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Généralités. L'écolier. Développement et intelligence. Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et surnormaux. Le surmenage scolaire. Méthodologie pédagogique - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 711-725

De
16 pages
L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 711-725
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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a) Généralités. L'écolier. Développement et intelligence.
Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et surnormaux. Le
surmenage scolaire. Méthodologie pédagogique
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 711-725.
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a) Généralités. L'écolier. Développement et intelligence. Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et surnormaux. Le surmenage
scolaire. Méthodologie pédagogique. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 711-725.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30754APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 711
et le manque de résistance dans le travail musculaire ; b) l'inaptitude
à travailler à la hâte ; c) l'inaptitude au « réaiguillage », même
lorsqu'il ne se fait pas rapidement ; d) le manque de sécurité et
de tranquillité de la main.
Les facteurs de troisième importance : a) le manque d'aptitude
aux mouvements rapides et habiles des mains et des doigts et à leur
coordination ; b) le manque d'attention distribuée ; c) nécessité d'un
temps très long pour effectuer un travail manuel donné. S. K.
1292. — • J. M ALL ART. — La base experimental en la confeecion
de carteles educativos destinados a los trabajadores (Base expé
rimentale pour V établissement de tableaux éducatifs destinés aux
travailleurs). — R. de O. G., IV, 30, 1935, p. 753-777.
L'A. s'est servi, pour la prévention des accidents, de huit tableaux
qu'il a présentés à 28 adultes et 9 enfants.
Les interprétations diverses de ses sujets l'ont amené à 5 conclu
sions finales dont les plus importantes nous paraissent être :
1° Pour l'établissement de tels tableaux, l'opinion des intéressés
ne doit pas seule compter, mais également celle des profanes et
des analphabets ; 2° les tableaux de propagande éducative pour
les travailleurs demandent à être faits avec une collaboration étroite
du dessinateur, du psychologue connaissant le public auquel il
s'adressera et du technicien connaissant le travail auquel il se réfère.
L. B.
1293. — S. ESTERAS GIL. — Sellos de cierre de correspondencia,
con motivos de preveneion de riesgos profesionales (Timbres-
poste contre les accidents du travail). — R. de O. G., IV, 30, 1935,
p. 778-787.
Projet de lutte contre les différentes sortes d'accidents du travail
au moyen de timbres-poste. Devis et projet de concours sur des
thèmes proposés. L. B.
2° Applications pédagogiques
a) Généralités. L'écolier. Développement et intelligence
Caractère. Goûts. Aptitudes. Anormaux et surnormaux
Le surmenage scolaire. Méthodologie pédagogique1
1294. — GOSSIO. — Fragmentos (Fragments). — J. XIRAU. —
Idées fondamentals d'une pedagogia (Idées fondamentales d'une
pédagogie). — R. de P. i P., III, 12, 1935, p. 293-329.
Publication de quelques extraits de l'œuvre du pédagogue Cossio,
pris parmi ses ouvrages publiés, ses entretiens privés et ses cours
inédits, suivie d'une étude de Xirau sur son système d'éducation
qui se basait sur une activité consciente fondamentale, dans laquelle
s'unifiaient la pensée, le sentiment et l'action (théorie et pratique
se synthétisant dans l'art). L. B.
1. V. aussi les n03 402, 431, 468, 500, 676, 1093, 1099, 1180. 712 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1295. — J. ROURA. — Les très pedagogies : III. L'ultim : pedagogia
empirico-experimental (Les trois pédagogies : la dernière : la
'pédagogie empirico-expérimentale) . — R. de P. i P., III, 10, 1935,
p. 117-130.
Après les analyses — parues antérieurement • — de la pédagogie
normale et de la pédagogie descriptive, l'A. en arrive aux fondements
d'une pédagogie empirico-expérimentale.
