Revue des périodiques
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 16. N°73, 1930. pp. 599-606.
Citer ce document / Cite this document :
Revue des périodiques. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 16. N°73, 1930. pp. 599-606.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1930_num_16_73_2561DES PÉRIODIQUES REVUE
Bibliothèque de l'Ecole des chartes. Année 19©9. .
J. Estienne : Charte de saint Geoff roi, évêque d'Amiens <iliO5-ill%),
p. 3<7-5'01. Etude critique de trois charte» de ce .prélat conservées respect
ivement aux archivés de la Côte-d'Or, du Nord et de la Somme.
Ferdinand Lot : U état des paroisses et des feux de 1328, p. 51-liO7,
25'6-<315. Déjà étudié par Dureau de la Malle, Bôrelli de Serres et Levas-
sèuir, le Relevé des paroisses et des feux de 13Û8 a été injustement prôné
ou méprisé. Pour permettre d'estimer (le chiffre de la population fran
çaise, à cette époque iffl fournit non un total précis mais1 un ordre de
grandeur d'après lequel: )M. Lot attribue un peu plus de 281 millions d'ha
bitants auix 3!2v5©0 paraisses du royaume de France.
Louis de Grandmaison : La maison de Jeanne d'Arc à Tours, p. ÎWJ-IÎJS.
Jean Duipuy, seigneur des Roches-Saint-Quentin et conseiller d'Yolande
d'Aragon, reine de Sicile, fut l'hôte de Jeanne d'Arc en V4&9. Huit ans
après, iill possédait rue des Carmesi une maison sur l'emplacement de
laquelle fut construit au xvn? siècle l'hôtell Robin-Quantin. C'est donc
là que, selon toute vraisemblance, séjourna Jeanne d'Arc, en avril 1429.
André Gourtet.
Bulletin philologique et historique (jusqu'à 1715) du Comité des travaux
historiques et scientifiques.
Années 192e et I'9!2i7. Paris, E. Leroux, 19!2». In-»0.
iHeniri Boone : Le protestantisme à Saint-Hilaire-sur-Autise, p. 38-93.
Importante monographie des luttes religieuses locales1 qui se déroulèrent
dans l'actuel chef-lieu de canton vendéen de Saint-lHilaire-des-Loges,
depuis 1*540 environ jusqu^à la Révolution. Saint-H'ilai're fut un des pre
miers centres poitevins qui' ipaissièpent au protestantisme. Son temple
resta loingtemps1 ouvert et son histoire ipeut être reconstittuée. assez eom-f
plètement. M. Boone l'a bien exposée. 1° Conquête protestante, amenant
ila guerre civile dans le pays. iLe culte catholique est interrompu de
1(569 à 1679. Les ipartis se calment en 1576, mais la situation demeure
trouble pendant toute la fin du xvi® siècle. 2° Paix d'Henri IV : pen
dant les premières années du xvïi*, à ta faveur de ila pa:x réelle organisée
par l'édit de Nantes, le catholicisme reprend pied. Le pays s'épuire.
La iprosipéirité léconomique renaît. $° La reconquête catholique. Grâce
à une conitre^piropagande actiive l'influence protestante est arrêtée. Un
conflit se produit encore en V&23, mais, après 1630, le triomphe catholique
est certain. En li&34, le temple est démoli et dès lors le protestantisme
n% cesse de rétrograder. Il ne reste aujourd'hui que quelques famiiWés
protestantes dans le pays. En appendice, listes des curés et des pasteurs
de Saint-iHilaire. ^ ....... RKVUK D'HISTOIRE I)K l'ÉGLISE DE FRAXCÉ (ifl()
René Aigkain : Le voyage de sainte Radegonde à Arles, p. 11 9-1 27.
