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La lettre du directeur diocésain N°35
Cahors et Rodez ce 2 juin 2006.
« Il suffit d’aimer »
« Il suffit d’aimer », disait Bernadette de Lourdes. Et c’est vrai. Chacun d’entre nous sait à quel
point il est façonné par l’amour : amour de ceux qui nous ont transmis la vie, amour de ceux qui
ont pour nous fait oeuvre d’éducation, amour de ceux qui ont su ne pas céder à nos caprices,
amour de ceux qui nous ont appris la résurrection de Jésus-Christ et l’éternité de la vie, amour
de ceux qui nous ont enseigné l’Espérance, amour de celui ou de celle qui a accepté de partager
notre vie pour que nous la transmettions à notre tour, amour de ceux qui ont accepté les
exigences de la vie religieuse ou sacerdotale pour mieux nous servir, amour de ceux qui nous
montrent la voie du service des plus délaissés, amour de ceux qui ne baissent jamais les bras, …
L’Amour, reçu de Dieu par la médiation d’autrui et donné aux autres est si essentiel que nous
comprenons bien que notre pape Benoît XVI ait voulu en faire le sujet de sa première
encyclique.
Aussi comprenez mon étonnement lorsqu’en lisant le projet éducatif et pastoral de nos
établissements j’y trouve si rarement exprimée notre volonté de construire sur l’Amour
l’éducation des enfants et des jeunes. Que pourrions-nous cependant trouver qui soit plus
important à leur communiquer que la certitude de l’Amour et la passion de l’Espérance ?
Peut-être n’osons-nous pas inscrire en toutes lettres le mot « Amour » dans notre projet éducatif
et pastoral parce qu’il bousculerait trop nos habitudes. Il faudrait alors s’interroger en conseil
d’établissement pour savoir si les relations que nous construisons dans l’établissement sont un
fidèle reflet de cet amour qui nous anime ? Nous devrions alors peser les termes de nos
évaluations pour nous assurer que, sans complaisance malsaine, nous restons cependant fidèles à
l’amour qui nous a été donné. Nous devrions relire nos règlements intérieurs pour nous assurer
que l’amour reste premier.
Pourtant, si nous ne témoignons jamais explicitement de l’Amour et de l’Espérance qui nous
habitent, comment parviendrons-nous à traduire en actes le caractère propre de nos
établissements catholiques d’enseignement ? Ce ne sont pas les valeurs, ni même les démarches
religieuses qui sont premières, c’est bien l’Amour qui les inspire et l’Espérance qui dit l’éternité
de l’Amour.
Je me surprends parfois à rêver d’un projet éducatif où Amour et Espérance seraient premiers.
Mais aussi je rends
grâces à Dieu, souvent, pour ces éducateurs de nos établissements qui en
vivent sans l’avoir dit et qui peut-être, bientôt, oseront le dire.
Yannick Gainche.