Quand les jeunes sans formation abordent la vie active dans les régions - article ; n°1 ; vol.134, pg 49-60

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Economie et statistique - Année 1981 - Volume 134 - Numéro 1 - Pages 49-60
Aunque el sistema escolar esté unificado y relativamente centralizado en el plan institucional, los jóvenes que salen de él desprovistos de formación profesional o cuya formación es escasa son mas o menos numerosos y vienen de diversos escalafones escolares según regiones. Ello incita a interrogarse acerca de los vínculos que existen entre sistema de formación profesional y mercado laboral. Dichos vínculos aparecen con cierta claridad. Así pues, en los mayores centros desarrollados tales como Ile-de-France y la region lionesa, el exiguo número de los salientes sin formación asi como la falta de solidez del aprendizaje han de relacionarse con la potente proporción de empleos calificados existentes. Otro ejemplo : la fuerza del aprendizaje en las regiones del Oeste y del Suroeste se explica por el lugar importante ocupado por las estructuras artesanales en dichas regiones. Por lo general, es factible proponer una tipología de las diversas regiones que una sus características socioeconómicas con la importancia del flujo de salida de los jóvenes desprovistos de formación profesional y modos de inserción en la vida activa.
Although the educational system in France is unified and relatively centralized from an institutional point of view, there is, from one region to the next, a considerable variation in the number of students who leave school with little or no training or skills after having followed differing educational options. This leads the authors to question the links existing between the educational system and the job market, which is shown fairly clearly. Thus, in large, developed centers such as l'Ile-de-France and the region of Lyon, the small number of students leaving school without specific skills and the rarity of apprenticeship are in direct relation with the large number of skilled jobs. Conversely, the large number of apprenticeship positions in the regions of the West and South-West can be explained by the importance of trades and crafts in these regions. Finally, it has been possible to work out a general typology of the different regions which shows the relationship of their socio-economic characteristics with the size of the flow of unskilled young people leaving school and the way they obtain their first job.
Bien que le système scolaire soit unifié et relativement centralisé sur le plan institutionnel, les jeunes qui en sortent sans formation ou presque sont plus ou moins nombreux et viennent de filières scolaires différentes selon les régions. Ceci incite à s'interroger sur les liens qui existent entre système de formation et marché du travail. Ils apparaissent avec une certaine clarté. Ainsi, dans les grands centres développés comme l'Ile-de-France et la région lyonnaise, le petit nombre des sortants sans formation et la faiblesse de l'apprentissage sont à mettre en relation avec la forte proportion des emplois qualifiés existant. Autre exemple, la force de l'apprentissage dans les régions de l'Ouest et du Sud-Ouest s'explique par la place importante qu'occupent les structures artisanales dans ces régions. De façon générale, on peut proposer une typologie des différentes régions qui marie leurs caractéristiques socioéconomiques avec l'importance du flux de sortie des jeunes sans formation et leurs modes d'insertion dans la vie active.
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié le

