N° 72 - 2002
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TRAVAUX ETDOCUMENTSResponsable de la collection : Éric LANOUE
ACTEURS,ENJEUX ET TENDANCESDES ÉCOLES CATHOLIQUES ENAFRIQUE SUBSAHARIENNELe cas de la Côte-dIvoire(1960-2000) Éric LANOUE N° 72 - 2002
CENTRE D'ÉTUDE D'AFRIQUE NOIRE IEP de Bordeaux  Domaine universitaire 11, allée Ausone  F-33607 PESSAC CEDEX Tél. (33) 05 56 84 42 82  Fax (33) 05 56 84 43 24 E-mail :c.cazenave@sciencespobordeaux.fr
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ac iné L196 de luttes politiques, appela un bilan des processus de scolarisation nés depuis parfois plus dun siècle et inégalement institués ; les missions y avaient pris part et souvent joué un rôle pionnier (Ngoyi 1969 ; Bouche 1974). Les dirigeants de lenseignement catholique, pour la plupart encore missionnaires, dépendaient ainsi, nouvellement, de contextes nationaux singuliers. Ils sinquiétèrent : la décolonisation nallait-elle pas engendrer au sein des systèmes scolaires un affaiblissement, voire, au pire, une disparition des enseignements confessionnels, préjudiciable aux réseaux décoles catholiques et à lÉglise, au profit des seuls États ? Cette question reflétait les préoccupations de certains missionnaires en réaction à ce quils appréhendaient comme un « danger de létatisme »1. Avec le recul du temps, il est possible de reconsidérer ce qui fut perçu chez eux  parfois avec prescience  comme un danger et ainsi distinguer plusieurs modes de gestion étatique des héritages scolaires missionnaires. Les politiques scolaires des États varièrent : certains sapproprièrent les réseaux scolaires catholiques, dautres les reconduisirent ; les formes de ré-appropriation et de reconduction alors en cours de réalisation étaient elles-mêmes diverses ; un sentiment dinquiétude gagna les églises catholiques : les nouveaux États supplanteraient-ils les Églises en mettant en place des politiques scolaires excluant leurs écoles des systèmes nationaux denseignement ou bien, les incluant mais selon des modalités qui ne leur seraient pas favorables ? Internationalisation et formes dintégration nationale des enseignements catholiques Linternationalisation des relations politiques construites à partir de sociétés africaines, désormais dotées dÉtats indépendants, relança, dès 1960, lintérêt de la curie romaine quant au devenir des enseignements catholiques, un domaine dintervention quelle avait eu tendance à laisser à lappréciation des grands chefs missionnaires, notamment pour lex-AOF à Mgr Lefebvre2. Rome intervint à partir 1. Ce « danger » fut publiquement évoqué à plusieurs reprises, en 1965, lors de la Conférence panafricaine de lenseignement catholique. Voir Oiec 1965. 2. À plusieurs reprises, au cours de lhistoire du Congo, le Vatican apparut comme linterlocuteur privilégié du Roi Léopold ou du pouvoir colonial belge : des conventions scolaires concrétisèrent leurs alliances. Dans dautres zones géopolitiques africaines, les métropoles gardèrent le monopole de la législation scolaire sans éprouver le besoin dinterpeller le Vatican. Sur les politiques déducation suivies par le Vatican en Afrique subsaharienne, on peut se reporter à P. DECRAENE1993 : 2-5et G. BUSUGUTSALA1997.
