Les budgets économiques et leur réalisation - article ; n°1 ; vol.70, pg 33-46

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Economie et statistique - Année 1975 - Volume 70 - Numéro 1 - Pages 33-46
En annexe au projet de loi de finances déposé au Parlement à l'automne de chaque année figure une prévision de l'évolution économique attendue pour l'année suivante. L'étude de la direction de la Prévision condensée dans cet article porte sur la comparaison entre ces budgets économiques et les comptes provisoires de la Nation établis au printemps suivant de l'année étudiée. Dans une première partie figure un rappel de la nature des budgets économiques à la fois prévision et; programme de politique économique et est défini la méthodologie suivie dans l'étude qui s'appuie en particulier sur les travaux réalisés au Central Plan bureau néerlandais par M. Theil et permet de déceler le caractère plus ou moins systématique des erreurs. Sont ensuite présentés des exemples de l'analyse des écarts pour quelques grandeurs caractéristiques des prévisions puis une tentative de mesure synthétique de l'impact de ces erreurs prises individuellement sur la qualité d'ensemble de la prévision, résumée par l'évolution du niveau de la PIB en valeur.
Economic budgets and their achievement - An appendix to the money-bill presented before Parliament every year in autumn includes a forecast of the economic evolution expected the following year. The study, carried out by Direction de la Prévision, condensed herewith, compares the economic budgets with the provisional social accounts drawn up during the spring following the year which was examined. Part I recalls the character of the economic budgets which are at one and the same time forecast and economic policy programm. Furthermore, Part I contains as well a définition of the methodology applied in the study, relying especially on works carried into effect by Mr Theil of the Dutch Centraal Plan-bureau and thus allowing to show the more or less systematic character of errors. Afterwards, one can find examples of the analysis of gaps within a few characteristic items of forecast and an endeavour to measure synthetically the impact of these errors, taken one by one, upon the general value of the forecast, summarized by the evolution, in value, of gross domestic product.
Los presupuestos económicos y su realización - El anexo al proyecto de Ley de Finanzas, presentado anualmente en el otono, ante el Parlamento consta de una prevision relativa al desarrollo económico esperado para el ano siguiente. El estudio realizado por la Direction de la Prévision, resenado en el presente artículo, abarca la equiparación entre dichos presupuestos y las cuentas provisionales nacionales elaboradas en la primavera que sigue el ano estudiado. La primera parte incluye una resena de la composición de los presupuestos econômicos que se averiguan a la par prevision y programa de politica económica, asi como una defínición de la metodologia aplicada al estudio, la cual estriba particularmente en los trabajos llevados a cabo por el Sr. Theil del Centraal Plan-bureau neerlandés y que permite descubrir el carácter mis o menos sistemático de los errores. A continuación, ván expuestos unos cuantos ejemplos del análisis de las desviaciones de unas cuantas magnitudes características de las previsiones, así como un intento de medición sintética del impacto que esos errores tienen, tornados numéricamente, sobre el valor general de la prevision resenada por la evolución, en valor, del nivel del producto interior bruto.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1975
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Langue Français
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Les budgets économiques et leur réalisation
In: Economie et statistique, N°70, Septembre 1975. pp. 33-46.
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Les budgets économiques et leur réalisation. In: Economie et statistique, N°70, Septembre 1975. pp. 33-46.
doi : 10.3406/estat.1975.1766
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1975_num_70_1_1766Résumé
En annexe au projet de loi de finances déposé au Parlement à l'automne de chaque année figure une
prévision de l'évolution économique attendue pour l'année suivante. L'étude de la direction de la
Prévision condensée dans cet article porte sur la comparaison entre ces budgets économiques et les
comptes provisoires de la Nation établis au printemps suivant de l'année étudiée. Dans une première
partie figure un rappel de la nature des budgets économiques à la fois prévision et; programme de
politique économique et est défini la méthodologie suivie dans l'étude qui s'appuie en particulier sur les
travaux réalisés au Central Plan bureau néerlandais par M. Theil et permet de déceler le caractère plus
ou moins systématique des erreurs. Sont ensuite présentés des exemples de l'analyse des écarts pour
quelques grandeurs caractéristiques des prévisions puis une tentative de mesure synthétique de
l'impact de ces erreurs prises individuellement sur la qualité d'ensemble de la prévision, résumée par
l'évolution du niveau de la PIB en valeur.
Abstract
Economic budgets and their achievement - An appendix to the money-bill presented before Parliament
every year in autumn includes a forecast of the economic evolution expected the following year. The
study, carried out by Direction de la Prévision, condensed herewith, compares the economic budgets
with the provisional social accounts drawn up during the spring following the year which was examined.
Part I recalls the character of the economic budgets which are at one and the same time forecast and
economic policy programm. Furthermore, Part I contains as well a définition of the methodology applied
in the study, relying especially on works carried into effect by Mr Theil of the Dutch Centraal Plan-
bureau and thus allowing to show the more or less systematic character of errors. Afterwards, one can
find examples of the analysis of gaps within a few characteristic items of forecast and an endeavour to
measure synthetically the impact of these errors, taken one by one, upon the general value of the
forecast, summarized by the evolution, in value, of gross domestic product.
