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VDS 20100715 PO19 (en cours)

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DÉCRET SUR LE MINISTÈRE ET LA VIE DES PRÊTRES Chapitre III La vie des prêtres III. Moyens au service de la vie des prêtres (Etude et science pastorale) n° 19 Au cours de leur ordination, l'évêque invite les prêtres à "faire preuve de maturité par leur science", à ce que leur "enseignement soit un remède spirituel pour le peuple de Dieu". Cette science du ministère sacré doit elle-même être sacrée ; découlant d'une source sacrée, elle vise un but qui est lui-même sacré. Puisée avant tout dans la lecture et la méditation de la Bible, elle trouve encore une nourriture fructueuse dans l'étude des Pères, docteurs de l'Eglise et autres témoins de la tradition. En outre, pour répondre de manière juste aux questions posées par les hommes d'aujourd'hui, il importe que les prêtres aient une connaissance sérieuse des documents du magistère, spécialement ceux des conciles et des papes, et qu'ils sachent consulter les meilleurs auteurs théologiques dont la science est reconnue. Étant donné qu'actuellement la culture humaine et même les sciences sacrées progressent et se renouvellent, les prêtres sont appelés à perfectionner leurs connaissances religieuses et humaines de façon adaptée et ininterrompue ; ils se préparent ainsi à mieux engager le dialogue avec leurs contemporains. Pour faciliter aux prêtres le travail d'étude et la connaissance des méthodes d'évangélisation et d'apostolat, on fera tout le nécessaire pour mettre à leur disposition ce dont ils ...
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DÉCRET SUR LE MINISTèRE ET LA VIE DES PRTRESChapitre III La vie des prêtres III. Moyens au service de la vie des prêtres (Etude et science pastorale)n° 19Au cours de leur ordination, l'évêque invite les prêtres à "faire preuve de maturité par leur science", à ce que leur "enseignement soit un remède spirituel pour le peuple de Dieu". Cette science du ministère sacré doit elle-même être sacrée ; découlant d'une source sacrée, elle vise un but qui est lui-même sacré.Puiséeavant toutdans la lecture et la méditation de la Bible, elle trouve encore une nourriture fructueuse dansl'étude des Pères, docteurs de l'Eglise et autres témoins de la tradition. En outre, pourrépondre de manière juste aux questions posées par les hommes d'aujourd'hui, il importe que les prêtres aient uneconnaissancesérieuse desdocuments du magistère, spécialement ceux des conciles et des papes, et qu'ils sachent consulter lesmeilleurs auteurs théologiquesdont la science est reconnue.  Étantdonné qu'actuellement la culture humaine et même les sciences sacrées progressent et se renouvellent, les prêtres sont appelés àperfectionner leursconnaissancesreligieuses et humaines de façon adaptée et ininterrompueils se préparent ainsi à mieux ; engager le dialogue avec leurs contemporains.  Pourfaciliter aux prêtres le travail d'étude et laconnaissance desméthodes d'évangélisation et d'apostolat, on fera tout le nécessaire pour mettre à leur disposition ce dont ils ont besoin : on organisera, suivant les situations locales, dessessions oudescongrès, on fondera descentres d'études pastorales, on créera desbibliothèques, on confiera à des hommes compétents l'organisation du travail de réflexion. Les évêques devront aussi, chacun pour son compte ou à plusieurs, trouver le meilleur moyen de donner à tous les prêtres, à des moments déterminés, en particulier quelques années après leur ordination, la possibilité de suivre unesession, grâce à laquelle ils pourront perfectionner leursconnaissancespastorales et théologiques, affermir leur vie spirituelle et partager avec leurs frères leurs expériences apostoliques. On utilisera également ces moyens, ou d'autres mieux adaptés, pour venir en aide particulièrement à ceux qui sont nommés curés, à ceux qui sont affectés à une activité pastorale nouvelle, à ceux qui partent dans un autre diocèse ou dans un autre pays.  Enfin,les évêques veilleront à ce que certains prêtres se consacrent à une étude plus approfondie des sciences sacrées : il s'agit, en effet, de ne pas manquer de professeurs capables de former les clercs, d'aider les autresprêtres etles chrétiens à acquérir les connaissancesils ont besoin, d'encourager le sain développement des sciences sacrées dont qui est absolument indispensable à l'Eglise. Commentaires * Le concile met sa priorité dans les lectio et meditatio, pour une sciencepuiséeavant toutdans la lecture et la méditation de la Bible. La constitutionDeiVerbum aun°25 lexprime ainsi :tous les clercs, en premier lieu les prêtres du Christ, et tous ceux qui vaquent normalement, comme diacres ou comme catéchistes, au ministère de la parole, doivent, par une lecture spirituelle assidue et par une étude approfondie, s'attacher aux Ecritures, de peur que l'un d'eux ne devienne "un vain prédicateur de la parole de Dieu au-dehors, lui qui ne l'écouterait pas au-dedans de lui" (comme le dit saint Augustin), alors qu'il doit faire part aux fidèles qui lui sont confiés, spécialement au cours de la sainte liturgie, des richesses sans mesure de la parole divine.»Il faut aussi étudier les Pères de lEglise, les documents du Magistère et les meilleurs auteurs théologiques. * Deux mots sont répétés :connaissanceet sacré.
 -Connaissancedes sérieusedocuments du magistère,connaissancesreligieuses et humaines,connaissance desméthodes d'évangélisation et d'apostolat,connaissancespastorales et théologiques,connaissancesnécessaires pour tous les chrétiens ;  -Science sacrée (1fois au singulier et 3 fois au pluriel), ministère sacré, source sacrée, but sacré. * Le but des études proposées aux prêtres est missionnaire: elles visent à répondre de manière juste aux questions posées par les hommes d'aujourd'hui», à engager le dialogue avec leurs contemporains». Questions pour un partage *Quelle place tient, dans nos vies, la lecture de la Bible ? * Que faisons-nous pour rendre cette lecture possible au plus grand nombre ? Car le Concile exhorte de façon insistante et spéciale tous les chrétiens, et notamment les membres des ordres religieux, à apprendre, par la lecture fréquente des divines Ecritures, "la science éminente de Jésus-Christ"(Ph3,8). "En effet, l'ignorance des Ecritures, c'est l'ignorance du Christ". Que volontiers donc ils abordent le texte sacré lui-même, soit par la sainte liturgie imprégnée des paroles de Dieu, soit par une pieuse lecture, soit par des cours appropriés et par d'autres moyens qui, avec l'approbation et par les soins des pasteurs de l'Eglise, se répandent partout de nos jours d'une manière digne d'éloges. Qu'ils se rappellent aussi que la prière doit aller de pair avec la lecture de la Sainte Ecriture, pour que s'établisse le dialogue entre Dieu et l'homme, car "nous lui parlons quand nous prions, mais nous l'écoutons quand nous lisons les oracles divins".(Dei Verbum, 25)