Les nappes alluviales de la vallée du Lot aux environs de Fumel - article ; n°175 ; vol.32, pg 1-11

-

Documents
12 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Annales de Géographie - Année 1923 - Volume 32 - Numéro 175 - Pages 1-11
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 janvier 1923
Nombre de visites sur la page 79
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

A. Romieux
Les nappes alluviales de la vallée du Lot aux environs de Fumel
In: Annales de Géographie. 1923, t. 32, n°175. pp. 1-11.
Citer ce document / Cite this document :
Romieux A. Les nappes alluviales de la vallée du Lot aux environs de Fumel. In: Annales de Géographie. 1923, t. 32, n°175. pp.
1-11.
doi : 10.3406/geo.1923.10003
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1923_num_32_175_10003175 XXXIIe année 15 janvier 1923
ANNALES
DE
OGRAPHIE
LES NAPPES AUX ALLUVIALES ENVIRONS DE DE LA VALL DU LOT
COUP OEIL ENSEMBLE
La vallée du Lot présente dans la traversée des plateaux jurassi
ques du Quercy uu tracé méandres encaissés dont accentuation
et la variété lui valent la majeure part de son aspect pittoresque
La moitié inférieure de ce parcours entre Gabors et Furnel est celle où
ampleur des caractères morphologiques propres cette sorte de tracé
devient vraiment remarquable Faut-il rappeler Luzech exemple clas
sique une boucle tel point étranglée un court-circuit écluse
une centaine de mètres suffi réaliser de main homme uvre
de rupture isthme que les érosions latérales adossées avaient déjà
conduite presque terme
Puis après sept vastes oscillations alternativement larges et
resserrées dont amplitude un sommet au suivant atteint cinq kilo
mètres on rencontre en face de Dur vel une réplique du phénomène
de Luzech mais celte fois parachevée par la nature seule un ancien
méandre abandonné enveloppe une butte érosion où appuie Port-
dé-Vire isthme primitif élé ouvert au Nord de celte localilé uivant
une coupure large de deux kilomètres
Enfin une dernière oscillation épousant le majestueux cirque
au fond duquel se blottissent sur une étroite arête basse les ruines
légendaires dites de la ville Orgueil amène le cours du fleuve
déboucher du plateau jurassique Ln de Coudât Fumei uu léger
ploiement anticlinal fait plonger rapidement vers aval assise
OK UKU XXXII* IN ANNALES DE OGRAPHIE
ciment kimeridgienne ainsi que la mince ceinture turonienne de cal
caires compacts qui superpose La première atle.int le niveau de
la rivière au droit même de usine métallurgique de Fumei la seconde
quatre ou cinq kilometres plus loin Les argiles sableuses bariolées
sidérolithiques passent du sommet des coteaux au lit fluvial La for
mation complexe calcaréo-ïnarno-gréseuse du bassin tertiaire de
Agenais domine désormais aussi le caractère de la vallée est-il
brusquement transformé dès Fumei De sinueuse la tranchée erosive
est devenue presque droite Le Lot serpente largement en méandres
qui primitivement divagants sont en train de encaisser sur plat
Le long de ses flancs les alluvions anciennes qui déjà commen aient
se sérier dans le bas cours quercynois manifestent par des terrasses
étagées-les vicissitudes.de la formation de leurs nappes
Si étagement des cirques érosion latérale -ainsi que leurs fluctua
tions peuvent aider restituer hisloîre de la vallée dans sa fraction
quercy noise de même la succession la composi lion pétrographique
et échelonnement vertical des nappes alluviales constituent pour la
fraction agenaise de semblables archives susceptibles être fécondes
II LES NAPPES ALLUVIALES EN AVAL DE
Comme ce qui été dit plus haut permet de le pressentir il existe
issue de la cluse qui termine le secteur quercynois du Lot un bassin
érosion formé sur affleurement des assises plongeantes et meubles
du sidérolitbique Il étend dans le sens du plongement sur une
huitaine de kilomètres entre Fumei et le cirque des Ondes connu par
son calcaire lacustre vertébrés fossiles mi-distance la localité de
Libos marque le point où le Lot re oit la Lémance affluent de droite
dont le cours inférieur monoclinal occupe et évasé en une ramification
du bassin principal le même affleurement propice au déblaiement
Le dont il agit donc constitué une région élection pour la
formation de nappes alluviales ou leur déblaiement partiel en confor
mité avec le creusement général de la vallée maitresse1
Et en effet il observe une succession particulièrement nette de
quatre nappes alluviales étagées On en parcourt une bonne coupe
transversale si partant du pied da coteau de Mousempron en face de
