Notes bibliographiques ; n°149 ; vol.52, pg 213-277

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Revue d'histoire de l'Église de France - Année 1966 - Volume 52 - Numéro 149 - Pages 213-277
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Publié le 01 janvier 1966
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In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 52. N°149, 1966. pp. 213-277.
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Notes bibliographiques. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 52. N°149, 1966. pp. 213-277.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1966_num_52_149_1761NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
RÉPERTOIRES
— Dictionnaire d'Histoire et de Géographie ecclésiastique», sous la direc
tion de R. Aubert. Tome XV, fascicule 91 : Exoce-Fare (Paris, Letouzey
et Ané, 1965. In-4°, col. 257-512). — Les lecteurs de ce compte rendu seront
peut-être surpris de ne plus trouver le nom de Mgr Van Cauwenbergh à
eôté de celui de M. le chanoine Aubert comme co-directeur du Dictionn
aire. Mais cet illustre savant est mort le 12 décembre 1964, laissant une
place qu'il sera bien difficile de combler dans le domaine de la science
historique.
Le fascicule que nous présentons marque la fin de la lettre E avec des
articles importants. Parmi les notices consacrées à la France qui sont tou
jours en bonne place on notera les noms suivants : L.-A. Expilly, évêque
constitutionnel du Finistère (1742-1793) ; saint Expièce, évêque de Metz
(v6 siècle), saint Exupère, « désigné comme premier évêque de Bayeux »;
saint Exupère, évêque de Toulouse (premières années du Ve siècle) dont la
vie est si importante pour connaître l'histoire des débuts du christianisme
en Gaule. On lira avec attention les lignes relatives à quelques maisons rel
igieuse : Eyguians, prieuré clunisien dans le diocèse de Gap ; Eyguières,
prieuré augustin de l'ordre de S.-Ruf sur le territoire actuel du diocèse
d'Aix ; Eymeu, chartreuse près de Romans ; Eymoutiers, ancienne abbaye
bénédictine du diocèse de Limoges ; Eysses, abbaye bénédictine du diocèse
d'Agen qui, depuis 1872, est devenue prison centrale. A remarquer que la
notice consacrée à Eymard (saint Pierre-Julien) est renvoyé à Pierre-Julien
Eymard.
La lettre F débute par une étude importante sur Francisco Faà di Bruno
(1825-1888), un des apôtres de Turin au xixe siècle dont la vie religieuse est
très étroitement liée au mouvement catholique parisien : il fut disciple de
Cauchy et propagateur des conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Plusieurs
notices résument l'histoire d'abbayes ou prieurés français : Fabas, abbaye
cistercienne (département de la Haute-Garonne) : c'est dans ce monastère
que se retira Anglèse de Sagazan, la voyante de Garaison (f 1582) ; La
Page, prieuré bénédictin du diocèse de Tulle ; La Fage, prieuré bénédictin
du diocèse de Rodez ; Fages, prieuré bénédictin du diocèse de Blois ; Faget-
Abbatial, abbaye bénédictine du diocèse d'Auch ; F aise, abbaye cister
cienne, fondée en 1137 dans le bordelais non loin de Libourne ; Falaise,
abbaye prémontrée de la circarie de Normandie (diocèse de Séez, auj.
Bayeux). Parmi les biographies de personnages français, nous accorderons
Une place spéciale à Fardulphe, abbé de S. Denis de 792 à 806, un de ces
hommes qui, sans être de tout premier plan, n'en occupa pas moins une
position en vue dans l'entourage de Charlemagne, et à Aymard Falco, pre- 214 NOTES BIBLIOGRAPHIQUES ,
xnier historien de l'ordre des Antonins (t 1545) ; à deux dominicains qui ont
laissé un nom dans la science : J. Faitot (1736-1806), qui s'occupa de mettre
au point le dossier de béatification de la Mère Agnès de Langeac, et Gabriel
Fabricy (1725-1800), bibliothécaire de la Casanatense, collaborateur du
P. Richard pour son Dictionnaire des sciences ecclésiastiques ; enfin à M. Faillon
(1800-1870), le grand historien sulpicien.
