Lamartine meditations poetiques

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Alphonse de Lamartine MÉDITATIONS POÉTIQUES Édition du groupe « Ebooks libres et gratuits » Table des matières PRÉFACE. .................................................................................5 DES DESTINÉES DE LA POÉSIE..........................................23 PREMIÈRES MÉDITATIONS POÉTIQUES..........................57 I L’ISOLEMENT. .......................................................................58 II L’HOMME..............................................................................62 III À ELVIRE..............................................................................74 IV LE SOIR.................................................................................77 V L’IMMORTALITÉ. ................................................................ 80 VI LE VALLON. .........................................................................86 VII LE DÉSESPOIR. ..................................................................89 VIII LA PROVIDENCE À L’HOMME. ......................................94 IX SOUVENIR. ..........................................................................98 X ODE. ..................................................................................... 101 XI LE LIS DU GOLFE DE SANTA RESTITUTA,....................106 XII L’ENTHOUSIASME. ......................................................... 107 XIII LA RETRAITE...................................................................111 XIV LE LAC...............................................................................115 XV LA GLOIRE. ....................................................................... 118 XVI LA CHARITÉ. ....................................................................121 XVII LA NAISSANCE DU DUC DE BORDEAUX................... 123 XVIII RESSOUVENIR DU LAC LÉMAN................................ 129 XIX LA PRIÈRE....................................................................... 137 XX INVOCATION.141 XXI LA FOI. .............................................................................142 XXII LE GÉNIE.149 XXIII PHILOSOPHIE. ............................................................ 154 XXIV LE GOLFE DE BAÏA......................................................160 XXV LE TEMPLE. ...................................................................164 XXVI LE PASTEUR ET LE PÊCHEUR................................... 167 XXVII CHANTS LYRIQUES DE SAÜL. 170 XXVIII À UNE FLEUR 174 XXIX HYMNE AU SOLEIL. .................................................... 175 XXX FERRARE........................................................................ 178 XXXI ADIEU............................................................................ 179 XXXII LA SEMAINE SAINTE.................................................183 XXXIII LE CHRÉTIEN MOURANT. ...................................... 187 XXXIV DIEU.189 XXXV L’AUTOMNE. ...............................................................196 XXXVI À UNE ENFANT, FILLE DU POËTE. ........................198 XXXVII LA POÉSIE SACRÉE. ................................................ 199 XXXVIII LES FLEURS. .......................................................... 209 XXXIX LES OISEAUX..............................................................211 XL LES PAVOTS. ..................................................................... 213 XLI LE COQUILLAGE AU BORD DE LA MER...................... 214 LA MORT DE SOCRATE ...................................................... 216 AVERTISSEMENT. .................................................................. 217 LA MORT DE SOCRATE.......................................................... 221 NOTES ......................................................................................249 NOUVELLES MÉDITATIONS POÉTIQUES .......................266 I L’ESPRIT DE DIEU...............................................................267 II SAPHO ................................................................................. 271 III BONAPARTE......................................................................278 IV LES ÉTOILES285 – 3 – V LE PAPILLON ..................................................................... 290 VI LE PASSÉ ............................................................................291 VII TRISTESSE........................................................................299 VIII LA SOLITUDE..................................................................301 IX ISCHIA ............................................................................... 306 X LA BRANCHE D’AMANDIER .............................................310 XI À EL***................................................................................ 312 XII ÉLÉGIE.............................................................................. 314 XIII LE POÈTE MOURANT.................................................... 