Le Chercheur face aux defis methodologiques de la recherche
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Description

Les chercheurs, qu’ils soient séniors ou à leurs premières armes en recherche, font face à de nombreux défis. De nature réflexive, le pré­sent ouvrage veut les outiller en explorant des freins et des leviers rencontrés par des chercheurs de formations et disciplines diverses, en sciences humaines et sociales. Compte tenu de la variété d’angles présentés pour aborder certains défis et de la diversité des expériences vécues par les auteurs, il offre un éclairage original sur des défis à prendre en considération durant la réalisation d’une recherche.
Cet ouvrage constitue une importante source d’information et de réflexion sur le vaste domaine du processus rigoureux de la re­cherche. Il s’adresse autant aux étudiants et au corps professoral qu’à toutes les personnes préoccupées par la question des choix méthodologiques.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2017
Nombre de lectures 5
EAN13 9782760543935
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0042€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Collection DUCATION - RECHERCHE
Sous la direction de NADIA ROUSSEAU
Les d veloppements r cents de la recherche en ducation ont permis de susciter diverses r flexions p dagogiques et didactiques et de proposer plusieurs approches novatrices reconnues. Incidemment, la collection ducation-Recherche des Presses de l Universit du Qu bec offre un lieu de pr sentation des plus r cents r sultats de recherche susceptibles d int resser d autres chercheurs dans le domaine. Cette collection a galement l intention de soutenir le d veloppement des comp tences des acteurs de l ducation (en formation initiale ou continue) uvrant dans diff rents contextes d intervention (secteurs des jeunes, des adultes, professionnel, postsecondaire) en favorisant l acc s aux connaissances issues de la recherche. Le but est d offrir aux universitaires et praticiens des ouvrages pertinents et utiles en contexte ducatif.
Respectant les crit res de scientificit des revues arbitr es, notamment travers un processus d valuation par les pairs, cette collection se pr sente sous deux formes, soit un ouvrage faisant tat de connaissances propres un domaine particulier, soit un ouvrage collectif sur un sujet d int r t.
La collection ducation-Recherche est dirig e par Nadia Rousseau, forte d une grande exp rience de recherche et de valorisation des r sultats de la recherche.
Le chercheur face aux d fis m thodologiques de la recherche
Presses de l Universit du Qu bec
Le Delta I, 2875, boulevard Laurier, bureau 450, Qu bec (Qu bec) G1V 2M2
T l phone : 418 657-4399
T l copieur : 418 657-2096
Courriel : puq@puq.ca
Internet : www.puq.ca
Diffusion/Distribution:
C ANADA
Prologue inc., 1650, boulevard Lionel-Bertrand, Boisbriand (Qu bec) J7H 1N7 T l.: 450 434-0306 / 1 800 363-2864
F RANCE
AFPU-D - Association fran aise des Presses d universit Sodis, 128, avenue du Mar chal de Lattre de Tassigny, 77 403 Lagny, France - T l.: 01 60 07 82 99
B ELGIQUE
Patrimoine SPRL, avenue Milcamps 119, 1030 Bruxelles, Belgique - T l.: 02 7366847
S UISSE
Servidis SA, Chemin des Chalets 7, 1279 Chavannes-de-Bogis, Suisse - T l.: 022 960.95.32

La Loi sur le droit d auteur interdit la reproduction des uvres sans autorisation des titulaires de droits. Or, la photocopie non autoris e - le "photocopillage - s est g n ralis e, provoquant une baisse des ventes de livres et compromettant la r daction et la production de nouveaux ouvrages par des professionnels. L objet du logo apparaissant ci-contre est d alerter le lecteur sur la menace que repr sente pour l avenir de l crit le d veloppement massif du "photocopillage .
Le chercheur face aux d fis m thodologiques de la recherche
Freins et leviers

Sous la direction de PAULINE BEAUPR RAKIA LAROUI MARIE-H L NE H BERT
Pr face de JEAN-MARIE VAN DER MAREN
Catalogage avant publication de Biblioth que et Archives nationales du Qu bec et Biblioth que et Archives Canada
Vedette principale au titre:
Le chercheur face aux d fis m thodologiques de la recherche: freins et leviers
(Collection ducation-recherche; 39)
Comprend des r f rences bibliographiques.
ISBN 978-2-7605-4391-1
ISBN EPUB 978-2-7605-4393-5
1. Recherche - M thodologie - Manuels d enseignement sup rieur. 2. ducation - Recherche - M thodologie - Manuels d enseignement sup rieur. I. Beaupr , Pauline, 1953- . II. Laroui, Rakia, 1956- . III. H bert, Marie-H l ne, 1977- . IV. Titre. V. Collection: Collection ducation-recherche; 39.
H62.C43 2017 001.4 2 C2016-942219-4

R vision
Karine Morneau
Correction d preuves
Julie Pelletier
Conception graphique
Richard Hodgson
Image de couverture
iStock
Mise en page
Info 1000 Mots
D p t l gal: 1 er trimestre 2017
Biblioth que et Archives nationales du Qu bec
Biblioth que et Archives Canada
2017 - Presses de l Universit du Qu bec
Tous droits de reproduction, de traduction et d adaptation r serv s
Imprim au Canada
D4391-1 [01]
Pr face
Jean-Marie Van der Maren
La recherche en ducation peut viser plusieurs objectifs dont celui d acqu rir une compr hension plus approfondie des choses afin de mieux les enseigner (vis e p dagogique), celui de contr ler ou d am liorer l environnement physique ou humain afin de vivre plus heureux (vis e pratique ou technologique), ou celui, le plus important dans toute soci t d mocratique, de remettre en question, voire de contester, les opinions et les discours dominants afin de prot ger la libert de penser - soit, en fin de compte, la libert d tre et d agir. Mais la recherche elle-m me, en particulier la recherche universitaire, doit elle aussi tre soumise l interrogation, la discussion et la controverse, car aucune recherche n est parfaite ni n assure de v rit absolue.
Dans cette perspective, le pr sent ouvrage, sous la direction de Pauline Beaupr , Rakia Laroui et Marie-H l ne H bert, apporte une contribution fort int ressante, en particulier pour la formation critique la recherche en ducation. Leur ouvrage me rappelle mon grand int r t lors de la d couverte, il y a 22 ans d j (1994), d un livre dirig par Jacques Chevrier, La recherche en ducation comme source de changement . Cet ouvrage aussi tait issu d un colloque, organis l Universit du Qu bec Hull (UQAH, maintenant UQO - Universit du Qu bec en Outaouais) en 1993 dans le cadre du programme de doctorat en ducation de l Universit du Qu bec Montr al (UQAM). Lui aussi pr sentait diff rentes th matiques et des obstacles la recherche, illustr s par des r cits de pratique de recherche. Cet ouvrage me servit pendant longtemps former de jeunes chercheurs, car il permettait de discuter des m rites et des faiblesses de chacune des entreprises expos es. Mais il y a 22 ans de cela, et l histoire de la recherche en ducation ne s est pas arr t e pendant ces deux d cennies: les th matiques, comme les tensions, ont volu , tout comme les politiques relatives la recherche adopt es par les gouvernements f d ral et provincial.