R. Darricau.
— Dictionnaire de Théologie catholique..., Tables générales par Bernard
Loth et Albert Michel, fasc. 1 à 12 : Aaron-Magie, col. 1 à 3056 (Paris,
Letouzey et Ané, 1951-1965). — Ce travail constitue un prolongement de
l'œuvre monumentale de Vacant et Mangenot. Comme toutes les publica
tions similaires, ces tables ont essentiellement pour but de grouper sous un
même vocable tous les passages du Dictionnaire relatifs à une même ques
tion. De nombreux renvois aiguillent toujours le lecteur c vers le mot ou
la forme orthographique retenus par les Tables pour la présentation du per
sonnage, du fait ou de la notion étudiée ». Ces Tables ont été conçues dans
un esprit avant tout théologique, « cherchant à fournir, pour toutes les ques
tions complexes abordées par les écrivains de toute époque, de toute école
et souvent par les hétérodoxes, une synthèse qui permette de reconstituer
facilement la trame de ces enseignements, des réactions qu'ils ont provo
quées et finalement de la doctrine formulée par l'Église pour clore le progrès
de la tradition ». Enfin, ces rédacteurs ont inséré dans les Tables quelques
compléments indispensables, principalement bio-bibliographiques. Ils ont
mis les articles des premiers volumes en harmonie avec le code de droit
canonique et ils ont esquissé pour les quelques notices dont on a regretté
l'absence dans le Dictionnaire, les grandes lignes d'un développement. .
R. Darricau. .
— Dictionnaire de Droit canonique, publié sous la direction de R. Naz.
Tome VII, fasc. 43 : Placentin-Zype (Paris, Letouzey et Ané, 1958-1965,
col. 1688). — Avec le tome VII du Dictionnaire de droit canonique, prend
fin la publication de cette encyclopédie qui avait commencé en 1935. Il
n'est pas question de résumer ici le contenu du dernier fascicule. Il ren
ferme des articles qui seront sans cesse consultés. En effet, l'étude consa
crée par l'abbé G. Baccrabère à la visite canonique, constitue un guide
indispensable pour tous ceux qui voudront désormais poursuivre de»
recherches sur l'activité pastorale des évêques au cours des siècles passés.
Désormais, les historiens du droit canon auront à leur disposition un instr
ument de travail qui leur permettra d'entreprendre de nouvelles recherches
et de développer les connaissances que nous avons en ce domaine et sans
lesquelles il est impossible de comprendre le sens profond de la civilisation
occidentale.
R. Darricau.
— Dictionnaire de Biographie française, publié sous la direction de Roman
d'Amat et R. Limouzin-Lamothe. T. X, fasc. 60 : Des Chapelles-Desplagnes
(Paris, Letouzey et Ané, 1965. In-4°, col. 1281 à 1527). T. XI, fasc. 61 :
Des Planches-Dibo8 ; fasc. 62 : Dibos-Dondel ; fasc. 63 : Dondel-Dreyfus (Ibid.,
1965-1966, col. 1-768). — Le fascicule 60 est le dernier du tome X du Die- NOTES BIBLIOGBAPHIQUÊS 215
tionnaire. Il renferme comme ses précédents une foule de renseignements
de tout genre, que l'on rechercherait vainement ailleurs, car cette publica
tion n'est pas la simple compilation d'encyclopédies antérieures ou d'ou
vrages variés, mais le résultat d'une véritable recherche. Très souvent, les
notices qu'il présente renouvellent complètement les questions. On remar
quera tout particulièrement dans la présente livraison — en dehors des
articles consacrés aux saints et aux évêques, aux missionnaires et aux rel
igieuses qui, à eux seuls, pourraient fournir la matière d'une longue analyse —
la documentation qui a été réunie concernant les prêtres et les religieux.
Parmi les prêtres, il faut, parmi d'autres, citer les noms suivants : Nicolas-
Jean Des Gorets (1798-1871), doyen du chapitre de Lyon et défenseur de la
liberté de l'enseignement ; Charles-Éléonore Desgenettes (1778-1860), curé de
N.-D. des Victoires et fondateur de l'archiconfrérie ; Jean Desgranges (1874-
1958), célèbre par ses conférences contradictoires, son action sociale et poli
tique ; Tiburce Desgranges du Pèroux (1678-1726), apôtre des galériens dont
la vie mériterait une étude ; Gabriel Deshayes (1761-1841), de la Compagnie
de Marie, fondateur de congrégation; Henri Des Innocens (1648-1713), col
laborateur de Caulet, évêque de Pamiers ; Artus Désiré (j* 1579) dont la vie
fut consacrée à la lutte contre la Réforme et qui paraît avoir joué un rôle
considérable ; Philippe Desjardins (1753-1833), vicaire général de Mgr de
Quelen et une des belles figures du clergé français au xvm* et au xixe s. ;
Laurent Desmoulins (| 1525), réformateur ecclésiastique chartrain ; Edmond
Desnoyers (1806-1902), vicaire général d'Orléans et archéologue réputé dont
les collections se trouvent au Musée ; Louis Desnoyers (1874-
1928), exégète ; Jacques Desparts (1458), chanoine de N.-D. de Paris dont
les travaux scientifiques furent importants.