01 janvier 1981

Nombre de lectures

44

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

2 Mo

Françoise Amat
Jean Biret
Quand les jeunes sans formation abordent la vie active dans les
régions
In: Economie et statistique, N°134, Juin 1981. pp. 49-60.
Citer ce document / Cite this document :
Amat Françoise, Biret Jean. Quand les jeunes sans formation abordent la vie active dans les régions. In: Economie et
statistique, N°134, Juin 1981. pp. 49-60.
doi : 10.3406/estat.1981.4500
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1981_num_134_1_4500Resumen
Aunque el sistema escolar esté unificado y relativamente centralizado en el plan institucional, los
jóvenes que salen de él desprovistos de formación profesional o cuya formación es escasa son mas o
menos numerosos y vienen de diversos escalafones escolares según regiones. Ello incita a
interrogarse acerca de los vínculos que existen entre sistema de formación profesional y mercado
laboral. Dichos vínculos aparecen con cierta claridad. Así pues, en los mayores centros desarrollados
tales como Ile-de-France y la region lionesa, el exiguo número de los salientes sin formación asi como
la falta de solidez del aprendizaje han de relacionarse con la potente proporción de empleos calificados
existentes. Otro ejemplo : la fuerza del aprendizaje en las regiones del Oeste y del Suroeste se explica
por el lugar importante ocupado por las estructuras artesanales en dichas regiones. Por lo general, es
factible proponer una tipología de las diversas regiones que una sus características socioeconómicas
con la importancia del flujo de salida de los jóvenes desprovistos de formación profesional y modos de
inserción en la vida activa.
Abstract
Although the educational system in France is unified and relatively centralized from an institutional point
of view, there is, from one region to the next, a considerable variation in the number of students who
leave school with little or no training or skills after having followed differing educational options. This
leads the authors to question the links existing between the educational system and the job market,
which is shown fairly clearly. Thus, in large, developed centers such as l'Ile-de-France and the region of
Lyon, the small number of students leaving school without specific skills and the rarity of apprenticeship
are in direct relation with the large number of skilled jobs. Conversely, the large number of
apprenticeship positions in the regions of the West and South-West can be explained by the importance
of trades and crafts in these regions. Finally, it has been possible to work out a general typology of the
different regions which shows the relationship of their socio-economic characteristics with the size of the
flow of unskilled young people leaving school and the way they obtain their first job.
Résumé
Bien que le système scolaire soit unifié et relativement centralisé sur le plan institutionnel, les jeunes qui
en sortent sans formation ou presque sont plus ou moins nombreux et viennent de filières scolaires
différentes selon les régions. Ceci incite à s'interroger sur les liens qui existent entre système de
formation et marché du travail. Ils apparaissent avec une certaine clarté. Ainsi, dans les grands centres
développés comme l'Ile-de-France et la région lyonnaise, le petit nombre des sortants sans formation et
la faiblesse de l'apprentissage sont à mettre en relation avec la forte proportion des emplois qualifiés
existant. Autre exemple, la force de l'apprentissage dans les régions de l'Ouest et du Sud-Ouest
s'explique par la place importante qu'occupent les structures artisanales dans ces régions. De façon
générale, on peut proposer une typologie des différentes régions qui marie leurs caractéristiques
socioéconomiques avec l'importance du flux de sortie des jeunes sans formation et leurs modes
d'insertion dans la vie active.Quand les jeunes
sans formation
abordent la vie active
dans les régions
par Françoise Amat et Jean Biret
Bien que le système scolaire soit unifié et relativement ils ont tous en commun d'être en position d'échec par rapport
centralisé sur le plan institutionnel, les jeunes qui en à l'institution scolaire qu'ils ont quittée avant d'avoir
sortent sans formation ou presque sont plus ou moins accompli, dans l'enseignement du second degré, un cycle
nombreux et viennent de différentes filières scolaires complet de formation générale (exception faite de ceux
selon les régions. Ceci incite à s'interroger sur les liens ayant achevé une 3e) ou un cycle de formation profession
qui existent entre système de formation et marché du nelle court. Environ 200 000 jeunes étaient ainsi concernés
travail. Us apparaissent avec une certaine clarté. Ainsi, à l'issue de l'année scolaire 1975-1976. Dans le cadre de
dans les grands centres développés comme l'Ile-de-France l'Observatoire des entrées dans la vie active, un échantillon
et la région lyonnaise, le petit nombre des sortants sans de ces jeunes a été interrogé en mai 1977.
formation et la faiblesse de l'apprentissage sont à mettre D'une façon générale, l'insertion des jeunes est profonen relation avec la forte proportion des emplois qualifiés dément influencée par le contexte scolaire (effectifs et existants. Autre exemple, la force de l'apprentissage profil des sortants) et le économique (nombre et dans les régions de l'Ouest et du Sud-Ouest s'explique des emplois disponibles). Comme ces deux contextes par la place importante qu'occupent les structures présentent des différences importantes d'un endroit à artisanales dans ces régions. De façon générale, on l'autre, une analyse de l'insertion des jeunes sans formation à peut proposer une typologie des différentes régions qui travers les régions paraît nécessaire pour mettre en évidence marie leurs caractéristiques socioéconomiques avec la diversité des situations pouvant exister dans l'espace l'importance du flux de sortie des jeunes sans formation national. Elle constitue une démarche d'autant plus conet leurs modes d'insertion dans la vie active. séquente que ces jeunes ayant reçu une formation incomplète
Les jeunes désignés ici comme « sans formation » sont * Françoise Amat et Jean Biret font partie du département
« Formations et carrières » du Centre d'études et de recherches ceux qui sortent de l'appareil scolaire aux niveaux VI et
sur les qualifications. V bis, tels que ces derniers sont définis dans la nomenclat
ure des niveaux de formation utilisée pour les travaux de Les chiffres entre crochets, [], renvoient à la bibliographie
planification. Originaires de classes diverses (encadré, p. 51) située enfin d'article.
49
8. '
'

'
.

'
Carte 1
Orientation enfin de 5e *
Taux d'orientation vers I I moins de 13% l'enseignement technique
court en trois ans V//\ 13% et plus
moins de 70%
Taux d'orientation vers 70 à 75 % l'enseignement général
75%etp!us
* Cette carte a été établie à partir des flux d'élèves de l'enseignement du second
degré pour les années scolaires 1975-1976 et 1976-1977.
Source : SEIS, ministère de l'Éducation. -
sont peu mobiles géographiquement : moins de 5 % d'entre largement fonction de l'orientation pratiquée à la fin de
eux travaillent en dehors de l'académie où ils ont fait leurs la classe de cinquième 2.
études 1. Être orienté vers la première année de certificat d'aptitude
L'analyse s'appuiera d'abord sur une caractérisation de professionnelle (CAP) en trois ans se traduit dans le meilleur
la population concernée : quels sont, suivant les régions, les cas par la sortie en troisième année avec ou sans le CAP,
différents points par où les jeunes ont quitté l'école, quels sinon par un abandon au cours des deux premières années.
circuits scolaires ont-ils empruntés à la suite de l'orienta
tion scolaire? On évoquera ensuite la situation de ces jeunes
confrontés au marché du travail en tenant compte des 1. Il est vrai que le taux de réponse à l'enquête est de 52 %
différents moyens d'accéder à l'emploi (apprentissage ou seulement (encadré, p. 5î) et qu'elle est sûrement biaisée sur
ce point puisque la proportion de jeunes ayant migré est procontrats salariaux), des types d'emploi occupés et des
bablement plus élevée parmi ceux qui n'ont pas répondu, ou secteurs où ils se situent. qu'on n'a pu joindre, que parmi les jeunes ayant répondu.
Cependant la proportion de jeunes de niveaux VI

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