la gare de Monsempron-Libos on va franchir le Lot au pont de Libos
et on élève ensuite sur la rive gauche ancien château de
Perricard point géodésique de la carte de tat-Major en suivant le
Vieux chemin direct que jalonnent les trois points cotés sur celle carie
78 108 et 145 Les nappes manifestent avec évidence pétrographi-
quement par abondants et parfois volumineux galets en très grande
Voir carte Etat-.Major 80000 feuille Villeréal quart S.E ALLUVIALES DE LA VALL DU LOT NAPPES
majorité quartzeux ou quartziteux topographiquement par les ter
rasses longitudinales elles forment La continuité et étendue de
chacun de ces gradins apparaissent ailleurs observateur qui se
place sur les hauteurs de la rive droite par exemple au lorail de
Monsempron ou sur la promenade de église de Fumei
nappe Elle tapisse le fond de la vallée dans lequel le fleuve
encaisse actuellement en un profond berges abruptes Za carte
lui attribue la cote 68 contre le carrefour dit du Chemin Rouge de
la route de Ljbos Fumei Il se pourrait en ce point revaluation
fût -un peu forte comme se rapportant au bombement très aplati un
ancien îïâ de déjection de la Lémance compris entre le cours actuel
de cet affluent et le léger vallonnement hui presque totalement
masqué par les remblais récents de usine métallurgique qui fait face
au château de Cézérac de plus les graviers supérieurs gisent en
contre-bas environ
2e nappe Elle forme terrasse de part et autre du fleuve Sur la
rive droite est sur elle est établie la gare de Monsempron-Libos
où un repère du Nivellement général de la France lui assigne altitude
78 Du côté aval elle porte la Landette près un pont du chemin
de fer dont les tranchées entament très nettement et étend au
delà de Pautard le point coté 75 sur la carte tout près de la Landette
paraît situé peut-être un peu plus bas que sa plateforme altitude 78
après le repère du Nivellement général scellé au passage niveau
voisin Du côté amont on la suit superposée des calcaires qui for
ment le pied du gradin Cussac puis elle est coupée par lo
débouché de Lémance et se montre ensuite lambeau très étroit au
pied du coteau de Mont-Cany le long du chemin de Pons Sur la rive
gauche on monte dès la sortie de Liboussou La carte lui attribue
sur le vieux chemin de Perricard une cote 78 après laquelle on peut
estimer 80 ou 81 la cote du carrefour entre Tempouret et Camp-
Grand Vers amont la plateforme se continue plus ou moins vad-
lonnée Cap-del-Bosq Vers aval la roule de Libos Bourlens
par Saint-Vite où SK voient des graviers calcaires restes uri ancien
cône de déjection du ruisseau du Dor) abord côtoie jusque vers
la Fustié la même terrasse puis traverse au pied iu coteau qui
porte Saint-Georges son extrémité locale
Transversalement sa surface beaucoup plus large sur la rive
gauche 700 800 m. que sur la rive droite élève de plus en plus
limoneuse suivant une pente très douce
3e nappe Celle-ci est plus apparente sur la rive droite du
Lot de rares cailloux roulés ramenés par les labours semblent pour
tant son niveau déceler par places son ancienne existence Mais sur
la rive gauche entre la plaine de Monlayral où des vallonnements
étendus ont profondément mais non totalement déblayée et la vallée 4 ANNALES DE GÉOGRAPHIE.
du Dor qui Га également sectionnée, elle se manifeste par un gradin des
plus nets, large d'un kilomètre environ, dont la plateforme, un peu
ondulée et coupée de vallons, recouvre le dépôt à cailloux roulés d'un
limon plus fin et plus grisâtre que celui de la précédente nappe. Cette zone
centrale porte le château et la garenne du Boscla, le haut du hameau de
Marre, Fontauzel, Laspaillolet, et se suit tout le long du grand vallonne
ment voisin jusqu'en face de Caillavet. Les gros galets s'y observent
très bien le long de la rupture de pente boisée qui signale leur zone
d'affleurement, notamment dans la légère tranchée par laquelle le vieux
chemin du château de Perricard côtoie la garenne du Boscla ; en ce
point, on les voit superposés aux argiles sableuses bariolées à minerai
de fer, qu'elles ravinent, tandis que, à 700 mètres de là vers l'amont, ce
sont des calcaires compacts, surmontés de marnes virguliennes, qui
constituent la paroi du gradin. La cote de la zone basse à galets paraît
voisine, d'après la carte, de 95 m. vers le Boscla ; la plateforme limo
neuse, vierge de graviers de la nappe supérieure amenés pař le ruissel
lement, ne semble guère dépasser 104 à 105. Un peu au delà, la carte
cote 108, sur notre coupe, un vieux chemin de desserte voisin de l'entrée
des bois, lequel précède la route actuelle venant de Caillavet.