Concernant les religieux, on retiendra les notices dont nous allons faire
mention maintenant. Pour les Bénédictins : Charles Descrocheta (1597-1664)»
auteur d'ouvrages de spiritualité et Pierre Descrochets (f 1672), collaborateur
de la Gallia Christiana ; Richard Des Fossés (1614-1681), philosophe tho
miste ; Robert Desgarets (1610-1678), théologien et philosophe ; Raymond
Despaufet. (1726-1816), directeur du collège de Sorèze ; Jean Despierres (1597-
1664), mathématicien. Pour les jésuites, Pedro Descoqs (1877-1946), philo
sophe, fondateur des Archives de philosophie ; Raymond Des Étroits (1565-
1640), controversiste ; Gabriel Desjardins (1823-1899), canoniste ; Antoine
Deslions (1589-1648), poète latin; Philippe Desmaretz (1700-1780), confes
seur de Louis XV; Joseph Desmarquest (1860-1941), latiniste et auteur de
publications sur les missions. Pour les oratoriens, Joseph Desmares (1602-
1687), prédicateur et théologien, fameux par ses interventions dans les
controverses jansénistes ; Charles Desmarets (1602-1675), qui édita les opus
cules de piété de Bérulle. Pour les feuillants, Des Flottes (Pierre de Saint-
Bernard) (f 1666), auteur spirituel. Pour les capucins, Désiré Des Planches
(1863-1950), auteur d'ouvrages à tendances mystiques. Pour les dominic
ains, Jean Desloix (1568-1658), canoniste.
Le fascicule 61 ouvre le tome XI du Dictionnaire. Il est très important
pour l'histoire religieuse. D'ailleurs, chaque livraison apporte de nouvelles
améliorations et la rapidité avec laquelle se développe cette colossale entre
prise, en accroît chaque jour davantage le prix. Innombrables sont les noms
que nous devrions signaler, parce qu'ils touchent à quelques points essent
iels de l'histoire de l'Église de France. Il faudrait mentionner des cardinaux
comme Deusdedit (xie s.), des évêques comme Jean des Porcelets de Mail-
lane, évêque de Metz au xviie s. ; Dévie, évêque du curé d'Ars ; Devoucoux,
évêque d'Évreux (j" 1870) ; des religieux comme le P. Desqueyrous (f 1917),
dominicain ; J. Despruets, abbé général de l'ordre des Prémontrés (t 1596) ; 216 NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
et R. Desrou88eaux (t 1670), mauriste, collaborateur de la Mère d'Àrbouze
dang la réforme de l'abbaye du Val-de-Grâce. Mais nous attirerons spécial
ement l'attention sur une série de prêtres érudits dont le Dictionnaire montre
bien la place dans le développement des travaux savants en France au cours
des derniers siècles et dont le rôle est trop souvent oublié dans les ouvrages
de synthèse : François Desqueux (1650-1714), chanoine d'Arras, auteur d'une
vie de S. Philippe Néri ; Jean-Jacques Desroche» (1797-1862), historien nor»
mand, fondateur de la Société archéologique d'Avranche»; Cyrille Des
tombes (1819-1898), auteur de la monumentale Histoire du diocèse de Cam"
brai; Albert Desvaux (1859-1916), actif historien de l'Orne; Lucien Detrez
(1885-1956), auteur de très nombreux ouvrages sur l'histoire de la Flandre ;
Jean Deveras (f 1785), érudit chanoine avignonnais dont les recherches,
pour connaître l'histoire de la ville papale, sont irremplaçables ; Augustin
Devoille (1805-1870), précepteur de Mgr d'Hulst, dont les ouvrages d'histoire
religieuse sont encore consultés avec intérêt.