Voici donc maintenant Le chercheur face aux d fis m thodologiques de la recherche: freins et leviers . Cet ouvrage rapporte des pratiques de recherche actuelles qui s inscrivent non seulement dans les pr occupations contemporaines d coulant des appels que les praticiens font aux chercheurs universitaires, mais aussi dans les perspectives contractuelles impos es par les politiques gouvernementales relatives la recherche et aux mani res de promouvoir et de soutenir (un peu) certaines formes de recherche. De plus, la vari t des contributions, du questionnement relatif au rapport objectivit /subjectivit jusqu aux propositions de recherche hybride, d un c t , et de la prise en compte de perspectives philosophiques, de l autre, pointe bien les questions et les d bats qui animent la p riode charni re actuelle.
En effet, nous sommes sans doute l aube d une troisi me phase dans l volution des mod les de recherche. Depuis son apparition en Europe (en Allemagne, plus pr cis ment) la fin du XIX e si cle, la recherche en p dagogie s est efforc e de se d velopper selon le mod le de la recherche exp rimentale, car elle se voulait neutre par rapport aux id ologies et aux pressions religieuses, au service de l panouissement de tous les coliers, et ce, en se basant sur une connaissance scientifique de leur d veloppement physique, cognitif, social et moral ainsi que sur une valuation scientifique de l efficacit des dispositifs d enseignement. En t moignent les livres de Clapar de, Psychologie de l enfant et p dagogie exp rimentale (1905), et de McCall, How to Experiment in Education (1923). L apog e de cette p riode moderne de la recherche fut marqu par la cr ation, en 1954, de l Association internationale de p dagogie exp rimentale de langue fran aise (AIPELF), l initiative de Gilbert de Landsheere et de Gaston Mialaret, et par la parution, en 1966, de l ouvrage de Campbell et Stanley, Experimental and Quasi-experimental Design for Research .
Mais, d s la fin des ann es 1960, la recherche en ducation a subi elle aussi l influence de la pens e postmoderne (Lyotard, La Condition postmoderne: rapport sur le savoir , 1979) et des sciences sociales, en particulier de leurs champs ethnographiques, interactionnistes et ph nom nologiques. D s lors, devenus sensibles la difficult d utiliser les plans exp rimentaux, les chercheurs en ducation se sont ouverts une vari t de solutions de rechange parfois radicales, devenant souvent antipositivistes et antistatistiques plut t que vraiment constructivistes. Ils largirent l objet d tude de l cole l ensemble des pratiques de formation et pr n rent une recherche collaborative (en distinguant tout de m me nettement le chercheur du praticien). Au Qu bec, c est dans ce mouvement que l Association pour la recherche qualitative (ARQ) fut cr e en 1985. En Francophonie, cette ouverture fut marqu e par le remplacement, en 1990, de l AIPELF par l Association francophone internationale de recherche scientifique en ducation (AFIRSE), l initiative de Jacques Ardoino et de Gaston Mialaret. On voit que, dans ce passage d une appellation l autre, la p dagogie a t remplac e par l ducation et le caract re exp rimental de la recherche, par une vis e scientifique, sans que l extension du mot scientifique ne soit pr cis e. Toutes les formes d ducation ont pu faire l objet de recherches, et la porte tait ouverte toutes les perspectives (paradigmes?) et m thodes des sciences sociales. S en suivit une profusion de recherches parfois tr s riches en id es et en solutions originales, mais parfois banales, ne faisant que reproduire un r cit l aide de mots autres que ceux d j entendus. Par ailleurs, ce courant a relativis les id ologies, les philosophies, les perspectives et les choix; les croyances individuelles sont devenues des absolus, chacun pouvant construire son cole de pens e et justifier ses pratiques par une pist mologie personnelle.
Mais, avec le XXI e si cle, on semble assister au retour du balancier: une perspective n omoderne de recherche. Celle-ci r pond deux exigences m thodologiques qui font contrepoids la croyance postmoderne selon laquelle le discours produit au cours des entretiens suffit expliquer la r alit .
D une part, certaines critiques sont formul es l gard de la signification th orique et de la validit des donn es obtenues lors des entretiens employ s par de nombreuses recherches qualitatives. En r sum , on retient d abord que le contenu du mat riel recueilli au cours d un entretien d pend du contexte de l interaction du chercheur sur le sujet (l apparence, le statut et le style de la personne qui pose les questions, son coute, les lieux o l entretien se d roule et la mani re de proc der). Ensuite, lors d un entretien r trospectif (p. ex. "Comment avezvous fait? "Que s est-il pass ? "Que faites-vous dans une telle situation? ), l effet de centration produit sur la pens e de l acteur en ce qui concerne la gestion de son action r duit ses possibilit s de m morisation: il ne se souvient plus, ou alors plus tout fait, et, d s lors, il reconstruit, pour pouvoir r pondre la question, le d roulement de l action selon le sc nario qui lui semble correspondre le plus probablement ce qu il fait habituellement. Enfin, de toute mani re, la m moire ne restitue jamais le pass ; elle le reconstruit partir du pr sent. On ne peut donc que se m fier de la r alit d un r cit r trospectif. En outre, l analyse du travail montre que l ex cution observ e d une t che ne correspond ni la consigne (le manuel officiel), ni son adoption (l interpr tation et l int riorisation de ce qu il faut faire, et qui devient ce que l acteur souhaite faire), ni son explicitation (la description qu en fait le praticien lors d un entretien de recherche), ni son r cit (la pr sentation ou la narration faite des coll gues, des comparses ou des amis). Bref, pour un m me v nement, le chercheur se trouve devant cinq objets de recherche diff rents, et la compr hension de la dynamique de l v nement se trouve dans l analyse des carts entre la consigne, la planification, la r alisation, l explicitation et la narration, ce qui impose une collecte de donn es multiples et une analyse au moyen de la confrontation. Et ce, sans parler de l hybridation entre le qualitatif et le quantitatif.
D autre part, tout comme, au d but du XX e si cle, les promoteurs d une p dagogie scientifique furent, entre autres, des p dagogues-m decins (Alfred Binet, Ovide Decroly, Maria Montessori), l thique m dicale contemporaine a transmis l ducation une nouvelle exigence: celle de fonder les pratiques ducatives sur des donn es probantes pr alablement recueillies et analys es. Il en d coule diverses exigences dont, entre autres, celles d une d marche hybride collectant et analysant des donn es tant quantitatives que qualitatives, des plans de recherche document s et standardis s permettant le cumul des donn es et la r plication des exp riences, des recherches construites partir de situations critiques v cues et formul es par les praticiens, et des dispositifs de recherche dont le contexte et le d roulement sont semblables (homomorphes) ceux de la pratique.
La recherche en ducation semble ainsi tre appel e, apr s des phases modernes et postmodernes, migrer vers une position de synth se, n omoderne, qui combine une ontologie mat rialiste et objectiviste avec une ontologie spiritualiste et subjectiviste, prenant les avantages de l une comme de l autre pour en r duire les lacunes manifestes. Par exemple, s il est clair qu une seule observation de l activit , parfaitement instrument e, ne peut en fournir le sens, il est tout aussi clair que le discours explicitant l activit pass e est une construction du pr sent qui n en restitue pas la r alit . Les deux perspectives doivent tre confront es afin de d couvrir la dynamique relative l ducation, qui se situe dans les actes accomplis, les objectifs qui les ont suscit s et les interpr tations qui les justifient.
