Revue des périodiques
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 15. N°68, 1929. pp. 387-395.
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Revue des périodiques. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 15. N°68, 1929. pp. 387-395.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1929_num_15_68_2516REVUE DES PÉRIODIQUES
Le Moyen Age. Tome XXIX, 192». Paris, Champion.
•(Pierre Caillet : La carrière episcopate de Jean de Boittbôti au Ptiy
(ÏM3-Ï485), p. 282-8I09'. On trouvera ici une étude à la fois très docu
mentée et très vivante sill* l'êpiscopat de Jean de Bourbon au Puy.
Le personnage est d'importance : en effets si M. Caillet considère seul
ement ici l'évêque dû Pûy, il importe de rappeler que Jean de Bourbon
fut en même tettips abbé de Cluny* de 14i56 à i'4#5, date de sa moft.
L'auteur nous montre la triple ■ activité du personnage, activité politi
que, administrative et religieuse: L*évêque était en effet comte du Velay
et prit une part considérable aux assemblées des Etats de Languedoc — ;
lieutenant général du gouverneur de Languedoc et lieutenant général en
Forez, d'où son rôle administratifs toujours actif, parfois téméraire,
(création à Montpellier d'une cour de justice rivale du Parlement) $ —
enfin, administrateur spirituel et temporel d'un diocèse où régnait, au
milieu du XVe siècle, une véritable anareMe ' religieuse, où s'étaient
accumulées les ruinés matérielles et morales* respectivement dues aux
ravages des bandes d'écorcheUrs et au dérèglement de là vie dans le
chapitre cathedral et les établissements ecclésiastiques: Cette activité*
religieuse, que, seule, nous devons envisager ici* se résume dans la lutte
que Jean de Bourbon entama et soutint contre le chapitre cathedral de
NotrenDàmë du tPuy; Nous assistons à un des conflits qui mirent si
fréquemment aux prises; pendant le "Moyen Age, les évêques et leurs
chapitres; mais alors que les évêques en furent parfois les promoteurs,,
en opprimant les chanoines, il semble que Jean de Bourbon ait combattu
au Puy pour la cause du bien et de la justice: Révolté paf la vie licen
cieuse du corps capitulaire* irrité surtout par la tentative de deux clercs
qui, en Î471, à l'instigation des chanoines, essayèrent de mettre le fèu â
ila cathédrale, Jean de Bourbon « prit l'offensive », fort de son titre de
lieutenant-général en Languedoc, qui renforçait largement son autorité
episcopate. Une lutte très âpre s'ouvre alors.* dans la ville d'abord, puis
devant les tribunaux. L'évêque ayant fait emprisonner dans son château
de Monistrol deux clercs prisonniers du chapitre, les cliahoines s'ind
ignent devant la volonté que montre l'évêqUe d'exercer sa juridiction.
Ils portent l'affaire devant le parlement de Paris, où Jean de Bourbon
est cité. iMâis l'évêque a recours au Saint-Siège qui l'autorise à excortv-
munier le chapitre, si celui-ci empiète sur sa juridiction episcopate.
Jean de .Bourbon usa de son droit, à la fureur de ses adversaires, qui
réussirent de leur côté à provoquer la saisie du temporel du prélat, dont
main-levée ne fut donnée qu'en 1478 après d'innombrables appels, contre-
appels, etc., au Parlement et au Saint-Siège. Ce conflit qui, par sa vio
lence, nous fait songer à -la lutte dressant l'un contre l'autre, au xiv* siè
cle, dans une région différente, l'évêque de Langrès Louis de Poitiers et
le chapitre cathedral de Saint-Mammès, >M. Caillet l'a étudié en détaii et
a su nous en tracer un tableau à la fois exact et plein de vie. C'est là
une très utile contribution à l'histoire des relations entre les puissances
episcopates et capitUtlàires au Moyen Age.
Le 388 REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE
Revue des Etudes historiques.
, Quatre-vingt-quatorzième année, 19128. Paris, Picard.
Léon iDeries : La police de la chaire sous le premier Empire, p. 39-74.
Pour rendre compte de cet article, qui étudie la surveillance étroite exer
cée par les agents de la police sur la prédication et sur les enseignements
donnés aux fidèles par les orateurs sacrés, il suffit presque d'indiquer les
divisions marquées par l'auteur : I. Les dogmes de l'orthodoxie impériale.