Les fascicules 62 et 63 ne sont pas moins riches. Ils comprennent un
nombre impressionnant de notices concernant l'histoire ecclésiastique. On
remarquera avec quel soin sont signalés, par exemple, les saints, même les
moins connus et qui ne figurent pas dans les répertoires courants. Nous nous
arrêterons tout particulièrement devant les articles consacrés aux membres
du clergé séculier car il est très difficile de trouver des informations sur les
curés, vicaires, aumôniers ou professeurs de collèges dont le souvenir, s'il
a été conservé, demeure confiné dans des revues ou des ouvrages difficiles
d'accès. Nous évoquerons donc brièvement quelques personnalités qui ont
joué un rôle important dans leur milieu et dans leur temps : Jules Didiot
(1840-1903), théologien et doyen de la faculté de théologie de Lille; Joseph
Dinouart (1716-1786), auteur de très nombreux ouvrages; Jean-Baptiste Doby
(4843-1912), minéralogiste et paléontologue ; Félix Dole (1807-1864), litur-
giste ; Emmanuel Domenech (1826-1886), auteur de nombreux récits de
voyages ou d'histoire, éditeur de l'ouvrage du P. Rapin, l'Histoire du jan
sénisme depuis son origine jusqu'en 1644; P. Donis (1811-1888), curé de
Saint-Louis à Bordeaux, ami personnel de Louis Veuillot, poète et music
ien de valeur ; Henri Dorât (1638-1701), ami de l'évêque de Pamiers, Cau-
let, et mêlé aux luttes de la régale ; Louis Dorna (1882-1958), historien de
Saint-É tienne ; N. Dransart (1858-1909), directeur de l'institution N.-D.-
de-Grâce de Cambrai, auteur de nombreux articles sur les mouvements
littéraires contemporains.
R. Darricau.
— Dictionnaire de Spiritualité ascétique et mystique, doctrine et histoire,
fondé par M. Viller..., continué par André Rayez et Charles Baumgartner...
Tome VI, fasc. XXXIX-XL : Gabriel-Godet des Marais (Paris, Beauchesne,
1965. In-4°, col. 1-560). — La lettre G inaugure le tome VI du Dictionnaire
dont la publication se poursuit avec une régularité remarquable. Les pré
sents fascicules contiennent une foule d'articles du plus haut intérêt concer
nant la France. Nous citerons entre autres : Gabriel-Maria, franciscain,,
législateur de l'Annonciade ; Gaduel, vicaire général de Mgr Dupanloup,
apôtre des associations sacerdotales et de la vie commune dans le clergé ;
R. Gaguin, trinitaire du xve s., humaniste et réformateur monastique ; '
J. Gallemant (1559-1630), supérieur des carmélites ; J. de Gallifet, jésuite '
(1663-1749), propagateur de la dévotion au Sacré-Cœur; Ph. de Gamaches
(1568-1625), célèbre sorboniste ; A. Gardeil (1859-1931) et R. Garrigou-
Lagrange (1877-1964), illustres théologiens dominicains ; R. Gaultier (1560- BIBLIOGRAPHIQUES 217- MOTES
1638) traducteur des mystiques espagnols; Fr.-X. Gautrelet (1807-1886),
fondateur de l'apostolat de la prière; Mgr Gay (1815-1892), évêque d'An-
thédon et écrivain spirituel ; Geoffroy Babion (f 1158), archevêque de Bor
deaux ; Geoffroy de Vendôme (f 1132), bénédictin et cardinal ; Gérard à" Abbev
ille (t 1272), un des meilleurs représentants de la théologie officielle du
xme s. ; Mgr Gerbet (1798-1864), disciple de Lamennais, puis évêque de
Perpignan, un des représentants de l'ultramontanisme au xixe siècle ;
J. Gerson;G. Gibieuf (1580-1650), oratorien ; S. Giraud (1830-1885), mis
sionnaire de la Salette, dont l'œuvre consacrée au prêtre est très profonde.
En ce qui concerne les doctrines spirituelles, on remarquera surtout les
articles : Générosité (la générosité chez les auteurs spirituels, la générosité
chez les moralistes, et vie spirituelle), Géorgie (littérature spiri
tuelle, aperçu sur les richesses de l'Orient trop peu connues en Occident) ,>
Ghire de Dieu (étude d'une des catégories fondamentales de la pensée biblique
et patristique), Gloire (la plus grande gloire de Dieu, naissance de l'exprès*'
•ion, signification spirituelle de la « Mayor gloria »).