Apr s avoir parcouru les chapitres du pr sent ouvrage, j ai le sentiment qu il se situe tr s bien ce moment de r flexion dans lequel les pratiques de recherche, convoqu es la rencontre des terrains sociaux o l ducation se d ploie, se posent la n cessit de prendre en compte tant la subjectivit des acteurs que de la r alit des actions possibles dans les conditions et avec les moyens disponibles. Et cela ne peut pas se faire en vitant de penser l thique (bien plus que la d ontologie) qui rend responsables devant la soci t tant l activit que la recherche sur l activit .
Aussi, si l ge de la retraite ne m avait pas rattrap , voil un ouvrage que j utiliserais dans mon enseignement, car il compl te les pr sentations th oriques des diff rents chapitres de la m thodologie de recherche en ducation. Il ouvre aux futurs chercheurs l horizon des fondements de la recherche et de la critique, laquelle doit toujours s opposer la recherche pour que celle-ci ne devienne pas, son tour, un autre discours normatif aussi dogmatique que celui qu elle est cens e contester. Bonne lecture.
Remerciements
L quipe de direction remercie sinc rement tous les auteurs du collectif. La qualit de votre propos r flexif contribue la pertinence de l ouvrage.
Merci au D canat aux tudes avanc es et la recherche de l Universit du Qu bec Rimouski (UQAR) pour son soutien financier l dition de cet ouvrage.
Merci tous les membres du Groupe de recherche institutionnel sur l apprentissage et la socialisation (APPSO) de l UQAR, et l quipe d organisation du premier colloque r alis Rimouski dans le cadre de l Association francophone pour le savoir (ACFAS), en 2015. Les discussions engag es ont fait na tre l id e ambitieuse de la r alisation de cet ouvrage collectif.
Nous adressons nos plus sinc res remerciements deux proches collaborateurs, pr sents d s le d but de cette d marche. Merci, Dominic Simard, anthropologue et professionnel de l APPSO, pour ton soutien la structuration et la logistique de ce projet. Merci, Marie-Paule Germain, anthropologue et orthop dagogue, pour ton il de lynx, qui s est r v l essentiel lors de ta premi re lecture de tous les textes, et pour ton amour de la langue fran aise.
Finalement, un merci tout sp cial messieurs Jean-Marie Van der Maren et Fran ois Guillemette d avoir accept de r diger, respectivement, la pr face et la postface de cet ouvrage collectif.
Table des mati res
Pr face Jean-Marie Van der Maren
Remerciements
Liste des acronymes et des sigles
Liste des figures et des tableaux
Introduction Rakia Laroui

Chapitre 1 La distance, la proximit et le d fi de l objectivit du chercheur Jean-Yves L vesque
1. La distance, la proximit et l objectivit
2. Le "chercheur- tranger au sein de deux projets
2.1. Une recherche singuli re: l tranget plurielle comme levier pour favoriser l objectivit
2.2. La distance et la proximit , deux p les au sein d un m me projet de recherche
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 2 La participation d enseignants la recherche en ducation Repr sentation de la recherche, perfectionnement professionnel et dynamique de classe Vincent Richard et Michel B langer
1. L enseignant et la recherche
2. L enseignant et son perfectionnement professionnel
3. L enseignant face sa classe
3.1. La classe comme cosyst me
3.2. Un cosyst me perturb
3.3. L adaptabilit : une perturbation contr ler
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 3 La recherche-action en administration scolaire Proposition d une d marche qui encadre la dynamique de recherche et qui favorise la communication entre les partenaires Jean Bernatchez
1. La mise en contexte historique et conceptuelle de la recherche-action en ducation
2. Une d marche de recherche-action en administration scolaire
3. Deux cas de recherche-action en administration scolaire
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 4 Les leviers et les freins m thodologiques relatifs une recherche-action-formation en ce qui concerne la supervision p dagogique men e en communaut de pratique professionnelle Yamina Bouchamma, Daniel April et Marc Gigu re
1. Le contexte de la recherche-action-formation
2. Les leviers li s la m thodologie
2.1. La collaboration avec les partenaires et l analyse des besoins
2.2. La validation des outils de collecte des donn es et du contenu de la formation par un comit de pilotage
2.3. La flexibilit du cadre conceptuel, du contenu de la formation, du mode de collecte des donn es et du mode de fonctionnement
2.4. L animation des groupes de discussion par un membre de l quipe-universit ayant une grande exp rience la direction d un tablissement et en formation
2.5. L utilisation de la pratique du retour et de la validation par les acteurs
2.6. L autonomisation des participants
3. Les freins li s la m thodologie
3.1. L chantillon: h t rog n it , repr sentativit et attrition
3.2. Le calendrier des rencontres de formation
3.3. L accompagnement diff renci
3.4. La th orie d usage et la th orie profess e
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 5 La recherche participative en sociologie de l ducation en France Catherine Nafti-Malherbe
1. Une d finition de la ou des recherches participatives
2. La place du chercheur dans la recherche participative
2.1. Les difficult s
2.2. Des compromis
2.3. La place du sujet
3. La formation des lites en France: un exemple concret de recherche participative
3.1. Les diff rentes tapes
3.2. La restitution crite des donn es
3.3. La restitution orale des donn es et la vraisemblance
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 6 La recherche participative Quelques pistes de solution en r ponse des d fis li s l inclusion scolaire d l ves ayant des besoins particuliers Pauline Beaupr , Sylvain Letscher, Mathieu Point et lise Milot
1. La recherche participative: une d finition conceptuelle
2. Des d fis de la recherche participative portant sur l inclusion scolaire: quelques pistes de solution
2.1. Le cadrage de la recherche
2.2. L accessibilit aux l ves
2.3. La communication avec les l ves
2.4. La disponibilit des participants
2.5. Le respect du statut de cochercheur des participants
2.6. Le respect de l thique
2.7. L incertitude et la continuit
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 7 La recherche partenariale Apports et emb ches M lanie Gagnon et Catherine Beaudry
1. Le portrait synoptique de la recherche partenariale
1.1. Les d finitions et les fondements
1.2. Les implications de ce type de recherche
1.3. Les obstacles possibles et les facteurs de succ s
2. Le r cit autobiographique comme mode de collecte des donn es
2.1. Les postulats de base du r cit autobiographique
2.2. Les apports et les lacunes du r cit autobiographique
2.3. Une d marche m thodologique emprunt e
3. Les exp riences empiriques de recherches partenariales
3.1. Les illustrations d exp riences fructueuses
3.2. L adversit en recherche partenariale
4. Les enjeux et les pistes de r flexion
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 8 Les d fis d une recherche commandit e sur le th me de la pers v rance scolaire Marie-H l ne H bert, Alexis Salvador Loy , ric Frenette, Martin Gendron, Julie M lan on et Dominic Simard
1. Les d fis "typiques en recherche
2. L exemple d une recherche pour ajouter la r flexion sur les d fis
3. Des d fis en tout genre relever
3.1. Une recherche commandit e
3.2. La limite du sablier
3.3. Un recrutement parfois difficile
3.4. La formation du personnel de recherche: un incontournable
3.5. Des groupes de discussion sous la loupe