Le premier de ces dogmes, dit M. Deries, est « celui de l'indépendance
du pouvoir temporel par rapport au pouvoir spirituel » ; comme dans
le « catéchisme universel de_ l'Empire français..., immédiatement après
les devoirs envers (Dieu viennent les devoirs envers Napoléon et son
auguste famille ». « Depuis 17'9l3, un duel à mort s'est engagé entre la
France et l'Angleterre... Ce sera une obligation pour tous les ministres
du culte, de relever les courages défaillants, de ranimer et d'entretenir
la foi au succès qui seul apportera la paix. » — «.Les temps de la
Révolution s'éloignent insensiblement, mais ils sont tout proches encore...
Il importe au plus haut point, dans l'intérêt de la pacification générale,
qu'il ne soit fait nulle part, ni un sens ni dans l'autre, allusion au
passé..., rien ne doit suspendre ou compromettre l'œuvre d'apaise
ment. » — II. Sous le Consulat. Les premières mesures de répression.
L'affaire Fournier. Il s'agit d'un abbé, prédicateur à Saint-Roch, qui fut
arrêté, enfermé à Bicêtre et envoyé en prison à Turin, en ÎWI', puis par
un singulier renversement des circonstances, nommé, en 18'06, évêque de
Montpellier. — III. Les premières années de l'Empire. La période d'indul
gence. — IV. Les dernières années de l'Empire. La période de répression.
Les missions à l'intérieur. — V. Les incidents de la Prédication. —
VI. Les anniversaires du couronnement et de la bataille d'Austerlitz.
— VII. A l'aurore de la Restauration : Les prédicateurs ne cessèrent pas,
à cette époque, d'être soumis dans leurs sermons à une rigoureuse sur
veillance de la part des autorités.
Henry Jaudon : Pour la mémoire d'Alphonse Gratry, p. 7S-78. Protes
tation contre la publication, par feu Albert Houtin et par son continuat
eur, 'M. Couchoud, des lettres écrites autrefois par Mme Emilie Mériman,
la future femme d'Hyacinthe Loyson, au P. Gratry. En même temps
l'auteur proteste contre les insinuations anciennes des* époux Loyson
pour compromettre Oratry dans leur aventure. « Restent les fameuses
lettres de iGratry à iMme 'Mériman. Que prouvent-elles ? Beaucoup de
mysticisme, une candide naïveté, les générosités d'une âme ardente meurt
rie par les désillusions, les lâchetés et les trahisons de la vie, réfugiée
dans l'amitié comme dans un port, d'une âme toute faite de lumière et
de paix... rien de plus. » — Faut-il revenir, à propos de l'une de ces
lettres, sur Je mariage que Gratry aurait proposé à Mme Mériman ?
Et pouvait-il signifier, dans la pensée du Père, à cette époque de sa vie
(il avait plus de soixante ans), autre chose que l'union mystique de deux
êtres que rapprochent des affinités électives, la cohabitation sous un même
toit de deux âmes éprises du même idéal, irréprochable de
vant Dieu et rendue stable par un engagement de fidélité réciproque? Une
telle union, au point de vue moral, ne comporte pas plus de conséquences
qu'un mariage de rimes ou un mariage de couleurs. C'est apparemment
aussi ce qui explique le « silence négatif » opposé à la demande de
Gratry par Mme Mériman, laquelle rêvait d'un mari qui fût moins hono-
iîaire. D'ailleurs, comme le fait remarquer vM. Henry Jaudon, « la scène de REVUE DES PÉRIODIQUES 389
la demande en mariage n'a pour garantie de son authenticité que l'aff
irmation de iMme iMériman. Or, rien que dans la correspondance publiée de
celle-ci, on trouve cette étrange assertion qu'au moins quatre hommes
d'Eglise ont voulu l'épouser, iM. Loyson, le P. Gratry, le dominicain
Cartolana et Mgr Andrea de la Ville... ».
'L. iMiran : Le dernier pape de la Renaissance, Jules III, p. 247-2'SQ.
Né à Rome le l'O septembre 14t87 et mort le 23 mars 1555, Giovanni
Maria del Monte était fils de Vincenzo del Monte et de Cristofora Seraceni.
Son oncle Antonio del Monte, qui avait été fait cardinal par Jules II,
se chargea de son éducation et lui fit embrasser l'état ecclésiastique.