Ce voyage a été attesté par Grégoire de Tours <///*•/. Franc, <x, 4|(>>. Que
vaut ce texte ? Certains, documents, notamment une lettre de l'abbesse
Césarie à Richilde et à Radegonde {M. G. IL, Epislolae, III, 450-3 , parais
sent infirmer l'assertion de Grégoire. Faut-il voir une interpolation ?
Ce n'est pas nécessaire, car la ilettre de Césarie ne présente pas des
garanties absolues d'authenticité. Le doute est favorable à Grégoire.
Pierre iMonsabkht : Le « testament » de sainte Radegonde, p. 12i9-l(34.
Essai1 de reconstitution d'un document du xm'1 siècle conservé jusqu'à
la lin du xvin* siècle à l'abbaye de Sainte-Croix et aujourd'hui perdu. i/' datant du vr' à la fin du pièces Il contenait, sous forme de rouleau,
xn'* la première étant une lettre de sainte Radeigonde. Grâce à des siècle,
copies partielle s anciennes le document peut être reconstitué avec cer
titude. Dom Alonsabert critique aussi la valeur de ces pièces.
F. Blanquart : Enquête canonique au sujet de l'élection de Jean
Balue à Véuêché d'Evreux, p. 177-203. L'élection avait eu lieu le 4 fé
vrier 1463. Les circonstances en ont été conservées dans quelques docu
ments aujourd'hui aux Archives de la Seine-Inférieure dans le fonds de
l'archevêché de Rouen. Le siège d'Evreux était en effet sutîragant de la
métropole normande. L'enquête canonique tut menée par Jean de Gisors.
M. Bl,anquart en publie le texte in-extenso. ainsi que celui de deux
autres pièces relatives à la même affaire.
Philippe Laukr : Les actes carolingiens suspects de l'abbaye de La
Grasse conservés à la Bibliothèque nationale, p. 219-2S21, 3 pi. Ces docu
ments sont contenus dans le manuscrit Jatin 8837 \vol,. 390 de la collec
tion Baluze) et comprennent deux diplômes de Charles le Chauve et uu
diplôme de Charles le Simple. Leur authenticité a été suspectée par
Auguste i\f old nier. M. La lier a établi que si l'un des deux actes de Charles
le Chauve n'est qu'une copie figurée, le second est un original, de même
que le diplôme de Charles le Simple. II publie le texte de ce dernier
accordé à l'abbé Witiza ('3 nov. 90<8;>.
A. Vioier et H. Courteault : Chronique des archives départementales,
années 1926 et 1927, p. 247-4|64. Etat sommaire des accroissements des
dépôts d'archives de province. 11 a été exceptionnellement important en
raison des versements .provoqués par la réforme administrative de 1926
qui a supprimé un certain nombre de sous-préfectuires et de tribunaux
de première instance.
Emile- A. Van iMoé.
Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques.
Année 1927. Paris. E. Leroux, 19*28. In-8°.
F. Deshoulières : Les trompes des coupoles romanes en France,
p. 367-378, pi. VII-IX. Etude de géographie monumentale. La trompe
est il' un des deux .procédés architectoniques) utiiliscs pour reilier une
coupole de ,pkiii circulaire ou polygonal à un étage de plan rectan
gulaire. L'autre procédé est le pendentif. Plus récentes en France qu'en
Italie, les trompes n'apparaissent qu'au xre sièdle. Dans la région des
églises à coupoles, c'est surtout à l'Est et au Nord que se rencontrent
les 'trompes. iMais il est impossible d'être absolu. On ne peut faire d;es
trompes un caractère distinetif d'école. Tout au plus peut-on noter que
dans la région du Vaucliuse et de la Urôme, les trompes sont assez
souvent ornées, notamment des symboles des évangélistes.
) DES PERIODIQUES 6Ô1 ftÊVUE
EMtsa Maillard : La façade de l'église de Sainte-Eulatie de Benêt en
Bas-Poitou, p. 3'7©-<3®5, planche X. Bref historique de ce petit édifice de
Vendée. A Fume dies deux baies aveugles de chaque côté de la porte on
reconnaît la statue de Constantin. Aux fenêtres du premier étage, sujet®
tirés de la Genèse. La physionomie de la façade a été altérée par l'addi
tion de contreforts gothique*.