3.6. Des instruments de collecte des donn es b tir
3.7. Un corpus de donn es intimidant
3.8. L acceptation du "l cher-prise
3.9. La diffusion de la recherche ou l espoir de retomb es dans les milieux touch s
3.10. Le syndrome du "un peu plus
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 9 L laboration de la question de recherche Une premi re tape pour guider la d marche m thodologique Sylvie T treault
1. La question de recherche: le point de d part
2. Les l ments consid rer lors de l laboration de la question de recherche
2.1. Les caract ristiques du chercheur ou de l tudiant
2.2. L objectif
2.3. Les participants cibl s
2.4. Le contexte et ses contraintes
3. Les composantes de la question de recherche
3.1. Des questions classiques
3.2. Des moyens mn motechniques
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 10 La recherche-d veloppement, une m thode centr e sur l laboration d un produit L exemple de PIALEF Hubert Gascon et Marie-Paule Germain
1. La recherche-d veloppement
2. L exemple du d veloppement de PIALEF
2.1. La phase 1: l origine de la recherche
2.2. La phase 2: le r f rentiel
2.3. La phase 3: l op rationalisation
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 11 La recherche qualitative incorporant un point de vue philosophique Avantages et pistes possibles de d finition Olivier Michaud
1. L autorit ducative
2. L ducation la d mocratie
2.1. Un exemple du d roulement d une s ance de philosophie pour enfants
2.2. Le point de vue philosophique: freins et leviers
3. La moralit
3.1. Deux exemples de discussions sur la moralit
3.2. Le point de vue philosophique: freins et leviers
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 12 La collecte de donn es aupr s de participants ayant des incapacit s intellectuelles D fis et facteurs de succ s Francine Julien-Gauthier, Colette Jourdan-Ionescu, Sarah Martin-Roy et Julie Ruel
1. Le recrutement des participants
2. L obtention d un consentement libre et clair
3. La s lection et la formation des intervieweurs
4. La communication avec des PII
5. La passation de questionnaires
6. La conduite d entretiens individuels
7. La r alisation de groupes de discussion
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 13 L entretien semi-dirig et ses principaux d fis Rakia Laroui et Roger de la Garde
1. L entretien en tant qu outil m thodologique de recherche
2. L entretien semi-dirig : les acquis
3. L entretien semi-dirig : les d fis
3.1. Des d fis li s la collecte des donn es
3.2. Des d fis li s l analyse des donn es
3.3. Des d fis d ordre relationnel
4. L entretien semi-dirig en tant qu outil de recherche: une illustration
Conclusion
Bibliographie

Chapitre 14 Les devis de recherche mixtes Un moyen de r pondre des probl mes complexes en ducation Thomas Rajotte, Maria-Lourdes Lira-Gonzales et Pascal Gr goire
1. La fin de la guerre des paradigmes: la source des m thodes de recherche mixtes
2. Les m thodes mixtes en recherche
3. Les types de devis de recherche mixtes
3.1. Les devis mixtes simultan s ( parallel mixed designs )
3.2. Les devis mixtes s quentiels ( sequential mixed designs )
3.3. Les autres types de devis de recherche mixte
4. Les forces et les limites des m thodes de recherche mixtes
5. L illustration et l application d un devis mixte la recherche en ducation
5.1. Les fondements de la recherche pr sent e
5.2. La premi re phase: la d marche qualitative
5.3. La deuxi me phase: la d marche quantitative
5.4. La troisi me phase: la d marche qualitative
5.5. L interpr tation des r sultats
Conclusion
Bibliographie
Postface Fran ois Guillemette
1. La diversit au service de la diff renciation
2. Le lien entre la mani re d aborder l objet d tude et les m thodes
3. Le crit re de l objectivit en recherche
4. La pertinence de la recherche en ce qui concerne la pratique professionnelle
Notices biographiques
Liste des acronymes et des sigles
AC L
Association canadienne pour l valuation des langues
ACFAS
Association francophone pour le savoir
AIPELF
Association internationale de p dagogie exp rimentale de langue fran aise
AFIRSE
Association francophone internationale de recherche scientifique en ducation
APA
Activit physique adapt e
APPEA
Association francophone de psychologie et psychopathologie de l enfant et de l adolescent
APPSO
Groupe de recherche sur l apprentissage et la socialisation
AQETA
Association qu b coise des troubles d apprentissage
AQIS
Association du Qu bec pour l int gration sociale
ARQ
Association pour la recherche qualitative
CER
Comit s d thique de la recherche
C RC
Comit d thique de la recherche conjoint
CERFA
Centre d tudes et de recherches pour favoriser l apprentissage
CESA
Cooperative Educational Service Agency
CIRRIS
Centre interdisciplinaire de recherche en r adaptation et en int gration sociale
CRDI
Centre de r adaptation en d ficience intellectuelle
CRDITED
Centre de r adaptation en d ficience intellectuelle et en troubles envahissants du d veloppement
CRIFPE
Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante
CRIRES
Centre de recherche et d intervention sur la r ussite scolaire
CRSH
Conseil de recherches en sciences humaines du Canada
CRSNG
Conseil de recherches en sciences naturelles et en g nie du Canada
CSSS
Centre de sant et de services sociaux
DI
D ficience intellectuelle
DP
D ficience physique
EESP
cole d tudes sociales et p dagogiques de Suisse Occidentale
FADIO
Formation distance interordres
FQCRDI
F d ration qu b coise des centres de r adaptation en d ficience intellectuelle
GEMAS
Groupe d tude sur l enseignement des math matiques en adaptation scolaire
GRIIPTIC
Groupe de recherche interuniversitaire sur l int gration p dagogique des technologies de l information et de la communication
IQDI
Institut qu b cois de la d ficience intellectuelle
IRDPQ
Institut de r adaptation physique de Qu bec
IRS
Instituts de recherche en sant du Canada
ISQ
Institut de la statistique du Qu bec
LASER
Laboratoire de recherche sur la sant en r gion
LEAP
Learning Experiences and Alternative Program for Preschoolers and the Parents
LIMIER
Litt ratie illustr e: m diath que, interventions en ducation et recherche
LIP
Loi sur l instruction publique
MEES
Minist re de l ducation et de l Enseignement sup rieur
MELS
Minist re de l ducation, du Loisir et du Sport
MENB
Minist re de l ducation du Nouveau-Brunswick
MEQ
Minist re de l ducation du Qu bec
MSSS
Minist re de la Sant et des Services sociaux
ONU
Organisation des Nations Unies
OPHQ
Office des personnes handicap es du Qu bec
PEGEI
Politique, conomie, gestion de l ducation et ducation internationale
PIALEF
Programme interdisciplinaire d accompagnement en ligne et d entraide famille
PII
Personnes ayant des incapacit s intellectuelles
PPH
Processus de production du handicap
PSCA
Pers v rance scolaire en Chaudi re-Appalaches
R-A-F
Recherche-action-formation
Resilio
Association internationale pour la promotion et la diffusion de la recherche sur la r silience
RP
Recherche partenariale
SHS
Sciences humaines et sociales
SSL
Secure Sockets Layer
TDA/H
Trouble de l attention avec ou sans hyperactivit
TEACCH
Treatment and Education of Autistic and Related Communication Handicapped Children
T CA
Table ducation Chaudi re-Appalaches
T LUQ
T l -universit du Qu bec
TSA
Trouble du spectre de l autisme
UNESCO
Organisation des Nations Unies pour l ducation, la science et la culture
UNICEF
Fonds des Nations Unies pour l enfance
UQAM
Universit du Qu bec Montr al
UQAR
Universit du Qu bec Rimouski
UQO
Universit du Qu bec en Outaouais
Liste des figures et des tableaux
Figure 1.1.