Giovanni Maria, après des études de jurisprudence à iPérouse et à Sienne,
obtint, grâce à son oncle, la charge de camérier, puis l'archevêché de
Siponte. Sous Clément VII, G. iM. del Monte fut deux fois gouverneur de
Rome; il l'était au moment du sac de la ville par le connétable de
Bourbon. Pris comme otage et menacé de mort, il réussit à s'enfuir avec
ses compagnons de captivité. Il fut nommé cardinal en 1536 et présida
le Concile de Trente où il eut à tenir tête aux délégués de l'Empereur.
A la mort de iPaul III, les deliberations du Conclave furent laborieuses et
durèrent du 29* novembre 15'4i9 au 8 février 1&50; enfin l'accord se fit sur
la candidature de del Monte, qui prit le nom de Jules III en souvenir de
Jules II qui avait ouvert la voie de la fortune à sa famille par l'él
évation en cardinalat de son oncle Antonio. Le nouveau pape jouit à Rome
d'une vraie popularité grâce à l'abolition de diverses taxes et aux soins
qu'il prit pour assurer l'approvisionnement de la ville en blé. Son goût
pour les fêtes ipubliques, pour les représentations théâtrales, plaisait au
peuple, qu'il charmait en organisant des processions pompeuses et en
les faisant suivre de courses par un curieux mélange de sacré et de
profane. Comme d'autres pontifes de cesi temps, il se plut à enrichir ses
neveux par des faveurs excessives. En l'»5 1 , malgré l'opposition du roi
de France, il rouvrit le concile de Trente; mais un conflit plus grave ne
tarda pas à s'élever entre .les deux souverains au sujet des Farnèse qui,
voyant menacé par l'Empereur le don que Jules III avait fait à Octave
Farnèse du duché de Parme et Plaisance, avaient invoqué la protection
du roi de France. Il en résulta une déclaration de guerre entre le pape
et l'empereur, d'une part, et le roi, de l'autre. Heureusement, cette lutte
ne dura pas longtemps et, grâce à l'intervention du cardinal de Tournon,
Jules III écrivit à iHenri II pour lui demander la paix. Le pontife encou
ragea surtout les artistes et en particulier Michel Ange. La faveur dont il'
entourait les arts se manifesta spécialement par la création d'une villa,
comportant un casino, entouré de vastes jardins disposés en terrasses et
Siemés de nombreuses statues. M. Miran s'étend assez longuement sur
cette villa « toute païenne », où le pape se plaisait à donner des fêtes et
qui justifie la qualification donnée par lui à Jules III de « dernier pape
de la Renaissance ».
P. Michel : L'abbé Galiani à Paris, p. S&S-iW. Si nous relevons le
titre de cet article, c'est uniquement pour faire observer que, malgré la
qualification portée par Galiani, on ne peut chercher dans l'étude de
M. Michel aucune contribution à l'histoire religieuse. Les quelque* bénéf
ices que l'économiste et érudit Ferdinand Galiani avait réunis sur sa
tête et à l'occasion desquels il avait voulu recevoir les ordres mineurs,
ne lui donnaient guère d'ecclésiastique que le nom. Lorsqu'en 17'59 il
fut envoyé à .Paris en qualité de secrétaire d'ambassade, sa vie fut toute
mondaine et l'article dont il s'agit est précisément consacré à étudier sa REVUE D'HISTOIRE BE i/ÉGLISE DE FRANCE 390
fréquentation dans les salons de Mme Geoffrin, <Je MUe de Lespinasse, de
Mme Necker, et la «liaison, qui s'établit entre lui et Mroe d'Epinay et se
traduisit par une correspondance longue et suivie, & laquelle mit fin sau-
lement la mort de pette dame.
Léon Le Grand,
La Révolution française.
Tome 81 d^g®), Pari», Editions aieder, 7, place Saint-Sulpiee, in-8«\
'Fernand Evrarb ; Les dîmes dans le parc de Versailles, pp, 53>-6K
et 1O8-13!5. L'auteur montre comment la création de parcs d'agrément et
d'un vaste territoire de chasse autour du château de Versailles modifia
profondément, dans la seconde moitié du xvn* «ièole et au xvnr3 jus
qu'en V7SI9, la situation matérielle du clergé paroissial et des bénéficiers
qui dîmaient sur ces campagnes. La mainmise continue du souverain sur
les terres cultivables entourant Versailles entraîna, soit l'abolition com-
plète de l'étendue décimable, soit une réduction importante de ce terri
toire, à mesure que s'élargissait le champ réservé aux équipages de
chasse. Cette diminution -des terroirs décimàbles lésait les intérêts du
clergé rural; une autre cause qui concourait encore à amoindrir les res
sources des desservants, c'était le privilège de riches maisons religieuses, \
de chapitres, de bénéficiers non- résidents, qui dîmaient sur tout ou partie
du territoire. La perception des dîmes créait de grandes inégalités dans
la situation dès différents décimateurs. Les edits de 169'5» et de 1768
portant fixation de la congrue mettaient à leur charge les réparations
du chœur de l'église paroissiatle. Or, la plupart des églises englobées
dans le parc étaient en mauvais état; les curés manquaient d'argent
pour l'entretien des édifices; les décimateurs ahseats de la région n'y
consacraient que des sommes insuffisantes. Cette disparité dans les
revenus et dans les charges suscitait de nombreuses plaintes des moins
favorisés,- les congruistes et les curés. — M. Evrard conclut : « Le clergé
paroissial du parc de Versailles, sur ce qui restait de terres en culture»
■était loin de tirer des dîmes la meilleure part de sa subsistance.
