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Aptitudes et Métier. Orientation et Sélection professionnelles. L'Apprentissage - compte-rendu ; n°1 ; vol.28, pg 722-746

De
26 pages
L'année psychologique - Année 1927 - Volume 28 - Numéro 1 - Pages 722-746
25 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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d) Aptitudes et Métier. Orientation et Sélection professionnelles.
L'Apprentissage
In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp. 722-746.
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d) Aptitudes et Métier. Orientation et Sélection professionnelles. L'Apprentissage. In: L'année psychologique. 1927 vol. 28. pp.
722-746.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1927_num_28_1_6494722 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
égal à 100 dans chaque groupe. La suggestibilité et le classement
des délits ont une relation nette avec l'intelligence générale (— 0,50
et 0,38).
Les différences entre les normaux et les délinquants ne doivent
pas être attribuées à des déformations provoquées par la réclusion ;
la longueur du séjour dans la maison de correction n'ayant donné
aucune corrélation avec les résultats des tests. D. W.
919. — J. W. BRIDGES. — A study of a group of delinquent
girls [Etude d'un groupe de jeunes filles délinquantes). — Ped.
Sem., XXXIV, 1927, p. 187-204.
L'auteur a examiné le cas de 33 jeunes filles confiées, pour incon-
drate ou besoin de protection, aux soins de la « Girls Cottage Indus-
trial School » de Sweetsburg, Québec. Les sujets étaient âgées de
13 à 20 ans (âge moyen, 17 ans). L'intelligence mesurée par le « Na
tional Intelligence Test » et le test de Myers « Mental Measure », a été
trouvée inférieure à la moyenne normale (âge mental moyen : 12 ans;
QI 85). Les tests de Matthew et de Woodworth pour la mesure de
l'instabilité émotionnelle ont révélé également un état affectif peu
satisfaisant. Pourtant l'auteur pense que la mauvaise conduite des
jeunes filles examinées ne doit pas tant être attribuée à ces facteurs
qu'aux conditions défectueuses ce leur vie de familla. A. B.-F.
920. — W. WEBER. — Die Tätigkeit des psychologischen Sachvers
tändigen vor Gericht unter besonderer Berücksichtigung indust
rieller Verhältnisse [L'activité du psychologue expert au tribunal en
considérant spécialement les relations industrielles). — Ind. Psy-
chot., IV, 9, 1927 p. 273-283.
Aperçu de cas dans lesquels le tribunal organise généralement
l'expertise technique en faisan appel à un ingénieur, alors que l'ex
pert psychologue serait mieux indiqué lorsqu'il s'agit de faits relat
ifs, d'une manière ou d'une autre, au rôle du facteur humain.
D. W.
921. — W. WEBER. — Die Bedeutung der Psychotechnik for die
Zivilrechtliche Haftpflicht (L'importance de la psychotechnique
pour le droit civil). — Ind. Psyehct.. IV, 3, 1927, p. 85-91.
L'expertise psychologique pourrait rendre service dans de nom
breux cas où la responsabilité de celui qui a causé un dommage est
considérée comme dépendant de facteurs psychologiques (négligence,
imprudence, etc.). D. W.
d) Aptitudes et métiers. Orientation et sélection professionnelles.
L'apprentissage
82. — H. BOGEN. — Psychologische Grundlegung der praktischen
Berufsberatung (Le fondement psychologique de l'orientation pro
fessionnelle pratique). — - Beltz, Langensalza, 1927, IV-450 p.