Plusieurs tendances se sont déjà manifestées dans cette voie,
les unes dérivant de la psychologie appliquée (Meumann et Lay,
Stern, Schreibner, Fischer, Bühler), d'autres de l'empirisme biolo
gique (Spencer), d'autres encore de la sociologie (empirisme socio
logique de Paul Bergemann, pédagogie sociale de Natorp ou de
Kerschensteiner) . L'A. conclut que la seule pédagogie réelle doit
être une synthèse de ces trois tendances en l'unité essentielle de
son but : l'activité éducative. L. B.
1296. — R. B. GATTELL. — The practising psychologist in the
educational system (Le rôle du psychologue dans V éducation).
— Hum. F., IX, 2, 1935, p. 54-62.
L'auteur passe en revue les nombreuses tâches qui incombent
à un psychologue dans le domaine de l'éducation et de l'étude
de l'enfant, ainsi que dans celui de l'orientation professionnelle.
D.M.
1297. — J. H. NEWTON. — The place of the educational profes
sion on the national life (La de Véducateur dans la vie
nationale). — S. and S., 1935, 42, 1073, p. 79-84.
Les influences qui tendraient à réduire le budget des écoles
et à supprimer les conditions du développement social seraient
les plus néfastes aujourd'hui. Une large diffusion des connaissances
techniques et générales est essentielle tant au progrès démocratique
qu'au progrès économique du xxe siècle. Ce n'est pas une simple
coïncidence que dans la Russie d'aujourd'hui l'édification d'un
système industriel et d'un système éducatif marchent de pair. La
première tâche de l'école est de donner à l'individu une réelle compré
hension de la société et de ses problèmes.
Le système financier qui est à la base de l'éducation doit être
reconstruit. Les éducateurs ont le droit d'être entendus et l'obligation
de prendre part dans toutes les décisions politiques économiques
et sooiales. Le peuple américain sait accueillir comme il convient
tout changement apportant une amélioration à sa sécurité sociale
et un enrichissement à son développement économique. L. B.
1298. — ANDRÉ BERGE. — Education familiale. — In-16 de
254 pages. Paris, Éditions Montaigne, 1936. Prix : 15 francs.
Le principal but de l'éducation, nous dit l'auteur, est d'apprendre
à l'enfant à se passer de ses éducateurs, ce qui est particulièrement
difficile aux parents qui ont besoin d'abord de s'éduquer eux-mêmes.
Soucieux de donner à la pratique une direction expérimentale,
de se fonder sur l'observation, B. envisage, à la lumière de remarques
et de faits concrets, les problèmes généraux de la préservation APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 713
de la sensibilité chez les enfants, des processus d'automatisation,
et de ce qu'il appelle 1' « éclosion de l'être », notion restant assez
confuse. H. P.
1299. — P. A. WITTY. — Enriching the life experience of exceptional
children (Pour enrichir l 'expérience de la vie chez les enfants
exceptionnels). — S. and S., 1934, 39, 996, p. 102-108.
L'A. étudie les différentes améliorations à apporter dans l'édu
cation des enfants exceptionnels (anormaux, déficients et infirmes)
au moyen d'adaptations spéciales de programmes de lectures, de
composition écrite spontanée, de musique, dessin et peinture et
de jeux divers. . L. B.
1300. — E. RICKEY LOTZ. — Emotional status of the parents
problem and psychopathic Children (Le problème de Vétat émotionnel
des parents et des enfants psychopathes). — S. and S., 1935, 42, 1077,
p. 239-240.
L'A. envisage d'abord le problème des parents et des difficultés
qu'ils rencontrent. Il étudie les conditions du home et de la situation
économique et sociale de la famille et constate la relation entre
l'attitude des enfants et la conduite des parents.
Dans 64 cas d'enfants, marquant l'instabilité de conduite,
62 coïncident avec une mésentente conjugale. Sur 48 cas de débilité
mentale, 47 peuvent être attribués aux maladies des parents.
