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Les Actes des Apôtres – Etude Biblique – 29.12.2009 Eglise Baptiste de Valentigney – Paul Millemann Rencontre n° 24 Passage étudié : Actes 15.36-16.12 (Conflit, séparation et nouvelle mission) Plan de l’étude et commentaires 1. Quelques questions à se poser Le conflit qui débute entre Paul et Barnabas va conduire à une rupture et à une impossibilité de travailler ensemble. Quel est l’objet de ce conflit ? Quels sont les points de vue exprimés ? Lequel partageriez vous : celui de Paul ou celui de Barnabas ? Ce conflit semble aboutir à une impasse. Pourtant certains textes postérieurs vont nous montrer que le conflit a finalement été résolu, lesquels ? Pourquoi ? Et comment ? Quelles leçons retenir pour nous au sujet des conflits ? En Galatie, Paul décide de faire circoncire Timothée. Quel en est l’intérêt au regard des décisions tirées du concile de Jérusalem ? La mission se poursuit désormais sur les terres de l’Europe. Quels sont les principes essentiels au sujet de la conduite de Paul par Dieu, que nous pouvons comprendre ? 2. Nouveau travail missionnaire (15.36-40) 2.1. Une motivation pour un départ (15.36) Le fil du récit situe le démarrage du deuxième voyage missionnaire de Paul dans les suites directes du concile de Jérusalem. La mention au verset 41 du passage de Paul et de Silas en Syrie et en Cilicie situe clairement le motif de ce voyage en relation avec les suites du différend responsable de la mise en œuvre du Concile ...

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Langue Français

Exrait

Eglise Baptiste de Valentigney
Actes des Apôtres
Session 24 : Actes 15.36-16.12
1
Les Actes des Apôtres
Etude Biblique
29.12.2009
Eglise Baptiste de Valentigney
Paul Millemann
Rencontre n° 24
Passage étudié
: Actes 15.36-16.12 (Conflit, séparation et nouvelle mission)
Plan de l’étude et commentaires
1.
Quelques questions à se poser
Le conflit qui débute entre Paul et Barnabas va conduire à une rupture et à une
impossibilité de travailler ensemble. Quel est l’objet de ce conflit
?
Quels sont les points de vue exprimés ? Lequel partageriez vous : celui de Paul ou celui
de Barnabas ?
Ce conflit semble aboutir à une impasse. Pourtant certains textes postérieurs vont nous
montrer que le conflit a finalement été résolu, lesquels ? Pourquoi ? Et comment ?
Quelles leçons retenir pour nous au sujet des conflits ?
En Galatie, Paul décide de faire circoncire Timothée. Quel en est l’intérêt au regard des
décisions tirées du concile de Jérusalem ?
La mission se poursuit désormais sur les terres de l’Europe. Quels sont
les principes
essentiels au sujet de la conduite de Paul par Dieu, que nous pouvons comprendre ?
2.