Mobilit de l tranger (du chercheur)
Figure 6.1.
D marche de conduite de projet
Figure 9.1.
Mots interrogatifs guidant l mergence de la question de recherche
Figure 10.1.
Mod le de recherche-d veloppement
Figure 10.2.
Sch ma d architecture d ensemble et processus d authentification de PIALEF
Figure 14.1.
Situation des m thodes mixtes sur le continuum quantitatif-qualitatif
Figure 14.2.
Repr sentation du devis mixte simultan convergent
Figure 14.3.
Repr sentation du devis mixte s quentiel explicatif
Figure 14.4.
S quence des phases de r alisation de la recherche
Figure 14.5.
R sum des freins et des leviers relatifs chacune des phases de la recherche


Tableau 8.1.
Principaux d fis de la recherche regroup s en sept cat gories
Tableau 9.1.
Exemples de questions en ducation en fonction de la m thodologie
Tableau 9.2.
Exemples d application de quatre m thodes mn motechniques pour soutenir l laboration d une question de recherche en ducation
Tableau 14.1.
Description des autres types de devis de recherche
Tableau 14.2.
Forces et limites des devis de recherche mixtes
Introduction
Rakia Laroui
Dans toutes les sph res d activit de la soci t , la recherche s est impos e avec le temps. Les questions li es aux enjeux m thodologiques constituent des pr occupations d actualit qui se r v lent d une importance capitale. Le projet du pr sent ouvrage collectif, intitul Le chercheur face aux d fis m thodologiques de la recherche: freins et leviers , est une initiative du Groupe de recherche sur l apprentissage et la socialisation (APPSO) de l Universit du Qu bec Rimouski (UQAR), campus de L vis et de Rimouski.
Depuis sa cr ation en 2009, l APPSO se consacre l tude des m canismes d apprentissage et des conditions qui favorisent celui-ci. Il privil gie galement l tude des processus de socialisation dans une perspective d int gration et de participation des personnes au sein de diff rents milieux (scolaire, familial, communautaire). Le groupe compte pr s d une quarantaine de membres, professeurs et tudiants des deux campus (L vis et Rimouski) ainsi qu associ s et invit s d autres universit s nationales et internationales. Le regroupement vise cr er une synergie entre des chercheurs multidisciplinaires aux expertises convergentes. Ce r seau de collaboration cherche aborder les enjeux majeurs en ducation en plus de promouvoir et de diffuser les recherches de ses membres.
Apr s six ann es de pr sence active en recherche, l APPSO a organis son premier colloque scientifique international autour d un th me rassembleur et d actualit , savoir les d fis m thodologiques de la recherche. Le colloque, tenu en mai 2015 dans le cadre du 83 e congr s de l Association francophone pour le savoir (ACFAS), a amen les membres du groupe et les participants r fl chir aux d fis (freins) associ s la recherche et proposer des solutions (leviers) permettant de mieux cerner la complexit des enjeux li s la recherche. Le colloque de deux jours a favoris la r flexion collective sur les d fis m thodologiques de la recherche dans plusieurs domaines, au sein desquels les participants ont pu faire part d exp riences inspirantes de recherche. Puis, dans le sillage et la continuit de ces discussions, et pour approfondir ces r flexions, l APPSO a pris l initiative de pr parer un ouvrage collectif qui constitue une "r flexion sur les m thodologies de recherche .
L objectif du pr sent ouvrage collectif est de reconsid rer la probl matique de l apprentissage et de la socialisation sous un angle trop souvent n glig , soit celui des d fis de nature m thodologique auxquels font face les chercheurs qui tudient ce sujet. Cette th matique est trait e selon deux orientations: les fondements m thodologiques de la recherche et l illustration d exp riences v cues par les chercheurs.
Cet ouvrage veut surtout favoriser le d veloppement d une pens e et d une r flexion critiques sur des m thodologies de recherche. Ainsi, il s adresse des chercheurs en exercice, des praticiens chercheurs et des tudiants chercheurs. Il pourrait servir d outil dans le cadre de la formation initiale et continue la recherche ainsi que dans des s minaires de m thodologie de recherche aux 1 er , 2 e et 3 e cycles universitaires.
L ouvrage, sous la direction de Rakia Laroui, Pauline Beaupr et Marie-H l ne H bert, se compose de 14 chapitres.
Comme tout chercheur est appel relever constamment le d fi de l objectivit de sa d marche de recherche, Jean-Yves L vesque expose, dans le premier chapitre, une r flexion sur "La distance, la proximit et le d fi de l objectivit du chercheur . Sa r flexion aborde le sens de l objectivit en recherche, ses fondements, le d fi qu elle pose au chercheur et les leviers qui la favorisent. L auteur illustre cette th matique en exposant deux projets qui ont marqu son parcours de chercheur. Il ressort de la lecture analytique des deux projets de recherche que, dans les deux cas, tant les chercheurs que les participants la recherche se sont d plac s et ont fait un effort d objectivit . Pour l auteur, afin d loigner la subjectivit , les chercheurs et les participants peuvent faire appel leur libert de d placement, soit s loigner ou se rapprocher de l objet de recherche qu ils explorent. Cette mobilit est en fait un acte d objectivit .
Si l objectivit de la d marche en recherche constitue un d fi pour le chercheur, le recrutement des participants permettant la collecte des donn es est aussi un r el enjeu. Vincent Richard et Michel B langer ont voulu tudier dans le chapitre 2 , intitul "La participation d enseignants la recherche en ducation: repr sentation de la recherche, perfectionnement professionnel et dynamique de classe , les facteurs influant sur la participation d enseignants un projet de recherche. Ils exposent les repr sentations que se font des enseignants au sujet de la recherche en ducation, de leurs perspectives de perfectionnement professionnel et des r percussions de leur participation la recherche sur la dynamique de classe. Les auteurs pr cisent qu il existe un foss entre la recherche et la pratique. Les enseignants utilisent peu les connaissances issues de la recherche parce qu ils n ont que peu de possibilit s de se perfectionner professionnellement. Ainsi, pour les auteurs, mieux arrimer les projets de recherche aux attentes relatives au perfectionnement professionnel am liorerait les relations entre chercheurs et praticiens.
Le chapitre 3 traite de l un des d fis de cet arrimage de la recherche aux milieux de pratique. Jean Bernatchez pr sente, dans "La recherche-action en administration scolaire: proposition d une d marche qui encadre la dynamique de recherche et qui favorise la communication entre les partenaires , les l ments m thodologiques cl s de la recherche-action ainsi que ses diff rents types. Le chapitre expose la m thode CAUTER, utilis e dans deux projets de recherche-action en gestion et politiques scolaires dans le contexte des partenariats entre les universit s et les milieux de pratique. Les deux exemples expos s illustrent bien la difficult et le d fi de concilier recherche et action sur les plans de la m thodologie, de l thique, de la politique et de la soci t .