Un programme d'éducation de l'enfant doit donc s'attacher
à développer les contacts des parents et des enfants, non seulement
comme un moyen de diagnostiquer un comportement anormal,
mais aussi comme un moyen de vaincre en même temps l'instabilité
et chez l'enfant et chez les parents. L. B.
1301. — B. PROFIT. — L'éducation mutuelle à l'école (avec préface
de H. Piéron). — In-16 de 335 pages. Cahiers de la Centrale,
vol. XIII, 1936.
L'auteur montre tout le bénéfice que l'éducation peut tirer
de l'organisation de coopératives scolaires, que sur son initiative,
en particulier dans la Charente-Inférieure, nombre d'écoles françaises
ont déjà réalisées avec succès ; éveil de l'intérêt, émulation par
équipes, goût des initiatives, sens des responsabilités, esprit de
solidarité sociale. H. P.
1302. — J. M. LÉVY. — Maîtres et élèves. Essai de psycho-pédagogie
affective. — In-8° de 276 pages. Paris, Vrin, 1935. Prix : 20 francs.
L'enfant est un être essentiellement affectif ; même si le but
de l'enseignement est d'ordre purement intellectuel, il est inévitable
que des influences affectives réciproques s'exercent entre maîtres
et élèves.
C'est ce problème de fait que l'auteur a abordé du point de
vue psychologique, en s'aidant d'une enquête auprès d'écoliers
de divers âges, d'adultes se remémorant leurs années scolaires,
et de maîtres (en particulier dans des écoles de Bulgarie, bulgares,
juives et turques). 714 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Cette enquête concernait, pour les maîtres, les relations avec
l'élève le plus et l'élève le moins sympathique qu'ils aient connu,
et pour les élèves, les relations avec le maître (ou la maîtresse) le
plus et avec le moins sympathique rencontrés.
Les données recueillies, très variées, ne se prêtent pas à une syn-
* thèse. Les seules observations générales que l'auteur dégage de
ses constatations sont les suivantes :
Le maître, qui distingue souvent entre l'enfant et l'élève, est
généralement régi, dans ses rapports affectifs avec les écoliers, par
l'illusion que ceux-ci constituent des personnes majeures comme
lui-même et pleinement responsables de leur comportement.
Quant à l'écolier, qui tend à tout ramener à son plan affectif
personnel, dont les changements entraînent l'instabilité des relations,
il cherche souvent l'homme, le chef, dans le maître, avec vives
réactions positives ou négatives, et apprécie surtout les caractères
de sociabilité. H. P.
1303. — F. GIESE. — La idea de l'escola activa en el seu Desenvolu-
pament (Vidée de V école active et son développement). — R. de
P. i P., III, 9, 1935, p. 1-18.
L'auteur présente l'école active comme liée à une philosophie
du travail dépendant elle-même d'une philosophie générale de la
culture, plus vaste et plus étendue. Il passe en revue les différentes
étapes du progrès de l'école active en Allemagne : jardins d'enfants
de Froebel ; « cellules pédagogiques » de Merz, éducation fonctionnelle
de Montessori, « École de Travail » de Kerschensteiner et enfin
méthode Gaudis (activité-passivité). Cette école active doit préparer
à la vie, donc au travail, mais également à l'utilisation des loisirs,
car la seule préparation au travail aboutit à un déséquilibre qui
nous fait oublier « l'art de vivre ». L. B.
1304. — R. JADOT. — Milieu et éducation. — In-8° de 231 pages.
Liège, G. Thone, 1936.
L'auteur envisage son livre comme un chapitre d'un ouvrage
qu'il prépare, et qui doit constituer une introduction à la socio-péda
gogie. Il a tenu à le publier sans attendre, à un moment où un
renouvellement des méthodes éducatives, en Belgique, rend néces
saire une aide aux instituteurs dans leur nouvelle tâche.
Et l'appel à la notion du milieu est au cœur de l'effort socio-
pédagogique qui doit se juxtaposer à la tâche de la psychologie
pédagogique. H. P.