•Il «ubissait, par la présence de décimateurs parasitaires, les effets de la
proximité de Paris et des grandes abbayes de la région parisienne,
•Cause aggravante» le produit des dîmes ne pouvait être fructueux sur ces
fonds enclavés, en proie aux ravages du gibier. Les ressources de ces.
ecclésiastiques avaient, dans l'ensemble, diminué en dépit de d'octroi de
rentes et d'indemnités. Au reste, nulle uniformité dans les revenus : il
existe une différence très marquée entre le sort d'un curé pleinement
décimateur, comme celui de Hiois-d'Arcy, et la médiocrité de vie d'un
congruiste, celui de Noisy-le-%Roi; et» efttre ces extrêmes, s'obser
vent bien des situation1» intermédiaires. »
Paul .Mautouchet,
Annales historiques de la Révolution française,
5e 'année, Ii9ë&, 46, rue Libergier, 'Reims.
C. Constantin : Mgr de La Fare aux Etats généraux de 1789 (4 maU
27 juin), p. 2B-â3. L'opinion fut en générai défavorable au sermon pro-
moncé par l'évêque de Nancy, le 4 mai HS®, en l'église Saint-Louis de
Versailles, à l'occasion de l'ouverture des Etats généraux. Quoique consi"
déré comme un prélat libéral, Mgr de JLA Fare prit peu après nettement
parti contre la fusion des. trois ordjes.
Maurice Bommanget: Le symbolisme et le prosélytisme révolutionnaire» REVUE DES PÉRIODIQUES 3ÎM
à Beauvais et dam $'Qi§e •' La Montagne sacrée, p. 46-Ô7. La sainte Mon*
tagne fut en vo.gue d'août 17©3 à thermidor an II. Elle était comme le
symbole matériel de cette montagne conventionnelle qui avait sauvé la
patrie. Après, ou en même temps que tant d'autres villes de France,
Beauvais eut la sienne.
Gustave Houanet : La religiosité des Girondins, p. 97-W8. L'auteur
pense, contrairement à l'opinion d'Aulard, que les trois députés de la
Gironde, Vergniaud, Guadet et Gensonné (furent sincères dans l'expression
souvent renouvelée de leurs sentiments religieux.
Maurice Dommanget ; Le symbolisme et le prosélytisme révolutionnair
es à Beauvais et dans l'Oise. Les apôtres de la Raison à Beauvais,
p. 442-4!56. Pendant se-pt mois, « au plus fort de la sans-culotterie »
(septembre 179Si-floréal an II), il y eut des. apôtres de la Raison à
Beauvais, qui s'efforcèrent, dans la ville et dans la campagne, de détruire
les restes du « fanatisme » catholique.
F. Uzureau ; Un mariage célébré par un insermenté dans le district de
Cholet (1792),, p. 466-4*69. Gedui de (M;11* Revelière, qui après plusieurs
péripéties se maria dans une autre paroisse que la sienne* afin de recevoir
la bénédiction nuptiale d'un insermenté.
H. Soanen ; La frqnc-nxaçonnerie et l'armée pendant la Révolution et
l'Empire, p. 530-540. Très forte au début de la (Révolution, l'action de ia
franc-maçonnerie diminua pendant la Terreur. Les loges régimentaires
se réveillèrent vers 1®ÛG et se multiplièrent rapidement sous l'Empire.
Il en existait >6>5 en l«10, 73 en 1^14.
Jean de La IMonneraye.
Le Correspondant Année 1S27. Paris.
'Baron Angot des IRotours: Dix députés béatifiés (25 février, p. 608-611).
