Cassandra Mittens et la touche divine
251 pages
Français

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Cassandra Mittens et la touche divine , livre ebook

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Description

Depuis l’enfance, il suffit à Cassandra d’entrer en contact avec quelqu’un pour lire ses pensées, mais voilà que ce don s’exacerbe à la suite d’un accident.

Montréal, fin du XIXe siècle. Cassandra Mittens, une fille de bonne famille, découvre de bien sombres histoires dans le cœur de ceux qui l’entourent. Depuis l’enfance, il lui suffit d’entrer en contact avec quelqu’un pour lire ses pensées, mais voilà que ce don s’exacerbe à la suite d’un accident. Des questions surgissent. Qui sont vraiment ses parents ? Peut-elle épouser l’homme malhonnête qu’on lui destine ?
Tandis que la ville est le théâtre de meurtres inexpliqués, la jeune femme est remarquée par une étrange organisation. Ce groupe aurait-il quelque chose à voir avec les récents événements ? Entraînée malgré elle dans une aventure périlleuse, Cassandra fait la rencontre d’un boxeur irlandais, d’un métis qui se déplace parmi les ombres, d’une jeune lanceuse de couteaux et d’un mystérieux homme-arbre. Saura-t-elle tirer profit de ses capacités pour enfin trouver sa voie ?
Elle eut à peine le temps de sursauter qu’une décharge affluait dans ses veines. Une série d’images lui apparurent en vrac : l’intérieur de sa maison avec des domestiques à l’air triste, sa mère qui pleurait, consolée par son père, une affiche avec sa photo qui circulait de main en main, Alice qui disait qu’elle lui souhaitait de trouver le bonheur.
Effrayée, elle se tourna et rencontra le regard vert de Shane Flanagan, le constable qui l’avait poursuivie trois semaines plus tôt. Comment arrivait-il à lui transmettre ces images ?
Avec un grognement, elle tenta de se dégager de sa prise, mais il la retint avec fermeté.
— Je ne vous veux aucun mal, je vous le jure ! clama-t-il, levant l’autre main pour l’apaiser.
Dans ses yeux, Cassandra ne décelait en effet aucune méchanceté, que de la sincérité.
— Regardez ! Je… Je n’ai pas mon uniforme aujourd’hui ! Pas d’arme non plus. Laissez-moi seulement vous parler.
— De quoi ? siffla-t-elle.
— Vous avez la touche, n’est-ce pas ?
Cassandra souleva sa voilette et fronça les sourcils.
— Je l’ai, moi aussi, admit-il. Je suis comme vous d’une certaine façon.
Sceptique, elle le détailla. Tentait-il seulement de l’amadouer ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 novembre 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782764434390
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0650€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

De la même auteure chez Québec Amérique
Jeunesse
La Guillotine , coll. Magellan, 2016.
SÉRIE ROBIN SYLVESTRE
Robin Sylvestre 3 – Voyage au cœur de la ville , coll. Gulliver, 2012.
Robin Sylvestre 2 – La Petite Serre des horreurs , coll. Gulliver, 2011.
Robin Sylvestre 1 – Livreur express , coll. Gulliver, 2010.
• Finaliste au prix Hackmatack, Le choix des jeunes, 2012.
Adulte
La Chatière , coll. Littérature d’Amérique, 2011.
SOUS LE PSEUDONYME M. V. FONTAINE
SÉRIE AMBLYSTOME
Amblystome, Tome 4 – De dieux et de monstres , coll. Tous Continents, 2016.
Amblystome, Tome 3 – Sabliers et engrenages , coll. Tous Continents, 2015.
Amblystome, Tome 2 – Au-delà des murs , coll. Tous Continents, 2014.
Amblystome, Tome 1 – La Terre agonisante , coll. Tous Continents, 2014.

Projet dirigé par Stéphanie Durand, éditrice

Conception graphique : Nathalie Caron
Mise en pages : Andréa Joseph [pagexpress@videotron.ca]
Révision linguistique : Sophie Sainte-Marie
En couverture : illustration de Anouk Noël
Conversion en ePub : Marylène Plante-Germain

Québec Amérique
7240, rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) Canada H2R 2N1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010

Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L’an dernier, le Conseil a investi 157 millions de dollars pour mettre de l’art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.
Nous tenons également à remercier la SODEC pour son appui financier. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.



Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Drouin, Véronique
Cassandra Mittens et la touche divine
Pour les jeunes.
SPour les jeunes.
ISBN 978-2-7644-3437-6 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-3438-3 (PDF)
ISBN 978-2-7644-3439-0 (ePub)
I. Titre.
PS8607.R68C37 2017 jC843’.6 C2017-941738-X PS9607.R68C37 2017

Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives du Canada, 2017

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés

© Éditions Québec Amérique inc., 2017.
quebec-amerique.com



À tous ceux qui ont contribué à faire de moi une authentique Montréalaise :
Arthur et Alexina, Aristide et Anita,
Pauline et Joseph,
Lise et René,
Alexandre et
Frédéric.