Le livre de Bogen a pour but d'initier les orienteurs à la science GÉ.NÉKALRS INDUSTRIELLES ET SOCIALES 723 APPLICATIONS
psychologique. L'auteur prétend avec raison que les orienteurs con
naissent peu et en conséquence appliquent peu la psychologi dans la
pratique, car ils reçoivent des notions psychologiques (soit les
cours, soit par livres) d'une manière qui répond mal à leurs besoins
particuliers. Son manuel destiné à combler cette lacune est en effet
une introduction à la psychologie pour des personnes tout à fait
ignorantes dans ce domaine et désirant dévenir orienteurs. Le livre
contient une partie générale qui d'une manière simplifiée explique
l'objet de la psychologie, les applications de la psychologie dans la
vie, le développement de la vie psychique de l'enfant et de l'adoles
cent, les différences psychiques des deux sexes. Ensuite sont abordés
les problèmes d'importance spéciale pour l'orienteur, tels que
l'hérédité psychique, la nature de l'individualité, les capacités et
les aptitudes professionnelles, les inclinations. Une grande partie du
livre est réservée à la psychologie d'orientation et de sélection pro
fessionnelles, aux méthodes d'inves'igation psychologique des
fessions et celles de l'examen psychotechnique. Un chapitre est con
sacré à la psychologie de l'orienteur, qui expose la structure psy
chique nécessaire pour exercer avec succès la profession d'orienteur,
Un autre chapitre a pour objet la description des méthodes d'exa
mens des apprentis en vue de les orienter (questionnaires, tests,
appareils).
Le livre de Bogen est remarquable sous plusieurs rapports. C'est
•d'abord le premier livre qui essaye de donner un exposé systémat
ique et méthodique des faits psychiques dont la connaissance est
indispensable à l'orienteur ; notamment il en 'reçoit des notions sur
la psychologie du sujet à orienter, sur les exigences psychiques des
différentes professions (et en particulier de sa propre profession
d'orienteur), sur la neutralité de celui qui a la tendance de diriger,
d'orienter les autres. L'auteur possède un point de vue large, il prend
l'homme comme tel, non seulement du côté de l'intelligence, mais
avec toutes ses inclinaisons, désirs, tendances, parfois immorales et
perverses. C'est au caractère de l'homme qu'est attribuée une place
considérable. Cela donne au livre non seulement une grande vivacité
de récit mais le rattache immédiatement à la vie. D'une valeur
sont les exemples tirés par l'auteur de sa propre pratique d'orienteur
et qui fortifient ses théories. En somme un livre qui doit être con
sulté par tous ceux qui s'intéressent au grand problème de l'orienta
tion professionnelle. Fr. B.-T.
923. — HEUYER et LAHY. — Quelques résultats de l'O. P. dans
une École publique de la ville de Paris. — Proph. ment., III, 9,
1927, p. 267-271.
Il s'agit des résultats pratiques obtenus à l'École de la rue de Lesseps,
à Paris, par les auteurs, durant deux ans, sur 89 enfants orientés
par la méthode « en profondeur » c'est-à-dire sacrifiant à la quantité,
la qualité des examens. Les élèves orientés et placés se répartissent
ainsi : tourneurs, ajusteurs-mécaniciens 28, électriciens, 8 ; menuis
iers, ébénistes, 29 ; sculpteurs sur bois, 2 ; métreurs, 3 ; dessina
teurs industriels, 4 ; mécanique de précision (optique), 2. Fait remar-
ibuable, trois ans après aucun des enfants n'a changé de métier, si 724 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
pour des [raisons de convenance personnelle (salaires le plus souvent)
certains ont changé de maison. Trois enfants placés contre les conseils
de l'Office, ont dû abandonner rapidement leur profession et rentrer
dans la direction que les orienteurs leur avait indiquée. Enfin 13 en
fants bien doués sont entrés dans différentes écoles (Arago, 4 ;
Boulle, 1 ; Dorian, 3 ; Diderot, 3 ; École Supérieure du commerce, 2)r
où ils tiennent paraît-il la tête de leur promotion.
On ne peut qu'attendre avec impatince la publication détaillée delà
technique scientifique ayant permis aux auteurs d'atteindre des
résultats aussi parfaits. M. F.
924. — L. CIMATTI. — Valeur de l'Introspection dans l'Orienta
tion professionnelle. — Bull. Of. Or. Pr., VII, 27, 1927, p. 22-29.
En orientation professionnelle, doivent être utilisées, en parties-
égales les méthodes suivantes : Expérimentation, Observation, En
quêtes, Introspection. Il es' déplorable selon C. que la tendance de
beaucoup des chercheurs actuels donne la préséance à la première d&
ces méthodes. L'observation sera faite à l'école et dans la famille.
L'examen en vue de l'orientation devra donc durer pas mal de temps.