1305. — R. LE DENT et L. WELLENS. — Enfants difficiles. Parents
perplexes. — In-16 de 220 pages. Liège, Vaillant-Carmanne, 1935.
Les auteurs tentent de convaincre un large public de l'importance
d'un examen rationnel des enfants, examen physique et mental
tel qu'ils le réalisent dans leur Laboratoire de Biométrie et qui,
pour le dépistage des anormaux, l'éducation des enfants difficiles,
les méthodes de traitement, l'orientation professionnelle, donne
les résultats les plus heureux. Appuyé d'exemples, leur exposé ne
manquera pas de paraître convaincant. H. F*. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 715
1306. — E. LOISEL. — Les bases psychologiques de l'éducation
physique. — ■ In-16 de 320 pages. Paris, Nathan, 1935. Prix :
15 francs.
Trop longtemps négligée, l'éducation physique tend à reprendre
la place qui lui revient dans l'organisation scolaire française.
L., inspecteur d'académie, a écrit une utile introduction à cette
éducation qui doit, indique-t-il, « placer le corps dans l'ambiance
la plus favorable à son développement... ; laisser libre cours au besoin
naturel de mouvement spontané de l'enfant, c'est-à-dire favoriser
ses jeux et sa vie sportive ; trouver enfin le meilleur moyen de
mobiliser le corps, en donnant à ses mouvements la forme la plus
utile et la plus économique, c'est-à-dire la plus intelligente et un
but assez élevé pour justifier, non seulement une dépense considérable
d'énergie, mais, le cas échéant, le sacrifice total de soi-même. »
Gela indique la portée psychologique du livre, et aussi le souci
moral de l'auteur, dont le livre, très dense, envisage d'abord l'enfant
dans l'école active, puis les méthodes proposées présentées, après
un aperçu historique, dans un esprit compréhensif et critique à
la fois, enfin des problèmes de technique (science des mouvements,
jeux et sports, engins et agrès, danse, méthodes de contrôle).
H. P.
1307. — TH. FUERST. — Das vermehrte Längenwachstum der
heutigen Jugend und seine pädagogische Bedeutung (Croissance
accélérée de la jeunesse d'aujourd'hui et signification pédagogique
da phénomène). — Z. für päd. Ps., XXVI, 4, 1935, p. 111-119.
Il résulte des mensurations effectuées sur des écoliers que la
croissance est plus accélérée qu'il y a quelques décades ; en parti
culier, la taille des écoliers allemands serait aujourd'hui de 10 à
12 cm. supérieure aux valeurs d'avant-guerre et l'âge de la puberté
serait avancé dans les deux sexes. A l'explication suggérée par
Koch, — • plus grande exposition au soleil de la jeunesse d'aujour
d'hui, pendant les sports, les leçons de gymnastique, à la mer, ■ — -
F. ajoute d'autres hypothèses : diminution des naissances qui équi
vaudrait à une sélection, les premiers nés paraissant plus robustes
que les autres enfants de la famille ; changements divers dans
le régime d'éducation et de vie en général. D. W.
1308. — W. F. DEARBORN. — The mental and physical development
of public school children (Le développement physique et mental
des enfants des écoles primaires) . — S. and S., 1935, 41, 1062, p. 585-
593.
Dans une étude détaillée, et encore incomplètement publiée,
l'A. expose les méthodes utilisées pour établir le rapport année
par année entre le développement physique et le développement
mental des enfants : classification par races, poids, taille, diamètre
de la poitrine, diamètre iliaque, développement des os ; tests d'intel
ligence, de lecture, d'arithmétique et de connaissances scolaires
en général ; corrélations de coefficients, comparaison de groupes
extrêmes et étude de cas d'enfants qui ont fait un gain ou une ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 716
perte extraordinaire dans leur croissance physique pendant leur
développement scolaire.