Le chapitre 4 expose quant lui les freins et les leviers relatifs la recherche-action quand elle est associ e la formation. Yamina Bouchamma, Daniel April et Marc Gigu re, dans "Leviers et freins m thodologiques relatifs une recherche-action-formation en ce qui concerne la supervision p dagogique men e en communaut de pratique professionnelle , d crivent et analysent les freins et les leviers relatifs un projet qui consistait accompagner des directions d tablissements scolaires pour leur permettre de constituer une communaut de praticiens professionnels afin de superviser leur personnel enseignant. M me si la m thodologie de la recherche-action-formation pr sente des limites, les auteurs mettent l accent sur son utilit et ses avantages. Ils retiennent, entre autres, la collaboration fructueuse des partenaires impliqu s dans les projets ainsi que la flexibilit du cadre conceptuel, du contenu de la formation, du mode de collecte des donn es et du mode de fonctionnement.
Un autre d fi m thodologique de recherche est la place du chercheur, particuli rement en recherche participative. C est la question que traite Catherine Nafti-Malherbe dans le chapitre 5 , intitul "La recherche participative en sociologie de l ducation en France . En partant d un bref historique de la sociologie de l ducation d inspiration fran aise, Nafti-Malherbe pr cise que la pratique de la recherche participative est plus utilis e et valoris e au Qu bec qu en France. Elle explique l int r t pour la recherche participative par la place qu occupe le chercheur; celui-ci se situe "avec , et non "sur , les acteurs. L auteure illustre ses propos par une recherche participative qu elle a men e au sein d une cole d ing nieurs atypique en France. L exemple lui permet de montrer les limites d une recherche participative manant d une demande institutionnelle plut t que du terrain en question.
Le chapitre 6 met l accent sur d autres d fis m thodologiques de la recherche participative. Pauline Beaupr , Sylvain Letscher, Mathieu Point et lise Milot traitent de "La recherche participative: quelques pistes de solution en r ponse des d fis li s l inclusion scolaire d l ves ayant des besoins particuliers . Apr s la d finition du processus de recherche participative, les auteurs pr sentent, par l interm diaire d illustrations de projets en contexte d inclusion scolaire, les fa ons dont les diff rentes tapes de la recherche participative constituent des d fis pour l quipe de recherche: l acc s au terrain et aupr s des l ves; des interactions difficiles; des ajustements contraignants. Les auteurs pr cisent que ces obstacles peuvent devenir des leviers, lorsque les diff rents partenaires entretiennent une collaboration fructueuse respectant les r gles thiques pour mener terme le projet. Le chapitre offre des retomb es prax ologiques transf rables dans d autres milieux scolaires.
Dans le chapitre 7 , M lanie Gagnon et Catherine Beaudry traitent de "La recherche partenariale: apports et emb ches . Les auteures expliquent que, dans les d finitions conceptuelles du terme, une confusion persiste quant la compr hension du partenariat entre les chercheurs et les acteurs sociaux. Celui-ci doit reposer sur la coconstruction des connaissances au sein d une relation sym trique entre les chercheurs et les acteurs sociaux. Or, il peut se heurter des obstacles li s aux int r ts des partenaires et des chercheurs, qui peuvent varier. L applicabilit des r sultats pr occupe les partenaires du milieu, alors que les chercheurs veulent contribuer l avancement des connaissances. Les auteures pr sentent des illustrations d exp riences de recherche partenariales au cours desquelles les obstacles rencontr s ont men les chercheurs faire des compromis sur le plan de la science.
Un autre type de partenariat est expos au chapitre 8 , intitul "Les d fis d une recherche commandit e sur le th me de la pers v rance scolaire . Marie-H l ne H bert, Alexis Salvador Loy , ric Frenette, Martin Gendron, Julie M lan on et Dominic Simard y abordent les principaux d fis rencontr s par des chercheurs en contexte de recherche commandit e. partir d une recherche qu ils ont men e, les auteurs explicitent les d fis m thodologiques rencontr s en fonction du contexte particulier de la recherche ainsi que des statuts des chercheurs et des partenaires, et durant les tapes de r alisation du devis m thodologique. Des questions pertinentes quant l ind pendance de l quipe de chercheurs et la libert intellectuelle sont pos es. Le chapitre se termine par la suggestion d actions efficaces pouvant servir aux chercheurs qui se lancent dans la r alisation d une recherche commandit e.
Parmi les l ments importants et les tapes cruciales pour guider et mener une recherche, on trouve l laboration de la question de recherche. Cet l ment est consid r dans le chapitre 9 , intitul "L laboration de la question de recherche: une premi re tape pour guider la d marche m thodologique . Sylvie T treault y expose les l ments consid rer lors de l laboration de la question de recherche: les caract ristiques du devis de recherche, celles du chercheur ou de l tudiant, l objectif vis , les participants cibl s et le contexte de la recherche, avec ses contraintes. L auteure expose les composants de la question de recherche en proc dant par des m thodes classiques ou par des moyens mn motechniques. L article guide le lecteur dans l laboration d une bonne question de recherche l aide de plusieurs exemples concrets.
Le chapitre 10 aborde la m thodologie de la recherche-d veloppement. Hubert Gascon et Marie-Paule Germain pr sentent "La recherche-d veloppement, une m thode centr e sur l laboration d un produit: l exemple de PIALEF . Ils illustrent cette d marche de recherche par la cr ation d un programme en ligne con u pour accompagner les parents de jeunes enfants ayant des incapacit s. Les auteurs d crivent les tapes de la pr paration, de l laboration et de la mise l essai de la plateforme en ligne. Pour r aliser le produit, ces tapes ont d tre accomplies par l instauration d un partenariat structur entre le milieu universitaire et les milieux de pratique. Selon les auteurs, la d marche de recherche-d veloppement, si elle est bien men e, peut contribuer l avancement des connaissances et des pratiques.
Le chapitre 11 introduit une r flexion singuli re sur "La recherche qualitative incorporant un point de vue philosophique: avantages et pistes possibles de d finition . partir de sa recherche doctorale, Olivier Michaud illustre une d marche de m thodologie qualitative caract ris e par la dimension philosophique du processus de recherche, et ce, de l laboration de la probl matique la collecte et l analyse des donn es. L auteur consid re que l introduction d une perspective philosophique permet au chercheur qualitatif d adopter une posture r flexive quant aux concepts qu il utilise et aux donn es collect es. Le chapitre pr cise l apport de la philosophie aux m thodologies en sciences humaines et sociales.
Dans le chapitre 12 , intitul "La collecte de donn es aupr s de participants ayant des incapacit s intellectuelles: d fis et facteurs de succ s , Francine Julien-Gauthier, Colette Jourdan-Ionescu, Sarah Martin-Roy et Julie Ruel traitent des particularit s m thodologiques li es la collecte des donn es aupr s de personnes ayant des incapacit s intellectuelles. Ils exposent des m thodes de collecte de donn es souvent employ es pour obtenir le point de vue de ces personnes. Des outils, comme les questionnaires ainsi que les canevas de discussions individuels et de groupes de discussion, doivent tre adapt s aux personnes ayant des incapacit s intellectuelles. Le chapitre fait ressortir les d fis m thodologiques et les facteurs de succ s relatifs aux diff rentes tapes de la recherche r alis e aupr s de personnes ayant des incapacit s intellectuelles.