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Éric Lanoue
Acteurs, enjeux et tendances des écoles catholiques en Afrique subsaharienne
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dune aire géopolitique particulière, celle des territoires du Congo-Ruanda-Urundi où avait résidé, à lépoque coloniale, Mgr Sigismondi, représentant permanent du Saint-Siège, nommé, à lheure des indépendances, secrétaire de la Propagande, lune des plus puissantes institutions du Vatican. Pour les avoir côtoyés à lépoque coloniale, ce prélat italien connaissait bien les représentants belges de lenseignement catholique, en particulier le chanoine Moerman en poste au Bureau de lenseignement catholique à Kinshasa (Bec) entre 1955 et 1960. Stratégiquement, le Vatican sappuya sur un organisme catholique spécialisé dans lenseignement, lOffice international de lenseignement catholique (Oiec) : en 1960, une représentation régionale de cet organisme simplanta sur le continent africain, à Brazzaville. Conformément à ce projet, alors que lÉglise catholique entrait dans une période conciliaire (Concile Vatican II), Mgr Sigismondi confia au vice-président de lOiec, le chanoine Moerman, un « mandat prioritaire » : organiser au nom de lOiec, plus spécifiquement de son récent Secrétariat régional pour lAfrique et Madagascar (Sram), une Conférence panafricaine de lenseignement catholique (Copec). Le devenir des écoles catholiques entre politique vaticane et politique africaine Au sein de ces nouvelles structures (Oiec, Sram) et à loccasion de cette Conférence qui eut lieu à Léopoldville du 16 au 23 août 1965 (Copec) des tensions éclatèrent chez les missionnaires, révélatrices dune divergence de point de vue ; le dessein panafricaniste de la Conférence fut critiqué : des spécificités historiques liées à limplantation des écoles catholiques rendaient sa réalisation douteuse ; dautre part, les gouvernements africains commençaient à mettre en uvre leurs propres politiques éducatives ; ainsi lobjectif visé dune fédération panafricaine des directions nationales de lenseignement catholique ne fut pas atteint, la Copec savéra un fiasco ; des missionnaires semployèrent à sa mise en échec ; cette conférence, tant attendue des autorités vaticanes, faisait déjà douter des chances de lidéal panafricaniste, mis en uvre par certains chefs dÉtat au moment des décolonisations, notamment Kwamé Nkrumah par exemple (MBokolo 1985 : 150-151). LOiec et le réseau des institutions internationales vaticanes Créé en 1952 à linitiative de Mgr Op de Coul3, lOffice international de lenseignement catholique (Oiec) avait comme fonction de représenter les intérêts des enseignements catholiques auprès des instances internationales issues du contexte de laprès-guerre, principalement lUnesco. Cet organisme à vocation internationale, toujours actif en 2002, fait partie dun ensemble plus vaste, celui des organismes internationaux catholiques (Oic) spécialisés selon des secteurs dactivité (enseignement, santé, alimentation). Le Vatican les a tous homologués. Le secteur de lenseignement regroupe, outre lOiec, quatre organismes internationaux : la Fédération internationale des universités catholiques (Fiuc), lUnion mondiale des enseignants catholiques, le Secrétariat international des enseignants secondaires catholiques (Siesc), le Centre international détudes de la formation religieuse (Ciefr). Un bulletin de liaison « à usage interne et privé » commença à paraître à partir de juin 1964, appelé Bulletin du Centre de documentation des organisations internationales catholiques denseignement (CCIC). Ce bulletin cessa de paraître en 1978 ; il diffusait en Europe, sous forme de brèves nouvelles, des informations concernant laction des cinq organismes auprès de lUnesco et de son Bureau régional 3. Évêque du diocèse de La Haye.
10 Éric Lanouede léducation en Afrique (Breda) ; ce bulletin fournissait aussi des informations ts catho es d rperleastsievessisaeuàxLeénospeiogldnveimllee,nappeléeliDqoucumenAtfartiiqoune,eteinnfporromvaetnioannsceendAufnreiqaugee(nDceia)d4e.LOiec, le plus important parmi les cinq organismes, bénéficie dun statut consultatif auprès de lUnesco depuis 19585. Ses ramifications sétendent vers dautres institutions internationales, en particulier le Bureau international du travail (BIT). Les coulisses dune conférence : une riposte des missionnaires dAfrique de lOuest au « panafricanisme » de l enseignement catholique (1962-1965) Avant la tenue de la Conférence panafricaine de lenseignement catholique, les catholiques développèrent une stratégie de présence et dintervention au sein des conférences continentales ayant trait à léducation en Afrique. En 1961, de nombreuses personnalités du monde catholique participèrent à la Conférence dAddis-Abéba, parmi lesquelles le chanoine Moerman, au titre de lOiec, Jean Larnaud, secrétaire du Centre international catholique auprès de lUnesco (CCIC)6. Tous les nouveaux ministres africains de lÉducation nationale des pays devenus indépendants y assistèrent, de même des élites intellectuelles comme Joseph Ki-Zerbo, représentant officiel de la Haute-Volta7. Outre ses objectifs dune scolarisation universelle, cette conférence engagea les ministres africains, à concevoir léducation comme un moteur du développement économique et social (Unesco 1961), en conséquence à entrer dans une phase de planification