Resumen
Los presupuestos económicos y su realización - El anexo al proyecto de Ley de Finanzas, presentado
anualmente en el otono, ante el Parlamento consta de una prevision relativa al desarrollo económico
esperado para el ano siguiente." El estudio realizado por la Direction de la Prévision, resenado en el
presente artículo, abarca la equiparación entre dichos presupuestos y las cuentas provisionales
nacionales elaboradas en la primavera que sigue el ano estudiado. La primera parte incluye una resena
de la composición de los presupuestos econômicos que se averiguan a la par prevision y programa de
politica económica, asi como una defínición de la metodologia aplicada al estudio, la cual estriba
particularmente en los trabajos llevados a cabo por el Sr. Theil del Centraal Plan-bureau neerlandés y
que permite descubrir el carácter mis o menos sistemático de los errores. A continuación, ván
expuestos unos cuantos ejemplos del análisis de las desviaciones de unas cuantas magnitudes
características de las previsiones, así como un intento de medición sintética del impacto que esos
errores tienen, tornados numéricamente, sobre el valor general de la prevision resenada por la
evolución, en valor, del nivel del producto interior bruto..
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Les budgets économiques
leur réalisation
Commission d'exactitude —à Cette et Les auxi l'élaboration entre Direction d'un les leur, d'eniexpliciter apporter en budgets réalisations. examen finalité les second étude de budgets économiques; économiques des une: vise de qui la- t rétrospectif, lieu, prévision budgets la; comptes est Cet informatiomaussi deux, , économiques les politique dans de article, effets; fournir objectifs économiques. la du et associés A' les mesure économique; cet attendus; budgets Ministère qui causes une égard;, prévisionnels complémentaires, aux reprend-de objective- base où économiques principales; Il la projets de les s'agit d'orientation démarche d'où? l'économie écarts que en façon et de l'intérêt' effet de . observés; possible: les loi : de a ces condensée- d'apprécier comptes une de adéquate et la erreurs des de1 Nation, finances; portée sur sont ; comparer finances* la-précision de significatifs une présente et- la quidépassela constituent la pertinence suggérer politique étude Nation à les la .prévisions; les session à' : réalisée d'erreu » laquelle rétrospectifs- corollairement: un économique principaux des simple-mesure élément d'automne prévisions rs;. et peuvent:prétendre: qu'ils dégager,-, présentée écarts a important court contiennent: par les 1974 du observés à', rapport amélio*. terme par. degré parti de de la-. la rv
rations, susceptibles, d'être. recherchées, au; niveau des méthodes.
La; comparaison >■ entre » les budgets économiques et : les nomique; Cette observation conduit à relativiser la compar
comptes; rétrospectifs ne: saurait! en: aucune façon revêtir aison; entre* prévision et réalisation/ et cela?: au moins-
le . caractère d'un rapprochement . mécanique.» La prévision -. à trois. titres :.
économique: a: pour» intérêt .principal : d'éclairer, les: choix — selon-lesitermes de: la* comparaison,. les écarts entre:
de la, politique: économique. Aussi,,apprécier. la qualité de projections «et; comptes n'ont pas* la. même; signification.
la prévision revient à apprécier, la pertinence de. l'éclairage: Ils-; peuvent traduire -des: erreurs: de prévision, mais aussi
fourniau .décideur, Ja-. mise eni évidence des problèmes: refléter: des s changements : d'orientation \ dans la > politique
apparaissant plus importante que l'exactitude des chiffres. conjoncturelles dont; la> mise; en; œuvre -est .un « processus <
C'est : en ' tenant compte de cet aspect des v choses , qu'il * continu^quh peut: comporter des. inflexions notables* sur
importe donc de bien définir la signification «et la portée des 5 périodes parfois < courtes ; ;
d'une comparaison entre budgets et comptes; — la politique économique se concrétise par des mesures ;
qui visent à orienter les ï comportements en .: fonction r de
certains objectifs. Tout budget économique, intégrant des
mesures de politique économique incorpore donc une està" imation de leurs effets appréciée partir de certaines hypot
hèses. Une marge d'incertitude affecte toujours cette appréc
iation," dès- lors? notamment que les mesures considérées
n'ont pas une -incidence, mécanique, pure < et revêtent, un
caractère incitatif ou dissuasif. Bien entendu, la relation entre 1 des: mesures et les conséquences qu'on en tire ne saurait
s'inscrire en dehors de certaines limites et le respect de cette
contrainte commande- le caractère réaliste de la prévision;
— il est usuel et légitime qu'une prévision officielle puisse
comporter à certains égards le caractère d'un compte d'obj
ectifs. Le seul fait d'annoncer une prévision peut exercer
une. influence sur les comportements.. Et on comprendrait
— opérations D'aucuns par programme: politique: intègre Dès- Un prévision rapport budget' lors par: Prévisions et économique essaient économique. » qu'il de conséquent à et. programme spontanée: „ l'action. tous incorpore expression-; d'établir ~ les Tout des — agents,-, une : n'est la et éléments d'une- budget projection distinction des -jamais tout politique budgets de est -d'une; ; budget totalement; à-la de entre politique l'ensemble politique: à fois ï économique. économique contenu des prévision, budgets neutre des de-
* Cette étude, réalisée par MM. Jacques Boullé, Jean Bouysset et M"' Henriette .
Perker, de la Direction de la prévision, est publiée dans la revue trimestrielle du Ministère de l'économie et des finances. Statistiques et études financièrts, série orange, n*18. Sa présentation condensée a été faite pour Économie et statistique par les auteurs et M. Dollé.
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qu'un budget économiqueifût- établi et:présenté-sans" mal Le choix des données et des variables
référence aux objectifs retenus par, le Gouvernement et
aux hypothèses qu'il formule sur la manière de les atteindre..