R. Darricau. :
— Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Publié sous
la direction de Jean Maitron. Première partie : 1789-1864. Tome I : A à
Cz. 1 vol. in-8°, 490 pages. Tome II : D à Ly. 1 vol. in-8°, 534 pages (Paris,
Les Éditions ouvrières, 1964 et 1965). — A première vue, cet ouvrage semble
étranger aux préoccupations de la revue. 11 donne cependant la biographie
d'un certain nombre de personnages qui expriment un aspect particulier de
la pensée catholique. Plusieurs ont été établies à l'aide de l'excellent ouvrage
du professeur J.-B. Duroselle, Les débuts du catholicisme social en France
(1822-1870).
Lamennais est considéré en tant que « démocrate spiritualiste proche de
la classe ouvrière ». La biographie de Lacordaire est un peu courte. On retient
de Chateaubriand que, sur la fin de sa vie, il a étudié les doctrines saint-
simoniennes. Le socialiste chrétien Bûchez fait l'objet d'une biographie
très complète, suivie d'une bonne bibliographie. Des notices ont été con
sacrées à plusieurs t buchéziens » : Corbon, Leneveux, fondateurs avec Bûchez
du journal L'Atelier, Feugueray qui exposa dans un article de L'Ere Nouv
elle en 1849, intitulé Des Associations ouvrières, la doctrine buchézienne à
ce sujet, Arnaud de l'Ariège qui sera député à la Constituante de 1848, et
le malheureux abbé Deguerry, fusillé comme otage par les Communards
le 24 mai 1871. Plusieurs prêtres socialisants, dont l'action n'a guère dépassé
leur département, ont leur notice. D'autres, aussi qui ont participé à des
mouvements dissidents ou schismatiques, l'abbé Châtel, l'abbé Auzou, les
fondateurs de « l'Église catholique française ». Signalons en passant que
la notice consacrée à l'abbé Châtel, faite à l'aide d'un méchant article d'André
Thérive, est assez malencontreuse. Les auteurs ont ignoré l'excellent article
de M. R. Limouzin-Lamothe sur l'abbé Châtel dans le Dictionnaire de bio
graphie française, publié chez Letouzey et Ané. Les grandes figures du
socialisme c utopique », Blanqui, Considérant, Enfantin, Fourier, Pierre
Leroux, sont étudiés dans de longues notices bien documentées.
Le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier est une œuvre collée-,
tive. Dans chaque département, des collaborateurs ont étudié les personna-,
lités locales, aussi bien les grandes figures que les obscurs. Les Archives .
des divers départements, les Archives nationales et les Archives de la Pré-:
fecture de police forment la principale base de la documentation.
- • A. Perrier. 218 MOTES BIBLIOGRAPHIQUES
— Jacques Chakpy, Archives départementales du Finistère. Répertoire
numérique de la série V, Cultes, 1800-l907-(1930) (Quimper, 1965, vi-156 p.
in-40). — Le répertoire de M. Charpy, parce qu'il rendra les plus grands
services aux spécialistes d'histoire religieuse, méritait d'être signalé à l'a
ttention des lecteurs de notre Revue autrement que par une simple note
dans une Chronique. Il est précis, suffisamment détaillé pour ouvrir aux
chercheurs des perspectives d'études.
Ce répertoire est précédé d'une bibliographie abondante de l'histoire reli*
gieuse du Finistère pendant le xixe siècle. Il a ensuite le grand mérite d'in
diquer les séries des Archives départementales autres que la série V dans
lesquelles se trouvent des documents intéressant l'histoire religieuse (en
particulier la série J provenant de dons et d'acquisitions). Il renferme éga
lement une notice établie par M. le chanoine Nédélec sur les archives con
servées à l'évêché de Quimper et de Léon et quelques notes sur les archives
des paroisses, celles de l'abbaye de Saint-Guénolé de Landévennec. Il donne
enfin des références aux sources que l'on peut trouver soit dans les autres
dépôts départementaux de Bretagne, soit aux Archives nationales.