Le chapitre 13 traite d une m thode de collecte de donn es, savoir "L entretien semi-dirig et ses principaux d fis . Il pr sente les avantages et les enjeux que comporte cette m thode en ce qui concerne les chercheurs. Rakia Laroui et Roger de la Garde, apr s avoir d fini l entretien en tant qu outil m thodologique de recherche, choisissent de traiter de l entretien semi-dirig . Ils pr sentent les avantages de son utilisation et discutent des diff rents d fis que rencontrent les chercheurs au cours du processus de collecte et d analyse des donn es ainsi que des d fis d ordres relationnel et thique. Les auteurs illustrent ces d fis l aide d un projet de recherche portant sur l tude comparative des repr sentations sociales du vivre-ensemble chez des enseignants et des parents de Moncton et de Rimouski . Ils pr cisent que les enjeux relatifs l utilisation de l entretien semi-dirig en tant qu outil de recherche peuvent galement tre envisag s dans les cas d autres types d entretiens. Cependant, ces d fis se posent diff remment quand l entretien est m diatis et non pr sentiel.
Le dernier chapitre, intitul "Les devis de recherche mixtes: un moyen de r pondre des probl mes complexes en ducation , vise le d passement de la querelle propos des paradigmes relatifs aux m thodes de recherches quantitatives et de recherches qualitatives. Il aborde les apports des devis de recherche mixtes et expose les avantages du recours cette m thodologie. Les auteurs Thomas Rajotte, Maria-Lourdes Lira-Gonzales et Pascal Gr goire proposent un tableau clairant des forces et des limites de cette m thodologie. Ils explicitent les devis mixtes simultan s et les devis mixtes s quentiels. Les auteurs font ressortir les sept crit res appliqu s aux diff rents types de devis mixtes. Par l interm diaire d une recherche r alis e, ils montrent les diff rents apports de la recherche mixte en ce qui concerne plusieurs aspects de la probl matique de recherche.
Le pr sent ouvrage vise rendre compte des richesses que peut produire une r flexion innovante sur les d fis m thodologiques de la recherche. Ses diff rents chapitres permettent de d terminer et d analyser les enjeux complexes et stimulants auxquels les chercheurs font face au cours de leur d marche de recherche. Les r flexions des 33 auteurs qui ont particip cet ouvrage collectif apportent un clairage particulier, correspondant diverses facettes de la complexit m thodologique de la recherche dans plusieurs domaines. De plus, l ouvrage expose aux lecteurs des illustrations et des exp riences significatives de recherche o la cr ativit m thodologique des chercheurs est inspirante. Plusieurs questionnements f conds et d actualit propos des d fis m thodologiques de la recherche sont abord s: l objectivit de la d marche de recherche, l laboration de bonnes questions de recherche, le recrutement des participants, les m thodes de collecte et de traitement des donn es, l thique en recherche, l arrimage des milieux de recherche aux milieux de pratique, etc. Ce regard critique des chercheurs am ne le lecteur vers l art de s interroger sur les pratiques m thodologiques de recherche et vers des pistes de r flexion, expos es dans la pr face et la postface du pr sent ouvrage collectif.
CHAPITRE 1

La distance, la proximit et le d fi de l objectivit du chercheur
Jean-Yves L vesque
Tout chercheur est appel relever constamment le d fi de l objectivit de sa d marche. Dans le champ qui nous occupe, soit celui des sciences de l ducation, ce d fi donne mati re r flexion: quels en sont les fondements? Comment le chercheur doit-il l aborder? Quelles sont les strat gies possibles pour le surmonter? L objectivit peut-elle prendre diff rentes formes?
Le concept d "objectivit a trait au caract re de ce qui constitue un objet de pens e valable pour tous. Dans l usage courant, il est employ pour signifier la qualit de ce qui est conforme la r alit , l absence de partialit d un jugement ou d une personne (Rey, 1998). Dans la sph re scientifique, le terme renvoie l habilet du chercheur laisser l objet d tude montrer sa nature par l interm diaire des descriptions et des interpr tations qu il en fait (Baribeau et Royer, 2012). Pour Robillard (2010), l objectivit repr sente la qualit d une analyse du r el libre de toute intentionnalit du chercheur. Cela signifie que c est la gestion de la distance entre le chercheur et l objet tudi qui tablit le rapport entre la science et le r el. Tr s proche du concept d "objectivit , objectivation est un terme d action qui se r f re "au processus par lequel la connaissance devient de moins en moins subjective (Legendre, 2005, p. 961). Pour sa part, la notion de "subjectivit d signe le caract re de ce qui appartient au sujet. Elle s est r pandue et se rapporte l tat de la personne qui consid re les choses d une mani re subjective (Rey, 1998). La subjectivit implique que le rapport entre la science et le r el est compris "comme une inclusion des connaissances du scientifique acquises ant rieurement au processus actuel d analyse (Robillard, 2010, p. 138). Robillard ajoute que la subjectivit est associ e une philosophie des sciences oppos e l objectivit .
C est la probl matique du rapport antinomique entre la distance qui s pare l objet d tude du chercheur, associ e l objectivit , et leur proximit , associ e la subjectivit , qui constitue le propos du pr sent chapitre. Pour en discuter, nous nous r f rerons, dans un premier temps, au fabuleux texte de Georg Simmel, crit en 1908 (r dit en 1990), et celui d Alvaro Pires, qui en a fait une relecture en 1997. Simmel (1990) livre une m taphore, celle de l tranger au sein d un groupe. En mettant l accent sur les caract ristiques de l tranger, il veut d montrer que l exercice de l objectivit s inscrit dans un ph nom ne de bipolarit . Dans un second temps, la m taphore de Simmel sera transpos e la r alit de deux projets de recherche, qui mettront en exergue des manifestations de l emploi de cette bipolarit , laquelle agit comme un levier favorable l objectivit en recherche.
1. La distance, la proximit et l objectivit
D entr e de jeu, Simmel oppose le voyageur et l tranger, deux individus tr s distincts, dont l un quitte l espace qui l a int ress et l autre s y tablit. Le voyageur est celui qui ne demeure pas longtemps, il "arrive un jour et repart le lendemain (Simmel, 1990, p. 53). Pires (1997, p. 42) ajoute que le voyageur "n a pas de point d attache particulier . A contrario , l tranger est "plut t la personne arriv e aujourd hui et qui restera demain (Simmel, 1990, p. 53). L tranger demeure tout de m me un voyageur potentiel, car "bien qu il n ait pas poursuivi son chemin, il n a pas tout fait abandonn la libert d aller et de venir (Simmel, 1990, p. 53). Pires (1997) insiste sur un l ment important de la m taphore de Simmel, qui lui donne toute son efficacit , savoir que l tranger n est pas la remorque du groupe et de sa ou de ses perspectives. Simmel (1990) ajoute aussi la pr cision suivante: certes, l tranger est rattach un groupe; toutefois, son statut au sein du groupe est a priori d termin par le fait qu il n en fait pas partie depuis son origine et qu il y a introduit des caract ristiques qui ne lui sont pas propres.