Quant au rôle possible de l'introspection, s'il est acceptable en prin
cipe (bien que ce paraisse être assez peu le cas en orientation profes
sionnelle) il faudrait pour qu'il le fût en fait que son protagoniste-
nous donne les moyens d'évaluer de façon précise les données four
nies sur le sujet quant à leur exactitude, ce que C. omet évidemment
de faire. Si l'article ne contenait pas à propos delà méthode des en
quêtes quelques chiffres expérimentaux intéressants que nous rap
portons ailleurs (v. p. 619) on se demanderait par quel hasard étrange-
un tel bavardage a pu s'introduire dans l'organe très technique et
sérieux qu'est le Bulletin de Christiœns. M. F.
925. — N. LEVITOV, N. OSERETZKI, I. PRISMAN, et A. TOL-
TCHINSKI. — La sélection professionnelle, 105 p. Moscou, 192&
(en russe).
Cette brochure est consacrée à l'exposé des* examens faits en au
tomne 1925 sur un millier d'apprentis pour les écoles profession
nelles des chemins de fer de Moscou. Les examens comportaient des
tests d'intelligence générale, de fonctions techniques, d'aptitudes
motrices et un examen médico-biologique. Toltchinsky expose la
série des tests de fonctions techniques qui comprenait aussi quelques
tests générale : d'observation (reconnaître l'identité
de figures complexes, dessinées dans des positions différentes) ; un
test d'intelligence technique (problèmes d'engrenage, de leviers,,
d'équilibre, assez bien choisis, semble-t-il), mémoire de mots asso
ciés ; un test de coup d'œil (appréciation des longueurs de lignes) ;
Tin test de complètement de texte ; un autre de représentation vi
suelle (renversement des aiguilles d'une montre, etc.) ; un test d'ana
logie ; un test de complètement des lacunes dans les figures ; un test
d'ordres à exécuter de Rogers et un test de mémoire de forme.
Prismann résume la méthode des tests collectifs de Rossolimo qui
a servi à diagnostiquer l'état mental des c ndidats.
Enfin, Oseretzki relate ses tentatives pour introduire outre Pexa- GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 725- APPLICATIONS
men médical ordinaire, un véritable examen biologique compre
nant des mesures anthropométriques et l'examen de la motricité.
Les rapports du poids à la taille étaient exprimés par des indices
proposés par différents auteurs (Quetelet, Brugsch, Erismann, Pi-
gnet, Pirquet) et l'on ne diagnostiquait une forte ou faible constitu
tion que si ces indices différents donnaient des résultats concor
dants. L'examen de la motricité comprenait plusieurs épreuves :
Coordination : un test visant la vitesse d'adaptation dans une suite
de mouvements complexes : s'allonger par terre, écarter les bras, se
lever, parcourir une distance de 5 mètres, s'asseoir, changer de place
deux objets se trouvant sur la table à une distance de 75 centimètres ;
prendre le papier et le crayon qui se trouvaient sur la table et mar
quer trois croix. Le temps employé était traduit en notes sur une
échelle de 10 degrés, établie semble-t-il, sans étalonnage préalable.
Pour les apprentis, de 13 à 18 ans, les notes moyennes (5 et 6) étaient
attribuées pour un temps de 13 à 16 secondes ;
Orientation dans l'espace (marcher les yeux bandés en suivant les
contours d'un cercle) ;
Direction du mouvement les yeux bandés droit en avant).
En outre, en s'inspirant des travaux des auteurs allemands, O.
cherchait à déterminer les types de constitution morphologique et à
établir les corrélations entre la structure corporelle et la motricité.
Quelques résultats statistiques sont indiqués.
Le dernier article de ce fascicule est de Levitov ; il traite « des
méthodes d'observations scolaires sur les apprentis des écoles pro
fessionnelles ». L. insiste sur l'importance de ces observations en
tant que contrôle et complément des résultats des tests ; il donne
un exposé d'ensemble et recommande particulièrement l'emploi des
fiches du modèle de celle qui a été élaborée à Hambourg par MUe Mu-
chow, l'assistante de W. Stern. D. W.
$26. — D. FRYER. — Psychology in its Vocational Application (Psy
chologie dans son application à la profession). — Ment. Hyg., XI,
I, l?27,p. 124-139.