Le répertoire proprement dit comporte quatre parties :
1. Sous-série 1 V, culte catholique de 1800 à la Loi de séparation et même
à 1930. Les grandes divisions de cette sous-série portent les titres suivants :
organisation et police du culte, personnel du clergé, circonscriptions parois
siales, édifices religieux (dossiers très consistants sur les travaux d'entre
tien, de réparation et de construction), comptabilité, fabriques avec des
dossiers très étoffés sur les budgets et les comptes, congrégations et sociétés
religieuses.
2. Sous-série 2 V, séparation de l'Église et de l'État : préparation des
inventaires, inventaires eux-mêmes.
3. Sous-série 3 V, cultes non catholiques avec quelques dossiers sur le
culte protestant et le culte israélite.
4. Sous-série 4 V, dons et legs. Ce genre de documents avait sa place dans
cette série, car dans le Finistère la majorité des dons et legs étaient effec
tués en faveur des fabriques.
Cet excellent instrument de travail, qui fait honneur à son auteur, se
termine par un index très développé des noms de lieux, de personnes et de
matières.
Guy Duboscq.
Évêché de Versailles. Répertoire numérique des Archives historiques, par
H. Lemoine. Largentière, impr. Humbert et fils, 1965. 41 p. in-8°. — Ce
répertoire constitue un instrument de recherches, évidemment sommaire,
mais commode et appelé à rendre de nombreux services. Trois sources prin
cipales ont alimenté les archives de l'évêché de Versailles : tout d'abord,
pour la partie antérieure à 1802, les versements faits par les paroisses — actue
llement 88 — de leurs anciennes archives (rappelons que Versailles ne fut
érigé en évêché qu'au concordat) ; ensuite, de 1802 à 1905, les documents
conservés dans les bureaux de l'évêché concernant l'administration générale
du diocèse, les paroisses, les séminaires, etc., ceux du moins qui n'ont pas.
été versés aux Archives départementales en 1905 ; enfin, depuis cette date,
les papiers provenant de la libre administration du diocèse. H. Lemoine a,
d'autre part, inventorié sur fiches une intéressante collection de gravures
(près de 500), léguée en 1946 à l'évêché par le chanoine Fossard, doyen du
i , NOTES BIBLIOGRAPHIQUES 219
chapitre de Versailles. Un « Catalogue sommaire des archives des anciennes
églises de Versailles » (cathédrale Saint-Louis, Notre-Dame, Saint-Sym-
phorien) termine ce répertoire.
J. M.
Dizionario dei Concili, diretto da Pietro Palazzini. I (A-C), II (D.-L.),
III (M.-P.) (Roraa, Istituto Giovanni XXIII nella pontificia Universita
Lateranense, citta nuova éditrice (1963-1965), 360, 372, 461 p.). — Au
«ours de son pontificat, le pape Jean XXIII avait eu à cœur de promouv
oir un certain nombre d'initiatives culturelles, qui l'ont apparenté aux
grands mécènes de tous les temps. L'Institut Jean XXIII a reçu mission
de réaliser les désirs du pape défunt en matière d'histoire et de spiritualité.
Il assure la publication de la Bibliotheca Sanctorum, dont il a été déjà ques
tion dans notre revue. Il a entrepris également la préparation d'un diction
naire de tous les conciles qui se sont tenus dans l'Église depuis les origines
du christianisme jusqu'à nos jours.
Les conciles sont répertoriés suivant l'ordre alphabétique des villes où
ils se sont tenus. Pour chaque ville, ils sont distribués chronologiquement.
Chaque concile fait l'objet d'une notice, dans laquelle on a résumé les prin
cipales questions traitées au cours de l'assemblée, et donné une courte biblio
graphie. Cet important travail, dirigé par Mgr Pietro Palazzini, secrétaire
■de la S. Congrégation consistoriale, assisté de très nombreux collaborateurs,
comble une lacune dont tous les historiens déploraient l'existence. Il est
■appelé à rendre de très grands services, d'autant que sa présentation com
mode et élégante en rend le maniement facile. Il est dommage que la biblio
graphie soit souvent trop réduite ; bien souvent elle aurait pu être avanta
geusement complétée. Mais il est vrai aussi que l'histoire des conciles n'attire
guère les chercheurs, que les publications les concernant sont très souvent
locales, difficiles d'accès ou même seulement ronéotypées (telle, la thèse de
•doctorat en droit canonique de Mgr P. Gouyon, archevêque de Rennes,
sur les conciles de Bordeaux de 1583 et de 1624). C'est pourquoi notre
remarque est plutôt un hommage qu'une critique à l'égard d'une œuvre
venue fort opportunément et tout à fait capable d'ouvrir de nouveaux
•champs d'investigations dans le domaine de l'histoire ecclésiastique.
