Un petit goût de paradis , livre ebook

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2023

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« Le plus grand miracle de l’amour est de rendre l’impossible possible. »





Rachel aime le rock, la romance et les Disney. Si son prénom ne vient pas de Friends, c’est le cas de beaucoup de ses références. Malgré sa première expérience désastreuse de l’amour, elle croit quand même que l’homme de sa vie existe. Sans vraiment le chercher, elle vit sa vie de Super Tata des enfants de Laurie, sa meilleure amie d’enfance.





Tom, grand romantique qui a su garder son âme d’enfant, souffre de la fin brutale de son mariage. Pensant que sa chance est passée, il ne cherche pas l’amour et préfère se reconstruire, épaulé par son meilleur ami Antoine, rencontré en Polynésie, où Tom est parti à 18 ans pour honorer une promesse.



Quand tous les signes nous guident vers une personne, peut-on parler de destin ?

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Publié par

Date de parution

26 mai 2023

Nombre de lectures

52

EAN13

9781801165976

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

LILY LUCE
 
 
 
 
Un petit goût de paradis
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cherry Publishing
 
 
 
DU MÊME AUTEUR
AUX É DITIONS CHERRY PUBLISHING
 
On ne laisse pas bébé sous les flocons
Love and Reggae
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© 2022, 2023, Cherry Publishing
Première édition : mai 2022
 
ISBN : 978-1-80116-597-6
 
 
 
 
 
 
Nos ouvrages sont également disponibles
au format broché.
 