A l'aval du Boscla, de l'autre côté de la vallée du Dor, on voit dans
les terres labourées des galets au niveau du Boscla, surmontés de gra-
vières où a été trouvé un fragment fossile attribuable à un os de ver
tébré ; des bois à sol de graviers et galets prolongent ce niveau jusqu'à
un petit gradin collé au flanc de la cime boisée de Monbeau ; ce mép
lat représente le terme local de la terrasse pour l'Ouest de la région
étudiée.
Quant à l'extrémité orientale (rive gauche), elle se reconnaît sans
peine après avoir traversé la plaine de Montayral dont il a été parlé. La
croupe boisée qui porte le bois de Pelléry en fait voir les galets épars
dans les terres labourées ; elle forme, en arrière du gradin terminal de
la deuxième nappe déjà signalé à Cap-del-Bosq, un nouveau gradin
qui le domine et dont la cote est un peu supérieure au chiffre 99 inscrit
sur la carte auprès du hameau de Pelléry.
Ie nappe. — Dès l'entrée dans les bois de Perricard mentionnés
tout à l'heure, commence un dernier gradin alluvial profondément
découpé par les vallons supérieurs. Des dépôts de graviers, tantôt arène
granitique vers mi-hauteur, tantôt galets très abondants vers les som
mets, le tout presque uniquement quarlzeux, couvrent les pentes des
croupes occupées par les bois de Perricard et leurs faîtes. Ils sont super
posés aux eulcuirfîs massifs, sans doute kimeridgiens, de la formation
secondaire. On cosse de les rencontrer un peu avant d'arriver au point
du vieux chemin suivi par notre coupe que la carte cote 145; au delà,
les labours ne ramènent plus à la surface qu'un cailloutis anguleux cal
caire. Toutefois les galets tapissent la cime d'un mamelon situé à l'Est NAPPES ALLUVIALES DE LA VALL DU LOT
de ce chemin lequel mamelon domine franchement de plusieurs mètres
le point 145
Il est manifeste et observation directe le confirme que la
même nappe graviers granitiques surmontés abondants galeis
quarlzeux couvre une part la hauteur de Monbeau et les cimes de
même niveau qui la précèdent autre partla croupe de Caillaou de
Montayral Plus bas certainement que ces sommets se lisent sur la
carte les cotes 127 et 129
Nos investigations sur le terrain ont pas dépassé Monbeau et le
cirque des Ondes est peu près le bord de la feuille de Villeréal de la
carte Nous avons pu en comparer les résultats avec édition géolo
gique de cette feuille non encore publiée en février 1920 Celle Agen
montre que les alluvions anciennes conservent abord sur les deux
rives Casseneuil puisexclusivementsur la rive gauche la
Garonne un développement transversal analogue celui qui est le leur
dès Fumei Quant leur élagement ni la carte géologique ni la notice
explicative ne permettent une comparaison circonstanciée existence
de quatre terrasses est signalée dans la vallée de la Garonne mais non
explicitement dans celle du Lot où une seule notation est appliquée
tout ensemble de appareil alluvial ancien avec une simple allusion
individualisation de deux niveaux étude de détail été évidem
ment réservée et cela sans doute pour deux raisons une est ordre
général la saison habiluelle des reconnaissances géologiques du prin
temps automne est peu favorable la prospection des traces allu
viales parce que le développement de la végélation les masque est
la fin de hiver alors que les labours de printemps commencent et que
la physionomie des sols emblavés dès automne transparaît encore que
le coup il professionnel du prospecteur trouve exercer dans les
conditions les plus avantageuses autre raison est espèce est que
du moins dans la région fuméloise les terrasses de la 3e et de la
4e nappe présentent la disposition que le général de Lamothe appelée
terrasses emboîtées de telle sorle que les matériaux offerts au ruis
sellement le long de leur horizontale de contact élant meubles de part
et autre le passage de la orme inférieure la paroi de la terrasse
supérieure se fait selon un prodi de raccordement très largement
arrondi Il est alors délicat -le départager les deux domaines En
espèce nous avons cherché apprécier le niveau oîi on passe du sol
limoneux el gris-aire <le la nappe aux terres chargées le graviers
quartzeux très arenacés indiquant le bas apparent de la quatrième ANNALES DE OGRAPHIE
III TAGEMENT DES QUATRE NAPPES
Dans une note insérée au Bulletin de la Société géologique de
France* le général de Lamothe exposé les règles il faut suivre pour
mesurer étagement des nappes alluviales et comparer les intervalles
constatés dans des régions différentes Conformément ces prescrip
tions il aurait lieu
De préciser altitude des graviers supérieurs de chaque nappe
tout ce il été possible de faire ici est de tenter estimer sur place