II ne faudrait pas conclure à partir des considérations précéLa crédibilité et le réalisme d'une prévision n'excluent pas la.
dentes, à l'impossibilité -d'une vérification quantitative des ; touche d'un . certain ' volontarisme sans lequel "\\ l n'y, a pas
prévisions par. rapport à la « réalité ». Mais celle-ci implique d'action efficace. La confrontation des résultats et des pré
des précautions particulières. visions - concerne • autant l'appréciation *. de l'efficacité de
l'action * gouvernementale r que j la- justesse : intrinsèque des Les choix méthodologiques retenus pour la présente études
projections.. s'inscrivent dans cette préoccupation et il importe de bien
les avoir à l'esprit pour.apprécier la portée des conclusions: Les : variables figurant dans ; un budget économique ' n'ont .
auxquelles l'étude a pu conduire. pas toutes la même signification.. Certaines ;sont des ; don
Le -premier.' choix' a, porté* sur la base- de comparaison. nées ou des éléments d'hypothèses. D'autres constituent à
Pour la, série des, prévisions 1962-1967 et 1969-1973/, la proprement parler des variables endogènes ,: leur valeur
prévision retenue-est le-budget^ prévisionnel associé7 à la est déterminée par les relations qui les lient aux premières
loi de finances et publié en octobre (n — 1) dans l'annexe du ou à d'autresvariables explicatives, et reflète donc le fon
rapport; économique et financier« Principales.hypothèses ; ctionnement d'un mécanisme. Les écarts de prévision auront
économiques pour l'année n ».. un sens différent suivant qu'ils portent sur les premières,
ou sur les secondes. Parmi les «données », d'ailleurs, La réalisation est appréciée à partir du compte provisoire
figurent les valeursdes années antérieures à l'année envi publié dans le rapport sur les comptes de la Nation au pri
sagée. Or, celles-ci sont sujettes à révision, et la comparai ntemps de n + 1.
son des budgets et des comptes doit naturellement prendre: Deux bases successives de la comptabilité -nationale ont en considération/ le biaisi qui* peut, être introduit: par, les été utilisées durant cette période. différences d'évaluation qui affectent la base de référence..
Les budgets économiques et les comptes provisoires sont Un ? budget économique - est une description , cohérente * établis en base 1959 jusqu'à l'année 1967 incluse et en base;
d'une année future. Au-delà de la précision du chiffrage des, 1962 depuis l'année 1969 incluse.
grandeurs économiques, il se caractérise par une certaine Pour 1968, le budget économique établi en octobre 1967 logique dans l'évolution des comportements et l'enchaîn l'était en base 1959. Le compte provisoire l'a1 été en base. ement des fluctuations dont il décrit le résultat ex post:. 1962. Ce problème, joint à celui de la prise en considération
La distance entre une prévision et un compte rétrospectif de la crise sociopolitique'demai:1968,' a conduit à retenir
n'est pas la conjonction ides erreurs sur chacune des gran comme: budget* économique* Ie~«r compte? prévisionnels »
deurs. Celles-ci n'ont pas la même portée, tant s'en faut, qu'il pour. 1 968 publié en octobre 1968 (annexe au rapport éco
s'agisse de leur caractère plus ou moins exogène ou endogène; nomique et financier de ', la s loi* de- finances pour 1969).*.
des valeurs s en cause et du poids du i phénomène quantifié : Ceci; retire beaucoup d'intérêt à l'étude des écarts portant
sur l'année 1968.' dans l'ensemble de l'évolution économique. Pour apprécier
la précision des: budgets, il faut donc combiner un examen * Quant aux choix du compte provisoire comme représentanalytique grandeur, par grandeur avec des études: plus atif des réalisations, il s'explique par. les. considérations synthétiques visant à faire apparaître comment et:pourquoi suivantes. Première estimation des réalisations, le compte - l'image de l'année a été déformée.- provisoire permet de juger le plus rapidement de la qualité,
de la prévision; il est ausshle compte le plus étudié par la Les considérations précédentes, qui visent à préciser
quelque peu la portée d'une projection prévisionnelle, con- • Commission des comptes et des budgets économiques de la
Nation et le seul analysé par, la presse. Une étude à partir duisent également à relativiser la signification d'une compar
des comptes définitifs aurait limité la série aux années 1962- aison avec les résultats. Une difficulté supplémentaire tient
1 970 i et donc : n'aurait . pu i mettre . en . évidence les erreurs au fait que la prévision se prête plus ou moins bien à une véri à" fication « quantitative selon - que la i méthode de > projection : consécutives: l'accélération . de : l'inflation en 1970-1973',
repose: essentiellement sur une ■ base* économétrique; ou Enfin, le compte provisoire et son interprétation servent de;
base aux prévisions suivantes etdonc à l'orientation de la: qu'elle fait appel à un processus plus empirique.