François Eygun : Un thème iconographique' commun aux églises roma
nes de Parthenag et au sceau de ses seigneurs, ,p. 3187-390. Personnage
à cheval -saur un lion. Scène de la me de David' ou de celile de Samson ?
Mi. Eygum ne se prononce pas et se borne à rapprocher un sceau d'ara
type de sculpture.
•G. E. Williams : Quelques sculptures de l'église de Vaux-en-Couhé,
p. 3&1-3I9(5, pi. XI-XIII. Petite eglii.se du xue siècle, dams le département
de la Vienne. Elle renferme d'intéressants chapiteaux dont Miss Williams
essaie avec imagination d'interpréter les représentations obscures.
M'airAu's Ghaiidlan : L'église de Sainte-Madeleine avec son inscription
bilingue, son bac et pont, à Mirabeau (Provence), p. 307-4'Oi5, pi. XIV-XV.
L'inscription donne, dans sa partie latine, la date de 1239 et rappelle
l'éclipsé de soleiil1 qui se produisit cette année. La partie provençale ren
ferme un conseil moral. Le pont sur la Durance fut édifié .par les Frères
Pontifes. Quant au bac, il connut bien des aventures. Intéressante évoca
tion de ce pittoresque coin des Bouches-du-Rhône.
J. iSalvini : Notes iconographiques sur quelques statues de la Vierge
iu xiv» siècle, p. 40&-41i0, p>l. XVI-XVII. Statues de Saint-Laud d'Angers
rt de Sainte-Marie^sur-iMer ('Loire-Inférieuire). Leur base porte une figure
4e femme où il faut reconnaître Eve. Type exceptionnel qui illustre l'e
xpression de « Nouvelle Eve » donnée à la Vierge par les prédicateurs du
'Moyen Age. On trouve d'autres sculllptures, notamment en Bourgogne,
relatives à l'opposition entre Eve et iMarie. Nulile part l'antithèse n'est
marquée comme ici.
Emile- A- Van Moé.
Bulletin de la Société de l'histoire du Protestantisme français.
LXXVIIP année. 1909'. Paris, Ijihraiirie Fiischbacher.
P. Beuzart : La Réforme dans les environs de Lille, spécialement à
Armentières, en 1566, d'après un document inédit, p. 42i->6(}. Enquête
dressée à lia .suite des troubles et du saccagement des églises au. pays de
l'Alleu au mois d'août ÎS^B. Le document renseigne sur la compoisdtion
des1 premières églâses réformées d'e la région. Les « gueux » étaient armés
et condiu'iits à la chaude par Heurs predicants. Nombre d'entre eux payè
rent de leur vie leur rébellion. Par représai'le, les catholiques détrui
sirent, le mois suivant, le temple dont les calvinistes avaient commencé
la construction à Armentières.
V. Beixengkr : L'Amiral de Coligny, sire de Tinténiac, en Bretagne,
jp. G3-77, 177-li8&; 252-26i6. Action exercée par l'Amiial en faveur du
pirotestantiis.m'e dansi ses terres à partir de 1&&0. Le paragraphe IV
expose lies difficultés d'ordre matériel survenues entre l'abbesse de Saint-
Georiges et les recteurs de Tinténiac et de la Baussaine, tous dejux à
»a nomi nation.. Créations de confréries pour combattre Iks effets de la
propagande réformée, vers li5>90.
Ph. iMiEfi : L'établissement de la Réforme et les premiers pasteurs à
Boofzheim ^Bas-Rhin), p. 84-86. Elle y fut introduite par la première
39 KKVUK n'HISTOIMK 1)K I. KGLISK I)K KIUNCK (\()2
abbesse protestante de Saint-lit ieiine d'c Strasbourg, seigneur pour moitié
du village, vers Ii54i5.