Nouveau travail missionnaire (15.36-40)
2.1. Une motivation pour un départ (15.36)
Le fil du récit situe le démarrage du deuxième voyage missionnaire de Paul dans les
suites directes du concile de Jérusalem. La mention au verset 41 du passage de Paul et de
Silas en Syrie et en Cilicie situe clairement le motif de ce voyage en relation avec les suites
du différend responsable de la mise en
œuvre
du Concile de Jérusalem. Le projet de voyage
missionnaire et la motivation à encourager la visite auprès des églises fondées au cours du
premier voyage missionnaire. Pour suivre la chronologie des événements, rappelons que le
premier voyage missionnaire de Paul s
est déroulé entre 46 et 48, et que la date retenue
pour le concile de Jérusalem est probablement l
année 49, une année charnière pour les
premiers chrétiens. C
est à cette époque que l
empereur romain Claude, avait publié un édit
d
expulsion des juifs de Rome (et également des chrétiens, qui étaient considérés comme
une secte juive). Ben Witherington souligne :
«
l
édit romain ne fit qu
augmenter la nature explosive de la situation que rencontraient les
chrétiens qui annonçaient l
évangile dans les synagogues de l
Empire. L
Eglise de Jérusalem avant
raison de craindre que les Juifs deviennent réfractaires à l
Evangile, s
ils pensaient que les disciples
de Jésus ne recommandaient pas à leurs convertis de respecter les bases fondamentales de la loi
mosaïque. Mais comment résoudre ce problème, sans porter atteinte à l
Evangile du salut par grâce
au moyen de la foi ? C
est dans ce climat tendu que Paul, Barnabas, Jacques, Pierre et d
autres
Eglise Baptiste de Valentigney
Actes des Apôtres
Session 24 : Actes 15.36-16.12
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dirigeants du christianisme primitif se rassemblèrent à Jérusalem, c'est-à-dire dans la plus prompte
à s
enflammer des villes juives. »
1
Il convient donc de relayer les éléments du concile de Jérusalem et une nouvelle équipe
missionnaire se met en place, avec le souci de « profiter de l
occasion » pour apporter un
soutien particulier aux églises et pour les encourager dans la foi. Mais le conflit va apparaître
de façon criante entre Paul et Barnabas.
2.2. Deux points de vue qui se confrontent (15.37-40)
Les deux points de vue qui se confrontent sont liés à un fait relativement banal, à savoir
la décision de constituer une équipe missionnaire avec telle ou telle personne. Barnabas, un
homme qui a le souci d
encourager et de soutenir va proposer que Jean Marc, équipier de la
première heure qui avait abandonné les deux hommes au cours du premier voyage
missionnaire les accompagne. Bien évidemment, Paul ne peut adhérer à cette idée, à cause
du manque de « fiabilité » de Jean Marc. Ce dernier en effet les a accompagné au cours du
premier voyage et avait fait marche arrière. Si Luc semble prendre le parti de Paul dans cette
situation, il existe tout de même des raisons qui auraient pu inciter Paul à donner une
deuxième chance à Jean Marc. Il est tout à fait juste de penser que l
action de Jean Marc se
trouvait freiner par son jeune âge, ou par des craintes. Qui n
a pas fait marche arrière à l
une
ou l
autre occasion dans son témoignage et dans son engagement pour Dieu. La suite de
l
histoire montre que Jean Marc s
est sans doute repenti et est devenu un serviteur zélé pour
la cause de Christ. Jean Calvin souligne :
« Il y avait d
autres raisons qui auraient dû inciter Paul à la clémence. La maison de Jean Marc [à
Jérusalem] était comme le logis ordinaire de l
Eglise. Sa mère au milieu d
une grave persécution a
recueilli les fidèles. (
) Puisque Jean Marc non seulement veut que son offense lui soit pardonnée,
mais aussi parce qu
il la corrige de fait, Barnabas estime qu
on doit lui pardonner. (
) à la vérité,
l
offense Jean Marc a été plus grave qu
on ne le pense habituellement. Il est vrai que Jean Marc ne
s
était pas révolté contre la foi de Jésus Christ ; cependant il avait laissé sa vocation comme un
apostat. Le fait était donc un très mauvais exemple
(
) Il faut bien noter que Paul ne l
a pas
totalement rejeté. Il le considérait comme un frère, moyennant qu
il se contente d
être du rang et
de l
ordre commun du peuple. Il ne voulait pas l
admettre à l
office public d
enseigner, dont il a été
vilainement déchu par sa propre faute. Or, il y a une grande différence entre ne vouloir
aucunement pardonner à quelqu
un et refuser seulement à l
admettre à quelque honneur ou office
public. »
2
Le conflit se développe entre Paul et Barnabas au point qu
il est finalement décidé que
Barnabas ira de son côté avec Jean Marc, alors que Paul partira avec Silas pour une autre
destination. Il est probable de voir que la souveraineté de Dieu se manifeste également dans
cette situation. Deux nouvelles équipes, qui se construisent sur de mauvaises bases peuvent
aboutir à un résultat qui contribue malgré tout à l
avancement du règne de Dieu ici bas et au
développement de sa gloire. Pour nous lecteurs du 21
ème
siècle, nous perdons de vue
Barnabas, dont Luc ne dira plus un mot après cette affaire. L
allusion à Barnabas dans la
1
Ben WITHERINGTON,
Histoire du Nouveau Testament et de son siècle
, Le Cléon d’An
dran, Excelsis, 2003, p. 256
2
Jean Calvin,
Commentaires bibliques, les Actes des apôtres,
Kerygma, Aix en Provence, 2005 p. 419
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Actes des Apôtres
Session 24 : Actes 15.36-16.12
3
première lettre de Paul aux Corinthiens qui est un écrit postérieur à cette séparation,
souligne que l
estime que Paul a gardé beaucoup d
estime pour celui a qui a su lui faire
confiance à plusieurs reprises. Certains théologiens estiment que Paul et Barnabas
développaient les mêmes principes et méthodes d
action par rapport au discipulat et à la
formation de nouveaux équipiers.