Il étudie ensuite les intersections des courbes de croissance
individuelles.
Il publie également deux tableaux, basés sur l'étude de E. D. West
qui prend comme indice le développement de degré d'ossification
des os du poignet.
L'A. conclut qu'il existe encore beaucoup de complications
statistiques et diverses mais en complétant les études menées dans
cette voie, il croit possible d'établir un rapport déterminé entre
la croissance physique et le développement mental. L. B.
1309. — H. KÖRBER. — Statistische Untersuchungen über den
Wiederholungssatz und den Einfluss des väterlichen Berufs auf
die Schulleistungen an höheren Schulen (Recherches statistiques
relatives à la loi de répétition et à l'influence de la profession pater'
nelle sur le rendement scolaire des éUves des écoles secondaires).
— A. f. ges. Ps., XCIV, 2-3, 1935, p. 161-195.
Examen de la distribution de notes scolaires et classement
des sujets selon leur cote globale en 3 catégories (degré inférieur,
moyen, supérieur). Le classement portait sur 876 cas, garçons et filles,
élèves des cours complémentaires supérieurs, normaliens et lycéens.
Conclusions : 1° Les sujets classés dans le degré supérieur en
raison de leur cote globale se montrent aussi supérieurs à ceux
du degré moyen pour chaque matière particulière de l'enseignement.
De même ceux du degré moyen se montrent dans chaque matière
supérieurs aux sujets du degré inférieur ;
2° Un fort pourcentage : 63,79 % de sujets du degré supérieur
montrent une grande stabilité de notes, tandis que cette stabilité
n'est constatée que chez 21,88 % des sujets du degré moyen et
chez 17,39 % seulement du degré inférieur;
3° Les pères des élèves du supérieur appartiennent géné
ralement à la couche sociale n° 1, embrassant les professions libérales,
la riche bourgeoisie, les professeurs de l'enseignement supérieur
et les officiers.
Ceux des élèves du degré moyen se recrutent parmi les commerç
ants moyens, instituteurs, employés moyens, ingénieurs et archi
tectes (couche sociale n<> 2).
Les sujets du degré inférieur ont leurs pères exerçant le métier
' d'ouvriers spécialisés et d'employés inférieurs, de contremaîtres,
non spécialisés (couche sociale n° 3) ;
4° C'est la couche n° 2 qui fournit les meilleurs élèves
dans le groupe féminin, ce qui peut prouver que les filles du premier
groupe social n'attachent pas un intérêt prépondérant aux études
scolaires ;
5° L'A. admet que l'influence du milieu familial joue pour le
rendement scolaire un rôle équivalent à celui des aptitudes et des
penchants naturels. S. K.
1310. — R. PINTNER, J. B. MALLER, G. FORLANO, H. AXEL-
ROD. — The measurement of pupil adjustments (Mesures d? adapta- APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 717
tion chezles élèves). — J. of Ed. Res., XXVIII, 5, 1935, p. 334-346.
L'école moderne devrait s'occuper non seulement d'inculquer
un savoir plus ou moins large aux élèves, mais en même temps
de les aider à s'adapter au milieu social environnant. En se
basant sur ce principe, les auteurs ont entrepris une série de recher
ches sur le degré d'adaptation chez les élèves d'école élémentaire
(10 à 14 ans). Gomme leurs investigations ont été faites sur le terrain
scolaire, il va s'agir naturellement d'une adaptation plus ou moins
grande à ce milieu.
Dans la sélection des articles pour un test, les auteurs se sont
guidés par les critères suivants :
1° Les articles doivent donner plusieurs aspects de l'adaptation :
les relations de l'élève avec l'école, les professeurs, les camarades,
avec 2° lui-même Les articles et avec doivent sa famille être présentés ; sous la forme d'une des
cription impersonnelle des autres enfants — ceci afin de permettre
à l'enfant de garder une attitude objective envers le test ;
3° Les articles doivent comporter des descriptions positives
et négatives afin d'exclure des réponses stéréotypées ;
4° Le langage doit être simple, au niveau d'un élève moyen.