Parmi les victimes de septembre ltfifâ béatifiées le 17 octobre 192i6, il y
eut dix membres de la Constituante. — Eugène Duthoit : Cinquante an
nées d'enseignement supérieur à Lille i(25 avril, p. 22S-Q41Q') . Origine et
histoire de l'Université catholique libre de Lille. — Georges Goyau :
Lettres inédites de Montàlembert à Lamennais {W, 25 mai, 25 juin,
pp. 340-i3l67, -490-J517, SH9-S37). — Taul Lesourd : Notre-Dame de Chart
res (25 mai, p. S'OG-rôOS). — lEmile Lesueur : Les petites querelles d'un
prélat grand seigneur, Mgr de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, évêque
cfArras (1© juin, p. 744-748). Petites querelles, en effet, avec quelques,
membres du clergé, le préfet d'Arras et Paibbé Deguerry. — H. Toussaint:
La proposition de loi Groussau et te congrès, de la liberté d'association
(16 août, p. 3&1-336). — Alexandre Masseron: Au pays des « Bigoudens »
(p. 3i37-3i54). Détails intéressants d'architecture religieuse. — A. Cherel :
L'esprit de charité dans la politique de Bossuet (5 octobre, p. 42-51). —
Mgr Julien : Bossuet : le troisième centenaire de sa naissance (5 octo
bre, p. 1<69->187) . Considéré comme « l*un des plus considérables témoins
de la pensée universelle et l'un des plus, profonds et des plus éloquents
défenseurs de la tradition catholique et française ». — Félix Klein : Les
sermons de Bossuet selon son temps et le nôtre (10' novembre, p. 4H-419').
— Henri Bremond : Un bel écrivain oublié, te père Hercule, 1603-1659
(l2h novembre, p. 507-525). Le ipère Hercule Audiffret, oncle de Fléchier
et général des Pères de la Doctrine chrétienne.
Année 192,8.
Pierre de Quirielle : L'abbé Delsor (10 janvier, p. }2SHi3)4!k *
> 392 . REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE
J. de Witte : L'abbé de Vèri et son journal (25 janvier, p. 185-209).
Joseph-Alphonse de Véri, grand vicaire de l'archevêque de Bourges, le
cardinal de La Rochefoucauld, puis auditeur de Rote, a laissé un Journal
dont on donne quelques extraits se rapportant à l'année 1781. — Lanzac
de Laborie : Un animateur, Maurice Maignen (25 février, p. 518-544). Un
des fondateurs, avec Léon Le Prévost, des Frères de Saint- Vincent de
Paul et plus tard, avec Albert de Mun, de l'Œuvre des cercles ouvriers. —
Victor Giraud : L'évolution religieuse de Taine (10 avril, p. 18-30). —
Pierre de La Gorge : Catholiques et libéraux il y a cent, ans (p. 41M>7j.
Tableau d'une variété infinie que celui de la société religieuse de ce
temps-là. — Lanzac de Laborie : L'insurrection vendéenne (25 avril,
p. 220-232)). D'après l'ouvrage de M. Emile Gabory, La Révolution et la
Vendée. — H. Daniel Rops: Deux abbayes savoyardes (10' mai, p. 428>-438).
Hautecombe et Tamié. — Georges Goyau: Un apôtre social; Léon Harmel
(10 juin, p. 715-731). Ce fut un bon serviteur du Christ, du pape et du
peuple. — Mgr Sagot du Vauroux : Les leçons de trois centenaires
(10 juillet, p. 30>-55). Saint Thomas d'Aqurn, Pascal et Bossuet. —
Armand Praviel : La cité de Carcassonne (p. 56-71). — Alexandre
MasserO'N : Quimper-Corentin (25 juillet, p. 248-261). Pages instructives
sur la cathédrale. — Mgr Baudrillart : La psychologie religieuse du roi
Louis XIV d'après ses écrits et ses actes (25 août, p. 518-53'2') . Louis XIV
fut-il un croyant sincère et, dans ce cas, comment concilier ses convic
tions avec les désordres de sa vie privée, son attitude à l'égard du pape
et ses incursions dans le domaine spirituel ? Pour étudier cette ques
tion, il faut se souvenir de son éducation religieuse, de sa connaissance
des fondements de notre foi, de sa fidélité aux pratiques religieuses et,
en même temps, de l'espèce de déification de lia royauté par les polit
iques de l'époque. La foi du roi ne l'empêche pas de tomber dans des
fautes; mais il ne prétend pas les canoniser et accepte qu'on lui rappelle
la loi chrétienne. Dans la révocation de l'édit de Nantes, il a en vue la
vérité qu'il doit à ses sujets. Dans sa lutte contre Rome, il faut se sou
venir de ses idées sur l'indépendance absolue du souverain dans l'ordre
temporel et sur son royal sacerdoce. Sa soumission date de 1684, épo
que de son mariage avec iMm* de Maintenon dont le rôle est finement
analysé. — René Pinon : La politique de Richelieu (25 septembre,
p. &2i8-83'9>) . Elle est toute de souplesse et d'opportunisme, d'un homme
très renseigné et très réfléchi. — - H. 'Bremond : Jean-Baptiste Noulleau
(1604-1672) et « l'esprit du christianisme » (10' octobre, p, 26^46). —
Edouard Trogan : Le centenaire de Mgr Dupanloup (p. 101-10*7). Esquisse
de ses qualités morales et intellectuelles et des résultats de son apostol
at. — Lanzac de, Laborie : La correspondance de Renan (10 novemb
re 19i28>). Il s'y révèle souvent une contradiction de langage plus encore
peut-être que de pensée, même en matière religieuse. — Edmond Pilon :
La rencontre de M. Pascal (26 décembre, p. 895-918). Récit « romancé »
d'un éipisode des derniers mois de la vie de Pascal.