Une question délicate à traiter est de savoir comment l
église d
Antioche s
est positionnée
face aux deux équipes missionnaires, qui débutent sur fond de conflit. Il semble à la lecture
du verset 40, que l
église d
Antioche ait même pris parti en faveur de Paul, face à Barnabas,
dans la mesure où il est dit que la deuxième équipe missionnaire part avec la bénédiction de
Dieu, alors que rien n
est dit au sujet de la première constitué de Barnabas et Jean Marc.
Nous n
avons pas d
éléments concrets pour trancher et dans la mesure où nous pensons que
Luc a pris parti pour Paul dans sa rédaction du livre des Actes, il est fort probable qu
il n
ait
pas jugé utile de préciser quoi que ce soir de plus. Pour autant, il me semblerait plus juste
de penser que l
église n
a pas pris parti pour l
un ou l
autre dans la mesure où Barnabas était
clairement engagé comme l
un de ses responsables. De plus, les points de vue de Paul et de
Barnabas sont tous les deux justifiables et il est difficile de pouvoir et de vouloir prendre
parti pour l
un ou pour l
autre. Enfin l
intérêt de Luc qui va entrer en scène au chapitre
suivant est de montrer le développement du travail missionnaire auprès des pagano
chrétiens et en particulier de la diffusion de l
évangile dans l
empire romain, jusqu
à son point
central : Rome, la capitale.
Notons enfin au sujet de Barnabas, toutes ses qualités d
encouragement et de soutien à
l
égard de son cousin Jean Marc. En repartant pour Chypre, il repart sur les villes visitées lors
du premier voyage par les trois. Jean Marc était présent avec eux et participait à cet effort
d
évangélisation. Il y a donc chez Barnabas, une volonté manifeste de requalifier celui qui
s
était disqualifié et de poursuivre la formation de disciple avec Jean Marc. Barnabas qui n
a
pas peur d
offrir un soutien sans faille témoigne une nouvelle fois de la bonté à l
égard
d
autrui, comme le précise ce passage.
2.3. Un conflit se résout avec le temps
Mais le conflit entre les deux hommes n
en reste pas là pour autant. Certes, ils se
séparent et restent sur leurs positions initiales. Rien ne nous sera dit d
une éventuelle
réconciliation entre les deux hommes, mais il est juste de supposer qu
elle a finalement eu
lieu. De quelles preuves disposons-nous ? Simplement de ce que Jean Marc a été par la suite
très actif dans le travail d
évangélisation et a eu d
autres occasions de collaboration ou de
soutien de l
apôtre Paul. A. Cole mentionne en particulier au sujet du conflit à Antioche :
« Après cela, Marc disparaît du récit des Actes et n
apparaît qu
épisodiquement dans les épîtres. En
Col 4.10, il est avec Paul le prisonnier, probablement à Rome ; Paul semble vouloir l
envoyer en
mission à Colosses, ce qui signifie qu
il lui a pardonné et oublié le passé. Phm 24 le cite également
parmi les membres de l
équipe apostolique dont fait partie Luc, en 2 Tm 4.11, Marc fait équipe
avec Timothée, sans qu
il y ait eu rupture avec Paul ; si Timothée était à Ephèse, cela signifie
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Session 24 : Actes 15.36-16.12
4
probablement que Paul avait effectivement envoyé Marc en mission en Asie Mineure, comme
prévu. »
3
De plus, on voit la présence de Jean Marc au côté de Pierre, qui est cité dans les deux
épîtres de ce dernier avec le souci du discipulat qui se serait poursuivi du côté de Pierre cette
fois-ci à l
égard de Jean Marc. La tradition considère même que Jean Marc se serait appuyé
en grande partie sur les données fournies par Pierre pour la rédaction du deuxième évangile.