Les 200 articles du test ont été ou bien préparés par les auteurs
eux-mêmes, ou bien choisis dans Thurstone (Personnality schedule),
Maller (Character Sketches), Woodworth-Mathews Questionnaire et
Pintner (School Opinion Test).
(Le test a été publié sous le nom de Pupil portraits au : Bureau
of Publications, Teachers College, Columbia University, New York
City.)
Appliqué à 544 élèves représentant trois types d'école et à un
groupe d'enfants arriérés, le test a donné des corrélations intéressantes.
Le niveau d'intelligence et les différences d'âge ne semblent que
très peu influencer l'adaptation. Les filles s'adaptent mieux que les
garçons. Quant à l'influence des conditions sociales et économiques,
dans lesquelles se trouve l'enfant sur le degré de son adaptation
scolaire, les recherches ne sont pas encore terminées. G. B.
1311. — H. THYEN. — Ueber Geschlechtsunterschiede in den
Schulfähigkeiten (Sur les différences des sexes du point de vue
des aptitudes scolaires). — Z. für päd. Ps., XXXVI, 12, 1935,
p. 325-335.
Poursuivant ses anciennes recherches sur les différences entre
filles et garçons dans leurs succès scolaires (An. Ps., XXXI, 522),
Th. réunit de nouvelles statistiques dans une école. En accord avec
sciences,' d'anciens résultats, les garçons se montrent supérieurs dans les
en histoire et géographie ; les filles dans les langues.
Les corrélations entre les différentes matières sont plus élevées
chez les filles. Sur la base des coefficients de corrélation obtenus,
l'A. tente de distinguer en plus de l'aptitude scolaire générale, deux
couples de facteurs de groupe :
Aptitude pour matières linguis Aptitude pour les sciences et les
tiques et historiques. mathématiques. 718 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Aptitude pour des enseignements Aptitude pour des enseignements
« formels » (matières princi concrets (matières secondair
pales). es).
Mais une analyse plus serrée serait souhaitable pour appuyer
cette conclusion. D. W.
1312. — J. N. WASIIBURNE. — A test of social adjustement (Un
test d'adaptation sociale). — J. of appl. Ps., XIX, 2, 1935, p. 125-
144.
Un questionnaire a été mis au point, destiné à mettre en évidence
certains aspects importants du caractère, supposés largement indé
pendants de l'intelligence : 1. Direction («purpose »), désir nettement
dirigé vers un but, comportant plan, estimation, sélection et effort ;
2. Sens social : intérêt large et vivant pour les humains ; 3. Sympat
hie pour les autres ; 4. Equilibre émotif : stabilité émotive dans
des situations sociales, sentiment d'intimité et de sécurité psycholo
gique en présence des autres ; 5. Contrôle des impulsions : aptitude
à sacrifier des satisfactions immédiates au bénéfice d'autres plus proches,"
difficiles et moins mais reconnues plus importantes ; 6. Object
ivité, capacité et volonté de se juger impartialement.
Le questionnaire répété sur les mêmes sujets à un semestre
d'intervalle offre une constance satisfaisante des résultats qui sem
blent, d'autre part, peu influençables par l'intelligence [r = 0,17
avec tests d'intelligence chez les enfants des écoles), et différencient
très nettement entre les groupes de sujets identifiés par ailleurs
comme étant des bien ou des mal adaptés au point de vue de leur
comportement social. D. W.
1313. — F. J. HERDA. — Some aspects of the relative instructional
efficiency of men and women teachers (Quelques considérations
sur la valeur relative au point de vue enseignement des hommes et
femmes instituteurs). — J. of Ed. Res., XXIX, 3, 1935, p. 196-203.