,T. Mfyhoffek : Une édition du « Sommaire » de Farci \en /52.">),
p. 361-376. La plus ancienne édition jusqu'ici connue du Sommaire était
eeliie de lïy'àl. L'édition de 1525, qu'on signale ici, existe à l'état ■d'exem
plaire unique au British 'Museum. Quelques variantes différencient les
deux rédactions, mais en général celle de 1525 n'a pas cette violence dans
la polémique qui caractérise celle de 1534. Là, par exemple, où l'édition de
15<M- traite les prêt ri s it les mu'iies de ■■ vilains pourceaux >>, celle de 1525
les désigne seulement comme « telles manières de gens ". Cette édition
de 1525 ne contient pas non plus le <■ Traité du purgatoire nouvellement
ajouté sur la lin » d<e celle de 1534.
P. Joimda : Un document sur les idées religieuses de Marguerite de
Xanarre, p. 371-381. Fragment d'un manuscrit du xvu'1 siècle sur l'histoire
de la Réforme en Béarn. La partie reproduite n'apporte rien de nouveau.
Albert Atgeh ; Dans les anciennes églises de la Lozère après lu
Revocation, p. 388-391!. Abjurations et mesures diverses prises à l'égard
des protestants, d'après les archives départementales de la Lozère.
Victor Cakiukp.k.
Revue da Seizième siè; le. Tome XVI. An. HÎ29, Paris, Champion.
Maurice Jussklin : liemonlritnces du clergé du diocèse de (Chartres pré
sentées au Roi en l.')X:i par le poète /'hilipjie Desporles, abbé de Tiroji.
p. 58-67. M. .(usselin publie le texte de ces remontrances et des lettres de
procuration données à cet elfe l par le clergé de Chartres; M les accom
pagne d'un exposé ■précis et bref rappelant la situation lamentable où se
troinait l'église de France, à cause des guerres civiles et par suite des
aliénations de son patrimoine et des contributions excessives levées sur
!.e clergé. A l'annonce d'une nouvelle 'levée de deux décimes extraordinaires,
les députés du clergé et du diocèse de Chartres joignirent, le 18 avril 1583,
leur .protestation à celle du clergé de France. Philippe Desportes, le « bien
aimé » poète d'Henri 111, abbé de .losaphat et de Tiron. au dit diocèse
de Chartres, fui chargé de présenter ses remontrances au roi, conjoin
tement avec (lies agents .généraux du clergé.
Pierre Mksnaiî)) : Lu pensée religieuse de Hodin, p. 77-121. Très import
ant article qui vient compléter certaines parties de l'ouvrage considé
rable de -M. Chauviré sur Jean Hodin. A la suite d'une étude approfondie
de la célèbre lettre de Bodin à son ami, l'avocat parisien Jean Bautru
des 'Matras, M. Mesnard réduit à néant l'accusation de calvinisme portée
quelquefois contre le magistrat angevin. S'il eut d'abord quelque sym
pathie pour les réformés, il ne tarda pas à les dépasser et à s'engager
sur l,a voie déjà suivie par Rabelais. Dans cette lettre, île Christ est mis
sur le même pied que Platon et nombre de prophètes et de grands esprits
de l'antiquité dont il n'est, à ses yeux, que l'aboutissement. 'Mais il n'y
est pas fait la moindre alOusion à sa divinité. Plus tard, en présence de
l'anarchie grandissante et des visées politiques des protestants, Bodin,
défenseur de l'autorité royale, se rapprocha de l'église catholique et
contribua puissamment à la formation du tiers-parti. — La seconde
partie de l'artid/e est consacré à l'analyse de 1" <■ tleptaplomeres »,
curieux ouvrage dialogué qui met en scène sept personnages appartenant
à sept religions différentes. M. P. Mesnard y montre Bodin achriste et hEVUE DES PÉRIODIQUES 6ôâ
anti théologique, mais théiste; de plus, sans se défendre d'une forte sym
pathie pour la religion naturelle, ïi> demeura partisan d'une église solide
et fortement hiérarchisée : attitude.» contradictoires, mais qui n'éton
neront pas (lies familiers1 de cette époque si fertile en contrastes. Il ne
faut pas oublier, d'ailleurs, que trois ans après avoir achevé ce dialogue,
Biodi,n, qui1 avait été clerc dans sa jeunesse, mourut en catholique et fut
enterré, sur sa demande, d'ans l'église des Cordeliers de Laon.