On ne peut que signaler cet aperçu qui donne une revue des livres
américains parus au cours de l'année 1925 sur les questions de psy
chologie professionnelle. D. W.
927. — E. RAY. — The Psychological versus the Psychiatrie Me
thod in Industry (La méthode psychologique et la méthode psychiat
rique dans V industrie). — Ment. Hyg., XI, 1, 1927, p. 140-147..
La méthode psychologique peut montrer si l'individu possède les
aptitudes, mais elle ne permet pas de savoir si celles-ci seront utili
sées efficacement. Le psychologue ne peut pas mesurer les qualités
affectives qui sont le véritable moteur indispensable à la marche
de la machine. Le psychiatre sait aussi que la personnalité change
continuellement sous l'influence de l'interaction entre le sujet et
l'entourage.
Dans les examens de sélection et d'orientation professionnelles, le
travailleur devra être étudié par le psychiatre qui utilisera toutes
les sources de renseignements et, entre autres, les renseignements 726 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
fournis par les tests. Quelques cas sont rapportés pour illustrer cette-
thèse. D.W.
928. — H. BERGEN. — Social Status of the Clerical Worker and
his Permanence on the Job [Situation sociale de V employé de bureau
et stabilité dans Vemploi). — J. of appl. Ps., XI, 1, 1927, p. 42-46.
D'après les recherches sur 129 employés d'une compagnie d'assu
rances, il n'y aurait pas de relation significative entre la situation
sociale du père et la fréquence de démissions volontaires, contrair
ement aux résultats de Bill qui avait trouvé que les employés dont
le père avait une situation inférieure étaient plus stables alors que
ceux dont les parents occupaient une position plus élevée avaient
tendance à quitter leur emploi. D. W.
989. — R. ELWOOD. — The Role of Personality Traits in Selec
ting a Career. The nurse and the College Girl (Le rôle delà person
nalité dans le choix de la carrière d'infirmière et d'étudiante).- — J. of
appl. Ps., XI, 3, 1927, p. 199-201.
Dans les tests d'hygiène mentale de Colgate, les élèves d'une école
d'infirmières ont montré une fréquence moindre de traits psychopa-
thiques et surtout une tendance plus grande à l'extro version que
les étudiantes des facultés de sciences et de lettres. D. W.
930. — E. STRONG. — Vocational Guidance of Executive»
(Orientation professionnelle des directeurs-administrateurs). — J. of
appl. Ps., XI, 5, 1927, p. 331-347.
Selon la définition de S. 1'« executive » est celui qui a au moins
100 hommes sous sa direction et qui fait partie du comité de direc
tion (executif commite) de son organisation.
Dans ses recherches antérieures, S. a établi un questionnaire où
sont énumérées 263 professions et activités diverses. Le sujet devait
indiquer en face de chacune s'il aimerait ou non l'exercer, ou s'il
se sentait indifférent. Ce questionnaire a été rempli par des sujets de
professions les plus diverses et par 80 « executives »
S. a cherché alors à déterminer les goûts caractéristiques de chaque
profession. Pour chaque rubrique il a relevé le pourcentage des r
éponses dans le groupe général et séparément pour les « directeurs-
administrateurs ». La différence des pourcentages a servi pour éta
blir la valeur diagnostique de chaque réponse. Ainsi si, à la rubrique :
acteur, dans le groupe général 38 % des sujets ont donné une réponse
affirmative, 35 % sont indifférents et 27 % ont répondu par un non ;
et si, dans le groupe des « executives », 27 % ont donné une 32 % une réponse indifférente et 41 % une réponse négat
ive, les différences de fréquence dans les deux groupes sont pour les
trois types de réponse respectivement : — 11 % ; ■ — 3 % ; -+- 14 %.
Par une méthode de calcul exposée ailleurs ces chiffres sont réduits ä
ceux-ci : — 2 ; — 1 ; + 3. Dès lors, si un sujet donne une réponse
négative dans la rubrique envisagée, on lui attribue — 2 points ;
pour une réponse positive on attribue — 3, et ainsi de suite ; les
étant totalisés et plus la somme est grande, plus les intérêts des sujets
sont caractéristiques de la profession de 1'« executive ». APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 727
Les 80 « executives » ont donné des résultats qui s'échelonnent
entre 16 et 195 points ; le quart inférieur se classe entre 16 et 76 ;
c'est le groupe qui obtient le coefficient B ; au delà, le coefficient
A indique une forte coïncidence avec les intérêts caractéristiques des
« executives ».
