Georges Seurat et œuvres d'art , livre ebook

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Connu pour la subtilité de ses toiles pointillistes, Georges Seurat (1859-1891) était un peintre unifiant l’art et la science, qui obtenait des résultats exceptionnels. Il pouvait prendre des années pour terminer ses peintures qui impressionnaient alors le spectateur par leur complexité scientifique et leur impact visuel. Klaus H. Carl offre aux lecteurs un aperçu fascinant de la technique scientifique se cachant derrière les chefs-d’œuvre pointillistes de Seurat.
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Date de parution

04 juillet 2023

Nombre de lectures

2

EAN13

9781783101498

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

39 Mo

Lucie Cousturier




Georges Seurat
(1859-1891)
Auteur :
Lucie Cousturier
© 2022 Confidential Concepts, worldwide, USA
© 2022 Parkstone Press International, New York, USA
© Image-Bar www.image-bar.com
ISBN : 978-1-78310-149-8
Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays. Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
Sommaire
Biographie
Les Peintures
Les Dessins
Liste des illustrations
« L’art c’est l’harmonie. L’harmonie c’est l’analogie des contraires, l’analogie des semblables, de ton, de teinte, de ligne, considérés par la dominante et sous l’influence d’un éclairage en combinaisons gaies, calmes ou tristes ».
— Georges Seurat


Georges-Pierre Seurat.
Photographie.
Biographie
1859 :   Naissance de Georges-Pierre Seurat à Paris dans une famille bourgeoise. Sa tante est l’épouse du marchand d’art et peintre amateur Paul Haumonté. Cet oncle comptera pour beaucoup dans l’intérêt du jeune Georges pour la pratique de la peinture. Dès l’âge de sept ans il dessine.
1876 :   Seurat s’inscrit à l’École nationale des beaux-arts de Paris en tant qu’auditeur externe.
1878 :   Il est admis définitivement à l’École nationale des beaux-arts dans la section peinture. L’un de ses professeurs est le peintre Henri Lehmann (1814-1882), un ancien élève d’Ingres. C’est à cette époque que Seurat lit pour la première fois un traité scientifique sur les couleurs. Il débute avec De la loi du contraste simultané des couleurs (1839) du chimiste Eugène Chevreul.
1879 :   Il ouvre un atelier avec ses amis Edmond Aman-Jean (qui deviendra un peintre symboliste) et Ernest Laurent qui le suivra vers le néo-impressionnisme. C’est avec eux qu’il visite la quatrième exposition des impressionnistes et décide de quitter les Beaux-Arts. Il part faire son service militaire à Brest et revient un an plus tard avec de nombreux dessins de paysages maritimes.

1882 :   Il commence à se consacrer à l’étude du blanc et du noir, des oppositions entre les couleurs, ce qui sera la base de sa technique artistique.
1884 :   Seurat expose sa première grande composition, Une Baignade à Asnières, au Salon des artistes indépendants. Il y rencontre les peintres qui formeront le groupe des néo-impressionnistes, parmi eux figurent Charles Angrand, Maximilien Luce, Henri Cross et Paul Signac.
1884-1890 :   Pendant l’été, Seurat fait de nombreux séjours en Normandie, au bord de la mer, notamment à Grandcamp-Maisy, Honfleur ou Port-en-Bessin. Ces paysages marins l’inspirent et il en ramène de nombreux tableaux et dessins.
1886 :   Il termine ce qui est sans doute sa toile la plus connue, Un Dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte - 1884, et l’expose lors du deuxième Salon des indépendants.
1890 :   Naissance de son fils Pierre Georges, issu de sa liaison avec le modèle Madeleine Knobloch. Sa famille et ses amis découvrent cette relation qu’il tenait cachée jusqu’alors.
Mars 1891 :   Mort soudaine de Georges Seurat, vraisemblablement à cause d’une angine infectieuse. Son fils décède de la même maladie un mois plus tard.
Les Peintures
Si la renommée qui fait retenir le nom de Cézanne et de Renoir oublie Seurat, c’est que l’œuvre de ce dernier, immédiatement happée et fixée dans des collections privées, ne prend presque plus de contact avec le public. C’est par des œuvres successives que les inventeurs apaisent les masses violentées. Leur production totale est comme une conversation qui, par des formes et des nuances insensibles, convainc les auditeurs. Nul, si Seurat eût continué à vivre après ses trente et un ans, n’échapperait aujourd’hui à la domination de son œuvre que l’envergure de son caractère et de son pouvoir créateur promettait d’égaler celle d’un Eugène Delacroix.
Seurat est un grand peintre mal connu du grand public, dont la personnalité présente l’anomalie, même de son vivant, d’une vision juvénile, digne des aubes antiques, et d’une audaceunique à fixer cette vision seul, sans l’aide de réminiscences des dieux. On comprend que le surgissement, qui arrive à pic pour l’époque, d’un novateur dont les formules perturbatrices impressionnistes, ait irrité le public comme un défi à son infirmité. Mais les rires de la foule et de ses proches, même déchaînés devant ses expositions à Paris, New York, Bruxelles ou Amsterdam, ne troublaient pas le peintre, peu soucieux de succès et de luxe. En effet, il choisit de construire sa pratique artistique selon des lois scientifiques précises. Il voulait trouver et prouver l’existence d’un lien entre l’art et la science. Fondée sur l’optique, sur le jeu des points de couleur entre eux, sa théorie est aujourd’hui appelée le pointillisme.