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PREMIERE PARTIE
 
 
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Chapitre 1
 
« Si j’avais su j’aurais pas venu. »
La guerre des boutons
 
Vendredi 3 juin
Rachel
 
Notre cerveau devrait avoir un radar anti-journée pourrie et nous avertir d’un gros panneau « Sens Interdit » avant même d’ouvrir un œil, ça nous éviterait bien des déconvenues. C’est vrai quoi ! Je les ai enchaînées en moins de dix minutes ce matin. À peine le pied posé hors du lit, j’ai marché sur la queue de Poupette qui a miaulé à la mort, ce qui m’a fait sursauter pour me prendre le battant de la fenêtre entrouverte dans la tête. En reculant, mon petit orteil est allé faire un câlin affectueux et très intense au pied de ma commode. Pestant contre la douleur, j'ai boitillé jusqu'aux toilettes et renversé la litière de Poupette au passage. Évidemment, ça aurait pu s’arrêter là, mais non, bien sûr ! J’ai enchaîné en mettant du sel dans mon café, j’ai tout recraché et il m’a fallu laver une bonne partie de la cuisine. Jusqu’à l’impossibilité de mettre la main sur mon parapluie alors qu’il pleuvait des cordes. Bref, ce « Sens Interdit » m’aurait été d’une grande aide aujourd’hui.
Et là, la trottinette électrique qui gît sur le trottoir me le confirme : JDM. C’est comme le célèbre VDM, mais en Jour De Merde. Je lève les yeux pour voir la personne qui est tombée, quand je l’ai éclaboussée en roulant dans une énorme flaque, lui faisant perdre le contrôle. Et je découvre un mec hyper canon qui me transperce de son regard émeraude. Il fait deux têtes de plus que moi, il dégage un charme fou. On dirait Thor avec les cheveux bruns et des yeux couleur jade. Il y a une agence de mannequins dans le coin ou quoi ?
Un peu sonnée par cet incident, je ne réponds pas quand je l’entends me demander une première fois :
— Vous êtes toute pâle, ça va ?
Oh ! Cette voix ! Parle-moi encore, beau mâle ! Dis-moi des mots cochons ! Non, mais ça ne va pas, reprends-toi, Rachel… Tu débloques complètement. Deux ans sans mec, je suis en manque…
À sa seconde intervention, la voix plus rauque, plus inquiète me fait frissonner.
— Oh ! Vous m’entendez ?
— Euuuh… Oui oui, merci… Et vous ? Avez-vous mal quelque part ? Dois-je vous conduire à l’hôpital ? Préférez-vous que j’appelle les pompiers ? Ou votre femme ?
Bien placée cette dernière question, ni vu ni connu je me renseigne. On ne sait jamais…
— Non, ça va.
OK, il reste mystérieux sur sa situation, je ne saurais pas s’il est marié. Je reprends mes esprits, inspire profondément pour me débarrasser de cette barre de stress qui me bloque la poitrine et analyse la situation.
J’ai honte car mon premier réflexe est d’avoir envie de vérifier si ma voiture a subi quelques dommages. Ce qui est idiot puisque j’ai fait trébucher cet Apollon en roulant dans une flaque. Mais je me ressaisis immédiatement et prends le temps de l’examiner, lui, mon bel inconnu au regard mystérieux. Son costume gris foncé aurait pu lui donner une allure de dandy, mais en tombant il s’est froissé et surtout il est trempé sur tout le côté droit. Pas fière de moi, j’esquisse quand même un sourire car je l’imagine déjà arrivé sur son lieu de travail dans cet état. Il pourrait avoir une réunion hyper-importante avec des actionnaires internationaux qui souhaitent investir dans sa société (oui, je l’imagine bien dirigeant d’une start-up, c’est la mode en ce moment). Ou alors il pourrait recevoir des jeunes talents sortis d’école afin de les embaucher et, quelle idée se feraient-ils de voir leur futur patron dans un état pareil ? Je délire complètement, c’est lui qui est tombé, pas moi !
Je détaille ensuite son crâne à la recherche d’une éventuelle blessure. Ses cheveux me donnent envie d’y plonger mes doigts et de jouer avec, comme du sable fin sur une plage paradisiaque… Rachel, stop ! Tu t’égares encore. Ils sont légèrement ondulés, de très jolies boucles entourent son visage dont une qui tombe sur son front et que j’aimerais remettre en place. Bon… rien à signaler de ce côté, il portait un casque qu’il tient à présent autour du bras. Moi, perso, quand je mets un casque et que je l’enlève, mes cheveux sont aplatis et électriques. On n’est vraiment pas tous égaux en ce bas monde.
Son visage, à présent. Parlons-en de son visage. Une bouche bien charnue, bien rose, bien dessinée. Ce genre de bouche qui fait chaud partout. Limite comme une quarantenaire en pleine ménopause avec ses bouffées de chaleur. Enfin, toujours est-il que ses lèvres donnent envie de les lécher, de les mordre et bien d’autres choses. Ses magnifiques yeux verts aux longs cils foncés sont entourés par des sourcils parfaitement dessinés, à se demander s’il va chez l’esthéticienne. D’ailleurs, vu son grain de peau lisse et sans la moindre imperfection, on peut vraiment se poser cette question. Peut-être est-il marié à une esthéticienne ? Je la déteste déjà, je suis certaine que c’en est une qui jubile lorsque nous arrivons dans sa cabine pour une épilation du maillot et qui se fait un malin plaisir à nous arracher des poils en même temps que des cris.