J. Lavaud. .
Bulletin Monumental. Tome LXXXIX, 1&29.
Paul .Deschamps : Paléographie des inscriptions de la fin de l'époque
mérovingienne aux dernières années du xn* siècle, p. 0-816. Très import
ant mémoire sur la question suivi d'un appendice contenant le tableau
des formes paliéographiques des inscriptions; lapidaires de la période
étudiée.
Deshoulières : L'église de Vignory (jrlaute-rMarae), p. 80-107. Descrip
tion de cette église du xje siècH'e à date certaine.
J.-iK. Gonant : Les fouilles de Cluny Q&aône-et-Loire), p. UOiîMES*.
Exposé des ■résultats dits de la première campagne '(i2iO> juin-
1er septembre 1&2I8). Ces fouilles ont permis de reconnaître les
niveaux primitifs et d'importants vestiges de fondation ont été mis
au jouir,, ainsi que des fragments de sculpture. Des mesures ont été pri
ses pour dresser le grand plan de l'abbaye, qui est en cour». iM. Conant
■pense que l'un des résultats principaux des foui Mes de 19i20 est de prou
ver l'homoig'énéité de la basiilique construite par saint Hugues « fruit d'un
seul grand effort entre I©8i8' et 1110 ».
E. LdNCKBNHEi>D ; Un nouveau rocher sculpté de l'époque gallo-romaine,
p. 1S9-1&0. Il s'aigit du Bilderfels près de Lemberg HMostJjJe). L'auteur
donne une liste des monuments analogues qui se répartissent en deux
groupes géographiques : 1" 'l'Aquitaine et la Narbonnaise; 2° l'est de
la Gaule. Une carte sommaire donne FempIJacement des monuments
du second groupe. Lemberg paraît avoir été le centre du culte consacré
aux divinités des forêts et des sources, dont le Bilderfels aurait été l'un
des monuments.
J. Hueert et J. Barge : Le prieuré de Ruffec en Berry, p. 2i()i3-241. Des
canstruicti'ons du pr'ieur Isembert Escoblart achevées avant 1184, i\ reste
quelques bâtiments convcntueDs et l'église. Celle-ci témoigne du sens
esthétique du prieur et, par la diversité des influences qu'elle reflète,
présente um excellent type d'égilfise berrichonne.
J. Vallery-ïRadot : Les analogies des églises de Saint-F ortunat de
Charlieu et d'Anzy-le-Duc. Eglises bourguignonnes à voûtes d'arêtes,
p. 245-2l67. Le plan de l'église du prieuré aluni sien de Charlieu, que
des fouilDes viennent de faire connaître, est analogue à celui de l'église
d'Anzy4e-Duc, qui dépendait de Saint-iMartin d'Autun. En tenant compte
de ce fait, doit-on continuer à considérer les églises « martiniennes »
comme l'expression d'une reaction architecturale à l'égard de Cluny?
II semble que l'on doive apporter que&ques réserves' à cette théorie
récente. Introduction' d'un nouvel élément de date dans la chronodogie
monumenta/le de ila Madeleine de Vézelay.