politique économique.. L'umdes. principaux avantages d'um modèle entièrement
Si ce choix offre des avantages, il n'en présente pas moins économétrique est qu'il , est plus simple - à vérifiera que • les
des inconvénients puisque l'on sait que le compte provisoire, méthodes1 plus; éclectiques; C'est ainsi i qu'aux1, États-Unis
sera modifié trois- ou quatre fois (selon la disponibilité plus de nombreux modèles sont utilisés en simulation en recher ou moins rapide des renseignements statistiques) avant de chant- ce1 qu'aurait; donné les modèle à partir; des valeurs,
devenir définitif et que parfois les résultats du compte défi« vraies » des données exogènes. Mais en fait, force est de
nitif sont assez éloignés du compte provisoire. constater que dans les pays européens les poids relatifs de
chaque méthode (économétrique ou empirique) sont très La comparaison entre prévisions et réalisations repose sur
variables et, qu'en général," les modèles sont" utilisés plutôt l'analyse d'un nombre : limité de variables : les principaux
com me -instrument* global* de "cohérence que 'comme -outil agrégats! de: l'équilibre en ressources et: emplois; des: biens
principal'de prévision (sauf aux Pays-Bas)/, et services," les composantes essentielles des revenus d'agents
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non financières,, ménages,, administrations),, (entreprises, (notamment celles du professeur M. Theil)!. Chacun -des
enfin divers; ratios i jugés * significatifs de :« comportements coefficients proposés dans - l'étude du Centraal Planbureau :
d'agents» ou 'reflétant des constantes macroéconomiques.. a ses avantages et ses inconvénients : il est difficile de donnera
Le degré de détail." dans lequel est publié le budget éco uni critère entièrement satisfaisant,, l'écart entre, prévision:
nomique a varié au cours de la période étudiée, aussi l'étude, et réalisation étant fonction de l'objet de la prévision et des
n'a pu être étendue à des variables importantes retraçant caractéristiques générales de la situation économique. Une.
l'évolution.' des facteurs; de production,, productivité; du- démarche voisine de celle des prévisionnistes des * Pays-Bas
travail,. emploi et corollairement. chômage, ni. à des décomp consiste à rapporter. les. écarts de. prévision à un écart de:
ositions plus significatives au niveau de la production et des prévision de référence, en normant en quelque sorte îles
revenus; enparticulier, iln'a pas été. possible de ce fait de; erreurs. Cette méthode/ présentée succinctement dans l'en
distinguer les composantes f agricoles et non. agricoles * de cadré, pages 36 et 37, fournit à la fois une base d'appréciation*
la production et des revenus. statistique de la portée relative des erreurs sur les variables
Parmi; les variables étudiées: toutes n'ont pas le même:; d'une même année, et du sens et de l'importance des erreurs*
statut au sein de la « projection en raison des méthodes de sur une ou plusieurs variables au cours du temps.
projection ou: du degré, d'importance qu'elles revêtent Précisant l'étude analytique des écarts, elle apporte en;
compte tenu des objectifs que s'assigne:la politique écono même temps un élément plus objectif pour fonder une appréc
iation i synthétique su r la» comparaison entre prévision et mique à court terme..
Les grandeurs, exogènes , à- la- projection- déterminent- réalisation;, La< décomposition* de l'erreur.' de;
largement l'évolution économique générale mais sont t peu v moyenne en trois termes permet de mettre en évidence les
influencées directement par. elles/ oue dansj une mesure < types d'erreur propres à chaque variable : l'erreur moyenne
dont les techniques de prévision à court terme rendent mal . est séparée en erreur non systématique et en erreur syst
ématique • : l'erreur - systématique pouvant elle-même procompte.
Parmi! ces i grandeurs exogènes,, certaines, peuvent; être venir d'une sous-estimation soit des taux de croissance pré
considérées comme des variables contrôlées par la puissance vus, . soit . des. variations : de ; chaque - grandeur économique
il' s'agit par exemple du montant" des impôts , autour de leur tendance. On peut donc retracer, la part de publique;
directs dont l'évolution- pendant l'année n est déterminée1 l'erreur ' quU pourrait; être corrigée du biais systématique.
par les revenus d'entreprises ou de: particuliers de, l'année
n — 1 et par les taux de fiscalité. D'autres (variables exogènes
non contrôlées)! ne dépendent pas, de la politique écono
mique.
Les variables endogènes résultent de l'ensemble de deter
minants de l'évolution économique à court terme que visent
à restituer les mécanismes sous-jacents à la projection.
Bien entendu, ces distinctions: n'ont en aucune1 manière
une portée absolue puisque la logique d'élaboration des bud 2 gets économiques tient naturellement compte des méca
nismes- d'interaction., Elle -permet, simplement de nuancer
l'appréciation que l'on peut porter sur les écarts selon qu'ils'
affectent des grandeurs où le caractère d'hypothèses domine, .
ou bien des dont l'évaluation. est plutôt la résul
tante des mécanismes retenus.
Cette distinction éclaire accessoirement la portée relative
des écarts sur les volumes et sur les prix dans la mesure où
certains de ceux-ci ont précisément un caractère exogène
assez marqué.. dans prévision-prise mesure la forment INSEE isolément L'évolution biais L'analyse La systématique. la comparaison successifs; dernière est la permet :, de La variable synthétique des assez dans écarts partie. quelques des prévision d'illustrer. par directement Les la son ailleurs, plus prix : faite de ensemble représentative l'impact > à les et sur intérieurs la leur. effectuée réalisation principales consommation quelques grandeurs évolution, ne.sera de ces grâce à fait causes variables i cet entreprise erreurs plus des ressortir égard aux; d'erreur; fréquemménages : indices sur. prises : leur- que; un la:
Quantifier la qualité des prévisions
Au-delà de la stricte. constatation des écarts, il est utile
de disposer d'une méthode permettant, à partir d'un critère-
quantitatif, de mieux fonder le jugement sur. la qualité des
estimations. ment que celle du prix de la PIB, est retenue comme objectif
Des recherches approfondies ont été effectuées à cet égard de la politique économique..
dans certains pays étrangers, et notamment aux:Pays-Bas; La sous-estimation de cette variable est vérifiée sur toute;
par le Centraal Planbureau. La démarche a montré qu'il est la période sous revue et elle s'amplifie les années de forte
possible d'émettre un jugement sur la qualité des estima inflation (1962-1 963 et 1969-1972) .[graphique II].1 L'erreur
tions si l'on dispose d'un critère quantitatif précis. Le choix moyenne de prévision est de-1,6.%;.1.% en, est imputable:
de ce critère a donné lieu à de nombreuses 'publications au biais systématique.