le sens et ordre de grandeur des incertitudes
De connaître altitude du lit actuel Libos ceci ne va pas sans
quelques difficultés
abord le neuve est tron onné en biefs par une série de barrages
écluses dont celui de Fumei est le quinzième partir de son confluent
avec la Garonne et il contient en outre divers seuils rocheux notam
ment ceux de Lustrac Saint-Vite Fumei Orgueil sur lesquels sont
assis plusieurs de ces barrages la sédimentation alluviale ne saurait
donc être regardée commme longitudinalement régulière ni conforme
un proni général actuel équilibre que érosion ne paraît pas encore
avoir complètement réalisé Puis encaissement du lit est trop profond
pour que les crues soient sujettes déborder sauf en de rares points
locaux il ensuit on ne peut se référer la cote des graviers du
lit majeur Force est accepter tel quel le renseignement suivant fort
obligeamment fourni par le Service des Ponts-et-Chaussées La cote
de étiage dans chaque bief correspond avec celle du barrage de retenue
le fond de la rivière correspond en chaque bief la cote de ce bief
diminuée de 50 mais ce fond est très variable et le chiffre de
50 ne constitue une moyenne
Cela étant altitude du lita Libos rapportée au Nivellement général
de la France en espèce Nivellement Bourdaloue rectifié par une
correction régionale très voisine de 20 cm en moins) serait environ
53m
autre part un nivellement effectué pour les études une voie ferrée
en projet porte altitude 70 m. au carrefour du Chemin-Rouge le
terrain coté 68 par la carte de tat-Major Il est autant plus licite
en conclure relever de toutes les cotes de la carte afin de les
conformer au Nivellement général de la France récent et beaucoup plus
exact que la cote 75 de la Landette portée 77 cadre alors tout fait
convenablement avec altitude vraie 78 du passage niveau voisin
voir ci-dessus 2e nappe)
Les altitudes absolues ainsi établies donnent relativement éta-
Uull Société Géol de France sér. XV 1915 NAPPES ALLUVIALES DE LA VALL DU LOT
gement des nappes la première approximation que voici dont la res
semblance est frappante avec la succession des intervalles des nappes
algériennes et rhodaniennes étudiées par le général de Lamothe1
Isser Rhône Lot
4e nappe 147 presque sure-
43 45 ment un peu faible 37 environ au moins)
nappe 110 m. presque sûre-
29 25 ment un peu fort ... 32 au plus)
2e nappe 78 ca. plutôt un peu
14 13 faible ........ 10 au moins)
Ir* nappe 68 m. vraisemble
Lit actuel àLibos 53 10
Fl COUKBB DES TIAOE8 PROFIL MOYE1 TH OHIQUE Du LIT DU LOT
oiations Co Compartie La Lacrozo Or Orgueil Fo Fossat Saiut-
Vite Rongette Madame Temple
Au lieu de ces altitudes absolues et des intervalles nous pouvons
placer en regard une de autre les trois séries altitudes relatives des
terrasses au-dessus du cours eau qui créé chaque série
Série des terrasses et lignes du rivage de Isser 18 31 60 nn 103 in
du Rhône ....... 18-19 31-32 57 101
du Lot àLibos .... 15 25 57 94 iu
Le parallélisme de la série du Lot avec les deux autres est manifeste
seulement elle se tient plus bas de 4m. moyrnne Si on abaissait
là cote du lit du Lot de m. altitude relative de la Ir terrasse
Note citée III Piiral lélisme des systèmes déterrasses du Rhône et de
Isser département Aï er) AiNNALES DE OGRAPHIE
deviendrait concordante et les faibles discordances qui subsisteraient
sur les trois autres ne seraient indubitablement pas un ordre supé
rieur celui des incertitudes observation
examen du profil du cours du Lot rend évidente existence
un bombement dû aux seuils rocheux dont nous avons parlé entre
les barrages de Madame km en aval de Ville neuve-sur-Lot et de
Fossai ou Orgueil ou km en amont de Fumei) est la région
dans laquelle le plongement croissant de aval amont des assises
géologiques amène successivement au niveau du cours eau les calcaires
inférieurs du Tertiaire agenais les calcaires turoniens et ceux du Juras
sique supérieur et naturellement il faut encore pousser plus avant
dans le secteur quercy nois au delà de Puy-l vêque pourvoir
ce bombement atténuer disparaître Entre ses deux extré
mités le tracé régulier du profil théorique se reconstitue avec la plus
grande facilité en continuant le mouvement du secteur aval pour ame
ner se raccorder avec celui du secteur amont Le tableau ci-dessous
qui donne les coordonnées du profil du Lot représenté sur la figure
accompagnant cette notice fournit le moyen de en assurer
le c- ALTITUDE DU LIT LIBO.S BARRAGES
<ë f-1 -c
km
Libos est au premier tiers de la distance li)ü
Saint-Vite-Funïel 178 Puy-l vêque
ti- Futiifl 5609 10 =5 59 17
tudes -t-Vite 5335 15 ==5185 Lacroze ....