H. :Rein'hardt : Hypothèse sur l'origine des premiers déambulatoires
en Picardie, p. '2i8i9L-'26i8. iRapport entre les déambulatoiresi picards et nor- REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE fiQi
mands. L'auteur suppose que le déambulatoire de la cathédrale détruite
de Thé-rouanne •présentait la même élévation que celui d'Heisterbach
éclairé d'un iramg de fenêtres au-dessus des chapti'.les rayonnantes. Or
cette disposition est bourguignonne. Elle existait à Gluny et on la voit
encore à Paray-le-Monial. L'auteur conclut à une influence bourgui
gnonne et présente le chœur de la Charité-sur-'Loire, dont il recuUie la
date de construction, comme le prototype de celui de Salnt-Omer de
Lillers.
E.-iM. Pamxard : L'église de Ponthion (Marne), p. 289-300. Notice
archéologique.
A. Rostand : Les tombeaux des cardinaux d'Aigrefeuille à Avignon,
p. 301-3(11. Etude de ces monuments disparus d'après des -dessina dm
xviir3 sièdte conservés à la 'Bibliothèque nationale.
L. Serbat : Quelques églises anciennement détruites du nord de la
France, p. 965-435. Essai de restitution des anciennes cathédrales de
Thérouanne, de Bouilogne-sur-^Mer, d'Arras, de Cambrai, des collégiales
Saint-Piierire de Lille, Saint-Donat de Bruiges, de Notre-iDame-la-iGrande
die Valenciennes. On doit tenir compte de ces édifices disparus dans
D'évolution- de l'architecture religieuse. Etude des œuvres d'art que ren
fermaient ces églises.
A. B'Ray : Les églises de Moret et de Gretz, <p. 437-451. Notices archéo
logiques.
J. Vallery-Radot : Note sur les chapelles hautes dédiées à saint Michel,
p. 453-47'8. Raisons liturgiques de l'existence de ces chapelles. Leur empla
cement se réfère à d'anciennes traditions déjà en honneur à l'époque
carolingienne. Identification des chapelles hautes de Saint-Michel à la
cathédrale d'Autun, à l'abbatiale de Vézelay, à Saint-Hilaire de Semur-
en-iBrionnais. Remarques sur l'iconographie de l'archange.
J. Bouchot-iSaupique : Les volets d'un triptyque du xive siècle au
Musée du Louvre, p. -4!91-4l9|&. Etude de valets de l'école avignonnaise
relatifs à lia légende dé saint André et provenant originairement d'une
chapelllle dui (prieuré de Thouzoni près du Thor (Vaucluse).
Jean Vallery-Radot.
PERIODIQUES ^DOMINICAINS
L'Année dominicaine &5*-&6e années, 1929-li9i3t0. Juvisy (S.-et-O.).
iMgr Jérôme : Quelques souvenirs du Père Lacordaire à Nancy (an.
p. %4®J%ffl, 2t9il-30iQ, i3'2'l-334). L'auteur publie le texte de plusieurs lettres
inédites du iP. Lacordaire, en les replaçant dans leur contexte historique
et en disant l'occasion qui les fit écrire. La première, qui date du 1er
d'éc. I'84i8!, est adr&ssée à Mgir Mlenjaud, et a trait à la station de pré
dications du Père à Nancy (I'84a-184i3) . La 'd*eux:ième (2 déc. lMSt) est
envoyée au peintre nancéen iHoeneir. La troisième, au curé de Bouxières-
aux^Dames auquel le Père envoie deux livres destinés à un berger qui
l'avait préservé d'un grave accident. La quatrième remercie M. iBerlet
et ses amis de la souscription qu'ils avaient organisée au bénéfice de la
fondation dominicaine de Nancy. Enfin les huit dernières sont tirées d'un
lot de treize lettres plus personnelles adressées à iMgr Menjaud et qui
sont conservées dans les archives du collège de la Maligrange, à Nancy.