B UDGETS ÉCONOMIQUES 35 >
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MÉTHODOLOGIE
Jugement a posteriori d'un système de prévision : Estimation de la variabilité
coefficient d'inégalité Alors que les nécessités de l'étude limitent la période sur laquelle
peuvent être calculés les écarts ' prévision-réalisation ; et imposent o.. Définition.
pratiquement de prendre le compte provisoire pour chiffrer la réaliSoit un système de prévision P caractérisé par la donnée de N gran sation, il y a intérêt, compte tenu de l'usage qui est fait dans la pondeurs (par, exemple : taux de croissance en volume de la consom dération, à prendre pour estimer la variabilité, du phénomène une mation des ménages, taux de en de la formation - série plus longue, homogène et de meilleure qualité : la série rétro-- brute de capital fixe des entreprises non financières,- etc.), et pour- polée des comptes définitifs en base 1962." Soit cet ensemble de séries chacune d'elles des couples prévision-réalisation pour s T périodes s ;
La variabilité du phénomène i sera alors estimée par * La façon dont le système P s'écarte de la perfection sera caractérisée
par s
ô?' 6.
2.
avec
0 où S est le symbole de sommation et où a ; représente la variabilité v Y.
T=1 de la grandeur I, dont l'estimation sera traitée plus loin. 7., Chaque écart est pondéré par la variabilité de la grandeur prévue.
Ceci a pour effet que le coefficient Up n'est pas modifié par un change L'emploi d'un coefficient d'inégalité comme mesure de la précision ment d'unité portant sur une variable (à condition . bien sûr qu'il de la prévision se justifie lorsque l'on compare, pour chaque variable; soit tenu compte de ce changement dans l'estimation de la variabilité).
La pondération choisie signifie que ce sont. les écarts normes, Uit, l'écart moyen de prévision (y A £ (p _ R) * ) et la. variabilité de
définis par' la grandeur (formule 6). -, Le tableau A retrace cette comparaison.
L'écart moyen varie considérablement d'une variable à une , autre,
3. mais il existe une proportionnalité entre la grandeur de l'écart moyen
et la variabilité de la variable. Si, lorsque le coefficient d'inégalité
est nul; on peut en déduire que la prévision est parfaite, il n'y a pas -. qui sont comparables entre eux, ce qui peut s'exprimer autrement de borne supérieure à ce coefficient. Lorsque le coefficient est compris en disant qu'une erreur de prévision est d'autant moins condamnable' entre 0 et 1,.on- peut considérer: que l'écart moyen de prévision > que le phénomène à prévoir est davantage fluctuant. . est inférieur à la variabilité constatée a posteriori sur la grandeur La formule 2 peut s'appliquer soit à l'étude d'une variable sur l'e étudiée.-
nsemble de la série, soit à l'évaluation de la prévision d'un ensemble ï cM,* cela ne signifie pas pour, Lorsque le coefficient est supérieur de variables pour une année particulière. autant que les prévisionnistes auraient intérêt à projeter tendanciel- Pour une variable sur l'ensemble de la série elle devient lement le taux de croissance de la variable. En effet, borner par la
valeur 1 le coefficient d'inégalité reviendrait à ' dire (compte tenu
du calcul de la variabilité) que les prévisionnistes auraient pu prévoir U,= sans erreur, le taux de croissance moyen qui s'est réalisé durant la T., 2 période de référence.
TABLEAU A. Le coefficient d'inégalité comme mesure de la qualité de la prévision
Écart , Coefficient Écart Coefficient Variabilité Variabilité d'inégalité ' d'inégalité • moyen ; moyen
:FBCF des- ménages s Consommation •- des admi»
2,20. , nistrations,. (valeur). ... 3,25 0,68 ') (volume). 6,6V 8,17 0.81
l Exportations (volume): . . . 3,42 5,25 0,65 ■rFBCF des i administrations * 4,72. 4,86 0,97 (valeur) ; Salaires des administra-
c tions; 3,04 4,44 0,68 Prestations sociales et assi
stance (valeur).. 2,75 3.16 0,87 2,89- ; Cotisations sociales 1,02. 2,96
4,83- 6,01 ■" Jlmpôts directs (valeur).... 0,80 ; Impôts indirects. 3,66 3,60 1,02
: Salaires des ENF 2,61! 2,43. 1,07. ; Prix consommation des mé-
1,62 1,42 1,14 l nages. jRBEdes ENF. 2,53 0,81. 3,11
0,91. ;PrixFBCF des EN F. 1,18 1,72 0,69 ; Revenu disponible 2,06 2,28
\ Importations (volume).. . . 6,10. " Prix exportations 5,81 1,05 2,16 2,51 0,86:
r PIB (volume): 10,1: 0,98 1,03: ; Prix importations 2,65 2,98. 0,89
Consommation des mé-
Consommation IF (valeur). 4,22. 10,98 0,38 J nages ; 0,70 1,13 0,62.
3,19 v :FBCF des IF (valeur) 6,56 0,49 JFBCF des ENF (volume)... 1,50 2,52 0,60
1. Rapport de l'écart à la variabilité.
36 ■
STATISTIQUE
b. Analyse du caractère systématique des écarts : part de l'erreur systématique sur les fluctuations,
Coefficient d'inégalité relative.
