Le monde grec - François LAFRENIÈRE GRÈCE ET ROME (332-300-SF) VI ...
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Le monde grec - François LAFRENIÈRE GRÈCE ET ROME (332-300-SF) VI ...

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Exrait

François L
AFRENIÈRE
2010-10-19
G R È C E E T R O M E ( 3 3 2 - 3 0 0 - S F )
VI. Le monde grec : la période classique (V
e
– IV
e
siècles av. J.-C.)
A. Les principales étapes
1. Les guerres médiques (498-479)
a) Les causes
Cartes recueil, p. VI-3.
D’abord, notre source : H
ÉRODOTE
,
Enquête
(
Histoires
).
Hérodote (484-424 av. J.-C.).
Historien et voyageur grec originaire de Grèce d’Asie (Halicarnasse). Il
appartenait à une famille noble et aisée. Jeune encore, il quitta Halicarnasse dominée par le tyran
Lygdamis. Après un court séjour à Samos, où il se perfectionna dans le dialecte ionien, il consacra
plusieurs années à voyager en Thrace, dans l’empire perse (Asie Mineure, Mésopotamie, Médie), peut-
être jusque chez les Scythes d’Asie, en Égypte et peut-être en Libye. De ces voyages, il assembla les
matériaux destinés à la rédaction de son
Enquête
où, avant d’entreprendre la narration détaillée des
guerres Médiques, il rapporte une multitude d’éléments et de faits, souvent saisis sur le vif, concernant
les pays visités, ce qui fait de lui, non seulement le premier géographie et historien (on l’a dit « le père
de l’histoire ») dont on ait conservé l’ensemble de l’oeuvre, mais aussi le premier ethnographe. Il résida
sans doute à Athènes et il accompagna peut-être les premiers colons sollicités par Périclès pour peupler
la nouvelle fondation coloniale de Thurium en Grande Grèce, en 443. C’est là qu’il termina ses jours et,
sans doute y écrit-il la plus grande partie de son ouvrage. (R
ACHET
, « Hérodote »,
Dictionnaire de la
civilisation grecque
, 1992).
Ensuite, les causes du conflit… Les cités grecques de la côte ouest de l'Asie mineure, de même
que les cités situées sur les îles de cette côte, sont sous la domination perse à la fin du VIe s.
av. J.-C.
L’empire perse (achéménide).
Au début du VII
e
siècle av. J.-C. les tribus perses installées dans le Fârs
étaient organisées en un petit État, sous la conduite du roi Achéménès (d’où
achéménides
). Son fils,
Teispès (675-640 av. J.-C.) agrandit le royaume qui, à sa mort, fut divisé entre ses héritiers : Ariaramnès
devint roi de Parsa et Cyrus I
er
, roi d’Anshân. Au milieu du VI
e
siècle avant J.-C., Cyrus II le Grand
fonde l’empire perse des Achéménides, qui connaît sa plus grande expansion en particulier sous Darius
I
er
.
L’empire s’étend ainsi de la Libye à l’Indus et des provinces d’Ionie jusqu’ à la Nubie (soit un peu plus
de 23 peuples différents). Pour la première fois dans l’histoire, tout le Proche-Orient et le Moyen-Orient
sont réunis sous un seul et même sceptre. Cet empire est gouverné par une administration héritée de
l’Assyrie et de Babylone.
Tout l’édifice reposait sur le sentiment de loyauté des sujets envers la dynastie régnante, dont le
représentant était révéré comme une divinité et entouré d’une pompe saisissante. Le roi, Grand Roi, est
un autocrate absolu qui gouverne de loin. Les populations soumises conservent leur organisation propre,
leur religion, leurs chefs même. Mais tous les sujets jusqu’aux plus hautes charges sont considérés
comme des
bandaka
du roi, c’est-à-dire des personnes liées par un lien de fidélité absolue. La stabilité
dynastique permit une stabilité politique et même lors de la conquête Alexandre, les satrapes resteront
parfaitement loyaux.
Toutefois, le déclin et la chute de l’empire perse s’expliquent peut-être par les mêmes raisons qui ont
conduit à l’éclatement de tous les empires : l’affaiblissement du pouvoir central (intrigues au harem, vie
des dirigeants « à l’orientale »), les rebellions nationales (Grèce, Égypte) peut-être exagérées par la
propagande alexandrine, mais renforcées par les défaites perses durant les Guerres Médiques, et la
décomposition générale du système (affaiblissement de l’armée, soulèvement des satrapies, décadence
des moeurs). Toutes choses qui entraîneront l’écroulement quasi immédiat de l’empire quand surgira le