Tirage à Part. :
. DES PÉRIODIQUES 605 REVUE
.MUD. Constant, O. P. Trois artistes dominicains de Paris (an.
p. 3G1-3OS, 363-3<7!3i; an, H93'0, p. 8-14, 9»7-101, 133-1.38, 1Si3-206). Triptyque
consacrés à trois frères convers dominicains du xviie-xvine siècle, sortis
die l'écolie d'art du Noviciat Général du faubourg Saint-Germain, à Pari*.
Il s'agit, dans ces pages, du Frère François Momain (l'64<6 [1747 ?]-l>736),
qui aurait été l'architecte du Pont-Royaii à Paris, puis du IFrère Jean
André i(li662-1753), peintre, auteur de nombreux taMeaux d'église, à Paris
et en province.
M.-D. Bbsson, O. P. Les Jacobins de la rue Neuve Saint-Honoré (an.
Ï9&0-, p. 46-I&0). Note sur le troisième couvent dominicain de Paris,
fondé au début du xvm* siècle par la réforme du P. iMicbaélis, et qui
devait, à la Révolution, devenir le lieu de réunion du « OMb des -
Jacobins ».
Chanoine Marcel : Un oncle de Diderot : Antoine-Thomas Diderot, de
l'Ordre des Fr. Pr. (1682-1756) Can. l^SO, p, l'O^lW, Î39-1I451).
comme on sait, était d'une famiMe très chrétienne, dont plusieurs' memb
res étaient dans les Ordres. Voici une notice biographique sur un oncle
de ce philosophe, le Père Diderot, dominicain du couvent de Langres.
Tirage à part.
La Vie spirituelle.
Tomes XX-XXIII, sept. 19S9'- Juillet 1TO0. Juvisy flS.-et-O.').
J. Huijben, O. S. B. La spiritualité française au xviif siècle (it. XX, p.
2!9i0-3(O4i) . Critiques de certaines conclusions historiques ou doctrinales
de l'ouvrage du P. Pottier sur Le Père Louis Lallemant et les grands
spirituels de son temps (Paris, Téqui, 3 vol., HfâT-MW .
Ch. Uzuireau : La Mère Marie Menard, Prieure du Calvaire d'Angers
(t. XXI, ,p. 38-44). Brève notice biographique sur cette religieuse du xvir3
siècle, née à Angers en lôTO, morte île 5 avril Î6©9!, après avoir «té
prieure de plllusieurs coinununautés des religieuses Oalvairiennes.
F. de Lanvbrsin, S. J. Le b. Claude de la Colombière (it. XXI, p. 1^5-
21 11). Ces quelques pages ont pour- but « de rappeler brièvement 'lia vie
et de marquer les principaux traits de la spiritu'a'liité du nouveau Bien
heureux. ». I. La vie (ip. Ii8®-l!9i8!). II. Les voies spirituelles du Bienheu
reux (p. l'9.8-(2tl If) -
J. IMadaulej : Le bienheureux Théophane Vénard (it. XXII, p. Vfol -Mli) .
Esquisse biograiplhique et aiperçu de la personna'Mté du martyr du Tonkin
dlS^S-HSGl1), d?aiprès 'la vie publiée pair M. l'abbé Trochu ^Paris-iLyon,
Vitte, 19)291).
J. Gauderon : La servante de. Dieu Marie Amélie Fristel (t. XXIII,
p. 147-1I&30. Note biographique et aperçu de la .spiritualité de cette fille
spirituelle de s. Jean de Dieu, fondatrice de la congrégation des Saints
Cœurs de Jésus et de Marie (1708-18®$).
H. Monier-Vbnard, S. J. Sainte Marguerite-Marie, disciple bien-aimée
du Cœur de Jésus (t. XXIII, p. 2I29-2&7). En prenant pour cadre les .gran
des lignes de la biographie de la sainte visiitandine (l|ô47-liG9<O0, l'auteur
s'efforce de « suivre à travers ses écrits Ile merveilleux travail de
la grâce en elle », de voir « comment elle fut prévenue, préparée, guidée
et transformée par l'action douce et puissante de cette igrâce ». BEVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 606
La Vie intellectuelle. -
Tomes IV-VII, juillet-août 1929-juin W0. Juvisy (S.-et-O.).
