Monumenta pontificia Arverniae..., par l'abbé A. Chaix de Lavarène. ; n°1 ; vol.43, pg 529-531

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Bibliothèque de l'école des chartes - Année 1882 - Volume 43 - Numéro 1 - Pages 529-531
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Publié le 01 janvier 1882
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Ulysse Robert
Monumenta pontificia Arverniae..., par l'abbé A. Chaix de
Lavarène.
In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1882, tome 43. pp. 529-531.
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Robert Ulysse. Monumenta pontificia Arverniae.., par l'abbé A. Chaix de Lavarène. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1882,
tome 43. pp. 529-531.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1882_num_43_1_447107529
Monumenta XII0 sœculis. pontificia Correspondance Arverniœ diplomatique decwrentibus des papes IX° , concernant X° , XI° ,
l'Auvergne, depuis le pontificat de Nicolas Ier jusqu'à celui
d'Innocent III, par l'abbé A. Ghiix de Lavarène. Glermont-Fer-
rand, Thibaud, -1880. In-4° de xxi-550 pages.
L'auteur de ce livre est un -vigoureux éruâit, un ardent patriote qui
dépense tout ce qu'il a de force, de temps et de ressources à l'histoire
de sa chère Auvergne. M. l'abbé Ghaix de Lavarène s'est déjà fait
avantageusement connaître par divers ouvrages sur sa province ; aucun
n'a l'importance et l'utilité des Monumenta pontificia Armrnisd. L'Aca
démie de Glermont l'a si bien compris qu'elle s'est chargée de les
publier. « Elle sera en Europe, dit l'auteur, la première des sociétés
savantes à entrer dans cette voie. » C'est honorable pour l'Académie de
Glermont ; elle a donné là un exemple qui mérite d'être suivi.
Ce volume, qui ne sera pas le seul consacré aux Monumenta pontificia
ArvernisB, se compose de trois parties, d'une introduction, des actes
des papes et d'un appendice. Dans l'introduction, M. Chaix fait remar
quer très judicieusement que, dans les documents de ce genre, « la
science géographique trouve, autant que l'histoire, des indications pré
cieuses et indispensables. » II aurait pu ajouter que les bulles dites
privilèges présentent surtout un intérêt topographique, et, qu'à ce
point de vue, elles devraient être publiées en aussi grand nombre que
possible. Où M. Ghaix pourrait bien se tromper, c'est quand il dit que
les actes pontificaux « sont en môme temps une des branches de notre
littérature provinciale », et qu' « il est hors de doute que l'Auvergne
dut à ses relations avec la cour romaine de conserver, outre le goût de
la science chrétienne, les formes de la langue latine, qui, pendant de
longs siècles, fut le principal instrument de la pensée et du savoir. »
Ces actes n'ont pas été assez nombreux et assez répandus pour avoir
une influence aussi grande ; il est évident que Grégoire de Tours et
Gerbert, ces illustres enfants de l'Auvergne, ne doivent pas leur culture
intellectuelle seulement à l'étude des lettres des papes. Plus loin,
M. Ghaix esquisse rapidement le genre et le caractère des actes pontifi
caux. A côté d'aperçus très justes, qui paraissent être un résumé de
l'article du Dictionnaire de diplomatique, chrétienne de Migne sur la
matière, il y a quelques erreurs que je signalerai à l'auteur. « On donne
aussi, dit-il, à ces actes le terme générique de diplômes, lettres, instru
ments, documents, chartes. » La dénomination de « lettres » seule est
vraie ; les autres s'appliquent à des actes dont je n'ai pas à définir ici
les caractères. En parlant des registres des papes parvenus jusqu'à nous,
M. Ghaix dit que la première partie de ces registres, qui forme 2,022 vol.,
commence à Grégoire YII (1073) et finit à Sixte V inclusivement (1585).
Antérieurement à Grégoire VII, il reste le registre des actes de Gré-
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. 530
goire Ier (590-604) ; nous avons un fragment de celui de Jean VIII.
M. Chaix semble indiquer qu'à partir de Grégoire VII, la série des
registres des actes pontificaux est ininterrompue. Malheureusement il
n'en est pas ainsi ; du pontificat de Grégoire VII exclusivement à celui
d'Innocent III, il y a une lacune qui ne sera sans doute jamais comb
lée. On regrette de ne pas voir figurer dans la liste des savants des
diverses époques et des divers pays qui se sont occupés des actes des
papes, le nom de Jaffé, qui a rendu à l'érudition un inappréciable ser
vice en publiant ses Regesta pontificum Romanorum, dont une deuxième
édition, considérablement augmentée, est en cours de publication, sous
la direction de M. le Dr Wattenbach et par les soins de MM. Ewald,
Kaltenbrunner et Lœwenfeld. Enfin M. Chaix termine son introduction
en indiquant les dépôts qu'il a explorés : les archives départementales
du Puy-de-Dôme, du Gantai et de l'Allier, la Bibliothèque et les
Archives nationales, les bibliothèques de Rome et de l'Italie lui ont
fourni, en ce qui concerne les actes inédits, les principaux éléments de
son travail. C'est assez dire qu'il a porté ses investigations partout où
il croyait trouver à recueillir. L'introduction gagnerait à être plus ser
rée, surtout à être dégagée de considérations tout à fait discutables.