158 du 1/3 2.74=091
lit Libos 5185 091 ==5276 150
148
Garrigue ... 144
Fumei 136
130 Saint-Vite OKS EKVATION La Ilougclle 122
5824 6037 5335 5172 6944 6283 6523 6755 5609 3744 3479 3244 3078 2257 2516 2743 4021 4443 7148 4674 4817 7448 298 Lustrac ... 114
Ili oulièrcs lofi En négligeant Temple évidemment situé sur un
Escoute 102 seuil rocheux los points Clairac Castelmoron
Cassoiieuil et Madame définissent le secteur aval Port de Penne 98
du profil avec une ible régularité ame rade .. 91
La ligure îï la des otiagcs et 80 lo il moyen i.licoruliic du lit mm par kilo 7( mètre de distance et par mètre df dc nivclce) 58
30
Castelmoron... 22
14
20 Nicole confluent NAPPES ALLUVIALES DE LA VALLEE DU LOT
On constate alors que le profil théorique passe vers Libos
plus bas que la cote 53 adoptée Et il est aisé de se convaincre en répé
tant plusieurs fois cet essai graphique que le sentiment naturel de la
variation continue de la courbure laisse beaucoup moins de prise
incertitude du dessinateur on ne serait enclin le supposer
IV LE PROLONGEiMENT DES QUATRE HAPPES EN AMONT DE FUMEL
Un système de nappes alluviales aussi important que celui qui se
constate vis-à-vis de Fumei ne doit évidemment pas arrêter net au
débouché actuel du secteur méandres encaissés quercynois dans le
secteur méandres divagants agenais Il le doit autant moins que ce
point dû lui-même se déplacer lentement de amont vers aval
mesure que le manteau traasgressif des sédiments du Tertiaire anté-
miocène était entamé plus profondément par le creusement progressif
de la vallée Il donc lieu de attendre ce que les différentes nappes
du système pénètrent plus ou moins loin en amont On retrouve en effet
ce et au complet entre Condat et Touzac dans la déclivité
convexe du grand méandre Orgueil
Le long du neuve une suite de groupes habitations agricoles est
installée sur les alluvions fertiles de la Iré nappe au delà du châ
teau du Fossat Le chemin qui les relie correspond en général au bas
du gradin formé par la 2e nappe
Partons du Fossat et remontons vers le Nord Nous traversons la
plateforme de cette terrasse Les cailloux roulés sont abondants
surtout vers le haut où la voie ferrée côtoie peu de distance et en
palier le pied du gradin suivant ce palier plusieurs repères du
Nivellement general assignent altitude 89 un peu au-dessus de la
cote 86 de la carte
Montons alors sur la terrasse de la nappe Sa paroi est fortement
accentuée par la tranche affleurante une assise de calcaire compact
qui forme soubassement Il donc pas ici emboîtement entre les
terrasses des 2e et 3e nappes pas plus que cela avait lieu dans la coupe
par Libos précédemment décrile Puis sur la plateforme nouvelle
grande abondance de galets auxquels vient se superposer le limon iïn
et peu coloré particulier cet horizon On élève ainsi en penle iouco
la route nationale et la carie indique la cote 117 pour le
palier que suit la route entre Solurac et le château de Lavaur est là
le terme supérieur de la déclivité régulièrement uniforme de cette piate-
forme sûrement .e ia nappe
La route franchie le terrain se redresse suivant un pro soit lar
gement et constamment .ft plus ou moins ponctué de galets dans
les labours soit bossue de moins inclinés qui sont plus limoneux
la cote 162 de la carte un bois couronne extrémité de la longue