Considérons le coefficient relatif à la variable étudiée a2U2
part du biais,
2(1-r)Sp -S, Cette formule peut également s'écrire : G2U2
part de l'erreur non systématique.
(Ces coefficients prennent le nom de « coefficients d'inégalité rela
tive ».) // en résulte évidemment :
9. UA + UB + Uc = 1 8.
// est également possible d'écrire (8) sous la forme [ou bien de multDeux partis peuvent être tirés de cette dernière formule. iplier les deux membres de (9) par ail] :
D'abord on peut diviser les deux membres de (8) par a2U2 (ce qui
suppose bien sûr la prévision imparfaite, sinon la question ne se pose
rait pas) et en définissant : Cette relation décomposant l'écart quadratique moyen en parts
dues aux deux erreurs systématiques et part due aux erreurs rési■U2 duelles a été retenue pour la présentation du tableau 8.
TABLEAU B. Décomposition des écarts
B cart moyen A+B
1 . Taux d'épargne 0,96 0,03 0,04 0,07 0,89
2. PIB 1,01 0,07 0,03 0,10 0.91
- 3. Pouvoir d'achat des salaires nets 1,55 0,16 0,16 1,39
4. Stocks/PIB 0.14 0,01 0,01 0,02 0,12
5. Pouvoir d'achat du revenu disponible. 1,12 0,11 0,02 0,13 0,88
6. RBEI 2,52 0,08 0,25 0,33 2,19
7. Consommation des ménages (volume) 0.70 0,08 0,06 0,14 0,56
8.des administrations. . . 2,20 0,11 0,35 0,46 1,74
- 9. FBCF des administrations 4,72 0,99 0,99 3,73
10. RBE(ENF) 2,53 0,23 0,48 0,71 1,82
11 . Consommation des IF 4,22 0,25 0,93 1,18 3,04
12. FBCF des ENF 0,38 1,50 0,15 0,53 0,97
13. Importations (volume) 6,10 1,34 1,04 2,38 3,72
14. Prestations et assistance 2,75 0,17 1,02 1,19 1,56
- 1 5. Cotisations sociales 2,96 1,36 1,60 1,36
16. FBCF des IF 3,19 1,18 1,69 0,32 1,50
1,69 17. Impôts indirects 3,66 1,35 0,62 1,97
18. Salaires (administrations) 3,04 0,58 1,03 1,61 1,43
1 9. Exportations (volume) 3,42 1,74 0,17 1,91 1,51
20. Prix consommation 0,96 0,64 1,62 0,02 0,98
21 . Impôts directs 4,83 1,16 1,74 2,90 1,93
22. Salaires reçus (ménages) 2,50 0,28 1,43 1,71 0,79
23.versés (ENF) 2,61 0,39 1.46 1,85 0,76
24. Revenu disponible 2,06 0,35 1,15 1,50 0,56
25. Valeur aioutée (ENF) 0,50 2,11 0,51 1,10 1,61
0,29 26. Prix FBCF (ENF) 1,18 0,19 0,70 0,89
27. Prix importations 2,65 1.27 0,87 2,14 0.51
28. Prix exportations 2.16 1,12 0,76 1,88 0,28
29. FBCF (ménages) 0.66 6,61 3,77 2,18 5,95
1. A ^= part de l'erreur systématique sur les fluctuations. B = du biais. A -I- B = part de l'erreur totale. C = de non systématique.
BUDGETS ÉCONOMIQUES 37 ,

1
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i
:
1
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:
>
.
i

1
l
1. Prix pondérés des PNB de nos principaux En dehors du caractère d'objectif que revêt généralement: TABLEAU
la prévision de prix à la consommation des ménages présenpartenaires commerciaux
tée dans le budget économique annexé à la loi de finances,
l'importance decet écart peut s'expliquer par le fait que 1973 = 1970 1971 1972 1 l'évolution*des prix est une des manières dont se résolvent
nombre des tensions dans le développement à court terme,
qu'iP s'agisse -, de -. la ; répartition ; des - biens * (pression ï de la 4,6 5,2. 3,7 4,4
demande), de celle des revenus, de l'ajustement des moyens Réalisation 6,1 6,7 6,1 7,6
financiers : l'ensemble des. écarts de prévision -peut, ainsi
rétroagir sur celle: des -prix.
Réciproquement, une part importante des, écarts des
variables relatives aux revenus sera imputable à cette sous-
estimation ; des prix.
GRAPHIQUE I. Taux de croissance des prix:
Le commerce extérieur des importations et des exportations
On peut: considérer» en première approximation que les
prix du commerce extérieur ont largement été indépendants'
IMPORTATIONS de l'évolution économique interne pendant une partie im
portante de la période étudiée et peuvent donc être classés
comme variables exogènes; il en est de même des exporta
tions en volume (ou aussi bien en valeur) qui dépendent
principalement de la ; conjoncture des marchés extérieurs,
du moins en dehors. des périodes de forte tension sur les
capacités, de production. Les importations sont par contre Ré lisation/: l -
directement liées à l'évolution économique interne/,
Jusqu'en 1968, l'augmentation* des; prix du commerce
extérieur a été très faible, et la projection relativement bien s -
assurée; cette situation s'est modifiée sur les dernières*
années (graphique I)..