R. Darricau.
— Alexandre Cioranescu. Bibliographie de la littérature française du
XVIIe siècle. Tome I : Généralités ; A-C (Paris, Éditions du C.N.R.S., 1965.
Un vol. relié toile, 18 X 26,5 cm, 666 p., 90 F). — M, Cioranescu, qui nous
a déjà donné une Bibliographie de la littérature française du XVIe siècle, a
entrepris un recueil analogue pour le xvne siècle. En voici le premier volume.
Dans la préface, l'auteur explique qu'il a dû, à cause de l'abondance de la
production de ce siècle, réduire le champ de ses investigations. Il a rejeté
complètement les ouvrages scientifiques, juridiques et médicaux, et il n'a
retenu, parmi les théologiques, que ceux c qui supposent la pré
sence d'une substance subjective, éventuellement littéraire ». La première
partie de ce volume est consacrée aux Généralités, subdivisées en plusieurs
parties : Bibliographie et histoire du livre ; Le milieu historique ; Les ins
titutions ; La société ; Histoire religieuse ; Le intellectuel ; La vie
littéraire ; Histoire littéraire ; La tradition ; Les contacts ; Les thèmes ; Les
formes. A noter que, dans l'Histoire religieuse, l'auteur recense successi- 220 NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
vement ce qui concerne la rénovation catholique, la vie religieuse, le clergé,*
les sociétés catholiques, l'organisation économique, la politique religieuse,
les assemblées du clergé, la spiritualité, les ordres religieux, les missions,
le jansénisme, le quiétisme, le protestantisme. Dans la seconde partie de
l'ouvrage, M. Cioranescu donne, pour chaque auteur, dont les noms vont,
dans l'ordre alphabétique, de A à C, la liste de ses publications, avec de
brèves indications biographiques et les références des principales étude*
qui lui ont été consacrées. Cet ouvrage constitue donc, même s'il n'est pas-
absolument exhaustif, et bien qu'il ne soit pas critique, un instrument de-
travail de premier ordre pour les historiens. Signalons, pour donner une idée-'
de son importance, qu'il recense au total 22 888 volumes.
R. L.-L. •
— La recherche historique en France de 1940 à 1965 (Paris, Éditions du.
C.N.R.S., 1965. 15 X 23,5 cm, lxiv-519 p.). — Cet ouvrage, réalisé par le
Comité français des sciences historiques, est destiné à devenir un instr
ument de travail de premier ordre pour les historiens de la génération actuelle.
Une introduction d'une soixantaine de pages, due à M. Jean Glénisson,
fait un tableau de c L'historiographie française contemporaine ». Elle expose-
surtout l'évolution qui s'est produite dans la conception de l'histoire et de
la méthode historique sous l'influence de l'école des Annales et la place pris»'
par les travaux d'histoire économique et sociale, mais elle signale également
la réaction qu'a suscitée cette tendance trop exclusive et le renouveau de
l'érudition, pour laquelle, enfin, le « temps du mépris » serait c révolu » 1 -
Trois parties constituent ensuite le gros de l'ouvrage : la première, par
Didier Ozanam et Jacqueline Misraki, sur « L'enseignement et la recherche »,
avec l'indication de toutes les universités, écoles, organismes et centres de-
recherche historique existant en France ; la - seconde, par Pierre Marot,
Pierre Renouvin, Charles Higounet, Yves Renouard, étudie c Les publica
tions » : inventaires et répertoires d'archives, thèses de doctorat, thèses de-
l'École des Chartes, travaux « indépendants », instruments de travail, revues ; *
la troisième, par Pierre Couperie, donne une bibliographie méthodique de»
travaux publiés par les historiens français entre 1940 et 1964 '(ouvrages et-
non articles de revues, 6.460 numéros), avec un Index des noms d'auteurs."
On trouve donc, dans cet ouvrage, avec une masse de renseignements pra
tiques qu'il serait difficile de trouver ailleurs, une mise au point de l'état
dans lequel se trouve la science historique française, qui a beaucoup évolué
et beaucoup produit, depuis la seconde guerre mondiale.