de léducation, condition nécessaire à lobtention dune aide financière internationale. Un autre motif rendait urgente la tenue de cette conférence qui devait, selon ses organisateurs, marquer un tournant décisif dans le devenir des enseignements catholiques : entre décembre 1962 et janvier 1963, à Salisbury, en Rhodésie, les protestants venaient juste de tenir leurs assises ; le chanoine Moerman y avait assisté. Le chanoine rencontra deux difficultés majeures dans la réalisation de son mandat, destiné, rappelons le, à fédérer les enseignements catholiques africains depuis le Congo-Brazzaville ; la première était dordre pratique : il lui fallut sillonner le continent africain, prendre connaissance de lensemble des régimes politiques et apprécier leurs dispositions à légard de lenseignement privé confessionnel ; la seconde, dordre diplomatique, consistait à faire pression sur les directeurs nationaux de lenseignement catholique : ils devaient convenir dun statut définitif de leur ordre denseignement avec les autorités publiques. Convaincus qu« une certaine unité 4. Nous avons systématiquement dépouillé les bulletins cités. 5. LOiec jouit aussi dun statut consultatif et dinformation auprès dautres agences des Nations Unies depuis la fin des années 1950 (Unicef 1963 et Ecosoc 1958) et du Conseil de lEurope.Documentde présentation de lOIECSecrétariat général, Bruxelles, Belgique. Une assemblée générale se réunit, tous les trois ans ; elle élit un Conseil composé de 17 membres ; une présidence de ce Conseil est assurée ; un Secrétaire général est lorgane exécutif permanent et représente lOffice dans ses relations extérieures ; 5 secrétariats généraux animent des activités au plan régional à Dakar (Afrique et Madagascar), Bogota (Amérique du Nord et Amérique latine), à New Delhi (Asie et Océanie), au Caire (Proche et Moyen Orient) et à Bruxelles (Europe). Le Secrétariat de la région Afrique et Madagascar sest déplacé de Brazzaville à Kinshasa puis de Kinshasa à Dakar. 6. Un envoyé du Pape Paul VI y assista de même que Jan Lindemans, un des fondateurs de lOiec, enseignant à luniversité catholique de Louvain. 7. Joseph Ki-Zerbo était en 1961 un des enseignants africains les plus gradés (diplômé de Sciences politiques et agrégé dHistoire). Selon son témoignage, la Conférence dAddis-Abeba, fut « la première grande conférence sur les objectifs stratégiques de laprès-indépendance, la primauté fut donnée au quantitatif, toute la conférence était axée sur la question : dans 20 ans scolariser toute lAfrique ». Entretien avec Joseph Ki-Zerbo, Paris, le 22 août 1998.
Acteurs, enjeux et tendances des écoles catholiques en Afrique subsaharienne11africaine sur le plan de léducation nétait pas utopique »8, le chanoine et son équipe, cherchèrent à identifier au cours de leurs voyages des « soucis communs » aux enseignements catholiques africains ; ils en vinrent à dégager une sorte dépure des problématiques rencontrées comprenant les thèmes suivants : « lécole catholique et lÉtat », « le financement des écoles catholiques », « lintégration aux politiques de planification », « ladaptation des contenus denseignement », « lintroduction des langues africaines à lécole ». Chacun de ses thèmes appelait une mise en question des échanges passés entre lÉglise catholique et les États à partir des modifications des relations internationales. Les visées panafricanistes et les intentions centralisatrices du chanoine et de son équipe suscitèrent de vives oppositions dans le milieu des directeurs nationaux de lenseignement catholique. Des documents darchives portent trace de cette scission des mondes mission-naires autour des questions scolaires. Ils datent de 1964. Les auteurs de la riposte, un groupe de dix missionnaires directeurs nationaux de lenseignement catholique, en exercice dans des pays de lAfrique de lOuest francophone et invités à la Copec décidèrent de se retirer. Ils firent part de leur décision au secrétaire de lOiec installé à Bruxelles, ce dernier la consigna dans un « mémorandum confidentiel » : « Nous avons appris que quelques jours avant le Conseil de lOiec, des directeurs nationaux de lenseignement catholique de pays relevant de la nonciature de Dakar sétaient réunis à Abidjan pour préparer la présente réunion du Conseil et pour donner un mandat au père Galopin [le directeur national de lenseignement catholique au Sénégal] et pour quil fasse en leur nom une déclaration ». (Mémorandum confidentiel, 14 décembre 1964, archives du Centre catholique international (CCIC). Ces missionnaires de dix pays africains  dont sept dAfrique de lOuest francophone9 redoutaient un affaiblissement de leur position nationale face à la « menace que ferait peser sur lenseignement catholique de leur pays le fait dassister à une réunion exclusivement ou principalement financée par des fonds américains et belges et ayant un caractère trop publicitaire pour ne pas dire triomphaliste ». En conséquence, ils proposèrent aux membres dirigeants de lOiec soit la suppression pure et simple de la Conférence panafricaine soit sa transformation en une session plus discrète de type « séminaire». LOiec envoya ses émissaires en Afrique de lOuest, à Dakar ; au terme dune négociation, ils trouvèrent un compromis avec le père Galopin, chef de file de la coalition missionnaire contestataire10; finalement, le missionnaire donna son accord en échange dune réduction de la couverture médiatique de lévénement. Ajournée à cause de lévolution politique violente du Congo, la conférence eut quand même lieu. Le Président de lOiec, Mgr Descamps11avait évité le désistement de la coalition missionnaire ouest africaine ; il justifia lajournement par « la nécessité dapprofondir davantage les directives du Concile12et leur application en Afrique ». 