Certaines autres professions se rapprochent des« executives», d'après
les recherches de S. (le nombre à gauche indiquant le nombre de
sujets testés) :
A B
40 experts-comptables 33 57
42 ingénieurs 17 ^7
48 chefs du personnel 21 67
40 avocats 17 P>3
50 agents d'assurances à vie 18 64
80 directeurs 75 25
D'autre part, un certain nombre de directeurs coïncident dans
leurs intérêts, avec ceux des autres professions ; c'est sur les agents
d'assurances qu'ils empiètent le plus ; 20 % « d'executives » se classent
dans le groupe A, 53 % dans le groupe B des agents. Les corrélations
entre les intérêts de différentes professions varient de — 0,43 à
-f- 0,48.
Il y a deux raisons possibles pour expliquer l'empiétement des
résultats : il se peut qu'il y ait réellement dans les professions envi
sagées un grand nombre d'individus qui soient « executives dans leur
cœur » ; ou bien l'étude a été insuffisante par quelque côté. S. admet
la première hypothèse, mais désire rechercher de plus amples preuves
à l'appui et se propose de pousser davantage son étude.
Il y a là, malgré les imperfections des premiers tâtonnements,
un effort en vue d'approcher l'étude des caractéristiques affec
tives des professions, question difficile à aborder, mais dont
l'importance pour l'orientation et la sélection professionnelle est très
grande. D. W.
931. — FR. GIESE. — Psychotechnische Bevölkerungsstudien
für Edelmetallindustrie [Etudes psychotechniques de la population
du point de vue de Vindustrie des métaux précieux). — Psychot.
Z., II, 1,1927, p. 1-8.
Pour savoir si la campagne pouvaient fournir de la main-d'œuvre
pour l'industrie des métaux précieux de Gmünd et si l'on pouvait
adapter éventuellement l'enseignement dans les écoles rurales aux
besoins des futurs apprentis, G. a entrepris, sur l'instigation de
l'Institut pour l'étude des métaux précieux, une recherche de tests
collectifs et individuels dans les écoles primaires et professionnelles
de la région.
Un test collectif de connaissances usuelles (problèmes d'arithmét
ique, questions de géographie usuelle) et d'intelligence (cont
inuation de séries de nombres, critique de phrases absurdes, com
plètement de textes, ordination de concepts, etc.) ont montré
la supériorité des citadins sur les adolescents de campagne, les
moyennes étant pour les enfants de 14 ans dans les écoles primaires : 728 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
157 points à Stuttgart ;
De 125 à 174 à Gmund ;
De 97 à 136 dans les écoles rurales.
Parmi les apprentis industriels ceux qui sont venus de la cam
pagne restent encore inférieurs à leurs camarades d'origine citadine.
Les uns et les autres sont d'ailleurs surpassés par les élèves des
écoles moyennes bien que ceux-ci soient plus j"eunes d'un an ou deux.
Les apprentis graveurs semblent présenter une élite : 207 points
contre 169 chez les orfèvres en argenterie et 148 chez les joailliers.
G. n'hésite pas à considérer ces différences comme significatives
bien qu'il en ignore la cause.
Au cours de l'apprentissage le rendement dans le test d'intell
igence rétrograde : les moyennes sont pour chacune des trois années
d'apprentissage, 159, 148 et 134 pour les joailliers ; 206, 186 et 143
pour les graveurs, villageois et citadins confondus.
Il n'en est pas de même dans les tests manuels : modelage, l
image, dessin en série, pliage de fils de fer, découpage ; pour ces
tests il y a en général progrès au cours de l'apprentissage, ce pro
grès étant plus marqué chez les villageois qui sont au début plus
ou moins inférieurs aux citadins, qu'ils finissent par rattraper.
Les résultats des épreuves coïncideraient dans 90 % des cas avec
la valeur professionnelle appréciée par les chefs d'atelier D. W.