Urbain RouziÈs.
PÉRIODIQUES BÉNÉDICTINS ET CISTERCIENS
Revue Mabillon. Abbaye de Ligugé (Vienne). 18* année, î&28.
Abbé Maillet-Guy : Les commanderies de l'ordre de Saint-Antoine en
Dauphiné, pp. 1-23, 8Î-96. Fin de cette étude parue depuis en volume.
Voir ci-dessus, p. 87. REVUE DES PÉRIODIQUES 393
Pierre Marot : L'obituaire de l'abbaye de Saint-Mansuy de Toul,
pp. 24-38, Q&-W&, 27I&-2831. Etant donné le peu de documents qui subsis
tent des archives de cette abbaye, la publication que M. Marot nous
donne de l'obituaire de Saint-Mansuy n'en sera que plus appréciée.
Elle est faite d'après une copie du début du xvne siècle conservée dans
les papiers Pereisc de da bibliothèque publique de Canpentras (vol. 1782,
fol. 474 r°-4Si(> v°). Cet obituaire, dont la composition remonte à la fia
du xive siècle et auquel on ajouta par la suite quelques obits, s'étend
des années 963 à 1586. Après avoir indiqué l'origine et les particularités
de cet obituaire, M. Marot en donne une publication infégrale, avec des
notes copieuses et toutes les identifications désirables.
Maurice Leoomte : Les Bénédictins et l'histoire des provinces aux XVII*
et XVIIIe siècles, pp. 3»-58, 110-133, 3i»2-3'2i3. Cet exposé généraH de l'œu
vre des iMauristes dans le domaine de l'histoire provinciale (dont le pre
mier article avait paru en juillet 1927) permet de se rendre compte de
l'activité de ces érudits et de l'étendue de leurs recherches. A côté des
ouvrages publiés, M. Lecomte nous renseigne aussi sur les nombreux tr
avaux entrepris qui, pour des causes diverses, ne purent être achevés et
dont les matériaux subsistent en grande partie à la Bibliothèque nationale
Les régions dont il est traité sont nommées Bretagne, Languedoc, Lor
raine, Bourgogne, Champagne et Brie, Picardie, (Berry, Touraine, Anjou,
Maine, Poitou, Guyenne, Languedoc, Auvergne, Limousin, Flandre,
Hainaut, Artois. Le tiré à part de ces articles sera l'objet d'un prochain
compte rendu.
J.-B. Kaiser : Notes de M. du Ferrier sur les constitutions des Bernar
dines réformées dites du Précieux-Sang, p. 5i9-6ô. Ces notes complètent
les données du P. Helyot sur cette Congrégation {Histoire des Ordres
religieux et militaires, Paris, 1792, t. V, p. 440-44'7).
Arthur Prévoist : Recueil des chartes et bulles de Clairvaux- (suite),
pp. 66-7'8t, 158-176, 24i&-l2'5>6, 3'24-&3'7. Ces pièces vont des années mars 1231-
1232 à février 1257-125&. La fin de ce recueil d'analyses vient de paraître
dans le numéro d'avril 1*9*219, p. 162-172, comprenant 'le* actes de
mars 1257-12i5i8 à juin 1829. Outre onze bulles déjà analysées, il faut en
ajouter dix autres de janvier 1217 à août 145Q. L'ensemble de ces pièces
comprend 1#99 numéros. Signalons qu'un tirage à part a été fait de ces
analyses.