Portrait de jeune fille (la cousine de l’artiste ? ), vers 1877-1879.
Huile sur toile, 30,4 x 25 cm. The Dumbarton Oaks Research Library and Collections, Washington, D.C.


Femme assise sur un banc (reprisant son manteau), 1880-1881.
Crayon, 16,5 x 10,4 cm. Robert and Lisa Sainsbury Collection, Sainsbury Centre for Visual Arts, Norwich


Le Capuchon, vers 1881.
Encre sur papier 30,5 x 24 cm. Von der Heydt-Museum, Wuppertal


Homme allongé, vers 1881.
Fusain sur papier, 23,2 x 32 cm. Collection particulière, Suisse


Femme agenouillée, vers 1881.
Crayon Conté noir sur papier, 31,8 x 24,1 cm. Collection particulière
Georges Seurat naquit à Paris, en décembre 1859, dans une famille aisée. Après le collège, où il resta jusqu’à l’âge de seize ans, il travailla quatre années à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris avant de s’engager dans des voies plus personnelles et de prendre son indépendance par rapport aux institutions artistiques et muséales alors en place. L’apparence physique de Seurat était semblable à l’idée qu’on se ferait du peintre d’après les figures élancées, raides et calmes qu’il a créées. C’est dans une attitude rigide, où se durcissaient ses formes hautes et pleines, qu’il équilibrait les ardentes poussées de son âme. Nuls déplacements inquiets n’agitaient sa tête harmonieuse et droite sur son buste, ni aucune expression de trouble, ses traits immobiles et réguliers, encadrés de brun. Mais l’occasion d’un bref colloque sur l’art révélait un regard brûlant et une voix psychologique, étranglée par l’impatience d’affirmer de chères convictions.
Seurat, absorbant la tendresse de la lumière et des êtres, était doux comme le faisait prévoir le velours de ses yeux et de ses sourcils noirs, mais il se révélait entier et ombrageux lorsqu’on effleurait l’être intérieur qu’il entretenait secrètement. Peu soucieux d’ordinaire de s’avancer au premier plan des discussions et des causeries, il s’y portait tout entier quand il espérait y nourrir le peintre qui était en lui. Il sortait alors de sa vie profonde avec l’ardeur d’une louve en quête, mais on ne pouvait le suivre dans sa retraite.


Sous-bois à Pontaubert, 1881.
Huile sur toile, 79,1 x 62,5 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York


Artiste, vers 1881-1882.
Crayon et craie sur papier gris, 47 x 31 cm. Collection particulière, Londres


Le Faucheur, 1881-1882.
Huile sur bois, 16,5 x 25,1 cm. Robert Lehman Collection, The Metropolitan Museum of Art, New York


Paysage avec « Le Pauvre Pêcheur » de Puvis de Chavannes, vers 1881.
Huile sur bois parqueté, 17,5 x 26,5 cm. Musée d’Orsay, Paris


Homme au parapet. L’Invalide, vers 1881.
Huile sur bois, 16,8 x 12,7 cm. Collection particulière
Il se montrait aussi peu expansif avec sa mère, normalement tendre, avec qui il prenait ses repas de chaque jour, qu’avec ses amis intimes. Paul Signac, Maximilien Luce, Charles Angrand, Félix Fénéon, ignorèrent presque jusqu’à sa mort son installation domestique régulière avec une compagne qui lui donna un fils, anéanti avec lui dans le même mal. Cette mort de Seurat, âgé de trente et un ans, survint au cours d’une angine infectieuse (tous deux furent victimes de la même maladie en l’espace de quelques semaines). L’opinion des témoins du labeur insensé de l’artiste l’explique comme une conséquence de l’appauvrissement d’un organisme surmené au-delà des résistances humaines.
Seurat peignait jour et nuit. Pendant les dernières années de sa très courte vie, il demeurait accroché de longues heures à son échelle double placée contre une grande toile, se hâtant à l’application des parcelles d’arc-en-ciel représentatives des couleurs locales, des lumières, des réactions. Leurs proportions, observées dans une étude directe, étaient si définitivement fixées dans son esprit, qu’il pouvait les répartir, même sur de grandes surfaces, sans qu’un seul élément mal dosé jaillisse et clame l’analyse hors du pouvoir absorbant de la synthèse. Ainsi, il pouvait assurer l’harmonie de ses compositions pour ainsi dire mathématiquement, dans n’importe quelles conditions de distance ou degré de lumière. Ne l’a-t-on pas vu travailler très tard dans la nuit malgré les trahisons d’un éclairage artificiel qu’il fallait défalquer ?


Paysan à la houe, 1882.
Huile sur toile, 46,3 x 56,1 cm. Solomon R. Guggenheim Museum, New York

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