M. Rhinhard : Marie de l'Incarnation (t. IV, p. 2215-284). Note sur la
remarquable édition des .écrits spirituels et historiques de .Marie de
l'Incarnation, « la sainte Thérèse de la France », comme la surnomma
'Bossuet. Il s'agit, de l'édition entreprise par les moines de iSolesmes.
G. Goyau : Un tournant d'histoire religieuse, 1830. Catholicisme et
libéralisme (t. VI, p. l'tHS'l'). En 183© on pouvait croire que le catholicisme
était décidément banni de la France. Mais plusieurs, que l'exemple de
la Belgique avai't frappés, vont revendiquer fièrement la liberté relii-
gieu'se. L' Avenir paraît le 16 octobre 1&30. Après avoir exposé les grandes
thèses de l'Avenir, l'auteur de cette magistrale étude conclut que le mou
vement catholique de 1®3IO fut plus apte à susciter les énergies qu'à,
orienter les intelligences.
M.JD. Chenu, O. P. Les hautes études-- religieuses en France et en Aile*
magne autour de 1830 (i. VI, p. o2-5i6). Ce n'est pas seulement dans Je
domaine de l'action politique -et sociale qu'en 183(0 on demande des
leçons à l'étranger. Les théologiens français se tournent vers les écoles
allemandes en pMn épanouissement.
M. Crouzet : L'archevêque de Paris en 1830 : Mgr de Quélen (t. VI,
p. 5GJ5i9i). L'attitude de l'archevêque de Paris devant île pouvoir civil.
G. Bardy : L'enseignement de la théologie en 1830 (t. VI, p. 1V9-WY).
Quelques noms et quelques ouvrages du temps,
A. Léman : La liberté d'enseignement en 1830 (t. VI, p. IT^-lTQi). La
place du clergé dans l'Université de la Restauration. Conséquences fu
nestes de la mainmise de l'Etat suir l'enfant.
A. Gréco : Les origines spirituelles de la France (t. VII, p. »24-544l).
(Tin de Féitude dont la première partie parut en Î9&90. La primauté
martinienne. Lé pèlerinage de Tours. Dévotions royales. Le point cen
tral de l'Unité française (Tours). La Pille aînée de l'Eglise.
Les Documents de la Vie intellectuelle.
Tomes I-III, oct, Î92.9^-Juin H930. Juvisy CS.-et-O.)
La question syndicale dans le Nord de la France (t. I, p. 8*0-1 l*0f) . Ex
posé pair ordre chronologique des faits qui ont amené la déclaration de
la Congrégation du Concile... Le Consortium patronal et les syndicats
libre. La .rupture, le Consortium et lesi syndicats de la C. G. T. Lettre
de la S. Congrégation à Mgr Liénart. La lettre et la presse. L'attitude
du Consortium. Circulaires de iM. Ley. Deux lettres de Migr Liénart.
L'affaire Turmel, (t. II, p. 40IS- 410 ) . Résumé emprunté, en ses éléments
essentiels, à celui que publia l'abbé G, iBardy dans la Vie Catholique), de
la triste affaire que vient de connaître l'Eglise de France.
Les conférences catholiques franco-allemandes (t. III, p. S-â&S1). Tout
ce fascicuie des Documents est consacré à ces conférences qui, par tant
de côtés, intéressent l'histoire contemporaine de l'Eglise de France. On
y trouve « tous les documents officiels, replacési dans leur cadre histori
que, accompagnés des extraits les plus significatifs des revues et jour
naux qui se sont engagés dans le débat ».
H,-iM. Féret, G. P.
■ > ,