Simmel veut d montrer que le statut d tranger peut tre propice une forme particuli re d interaction, favorable l objectivit . Il soutient que la caract ristique particuli re de l tranger est sa mobilit :
Parce qu il n a pas de racines dans les particularismes et les partialit s du groupe, il s en tient l cart avec l attitude sp cifique de l objectivit , qui n indique pas le d tachement ou le d sint r t, mais r sulte plut t de la combinaison particuli re de la proximit et de la distance, de l attention et de l indiff rence (Simmel, 1990, p. 55).
L objectivit , pour cet auteur, ne se d finit dans aucune situation comme une absence de participation. Simmel soutient que, si tel tait le cas, le chercheur serait tout fait en dehors de la relation, qu elle soit subjective ou objective. L objectivit correspond un type particulier de participation, laquelle ne suppose pas que
l esprit soit une table rase sur laquelle les choses inscriraient leurs caract res, mais au contraire qu il soit en pleine activit , op rant suivant ses propres lois, liminant par l m me les ruptures accidentelles et les insistances dont les particularit s individuelles et subjectives ne feraient que donner des images diff rentes d un seul et m me objet (Simmel, 1990, p. 56).
Pires ajoute que l effort d objectivation exige
d abord attachement et int r t pour le groupe: ensuite distance par rapport aux particularismes du groupe ou au moins quelques-unes de ses particularit s [ ] Objectivit n est pas alors synonyme de neutralit ou de d sint r t . Mais tre attach et int ress - c est- -dire ne pas tre neutre - n implique pas, dans le cadre de cette combinaison particuli re, se mettre la remorque du groupe ou tout accepter partir d un point de vue donn (Pires, 1997, p. 44).
Simmel (1990, p. 56) va encore plus loin en d finissant l objectivit comme libert : "L homme objectif n est retenu par aucune esp ce d engagement susceptible de le faire pr juger de ce qu il per oit, de ce qu il comprend, ou de son valuation du donn . L tranger a cette libert , th orique et pratique, qui lui permet d examiner les relations en se lib rant des pr jug s ainsi que de les soumettre des mod les plus g n raux et plus objectifs; il ne s oblige pas respecter la tradition ou encore les positions de ses pr d cesseurs. Cette libert pratique et th orique de l tranger, Pires (1997, p. 44-45) la relie au v cu du chercheur, c est- -dire qu elle peut tre vue "notamment comme la capacit de se d tacher, au besoin divers degr s, d une seule perspective pist mologique, d une seule fa on de concevoir les diff rents objets, d un seul courant th orique et d un seul type de recherche empirique . Le chercheur doit se montrer dispos voyager dans toutes les directions.
Cette capacit de voyager, soit cette mobilit , ajoute la relation de l tranger au groupe ce que Simmel (1990, p. 57) appelle un " l ment de froid . La figure 1.1 repr sente la bipolarit relative cette mobilit , voqu e plus haut. Ainsi, son appartenance au groupe fait que l tranger en est la fois proche et distant. Sa distance se marque par sa capacit de se diff rencier du groupe, d adopter un point de vue externe, soit ext rieur celui du groupe, et d exercer sa libert de voyager dans diverses directions, sur le plan par exemple des th ories ainsi que des fondements pist mologiques et prax ologiques. Sa proximit s exprime par sa capacit de s identifier au groupe et d adopter un point de vue interne, semblable celui du groupe. Cette double dimension, dont il est question tout au long de l expos fait par Simmel (1990, p. 59), constitue pour l tranger "une combinaison particuli re faite de "tension mutuelle qui produit cette relation, sp cifique et formelle, l tranger .
FIGURE 1.1. Mobilit de l tranger (du chercheur)

Afin d effectuer une lecture analytique de la m taphore de l tranger propos e par Simmel, et ainsi de traiter concr tement la question du d fi de l objectivit et des leviers qui la favorisent, deux projets de recherche seront maintenant voqu s.
2. Le "chercheur- tranger au sein de deux projets
Les deux projets qui seront expos s ici s ins rent dans une pratique de recherche d une dur e d une vingtaine d ann es. On retrouve dans le cheminement du chercheur, d une part, une pr occupation pour les l ves issus d un milieu socio conomiquement d favoris et leurs parents ainsi que pour les l ves en difficult d apprentissage ou vivant avec des diff rences sur le plan de la cognition et, d autre part, un int r t marqu pour le lire- crire, particuli rement chez les enfants du pr scolaire et du primaire, mais galement chez les adultes.
Selon la typologie de Van der Maren sur les pratiques de recherche en ducation, les recherches du chercheur ont port sur divers enjeux: un enjeu nomoth tique (production d un savoir savant), un enjeu pragmatique (r solution des probl mes de disfonctionnement) et un enjeu ontog nique (perfectionnement, d veloppement par la r flexion sur l action). Ces enjeux, par ailleurs, l ont amen s investir dans des formes vari es de recherches, soit de nature fondamentale (th orique; empiriste compr hensive et descriptive; empiriste avec strat gie statistique) et de nature appliqu e (d veloppement d un objet p dagogique; recherche valuative; recherche-action collaborative). Cette errance, sur le plan de la m thodologie, s est traduite par certains projets au cours desquels le chercheur a t compl tement int gr dans les activit s du groupe participant la recherche et par d autres projets au cours desquels il s en est tenu l cart. Comme l exprime Pires (1997, p. 46), le processus de mobilit (d objectivit ) signifie "essayer d adopter, diff rents moments et par n importe quel moyen, une d marche de va-et-vient entre le point de vue interne et le point de vue externe ou encore une d marche qui introduit l l ment froid . L adoption par ledit chercheur d une position pist mologique en fonction des objets d tude, par loignement (p. ex. une recherche quasi exp rimentale avec strat gie statistique) ou par int riorisation (p. ex. une recherche collaborative ou compr hensive), constitue pour Pires (1997) un v ritable effort d objectivation, plus forte raison si le chercheur est ouvert et envisage une saisie diversifi e des donn es. L itin raire de recherche examin d voile cette ouverture de la part du chercheur, laquelle s exprime par l emploi de techniques diverses, par exemple l entretien en profondeur - ce que Pires (1997) appelle "les lettres -, dans le cas d un groupe restreint d informateurs, ou d un questionnaire - ce que l auteur appelle "les chiffres -, chez une multitude de r pondants.
Le premier projet qui sera expos ici touche le d veloppement ou le r investissement de comp tences l crit. Il consiste en une recherche-action collaborative pour le d veloppement, l exp rimentation et l valuation de dispositifs d enseignement-apprentissage favorables au lire- crire chez des gar ons de 9 13 ans en milieu d favoris . Le second projet touche l initiation l crit au 1 er cycle du primaire. Il a port sur les interactions des l ves de 1 re ann e et 2 e ann e du primaire ainsi que sur l tayage de l enseignant au cours de la r alisation de t ches d criture.
2.1. Une recherche singuli re: l tranget plurielle comm

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