[1 La prévision i faite en : octobre :.1 968 < était : établie dans , le ; f\ cadre de parités inchangées, alors que l'année il 969 > a? été
\ y marquée par la dévaluation du franc (août 1 969) et la réévalua
tion du mark (octobre 1969) :
— les « comportements de prix » qui avaient été suppos/ / ,J / Prévision
és dans la prévision relative à 1970 réalisée après la dévalua
- tion de 1969 ne se sont pas vérifiés. On a pu expliquer cet / i t t 1 écart r soit par le maintien* des : goulots de; production V 1962: 63 64 65: 66 67 68 69- 70 71 72 73 1
soit par des « comportements de marge » des exportateurs
plus proches des hypothèses retenues dans des modèles de*
moyen terme tels que FI FI ;
— l'accélération de l'inflation — ou au mieux son main
tien à un rythme rapide — dans les économies occidentales i
a été ; mal estimée. L'écart est de ' même nature -que celui
existantspour la France : il s'agit à la fois d'une erreur de:
prévision proprement dite et de la non-réalisation, au moins:
partielle, des objectifs que s'assigne la politique économique
aussi bien en France qu'à l'étranger, (tableau 1 ).
L'erreur moyenne- de1 prévision «ressort, à -2,6 % (dont,
0,9 % dus au biais systématique et. 1,3;% imputables à la.
sous-estimation de l'ampleur des fluctuations) > pour le prix
des importations, et à 2,2 % (dont respectivement 0,8 %
et 1,1 % pour les mêmes types d'erreur) pour le prix des-
1962 63 64 65. 66: 67 63 : 69 70 - 71 72: 73 1. Cf. l'article de MM. Billaudot et Lagrange : « Prévisions et dévaluation- de 1969 ». Statistiques et études financières,, série orange, 1972/8, p. 21 à 23.
38 s ;
.
;
.
<
.
:


:
TABLEAU 1. Taux de croissance des importations en volume;.
écart prévisions — réalisations.
1964' 1968* 1962' 1966. 1963 1965 1967 1969 1970 \ 1971 1972 1973;
Écart dû :
[ A l'erreur sur l'élasticité des
- 2,7 - 14.5 - 2,2 - 5,9 -- 2,1 -r- 5,5 - 7,8 ■ 1.6 - 4,9 - 1,2 imports à la PIB. 0. 1.0
* A' l'écart sur la PIB. - 1,2 - 3,2 ~ 1,2 - 1.1 - 1.4 - 0,6 - 0,9 - 1,9 ■:- 0,7 - 0,7 - 0,5 + 2,9
Total - 3,9 - 11,6 - 5,4 ■~ 7,1 - 3,2 - 0,6 - 8,7 -- 3,5 - 5,6 — 1,7 -r 6,9 1,7
exportations. Les prévisions de prix sont donc en moyenne : dans. la préparation de •■■ la loi- de i finances,. et; pour ceux
inférieures aux réalisations et elles s'avèrent également plus étudiés, dans sa présentation. Son analyse ne peut cependant
uniformes qu'on ne les observe ensuite. qu'être esquissée dans le cadre de cette étude.
Les sources d'erreur sur les exportations en volume sont : Lesc dépenses^ des. administrations, sont généralement
de trois ordres : une mauvaise estimation de la demande- consîdéréesfcomme des données-exogènes, car elles .sont
étrangère, une appréciation erronée du comportement des' largement dépendantes des décisions inscrites dans le projet
entreprises sur le partage de leur. offre entre marché inté de loi de finances, à l'exception toutefois de celles qui sont
rieur et marché extérieur, une décomposition inadéquate de liées. à l'évolution des prix (les salaires et une. partie des
la valeur des exportations entre volume et prix. Par ailleurs, prestations «sociales).. Quant» aux recettes,, ce sont des va
les résultats font apparaître des, évolutions -beaucoup plus riables endogènes à l'exception des impôts directs..
fluctuantes que les prévisions : fluctuations liées à des modif Dans l'ensemble, les opérations des administrations appa
ications sensibles de l'environnement international (réces raissent assez mal prévues si l'on en juge du moins par l'écart ■ 2).* sion allemande de 1967, effets de la dévaluation sur les an moyen: sur les diverses variables (tableau
Le degré de détail des: publications ne permet pas d'ananées -1969-1970) [tableau 2].
lyser séparément, les; opérations des diverses catégories Le même écart peut être observé pour, les importations d'administrations. en volume : On notera tout d'abord que certaines variables sont mal La ^fluctuation « des prévisions est ' rarement concordante connues en prévision et même en réalisation dans le compte- avec, celles des réalisations, . ce . qui; signifie . que -les -points provisoire, lorsque la part réalisée par les collectivités locales de » retournement • sont assez mal ; appréciés et que -■ même y est importante (investissements en particulier). lorsqu'ils sont correctement prévus, l'ampleur du retour Les opérations mettant en cause les organismes de sécurité
nement est sous-estimée. sociale ont vu leur prévision s'améliorer grâce. au dévelop
Les écarts qui sont la conséquence des hypothèses sur le: pement de modèles servant à la fois à la préparation des
décisions prises par les pouvoirs publics -et: à la prévision.2. partage du marché intérieur sont dus plus particulièrement
Il subsiste cependant un biais non négligeable dû à la. sous- aux erreurs qui affectent l'élasticité importations-PIB en
volume (tableau 2). estimation des prix.