Eugène Sol : Les maisons religieuses du Quercy à la veille de la Révol
ution, p. 134-1&7. Le nombre des établissements religieux en 1789 dans
cette région correspondant au département «in Lot et à une partie de
celui du Tarn-et-Garonne, était de 34 couvents d'hommes et 17 couvents
de femmes. Le personnel total de ces établissements atteignait le chiffre
de 575, soit 214 religieux et 3KJ1 religieuses. L'auteur donne, en outre,
quelques indications concernant la physionomie de ces communautés et
leur suppression.
Abbé Rony : Un procès canonique entre deux saints : saint Jubin, ar
chevêque de Lyon et saint Hugues, abbé de Cluny, p. 177-lfii5. Il a trait
au privilège de l'exemption pontificale dont jouissait l'abbaye de Cluny.
Les faits sur lesquels portent la procédure sont : l'agression des cha
noines de Mâcon contre Varmond, archevêque de Vienne, qui avait lég
itimement conféré les ordres à des religieux de l'abbaye en septem
bre 1079; puis le renvoi par l'archevêque Jubin des religieux clunisiens
desservant l'église de Pouilly-le-lMonial qu'il remplaça par des rel
igieuses auxquelles il adjoignit un prêtre comme aumônier. 'Dans l'assem-
26 394 RBVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE
iblée tenue le 6 février ÎOSO à Anse, saint Pierre Damien donna raison à
Varmonid et à saint /Hugues contre Jubin et son suffragant Landri,
évêque de Mâcon.
A. Ch. 'Koglbr : Deux actes pontificaux inédits sur l'histoire de l'exemp
tion de l'ordre de Cîteaux, p. W^-Wi. II s'agit de deux bulles de
iLucius III, datées de Vérone, l'une du 1er avril et l'autre du 9 mai 1185,
concédant divers privilèges à Cîteaux.
Jean Godefroy : Un correspondant de dont Calmet, dom Paul Seger,
abbé de Gengenbach, p. 1192-20.8'. Six lettre® ée cet abbé (t 1743) dont le
monastère (ancien diocèse de Strasbourg), faisait partie de la congré
gation Alsato-Bénédictine. Elles nèus renseignent sur les relations des
deux abbés et sur des traductions allemandes des œuvres de dom Calmet.
Léon Deries : La vie d'un bibliothécaire. Dom Gourdin, ex-bénédictin
de l'abbaye de Saint-Ouen à Rouen (1739-1825), p. 20^-230. Notice très
intéressante sur ce religieux profès de l'abbaye de Jumièges en 1761 et
que l'on trouve établi dans celle de Saint-Ouen depuis 1778. Il fut un
des membres les plus actifs de l'Académie de Rouen à laquelle
il adressa de nombreux mémoires sur les matières les plus diverses
empreints de l'esprit de cette époque. Après l'expulsion des rel
igieux en 17D0, iJi obtient de demeurer dans l'abbaye même et il est
chargé par un arrêt du Directoire, en date du 3 septembre 1701., d'inven
torier et de réunir à Rouen les fonds* des bibliothèques religieuses du
département. C'est ainsi qu'en 17l9'ô il avait recueilli plus de SW.OOO' vo
lumes dans les locaux de l'abbaye de Saint-Ouen. Nommé en 180)4 bi
bliothécaire municipal de Rouen, il rédige le catalogue de ce fonds qu'il
avait constitué. Il donna sa démission en 1&18I vu son grand âge et
mourut en 1®26.
iLouis Bigard : L'office claustral du Trésorier de l'abbaye de Saint-
Denis, p. 2161-2175. Dans ce premier article d'une importante étude sua* la
trésorerie de l'abbaye de Saint-Denis, l'auteur traite de la constitution et
des divers offices de ce monastère, puis de l'origine et de l'évolution de
l'office du trésorier dont la plus ancienne mention à Saint-Denis remonte
à l'année 867,
Guy de Valous : Un collège clunisien : le prieuré-collège de Saint-
Martial d'Avignon, p. $84-301. Son existence comme collège remonte à
l'abbé de Cluny, Jacques Ier de Causans :(1|374i-1i38i3), bien que dès 1301
les statuts de l'abbé Bertrand aient assigné cette ville aux moines cluni-
siens étudiant le droit canon. Suivant la bulle d'érection de Clément VII,
en date du ®1 avril 13'79i, le prieuré-collège devait compter douze rel
igieux de chœur et douze religieux étudiants en droit. M. G. de Valous en >
étudie les statuts depuis ceux de 1379 jusqu'à ceux de 1S50', puis fl
résume rapidement l'histoire de ce prieuré-codlège.
iSignalons enfin la Chronique bibliographique d'histoire monastique par
ordre des provinces ecclésiastiques en France, p. 4U>*-96*.