On peut aisément supposer que Pierre aurait conduit Jean Marc à la foi, que ce dernier
aurait ensuite rejoint Paul et Barnabas au cours du deuxième voyage missionnaire, aurait
enfin collaboré avec Barnabas, puis à nouveau avec Paul et enfin avec Pierre. Quoi qu
il en
soit retenons, que le conflit a bel et bien été résolu, comme l
atteste les différentes pièces du
puzzle qui se combinent ensemble au final.
3.
Le deuxième voyage missionnaire débute (15.41-16.1)
L
étape
suivante
du
travail
missionnaire est le démarrage du
deuxième voyage de Paul comme
le montre la carte ci-après
4
. Avec
Silas, au lieu de faire comme lors
du premier voyage, ils vont la côte
de Syrie pour arriver en Cilicie à
Tarse, avant de reprendre la route
pour les villes de Derbe, Iconium
et Antioche de Syrie, avant de
traverser la Galatie du nord. En
ralliant la Mysie, ils envisageaient
de
poursuivre
leur
route
en
Bythinie et dans le pont, mais ils
sont arrêtés en chemin.
La constitution de l
équipe est également importante dans la mesure où le choix de Silas,
la présence de Timothée, puis celle de Luc va renforcer le travail de l
équipe missionnaire de
Paul. Mais revenons quelques instants sur le choix de Silas. Ben Witherington précise :
« Le choix de Silas (ou Silvain, forme latine de ce nom se révéla judicieux car Silas pouvait passer
pour le représentant de l
église de Jérusalem et montrer ainsi que Paul n
était pas du tout en
désaccord avec les responsables de cette Eglise. Silas était également capable d
expliquer le décret
de l
Eglise de Jérusalem (cf. Actes 16.4), ce qui était capital pour la suite de la mission de Paul. (
)
Sur la route qui les menait dans la province de Galatie, la première tache des missionnaires était de
rendre visite aux Eglises de la Syrie et de la Cilicie et de fortifier la foi des chrétiens. Cette route
traversait la région natale de Paul
»
5
3
A. Cole, Marc (Jean), in Collectif,
Le Grand Dictionnaire de la Bible,
Le Cléon d
Andran Excelsis, 2004, p. 996
4
Tim DOWLEY,
Atlas de la Bible et de l’histoire du christianisme,
Marne la Vallée, Farel, 2007, p. 68
5
Ben WITHERINGTON,
Histoire du Nouveau Testament et de son siècle
, p. 266
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5
4.
Galatie, puis Macédoine (16.1-12)
Le voyage missionnaire débute donc par un cheminement le long de la côte, jusqu
à
Tarse, avant de visiter les villes de Derbe et de Lystre, situées au sud de la province de
Galatie. Un élément important est la rencontre avec Timothée à Lystre. Ce jeune homme, de
père grec et de mère juive est un chrétien convaincu qui va rejoindre l
équipe missionnaire
de Paul. Si ce dernier le recrute, c
est peut être aussi pour combler un manque laissé par
l
absence d
une troisième personne comme Jean Marc. Toutefois, un détail qui peut nous
surprendre est le fait que Paul souhaite que Timothée soit circoncis pour un tel travail
missionnaire. N
oublions pas que dans les provinces d
Asie Mineure rencontrées Paul se
rendait toujours dans une communauté juive pour commencer l
annonce de l
évangile. Et à
ce titre, par souci d
éviter des conflits, il était préférable que Timothée soit circoncis, ce
d
autant plus que Timothée n
est pas un inconnu et que une telle marque lui donnerait peut
être un peu plus de tolérance. Paul dira d
ailleurs dans l
épître aux Galates, que Tite n
a pas
eu besoin de se faire circoncire dans la mesure où son arrière plan est pleinement païen.