Lors de la projection de l'année future, on considère en Pour ce qui est enfin des opérations de l'État, les écarts
général que cette élasticité'est d'autant plus élevée que la peuvent provenir de la sous-estimation des évolutions éco
croissance prévue est forte, c'est-à-dire que le recours aux nomiques pour, l'année projetée (impôts indirects, salaires)-
importations est accru en raison des limitations progressives ou des années antérieures (impôts directs), de la modifica
tion; postérieure au dépôt du projet de loi de finances; des des ^capacités de production;
Or,1, l'appréciation • portée : sur les tensions au * niveau des orientations de la politique économique3,1 ou de purs aléas.
capacités de- production t pour l'année suivante est' difficile;
à réaliser à- l'époque où de budget, économique est établi.
2.. Cf. P. Martel, J.-P. Launay, H. Perdriau : « Le modèle de projeccion des opérations de la Sécurité sociale », Statistiques et études financières, série orange, n* 6. Les opérations des administrations Cf. également J.-P. Launay, G. Worms : « Influence de la croissance sur la Sécurité
sociale 3." On », notera Statistiques sur ce et point études que financières, le budget série économique orange, s'intéressant n* 13. . i. l'exécution
des lois de finances retient généralement une prévision d'écarts au projet iniLa qualité de la prévision de ces variables est importante tial (lois de finances rectificatives, loi de règlement, consommation de crédits de compte tenu. du rôle^ que jouent les budgets économiques: reports...).. "
BUDGETS ÉCONOMIQUES 39 -
-
:


:
.
.
:
:
.
TABLEAU 3. La production intérieure brute (volume et prix) et la valeur ajoutée des entreprises non financières;
écart prévision —réalisation.
' 1964" 1966' 1967" 1969' 1970* 1972' 1962^ 1971 " 1963 * 1965 1968? 1973
0,5" 0,3- - - 0,8: - - 0,5". - - 2.1 - 0,4 Volume PIB 1,3 1,5 0,8 0,9 - 0,2 0,4
0,7" — 1,8* — 0,3: — — Prix PI B- — 1,9 - 2,7 - 0,6 — 0,7 -i- 0,1 — 2,9 — 1,7 0 1,7
- 3.1- - 1.0 - 1,3. -- 3,5. - Valeur, ajoutée (ENF) - 1,8 0,6; -- 2,4 - 2,3 -3,3. 0.4 0,1 3,1
* — 2,7 si l'on tient compte de l'appréciation sur stocks
GRAPHIQUE II. Taux de croissance des prix Les revenus des entreprises
à la consommation des ménages
et des ménages?
Prévisions
Ces variables sont particulièrement" importantes en pré
vision, à la fois par leur rôle dans la détermination et la, %
compréhension de l'équilibre global et par. l'intérêt que leur
portent,, bien «évidemment, les. divers partenaires sociaux.
On notera1 cependant que des composantes importantes
de ces variables sont mal mesurées en comptabilité nationale
malgré les progrès qu'a introduits sur ce point la base 1962..
• La valeur ajoutée des entreprises
L'erreur systématique -commise1, sur 1er prix'de lav.PIB
alors que la prévision sur l'évolution en volume • n'est pas
• 69 affectée : d'un v biais * comparable,, entraîne „ une - minoration
très fréquente de l'évolution de la valeur ajoutée des entre
prises non financières (tableau 3);.
• Les salaires . versés c «63
La projection * des .salaires versés par les entreprises ; a
recouru à diverses méthodes successivement, ou concurem-
ment : projection des salaires exogène dans le premier mo Réalisations dèle formalisé (ZOGOL), relation inspirée des travaux de 1 2; 6 5 Phillips (DEÇA), utilisation < de la part* des salaires dans la
valeur1 ajoutée (marquée d'une * relative stabilité) dans les Les années pour lesquelles aucun écart n'a été enregistré entre préprojections plus récentes. Quelle que soit la forme domi visions et réalisations se situent sur la diagonale du graphique; c'est • nante, la: relation retenue entre- prix etr salaires est du* le cas pour. 1964. Les années se situant en dessous sont celles pour
premier ordre par rapport aux autres déterminants,, aussi - lesquelles les prévisions ont été inférieures aux réalisations et inve
rsement pour celles qui sont au-dessus. n'est-il pas étonnant d'observer une corrélation importante
(par le biais des prix) entre les écarts de prévision constatés
pour. la valeur ajoutée des entreprises et la masse des salaires ■ modifications dans la mesure où. son élaboration a précis
versés. ément fait une part très importante aux;travaux sur .l'évolu
tion des revenus d'entreprises et sur. leur, autofinancement, " • Le résultat brut i d'exploitation des ; entreprises (RBE) que ce soit pour la détermination de la«dynamique à court
terme ou; l'interprétation des tendances- de moyen; Les écarts sur le RBE ne revêtent pas la même signification
terme (développement des i modèles. DEÇA- et : FIFI).. dans les prévisions ; antérieures à 1 968 et celles . effectuées
depuis lors. Certes ce poste est toujours évalué par solde Les différences entre les écarts sur la valeur ajoutée et sur
en prévision comme dans le compte provisoire; mais l'i le RBE proviennent principalement des erreurs qui affectent:
mportance qu'il a dans l'interprétation delà prévision n'est l'estimation des salaires et des impôts indirects versés par les
plus la même : alors que les méthodes de la base 1959 inc entreprises.
itaient les utilisateurs à se méfier d'interprétations trop hasar Les salai res et les revenus des entrepreneurs individuels
deuses sur l'évolution de ce poste (ou de ratios qui lui sont; constituent une part importante du revenu disponible des:
ménages; aussi les écarts sur cette variable sont-ils largement' rapidement liés tel le taux d'autofinancement), la base 1962
de -la Comptabilité 'nationale ^introduit à cet égard * des liés à ceux relatifs au compte des entreprises, on retrouve
40,