Les recherches ont été faites par un questionnaire dans 3 direc
tions :
1° On a interrogé les élèves (220 garçons et 343 filles de 7 à 12 ans
d'une école à Alexandrie, Minnesota) ayant contact avec des inst
ituteurs des deux sexes sur leurs préférences. Les garçons préfèrent
nettement des instituteurs, les filles montrent une -très légère préfé
rence pour les institutrices. Mais, en dehors de questions de confiance
et de compréhension, il y a une tendance à considérer les hommes
et les femmes comme étant égaux, ou bien de donner une légère
supériorité aux hommes ;
2° Les opinions de 67 inspecteurs semblent s'accorder dans
leur ensemble avec celles des élèves. Ils trouvent en général qu'il
n'y a pas de différences entre hommes et femmes ; quelques-uns
montrent cependant une préférence en faveur des hommes ;
3° On a voulu juger la valeur des instituteurs d'après les réussites
aux examens de leurs élèves. Là, les résultats favorisent plutôt les
femmes, surtout en géographie et géométrie plane. G. B. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 719
1314. — J. KONORSKI et S. MILLER. — Quelques problèmes de
l'étude des fonctions supérieures du système nerveux et leurs
rapports avec la pédagogie (en polonais). — Pols, Ar. Ps., VII,
3, 1935, p. 212-231.
L'auteur envisage quelques problèmes de physiologie du fon
ctionnement nerveux supérieur (persistance d'effets d'excitation,
formation du réflexe conditionnel et son inhibition active), suscept
ibles de présenter intérêt pour l'éducation et pour l'hygiène mentale.
G, B.
1315. — F. PISTOR. — A valid scientific appraisal of an enderprise
in progressive education (Une appréciation scientifique valable
. dans un essai d'éducation progressive). — J. of Ed. Res., XXVIII,
6, 1935, p. 433-449.
Les investigations ont été poursuivies pendant deux ans sur
deux groupes d'élèves (en 5e et 6e) dont l'un avait deux ans d'expé
rience antérieure à l'école progressive, tandis que l'autre n'en avait
pas. Dans chacun des groupes, on a examiné 29 élèves.
La comparaison entre les deux groupes (au point de vue personn
alité, raisonnement individuel, capacités de création...) a démontré
la supériorité da groupe qui a passé deux ans de plus à l'école pro
gressive. G. B.
1316. — MARIE KAGZYNSKA. — Succès scolaire et intelligence.
— In-8° de 159 pages des « Actualités pédagogiques » (avec préface
d'Ed. Claparède). Paris-Neuchâtel, Delachaux et Niestlé. Prix :
22 fr. 50.
L'auteur, « psychologue scolaire » de la Ville de Varsovie, a
fait sur plus de 1.000 écoliers des recherches systématiques sur la
corrélation des connaissances scolaires et des niveaux d'intelligence,
par emploi combiné de tests collectifs, et elle a complété les données
statistiques par un examen individuel aussi complet que possible
de 110 cas.
Beaucoup d'observations intéressantes sont fournies par cette
étude très riche et suggestive.
La donnée générale sur la relation de l'intelligence avec l'aptitude
scolaire, exprimée par un coefficient de corrélation général de 0,69,
se vérifie en ce qu'aucun enfant ayant un QI inférieur à 0,80 n'obtient
de bons résultats à l'école, et qu'aucun écolier bien doué (QI supérieur
à 1,20) n'a de mauvais résultats (d'après les tests).
Mais il intervient d'autres facteurs du succès scolaire, en parti
culier avec le niveau du milieu familial (corrélation de 0,44) et avec
l'état de santé (pour la première année scolaire du moins, coefficient
de 0,18).
La corrélation de l'intelligence et des connaissances scolaires
est un peu plus élevée chez les filles, elle diminue avec l'avancement
de la scolarité.
Les traits de caractère que l'étude approfondie a mis en lumière
comme facteurs de succès ont été surtout la capacité d'effort mental,
avec faible besoin d'activité physique, la régularité dans le travail