Pourquoi cette différence entre les deux hommes ? Probablement parce que Tite, en tant
que non juif, ne pouvait entrer dans la Synagogue, alors que Timothée, en tant que demi-juif
aurait pu y avoir accès. Il ne faut donc pas voir dans la circoncision de Timothée, un retour
en arrière de la part de Paul.
Puis en Mysie, les trois hommes : Paul, Silas et Timothée sont confrontés à une
réorientation sérieuse de leurs projets. Un rêve de Paul lui fait prendre conscience de la
nécessité de poursuivre le travail missionnaire en Macédoine. Nouvelle étape pour l
annonce
de l
évangile. La tradition considère aussi que c
est entre le port de Troas et la ville de
Philippe, Paul a rencontré Luc et a probablement fait appel à lui comme médecin. Ben
Witherington souligne :
« D
après moi, Luc était un médecin itinérant qui exerçait sa profession dans des villes qui comme
Troas ou Philippes, où il fit la connaissance de Paul et effectua ensuite quelques voyages avec
l
apôtre qui avait certainement occasionnellement besoin des services d
un médecin. Nous avons
des preuves de l
existence de tels médecins dans cette partie de l
Empire romain. (
) Le fait qu
un
expert itinérant comme Luc écrive l
histoire du christianisme primitif présentait de nombreux
avantages, dont le moindre n
étais pas de pouvoir subvenir à ses besoins partout où il allait. De
plus, l
exercice de son métier lui permettait facilement de collecter les informations sans attirer
l
attention. »
6
La présence du « nous » dans le texte original montre bien qu
un quatrième homme, qui
pourtant pourrait passer inaperçu est présent dans la suite du voyage missionnaire. Il s
agit
évidemment de Luc, qui accompagne les trois hommes dans la suite de leur voyage
missionnaire. Ils se rendent alors à Philippes, ville situé sur une grande voie de circulation de
l
Empire qui faciliterait sans aucun doute la diffusion de l
évangile aux villes voisines de la
Macédoine. Après le passage rapide sur l
île de Samothrace, la ville de Philippes va être le
théâtre d
implantation d
une nouvelle assemblée chrétienne, chère au
cœur
de Paul.
6
Ben WITHERINGTON,
Histoire du Nouveau Testament et de son siècle
, p. 271
Eglise Baptiste de Valentigney
Actes des Apôtres
Session 24 : Actes 15.36-16.12
6
5.
Conclusion
Ce qu
il faut retenir de ce passage d
Actes 15 et 16, c
est qu
outre la situation de crise
résolue par le concile de Jérusalem, un conflit a permis le développement de deux nouvelles
équipes missionnaires. Même si les deux équipes débutent sur de mauvaises bases, l
examen
des autres textes nous montre que le conflit n
est pas resté non résolu et que les hommes
qui ont eu un différend on su le dépasser. Le salut n
est pas resté limité à la seule nation
d
Israël. Les décisions du concile de Jérusalem, si elles ne plaisent pas à tout le monde ont
eu le mérite de clarifier un problème doctrinal très sévère. La parole de Dieu progresse. De
nouvelles églises se développent et nous pouvons être reconnaissants du fait que Dieu
maîtrise toutes choses, bien au-delà de ce que nous pouvons penser.
Commentaires utilisés
Jean Calvin,
Les Actes des apôtres,
Kerygma, Aix en Provence, 2005
John Stott,
The message of Acts, The Bible speaks today,
Inter Varsity Press, 1991