932. — MILLICENT POND. — Selective Placement of Metal Wor
ker (Le placement sélection des ouvriers du métal). — J. of Pers.
Res., V, 9, 10 et 11, 1927, p. 345-368, 405-417 et 452-466.
Cette série d'articles résume un travail présenté par l'auteur pour
le Ph. D. de l'université de Yale. Il porte sur l'étude de l'application
des tests d'intelligence en vue de la sélection des travailleurs de mé
taux. Les tests choisis furent : 1. Complètement d'images ; 2. Bar
rage de nombres ; 3. Code de chiffres ; 4. Construction géométrique ;
5. Raisonnement arithmétique ; 6. Synonymes et antonymes ; 7. Anal
ogies et 8. un nouveau test consistant dans le pointage aussi rapide
que possible de petits cercles de la dimension d'un o minuscule d'im
primerie courante. Quatre criteria ont été utilisés pour « peser » les
tests : 1. le salaire le plus élevé de la semaine ; 2. l'augmentation du
salaire ; 3. les évaluations des contremaîtres ; 4. les cessations du
travail pour raisons autres que celles du manque de travail expri
mées en pourcent d'ouvriers engagés. C'est seulement avec ce der
nier facteur qu'une corrélation positive a été observée les résul
tats des tests.
Au cours de la deuxième année de ses recherches, l'auteur a analysé
les résultats obtenus avec 3184 sujets et a pris comme témoignage
de succès l'employé demeurant au moins six mois dans la firme qui
l'a engagé. Dans ces conditions, il lui a été possible d'établir une
échelle qui, par ailleurs présente une certaine corrélation avec les
évaluations qualitatives des contremaîtres.
Une étude spéciale a été faite dans un des ateliers se préoccupant
de la fabrication des outils où l'on forme les apprentis pendant 4 ans
avant qu'ils soient considérés comme des ouvriers qualifiés. Une
série de 8 tests (dont le détail ne nous est pas donné) et un question- GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 729 APPLICATIONS
naire personnel ont été appliqués à trois groupes d'apprentis. L'au
teur utilisait comme critérium les appréciations des contremaîtres,
en « excellents » et « bons » qu'on gardait à l'usine, en « médiocres »
et « très médiocres » qu'on renvoyait.
L'échelle s'est trouvée en corrélation satisfaisante avec les appré
ciations du contre-maître, les tests verbaux s'étant montrés moins
significatifs que les non verbaux. Les résultats obtenus n'ont pas
montré de corrélation avec l'âge, non plus qu'avec la situation so
ciale du père. L'échelle a aussi une valeur relative pour pronostiquer
le degré de stabilité du travailleur. Elle a été adoptée d'enthousiasme
par les contre-maîtres. M. L.
933. — H. D. KITSON. — Determination of Vocational Aptitu
des : Does the Tapping test measure aptitude as typist or pianist
[Détermination des aptitudes professionnelles. Le test de tapping
rapporté aux aptitudes du dactylographe et du pianiste). — Pers. J.,
VI, 3, 1927, p. 192-198.
L'auteur modifie quelque peu la technique traditionnelle et au
lieu de rechercher la corrélation entre les succès dans un test, puis
dans une profession donnée, applique un même test de tapping a
deux professions distinctes (un groupe de 25 pianistes de 20 ans et
un groupe de 25 dactylographes de 21) puis effectue la même r
echerche auprès de deux groupes non sélectionnés d'individus de 20
et de 21 ans.
La comparaison des résultats et le calcul de l'erreur probable de
la différence, amènent à conclure que les différences observées ne
sont nullement significatives. Ce résultat qui vient contredire les
expériences de Book (J. of appl. Psych., VIII, 3, 1924) serait attri-
buable au fait que ce dernier a expérimenté sur des champions mond
iaux, alors que Kitson n'opère que sur des dactylographes ordi
naires.
Mais cette conclusion invaliderait sérieusement le test en ce qui
concerne son utilisation en matière d'orientation professionnelle.
M. L.
934. — MAX FREYD. — Selection of Typists and Stenographers :
information on Available Tests [La sélection des dactylogra
phes et des sténographes : revue des tests établis). — J. of Pers.