Bref… à part un costume mouillé et sale, aucune quelconque blessure à déclarer sur mon bel inconnu sexy.
Je m’attaque ensuite à la trottinette qui, elle, a bien morflé. Monsieur Parfait pourrait me faire un remake du film Le Corniaud avec un « ah beh, elle va marcher beaucoup moins bien forcément » . Mais comment mon cerveau peut, ne serait-ce qu’une seconde, penser à Bourvil dans un moment pareil et surtout face à un homme aussi beau que lui ? Nouvelle esquisse d’un petit sourire au coin de mes lèvres.
La trottinette donc : la roue avant est complètement tordue, ce qui va indéniablement l’empêcher de repartir avec. Toujours en plein tourment hormonal face à cette créature qui me bouleverse par tant de beauté, je prends mon courage à deux mains et arrive à articuler quelques mots, en me concentrant pour ne pas bafouiller.
— Nous allons faire un constat.
Il m’interrompt d’une voix ferme, mais suave. Une main de fer dans un gant de velours, tout ce que j’aime chez un homme, ce côté dominateur et tendre à la fois. Un Christian Grey, sans la chambre rouge… La fessée je veux bien, la cravate aussi, mais la barre de fer écarteleuse, très peu pour moi !
— Je suis pressé, je vous laisse mon numéro, appelez-moi ce soir vers 19 heures. Il n’y a que du dégât matériel, détendez-vous.
Sur ce, il prend un chewing-gum, ouvre la bouche sensuellement, le dépose sur sa langue. Je suis tous ses mouvements avec des pensées indécentes. Il note sur l’emballage son numéro et me le tend. La chaleur et la douceur de ses doigts me font frissonner. Je ressens à ce moment une envie irrépressible de me jeter sur lui, de jouer avec ses boucles qui me font de l’œil, d’embrasser cette bouche qui m’attire, de poser mes mains sur son torse qui semble n’attendre que moi. Faut que j’arrête de fantasmer sur lui, il va me prendre pour une nympho si je continue ! De plus, la dernière fois que j’ai eu cette réaction, je l’ai fait, et ça s’est plutôt mal terminé. Le visage d’Alexandre m’apparaît tout à coup. Je secoue la tête pour le faire disparaître et vois mon bel inconnu décamper lui aussi en poussant sa trottinette que j’entends couiner.
Je dois bien avouer que vu de dos, il est également parfait. Comme s’exclamerait Janice dans Friends  : OH – MY - GOD ! Il a retiré sa veste de costume, sa chemise blanche laisse entrevoir un dos musclé et son pantalon impeccablement taillé lui fait des fesses d’enfer.
Non, mais d’où il sort lui ? J’habite dans cette rue depuis huit ans, je fais cette route tous les jours, pourquoi ne suis-je pas tombée sur lui à un autre moment ? Non parce que je ne suis pas particulièrement glamour en ce vendredi matin, en direction de la piscine. Je ne suis pas une grande sportive, loin de là. Mais en gourmande de gaufres, crêpes, chocolat en tout genre, de tous les petits plaisirs sucrés en général, j’essaye d’aller nager au moins une fois par semaine. Histoire de ne pas me transformer en Bibendum.
Cheveux assemblés en une sorte de grosse boule au-dessus de la tête avec un chouchou, pas maquillée (qui se maquillerait pour aller à la piscine ?), jogging large pour pouvoir me changer rapidement. Et comme je n’ai pas trouvé mon parapluie en partant ce matin, je suis trempée. Puisque c’est une JDM, quand je suis arrivée devant ma voiture ce matin, impossible de mettre la main sur les clés. Trois minutes à retourner mon sac dans la rue, la pluie a gagné et m’a mouillée jusqu’à la petite culotte.
Y en a une qui rigolerait bien et qui me sortirait encore une phrase pleine de bon sens « prends un sac plus petit, plus pratique, tu t’y retrouveras plus facilement » blablabla…
Non, je ne parle pas de ma mère, mais de ma meilleure amie.
Laurie.
Trente ans.
Comme moi.
Mariée, 2 enfants.
Pas comme moi.
 
Chapitre 2
 
Rachel – 8 ans
 
Tous les élèves ont été appelés et sont en rang devant leur classe attribuée pour cette nouvelle année scolaire. Je les entends rire, se réjouir d’être avec leur meilleur copain, d’autres sont dégoûtés d’être dans la classe de « monsieur Poutache la peau de vache » comme ils le surnomment à mi-voix de peur d’être entendus. Je ne le connais pas, d’ailleurs je ne connais absolument personne et je me retrouve toute seule dans la cour

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