R. L.-L.
— Bibliographie annuelle de l'Histoire de France, du ' Ve siècle A 1945*
Année 1964 (Paris, Éditions du C.N.R.S., 1965. In-8°, lxvi-582 p.). —
Nous ne reviendrons pas sur les caractères généraux de cette collection,
désormais indispensable aux historiens. Nous signalerons seulement que ce
volume présente quelques particularités nouvelles : il recense les ouvrages-'
publiés en 1964 sur l'histoire de France, des origines à 1945, et non plus
à 1939, et il donne, après la liste des périodiques dépouillés, celle des Mélanges-
qui ont été recensés depuis 1953. Ajoutons que ce tome fournit les référence»
bibliographiques de 9.414 ouvrages et articles.
R. L.-L.
. BIBLIOGRAPHIQUES 221 NOTES
— Georges Dethan. Table générale et méthodique de la Revue d'histoire
diplomatique depuis son origine (1887-1963) (Paris, A. Pedone, 1965. In-4°,
187 p.). — Cette publication s'imposait depuis longtemps. Sa parution
«omble vraiment une lacune dans notre documentation. En effet, trop d'études
particulières, propres à éclairer l'histoire des relations internationales, demeu-
xaient méconnues parce que difficiles d'accès. Il n'en sera plus de même aujour
d'hui et l'historien de l'Église pourra recourir facilement aux études concer
nant l'histoire diplomatico-religieuse qui sont contenues dans la collection
-de la Revue. La présentation, particulièrement judicieuse, de cette table en
facilitera encore la consultation.
Ainsi, ce répertoire que vient de nous donner M. Georges Dethan, a le
grand mérite d'attirer l'attention sur l'important travail qu'a accompli
depuis trois quarts de siècle la Société d'histoire diplomatique. Il montre
la place que tient, dans les affaires religieuses, l'histoire des relations inter
nationales. -
R. D.
HISTOIRE GÉNÉRALE
— Charles Pichon et Léonard von Matt. Les Papes. Préface de Mgr
Dominique (Paris, Hachette, 1965. Un vol. relié, 17 X 19,5, 240 p.,
nombreuses illustr. h. t., 35 F). — Ce nouveau recueil de notices sur les
papes, dans l'ordre chronologique, se recommande par un souci de la préci
sion et de l'objectivité qu'on ne s'étonne pas de trouver sous la plume de
Charles Pichon, l'auteur regretté de plusieurs ouvrages sur la Papauté.
Sous une forme ramassée et sans phrases, il y donne l'indication des actes
«ssentiels de chaque pontificat. La chronologie est établie suivant les tr
avaux des historiens récents, en distinguant, lorsque c'est possible, papes et
antipapes. Ce livre est aussi tout à fait remarquable par la qualité des pho
tographies dues à M. von Matt et qui représentent des mosaïques, des
tableaux, des miniatures, des fresques, des sculptures, des médailles, des
dalles funéraires, etc., concernant l'histoire des pontifes romains. Quelques *
appendices retiennent l'attention : sur les papes canonisés, sur la national
ité des papes, sur leurs noms, sur les prophéties de Malachie. L'ouvrage
donne enfin la reproduction des armoiries de tous les papes depuis Inno
cent III.
R. L.-L.
— René de Livois, Histoire de la Presse française (Les Temps de la Presse,
Paris, 1965, 2 vol., in-4°, 664 p., 38 hors-textes couleur, nombreuses illu
strations noir). — Le texte de cette volumineuse, mais très attrayante his
toire de la presse française a été rédigée par M. René de Livois, quelques
impressions personnelles sur d' eminent 8 journalistes ou sur des faits de presse <
particulièrement symptomatiques ayant été demandées à une vingtaine de
personnalités du monde des lettres. L'ouvrage se termine sur un index alpha
bétique et biographique des noms cités et sur un index alphabétique des
titres des publications citées dans le corps du texte.
Cette magistrale histoire couvre les trois siècles au cours desquels la
presse, d'abord balbutiante et timide, avec la création, en 1631, de la Gazette
de Théophraste Renaudot, puis se développant considérablement à l'époque
révolutionnaire, sans atteindre cependant la masse, prend plus d'assise avec
la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et devient à la fin du