Res., V, 12, 1927, p. 490-510.
Récapitulation de tous les tests élaborés de divers côtés pour les
professions de dactylographe et de sténographe, avec le rappel de
leurs méthodes de notation et toutes les références bibliographiques
nécessaires. Travail utile et appelé à rendre service. M. L.
935. — H. RUPP. — Die wissenschaftlichen Grundlagen der Eig
nungsprüfung [Les bases scientifiques des examens d'aptitudes).
Tiré à part des « Beihefte zum Zentralblatt für Gewerbehyg
iene und Unfallverhütung », 1, 3, p. 1-40.
La psychotechnique a été considérée par les profanes comme une
méthode infaillible. On retombe maintenant dans un pessimisme
tout aussi exagéré. L'auteur cherche à réagir contre ces tendances 730 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
extrêmes. La psychotechnique lui apparaît comme une voie féconde,,
mais dans laquelle beaucoup de problèmes restent à résoudre. II
ne faut pas se contenter de chercher des tests à l'aveugle ; il faut,
par l'analyse raisonnée des résultats et l'essai systématique des
épreuves semblables chercher à dégager la signification psycholo
gique des tests. Compléter la notation numérique par l'observation
systématique et dont le point de vue est fixé à l'avance ; apprécier
les résultats sur une échelle qui permette de faire ressortir les écarts
plus grands entre les cas extrêmes ; considérer la variabilité du sujet
et l'influence possible de l'exercice ; tenir compte de toutes les con
ditions de l'expérience (procédé à fixer, attitude de l'expérimentat
eur, influence de l'instruction et du mode de vie, etc.) ; étudier non
seulement les aptitudes, mais aussi les tendances et la volonté ; ne
pas oublier qu'un examen par tests doit coûter peu de temps et peu
d'argent ; — enfin, contrôler la valeur diagnostique des tests par des
méthodes convenables ; — ce sont là les conditions d'une bonne psycho
technique dont l'auteur expose la théorie et la pratique, désireux de
tracer une ligne d'action qui tienne compte à la fois de celle-ci et de
celle-là. D. W.
936. — A. G. CHRISTIAENS. — La recherche des aptitudes
professionnelles. — Bui. Of. Or. Pr., VII, 28, 1927, p. 13-23.
Le rapport de C. à la IVe Conférence internationale de Psychotech
nique (Paris, octobre 1927) reste dans le domaine des idées géné
rales et n'apporte aucune innovation en la matière. Il sera consulté
cependant avec le plus grand profit par tous ceux qui, sans culture
technique spécialisée, s'intéressent aux problèmes de la sélection et de
l'orientation. Les deux domaines y sont parfaitement délimités, et
C. montre avec sa clarté habituelle combien les problèmes à résoudre
sont différents suivant que l'on se place à l'un ou l'autre point de
vue. L'esprit général du rapport est surtout un effort pour unifier
les méthodes, pour créer une technique vraiment internationale per
mettant de comparer les résultats obtenus par tous les laboratoires
dans une même recherche. C. en profite pour réclamer à nouveau,
avec raison, la mise à l'étude d'urgence des fiches d'aptitudes pro
fessionnelles, sans lesquelles sélection et orientation restent des
blèmes théoriques, sans réalisation pratique scientifique possible.
M. F.
837. — D. FRYER. — Predicting Ability from Interests {Prédiction
de l'aptitude à partir de Vintérêt). — J. of appl. Ps., XI, 3, 1927,
p. 212-225.
Dans ses précédentes recherches F. a déterminé, par l'étude des
travailleurs en fonction, le degré d'intelligence nécessaire pour l'exer
cice d'une profession et a comparé ensuite, d'après ses propres en
quêtes et les données recueillies par d'autres auteurs, l'intelligence
exigée par la que les écoliers et étudiants désiraient choisir,
avec l'intelligence réelle du sujet. Il apparaît, dans ces divers résultats
rapportés d'une façon un peu sommaire, qu'à l'école primaire, à
l'école secondaire, au collège et chez les sujets déjà placés, mais ayant
demandé un conseil d'orientation professionnelle, goût et aptitude