La peinture « sans contrainte » (VIIIe-Xe s.) : de l'inclassable des traités chinois à l'orthodoxie Zen - article ; n°1 ; vol.57, pg 137-155

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Arts asiatiques - Année 2002 - Volume 57 - Numéro 1 - Pages 137-155
L'apparition de la peinture dite « sans contrainte » (yi) dans la Chine du milieu du VIIIe s. marque le point de rencontre entre de nouvelles techniques audacieuses, essentiellement mais non exclusivement monochromes, et des tentatives d'intégrer dans un système classificatoire des calligraphes et des peintres hors des normes. Pour la première fois, Huang Xiufu dans le « Catalogue des peintures célèbres de Yizhou » (daté 1006) donne une définition précise de cette nouvelle catégorie qu'il porte au sommet de l'échelle de valeur. Ce fait indique la place désormais reconnue au phénomène novateur que traverse alors la peinture, avec pour toile de fond la société de Shu (Sichuan). L'étude du cas de Sun Wei (actif fin IXe s.), le seul peintre alors qualifié de yi, met en évidence sa virtuosité picturale associée à un art de vivre imprégné des concepts du taoïsme et du bouddhisme Chan. L'affranchissement de toute contrainte qui caractérise la peinture yi s'illustre pleinement dans le style de Guanxiu (832-912) et Shi Ke (fin Xe s.). L'analyse des œuvres au nom de ces deux peintres conservées au Japon, conjointe à celle des sources écrites, révèle toutefois des remaniements et des attributions tardives qui pourraient s'expliquer par une volonté d'orthodoxie dans la tradition de la peinture Chan/Zen.
The appearance of the « untrammeled painting » (yi) in China in the middle of the 8th c. represents a critical juncture between original techniques, mostly but not exclusively related to the rise of ink painting, and attempts to classify those calligraphers and painters whose style did not fit into the standardized categories. Huang Xiufu in the « Catalogue of Famous Paintings in Yizhou » (dated 1006) gave the first precise definition of this new category and promoted it to the top of his evaluation scale. This indicates a crucial moment in Chinese painting of the 10th c. and for the Shu society where it originated. The analysis of Sun Wei's (end of 9th c.) work, the only painter admitted into the yi category, shows a technical virtuosity associated with a lifestyle deeply influenced by Taoist and Chan Buddhist concepts. The real liberation from classical canons of painting, however, seems to have been initiated by Guanxiu (892-912) and Shi Ke (end of 10th c). The examination of painted scrolls found in Japanese collections and attributed to those two painters, combined with an analysis of Chinese documents, reveals a subsequent reconstruction and re-attribution which might be explained by a will of orthodoxy within the tradition of Chan/Zen painting.
19 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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01 janvier 2002

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Evelyne Mesnil
La peinture « sans contrainte » (VIIIe-Xe s.) : de l'inclassable des traités chinois à l'orthodoxie Zen In: Arts asiatiques. Tome 57, 2002. pp. 137-155.
Citer ce document / Cite this document : Mesnil Evelyne. La peinture « sans contrainte » (VIIIe-Xe s.) : de l'inclassable des traités chinois à l'orthodoxie Zen. In: Arts asiatiques. Tome 57, 2002. pp. 137-155. doi : 10.3406/arasi.2002.1484 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arasi_0004-3958_2002_num_57_1_1484
Résumé L'apparition de la peinture dite « sans contrainte » (yi) dans la Chine du milieu du VIIIe s. marque le point de rencontre entre de nouvelles techniques audacieuses, essentiellement mais non exclusivement monochromes, et des tentatives d'intégrer dans un système classificatoire des calligraphes et des peintres hors des normes. Pour la première fois, Huang Xiufu dans le « Catalogue des peintures célèbres de Yizhou » (daté 1006) donne une définition précise de cette nouvelle catégorie qu'il porte au sommet de l'échelle de valeur. Ce fait indique la place désormais reconnue au phénomène novateur que traverse alors la peinture, avec pour toile de fond la société de Shu (Sichuan). L'étude du cas de Sun Wei (actif fin IXe s.), le seul peintre alors qualifié de yi, met en évidence sa virtuosité picturale associée à un art de vivre imprégné des concepts du taoïsme et du bouddhisme Chan. L'affranchissement de toute contrainte qui caractérise la peinture yi s'illustre pleinement dans le style de Guanxiu (832-912) et Shi Ke (fin Xe s.). L'analyse des œuvres au nom de ces deux peintres conservées au Japon, conjointe à celle des sources écrites, révèle toutefois des remaniements et des attributions tardives qui pourraient s'expliquer par une volonté d'orthodoxie dans la tradition de la peinture Chan/Zen. Abstract The appearance of the « untrammeled painting » (yi) in China in the middle of the 8th c. represents a critical juncture between original techniques, mostly but not exclusively related to the rise of ink painting, and attempts to classify those calligraphers and painters whose style did not fit into the standardized categories. Huang Xiufu in the « Catalogue of Famous Paintings in Yizhou » (dated 1006) gave the first precise definition of this new category and promoted it to the top of his evaluation scale. This indicates a crucial moment in Chinese painting of the 10th c. and for the Shu society where it originated. The analysis of Sun Wei's (end of 9th c.) work, the only painter admitted into the yi category, shows a technical virtuosity associated with a lifestyle deeply influenced by Taoist and Chan Buddhist concepts. The real liberation from classical canons of painting, however, seems to have been initiated by Guanxiu (892-912) and Shi Ke (end of 10th c). The examination of painted scrolls found in Japanese collections and attributed to those two painters, combined with an analysis of Chinese documents, reveals a subsequent reconstruction and re-attribution which might be explained by a will of orthodoxy within the tradition of Chan/Zen painting.
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