08. Entretien avec le chanoine Moerman, Genève le 15 février 1999. 0 les dix pays signataires de la déclaration, on trouve : le Sénégal, la Côte-dIvoire, le Dahomey, la9. Parmi Haute-Volta, le Togo, le Mali, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Gabon. 10. Ce missionnaire participa à lélaboration des politiques scolaires au Sénégal. Il fait partie dune génération de missionnaires ayant connu au poste de directeur de lenseignement catholique la période coloniale et postcoloniale dans un pays africain. 11. Mgr Descamps, évêque français, dirigea le Comité national de lenseignement libre pendant vingt ans, entre 1944 et 1964. Il commença une carrière internationale au sein de lOiec dont il assura la présidence à partir de 1964. Cest lui qui prononça le discours douverture de la Copec en août 1965. 12. Le Concile Vatican II produisit des textes extrêmement prudents au sujet des questions politiques portant sur lintégration des héritages scolaires missionnaires en Afrique subsaharienne. Les textes
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Éric Lanoue
Quel sens donner à cette riposte ? Selon les dirigeants des enseignements catholiques de lAOF-Togo et ceux de lAEF-Cameroun, le choix de Léopoldville comme capitale daccueil de cette conférence traduisait une stratégie particulière de défense de lenseignement catholique congolais face à un État qui lui était défavora-ble. Plus quune querelle entre chapelles missionnaires, ce quelle ne fut dailleurs pas, cette riposte des missionnaires aux menées centralisatrices du chanoine Moerman permet de circonscrire un enjeu relatif à la compétition des enseignements catholiques, particulièrement forte au moment de lentrée des États africains dans des organismes internationaux. Le Congo-Léopoldville, et à travers lui la Belgique ne pouvait plus assurer le leadership scolaire dantan ; en revanche, des pays dAfrique de lOuest comme la Côte-dIvoire et le Sénégal pouvaient continuer dassurer ce leadership, ne fut-ce quen raison de la participation des écoles catholiques à la planification scolaire de leur pays et surtout en raison de labsence dune politique dite de « nationalisation »13. En définitive, même si la conférence put avoir lieu à Léopoldville, la raison des nations et des coalitions géopolitiques lemporta sur les tentatives dune fédération panafricaine des enseignements catholiques impulsées à partir de laxe Léopoldville/Brazzaville. Linternationalisme catholique seffaçait devant les spécificités afférentes aux contextes nationaux. Diversité des formes dintégration nationale et résolutions adoptées à la Copec Un mois avant la tenue de la conférence, son principal organisateur, le chanoine Moerman, exprimait devant le Conseil de lOiec réuni à Anvers, les divergences de points de vue relatifs à ce quil était convenu dappeler  à lépoque  « les nationalisations », autrement dit la capture réelle ou envisagée des écoles catholiques par des États désireux de les métamorphoser en écoles publiques : « Face aux menaces de nationalisation de lenseignement, les réactions catholiques ne sont pas unanimes. Pour les uns, lenseignement représente un moyen dapostolat dont la perte représenterait un mal irréparable ; pour les autres, il est impossible tant du point de vue financier que psychologique de vouloir conserver ces écoles et alors il faut repenser tout le problème sous langle de la pastorale et du service à rendre aux jeunes nations. Il est vraisemblable que ces oppositions, entre lesquelles il y a de nombreuses positions intermédiaires, ne manqueront pas de se manifester à la conférence, y aura t-il majorité dans un sens ou dans lautre, ou sarrêtera t-on à une solution médiane ? » (Conseil de lOiec, Documentation et informations en Afrique  DIA , 16 novembre 1964, Kinshasa). Les propos du chanoine illustrent un malaise répandu, en lien avec les perceptions missionnaires de lhéritage scolaire à lépoque des décolonisations : la question de savoir si lécole catholique devait continuer dappuyer le processus dévangélisation trouvait un écho sur lensemble du continent africain. Autant pour lÉglise que pour les États, le legs des écoles catholiques construites au temps de la Mission constituait une pomme de discorde. Quand il sagit dévoquer lhistoire des écoles catholiques, « naturellement » resituées à lépoque missionnaire, et toujours vues comme « une pépinière délites », on évoque moins les prises de position divergentes auxquelles leur repositionnement en période dindépendance donna lieu ; or, contre les louanges commémoratives dont ces écoles font aujourdhui lobjet, il faut rétablir que le conciliaires discutaient davantage de la participation des laïcs à lenseignement catholique des différents pays. Le chanoine Moerman et deux de ses collaborateurs à lOiec ont publié un recueil des grands textes conciliaires sur léducation (J.LINDEMANS,J.MOERMAN&C.PETIT1966). 13. Nous reviendrons sur ce terme couramment usité ; il ne nous semble pas adéquat.