316 XIV L’ANGE.............................................................................322 XV CONSOLATION................................................................ 328 XVI LES PRÉLUDES ............................................................... 331 XVII L’APPARITION DE L’OMBRE DE SAMUEL À SAÜL ..344 XVIII STANCES....................................................................... 351 XIX LA LIBERTÉ, OU UNE NUIT À ROME ..........................353 XX ADIEUX À LA MER...........................................................358 XXI LE CRUCIFIX...................................................................362 XXII LA SAGESSE366 XXIII APPARITION ................................................................369 XXIV CHANT D’AMOUR........................................................ 371 XXV IMPROVISÉE................................................................. 380 XXVI ADIEUX À LA POÉSIE................................................. 382 À propos de cette édition électronique................................ 386 – 4 – PRÉFACE. L’homme se plaît à remonter à sa source ; le fleuve n’y re- monte pas. C’est que l’homme est une intelligence et que le fleuve est un élément. Le passé, le présent, l’avenir, ne sont qu’un pour Dieu. L’homme est Dieu par la pensée. Il voit, il sent, il vit à tous les points de son existence à la fois. Il se contemple lui-même, il se comprend, il se possède, il se ressus- cite et il se juge dans les années qu’il a déjà vécues. En un mot, il revit tant qu’il lui plaît de revivre par ses souvenirs. C’est souf- france quelquefois, mais c’est sa grandeur. Revivons donc un moment, et voyons comment je naquis avec une parcelle de ce qu’on appelle poésie dans ma nature, et comment cette parcelle de feu divin s’alluma en moi à mon insu, jeta quelques fugitives lueurs dans ma jeunesse, et s’évapora plus tard dans les grands vents de mon équinoxe et dans la fumée de ma vie. J’étais né impressionnable et sensible. Ces deux qualités sont les deux premiers éléments de toute poésie. Les choses ex- térieures à peine aperçues laissaient une vive et profonde em- preinte en moi ; et, quand elles avaient disparu de mes yeux, elles se répercutaient et se conservaient présentes dans ce qu’on nomme l’imagination, c’est-à-dire la mémoire, qui revoit et qui repeint en nous. Mais, de plus, ces images ainsi revues et re- peintes se transformaient promptement en sentiment. Mon âme animait ces images, mon cœur se mêlait à ces impressions. J’aimais et j’incorporais en moi ce qui m’avait frappé. J’étais une glace vivante qu’aucune poussière de ce monde n’avait en- core ternie, et qui réverbérait l’œuvre de Dieu ! De là à chanter ce cantique intérieur qui s’élève en nous il n’y avait pas loin. Il – 5 – ne me manquait que la voix ; cette voix que je cherchais et qui balbutiait sur mes lèvres d’enfant, c’était la poésie. Voici les plus lointaines traces que je retrouve, au fond de mes souvenirs presque effacés, des premières révélations du sentiment poéti- que qui allait me saisir à mon insu, et me faire à mon tour chan- ter des vers au bord de mon nid, comme l’oiseau. J’avais dix ans ; nous vivions à la campagne. Les soirées d’hiver étaient longues ; la lecture en abrégeait les heures. Pen- dant que notre mère berçait du pied une de mes petites sœurs dans son berceau, et qu’elle allaitait l’autre sur un long canapé d’Utrecht rouge et râpé, à l’angle du salon, mon père lisait. Moi je jouais à terre à ses pieds avec des morceaux de sureau que le jardinier avait coupés pour moi dans le jardin ; je faisais sortir la moelle du bois à l’aide d’une baguette de fusil. J’y creusais des trous à distances égales, j’en refermais aux deux extrémités l’orifice, et j’en taillais ainsi des flûtes que j’allais essayer le len- demain avec mes camarades les enfants du village, et qui réson- naient mélodieusement au printemps sous les saules, au bord du ruisseau, dans les prés. Mon père avait une voix sonore, douce, grave, vibrante comme les palpitations d’une corde de harpe, où la vie des en- trailles auxquelles on l’a arrachée semble avoir laissé le gémis- sement d’un nerf animé. Cette voix, qu’il avait beaucoup exercée dans sa jeunesse en jouant la tragédie et la comédie dans les loisirs de ses garnisons, n’était point déclamatoire, mais pathé- tique. Elle empruntait un attendrissement d’organe et une sua- vité de son de plus, de l’heure, du lieu, du recueillement de la soirée, de la présence de ces petits enfants jouant ou dormant autour de lui, du bruit monotone de ce berceau à qui le mouve- ment était imprimé par le bout de la pantoufle de notre mère, et de l’aspect de cette belle jeune femme qu’il adorait, et qu’il se plaisait à distraire des perpétuels soucis de sa maternité. – 6 – Il lisait dans un grand et beau volume relié en peau et à tranche dorée (c’était un volume des œuvres de Voltaire) la tra- gédi
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