écorce recouvert de tapa, maintenu par une cordelette
de poils de roussette. Dans un coin, tresse en poils de roussette destinée
à être enroulée autour du sachet pour le maintenir fermé. A l'intérieur,
longueur de monnaie de très fines perles de coquillage séparées par des
nœuds sur une certaine longueur. La tête de la monnaie est marquée par
un très petit morceau de bois recouvert d'une fine sparterie et auquel
est suspendue une pendeloque de nacre; au-dessus sont enfilés des os longs
d'oiseaux, séparés par des nœuds dans lesquels s'entremêlent des brins
de fibres noires et rouges qui terminent la longueur de monnaie. Lo du
sachet 155 mm. ; la. du sachet 750 mm. ; lo. tot. de la monnaie 900 mm. ;
lo. jusqu'à la tête de monnaie 815 mm.