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Art sacré et croyances en Haïti

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Art sacré et croyances en Haïti

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Infos spiritaines
Dans le n° de novembre-décembre 2008 dePente-côte sur le monde, la dernière page relatait les trois cyclones successifs qui venaient tout récemment de s’acharner sur cette île submergée par la misère la plus totale. Livrée dès son indépendance en 1804 à des dictateurs sans foi ni loi, à une armée d’une bru-talité sans mesure, la voici pour la énième fois livrée aux déchaînements de la nature qui a tout détruit sur son passage. Une dizaine de spiritains suisses, tout au long de son histoire douloureuse, ont ac-compagné ce peuple dont les enfants, aujourd’hui, en sont réduits à manger des tartines de boue… Les derniers spiritains suisses qui ont vécu sur
cette île sont le Père Werner Arnold et moi-même. Vous avez été informés dans ce même n° de la situa-tion inhumaine que vivent (si le verbe vivre a ici un sens…) les Haïtiens et nous nous sommes permis de faire appel à votre sens de la solidarité. Plusieurs d’entre vous avez été merveilleux de générosité! Au nom de nos amis haïtiens, un immense Merci! Mais Haïti n’est pas que douleurs et malheurs ! Nous avons demandé au Père spiritain Jean-Yves Urfié, passionné de l’art haïtien et de la langue créole, de vous présenter un des aspects merveilleux d’Haïti: son art pictural. Merci, Jean-Yves, vieux compagnon de route, pour ta précieuse collaboration.
Art sacré et croyances en Haïti
Haïti est une île. Son isolement est pouraux Haïtiens révoltés d’avoir mis en déroute la beaucoup dans l’originalité de son art. Sinon,puissante armée de Napoléon. Elles y voyaient comment expliquer que les pays voisins desun danger pour leur propre système. D’où un Antilles n’aient pas de peintres atteignant laisolement culturel et politique de 56 ans qui valeur internationale d’un Hippolyte, d’unn’allait être brisé qu’en 1860, quand le Vatican Levoy Egzil ou d’un Philippe Auguste? Lesfut le premier État à reconnaître la République puissances esclavagistes n’ont pas pardonnéd’Haïti. ’une des tâches pédagogiques« Saint-Sulpice »,alors que leur pays de l’Église, c’est de former lesregorge d’artistes. C’est ainsi que j’ai la cLinstallé dans mon ancienne paroisseatéchèse, la prédication, les exem-communautés par l’éducation,dû affronter les critiques lorsque j’ai ples de vie évangélique. Dans le do-de Furcy un Christ haïtien d’Albert maine de l’art, ce travail d’éducationMangonès, très apprécié des milieux est très difficile, car les fidèles aimentinformés en matière d’art. J’ai ensuite répéter les mêmes schémas acquis de-demandé à Edner Sufal(photo de g., avec puis l’enfance. En Haïti, beaucouple P. Jean-Yves), un peintre local, de dé-de personnes préfèrent jusqu’à pré-corer l’arrière de l’autel avec une fres-sent les œuvres d’art importées, styleque. Il m’a demandé ce qu’il devait Pentecôte sur le monde|mars - avril 200928