Bulletin de Saint-Martin et de Saint-Benoît
Revue bénédictine mensuelle. Abbaye de Ligugé (Vienne). Année 1952$.
Maurice Ghartier : Les derniers religieux de l'abbaye bénédictine de
Liessies, p. &0i8-i5|l{k Sur les 26 composant la communauté
en 1790 et qui demandèrent !à )« rester dans le monastère », l'auteur
donne quelques renseignements. — Les derniers religieux de l'abbaye
bénédictine d'Hautmont et des prieurés d'Aymeries, Berlaimont et Dont' REVUE DES PÉRIODIQUES 395
pierre, p. &a&-i657. — Dom P. de 'Monsabert : Ligugé à travers les siècles,
p. 720- 724, et année 1929', p. 16^-17. Excellent aperçu historique sur le
monastère de Ligugé dont une monographie complète par le même auteur,
est à l'impression.
Revue Bénédictine. Abbaye de (Maredsous. 40e année, 1929.
Dom G. iMorin : Rainaud l'ermite et lues de Chartres : un épisode de
la crise de cénobitisme au XIe-XIIe siècle, <p. 99-115. Il s'agit de deux r
éponses d'un certain iRainaud à une lettre que lui avait adressée Ives de
Chartres pour le détourner d'abandonner la vie céncbitique pour la vie
érémitique. Ces réponses, une lettre et un traité que Dom G. (Morin publie
en les accompagnant de remarques1 d'après le ms. F. 105 sup. de la Bi
bliothèque ambrosienne de (Milan, renferment une violente satire de lia
vie des cloîtres à cette époque. Quant au personnage, de Rainaud, il
semble qu'on puisse l'identifier avec le saint Renaud honoré à Mélinais
(Sarthe) dont il est question dans les (Bollandistes A A. SS. Septemb. V,
p. 626-16219.
IDom U. 'Berlièrb : Les archidiaconés ou exemptions privilégiées de
monastères, p. 116-122. L'auteur achève son étude parue l'année précé
dente sur l'exercice du ministère ecclésiastique et paroissial par les
moines au cours des siècles par un rapide exposé de la situation spé
ciale à certaines abbayes qui jouissaient (d'une juridiction quasi-épisco-
pale sans être cependant des abbayes nullius proprement dites. Il cite
un certain nombre d'abbayes dans; ce cas ayant des droits archidiaco-
naux; des abbesses même furent ainsi en possession de l'exercice de la
juridiction spirituelle.
Dom Ph. Schmitz : Un manuscrit retrouvé de la « Vita Anselmi » par
Eadmer, p. 22:5^234. Il s'agit d'un manuscrit provenant de l'abbaye Saint-
Martin de Tournai et qui appartient à une bibliothèque particulière.
U a été écrit au début du xne siècle, peu après l'apparition de la Vita par
Eadmer. Dom Ph. Schmitz donne les variantes existantes entre ce ms. et
l'édition de la Vita publiée par M. Rule en l'88'4, d'après le ms. 371' du
Corpus Christi College de Cambridge.
ID. P. Volk : Breviarium Fontanellense {Rouen, Cod. 207 (A. 505)
saec. XIII), p. 243-25'0>. Description de ce 'bréviaire dont l'auteur de l'ar
ticle publie le rite de la Messe (fol. S r0-^ r°) et de la profession (folé
226 v°).
Signalons enfin le Bulletin d'histoire bénédictine tenu à jour par Dom
Philibert Schmitz.
Gistercienser Chronik.408 année. JMebrerau, Bregenz (Autriche).
ip. Gregor Muller : Her Grùnder der Abtei Obazine, pp. 241-246,
W5JZ®2, 3i26-i3^3. Notice sur l'abbé Etienne qui affilia l'abbaye d'Obazine
à l'ordre de 'Citeaux en 1147. Sa vie a été écrite par un des religieux qui
l'avait connu sous l'abbé Gérald, successeur immédiat d'Etienne.
Dom G. Charvin, O. S. B.