La deuxième partie comprend les lettres, bulles ou analyses de bulles,
au nombre de 242, plus б qui forment un supplément. Elles vont de
l'an 862 à l'an 1196, du ponlificat de Nicolas Ier à Innocent III. Beau
coup ont déjà été publiées. Si c'était un travail relativement facile,
grâce aux Regesta de Jaffé, que de rechercher ceux de ces actes qui ont
été adressés aux évêques, aux abbés, etc., de l'Auvergne, il n'en est pas
de même pour les bulles n'intéressant que de loin l'Auvergne. M. Ghaix
ne s'est pas laissé rebuter par les difficultés que présentait un plan
aussi vaste que le sien. Il a lu tous les actes pontificaux qui ont passé
sous ses yeux et en a extrait ce qui est relatif à sa province. Le résultat
de ces louables efforts a été de fournir sur l'Auvergne des renseigne
ments qu'on ne fût pas allé chercher là où M. Chaix les a découverts.
Mais l'auteur, dans ce cas, n'a pas toujours su éviter les écueils. Il a
publié in extenso de longues et inutiles formules, toujours ou presque
toujours les mêmes, au milieu desquelles sont noyés les éléments vra
iment essentiels. J'en prends pour exemple les pièces IX, XIII, XV, etc.
Dans la bulle XXVI, cependant, et dans d'autres cas encore, il a gardé
la juste mesure. Le texte des bulles, je ne parle que des inédites, est
imprimé très correctement. Mais ce qui donne à ce livre une valeur
pour ainsi dire hors ligne, ce sont les notes de toutes sortes dont l'au
teur l'a enrichi, notes historiques, biographiques et surtout topogra
phiques. Les délicats pourront les trouver par trop abondantes, indi
gestes ; elles sont la marque d'un esprit consciencieux.
L'appendice ou troisième partie comprend des documents relatifs à
l'histoire religieuse de l'Auvergne. En général ils sont très intéressants, 534
mais quelques-uns s'éloignent par trop du cadre dans lequel M. Ghaix
aurait dû se renfermer. Dans cette catégorie, et pour justifier le sous-
titre de Correspondance diplomatique des papes concernant l'Auvergne,
M. Ghaix avait à donner seulement les lettres adressées aux papes,
telles que celles des religieuses de Blesle à Urbain II et de Pierre
Roux, évêque de Glermont, à Pascal II, ou celles des légats, telles que
celles de Richard, évêque d'Albano, à Pierre Roux et à Aimeric,
évêques de Glermont, d'Hyacinthe, cardinal diacre, à Bertrand, abbé
de la Chaise-Dieu, etc. Les actes de cette partie encore devraient être
classés par ordre chronologique. Enfin le volume est terminé par une
table des documents tels qu'ils sont imprimés et où par conséquent
l'ordre chronologique n'est pas toujours respecté.
Malgré les critiques que j'ai adressées à M. Ghaix, j'estime son livre
bon et très utile ; il est à désirer qu'il en paraisse souvent de semblables.
Ulysse Robert.
Répertoire général des hommages de Vévêché du Puy. -И 54-1 744.
Publié par Adrien Lascombe , conservateur de la bibliothèque du
Puy. Le Puy, Bérard-Rousset, 4 882. In-8°, xv-433 p.
L'auteur de ce Répertoire, que M. Lascombe n'a pas jugé à propos de
nommer sur le titre du volume, est le P. Jean-François Gazalède,
jésuite. Son travail, exécuté en 1740 et 1741, par ordre de François de
Béringhen, évêque du Puy, et conservé aujourd'hui aux archives de la
Haute-Loire, est un inventaire analytique des actes d'hommage relatifs
aux fiefs de l'évêché du Puy qui se trouvaient alors aux archives de
l'évêché.
Ce dépouillement a été fait, paraît-il, avec peu de soin, et il ne faut
en tirer parti qu'avec une grande circonspection. « Ce jésuite, dit l'édi
teur, étranger au pays, s'est trop peu soucié de l'orthographe onomast
ique et a défiguré maintes fois les noms de lieux et de personnes. La
chronologie des évêques n'est pas toujours respectée, et les hommages
eux-mêmes, groupés par fiefs, ne s'assujettissent point pour les dates à
une précision suffisante. » M. Lascombe n'a point cherché à rectifier
ces inexactitudes; il a seulement ramené quelques noms de lieu à l'o
rthographe actuelle.
« Les dix premières feuilles de notre publication », dit M. Lascombe
(p. xni), « sont absolument conformes au texte original, mais dans les
feuilles suivantes nous avons, pour éviter les répétitions oiseuses, sim
plement analysé les hommages. » Ainsi nous n'avons ici ni une édition
ni une analyse du travail du P. Gazalède, mais, sur 430 pages, 160 pages
d'édition et 260 pages d'analyse. Il est inutile d'insister sur Pétrangeté
de ce procédé.
Un index des noms de personne et de lieu semblait devoir être le