Port de Montréal
15 août 1891, 23 h 33
La pleine lune de la mi-août veillait de son œil froid sur la foule rassemblée près de la voie ferrée qui bordait le port de Montréal. Malgré sa lumière argentée, plusieurs lampes à huile éclairaient les deux cadavres qui venaient d’être découverts.
Carnet en main, son chapeau melon enfoncé sur le crâne pour affronter le vent chaud qui soufflait, Ulysse Martin, journaliste pour La Patrie , accourut vers les lieux du crime. Autour des dépouilles s’opérait une étrange valse où plusieurs hommes s’ingéniaient à recueillir des indices sur les causes de ces décès. Bien qu’aucune hypothèse ne pût être écartée en début d’enquête, une collision avec un train semblait improbable puisque les corps n’étaient que très peu abîmés.
Ulysse prit quelques notes afin de décrire la scène dans un article, puis s’approcha pour examiner les deux victimes, un homme et une femme dans la trentaine. En apercevant leurs visages pétrifiés, figés dans une expression d’effroi, le journaliste eut un choc. Pour seule blessure, ils arboraient chacun une incision au niveau du cou, qui se prolongeait jusqu’au sternum. Ulysse se pencha pour mieux les scruter.
L’homme paraissait plutôt banal, mais la femme avait une physionomie très particulière – les yeux écartés et le visage triangulaire. De la pointe de son crayon, Ulysse souleva sa main aux ongles cassés, sous lesquels s’accumulaient de la terre et du gravier.
— Monsieur, ne touchez pas aux cadavres ! Vous pourriez compromettre certaines informations ! lui dit sèchement un médecin légiste qui s’arrêta près de lui, les poings sur les hanches.
Le journaliste se releva prestement et bredouilla :
— J… Je suis Ulysse Martin de La Patrie . Savez-vous comment les victimes sont mortes ?
— Non. Les causes ne sont pas claires pour l’instant. Éloignez-vous, s’il vous plaît !
Le détective Clarence Murphy se fraya un chemin vers le médecin. En tendant l’oreille, Ulysse parvint à entendre leur échange.
— … tous les organes de la gorge ont été retirés : trachée, larynx, œsophage, glande thyroïde… Tout. Mais le reste est intact et les corps ne portent aucune autre marque de violence. Et ces rictus… On jurerait qu’ils ont été surpris par la mort, affirma le médecin.
— Et quel serait l’intérêt de retirer ces organes ? s’enquit Murphy.
Le médecin haussa les épaules.
— Certains tueurs retiraient des cœurs ou des cerveaux ; Jack l’Éventreur tranchait la gorge de ses victimes avant de les éviscérer, mais ceci me dépasse complètement. Et tout a été exécuté avec une précision chirurgicale. Le meurtrier savait ce qu’il faisait… Et ce qu’il voulait.
Le détective Murphy secoua la tête, visiblement contrarié.
— Voilà que nous avons un malade qui court dans nos rues.
Encore perturbé par les figures pétrifiées des morts, Ulysse prenait note de l’échange entre les deux hommes, songeant que ceci ferait un article percutant dans le quotidien pour lequel il travaillait.
— Hé, ne va pas déclencher une hystérie ! lui lança le détective avec un air de reproche en apercevant le journaliste à portée de voix.
— Les citoyens ont le droit d’être informés, répliqua Ulysse. Si un meurtrier se promène en ville, ils doivent pouvoir se protéger.
Murphy poussa un soupir.
— C’est peut-être encore un cas isolé.
Cependant, le pli qui se creusait entre ses sourcils broussailleux semblait indiquer que le détective en doutait profondément.
Le journaliste referma son calepin et, quand son regard se posa encore une fois sur les grimaces des victimes, il détourna rapidement les yeux, la gorge nouée. « Quelle terrible façon de rendre son dernier souffle », pensa-t-il, tourmenté.
Il tourna les talons et quitta les lieux d’un pas vif : il avait besoin d’un whisky. Ou deux. Ou trois. Tout pour oublier ces visages d’horreur. L’article attendrait.
Il remonta la rue Commissioners, puis emprunta Saint-François-Xavier, ruminant sur ce qu’il venait de voir, accablé par le lot de questions qu’une telle situation soulevait. L’alcool appliquerait un baume sur ses angoisses et il hâta le pas vers l’auberge du Bélier noir.
Tandis qu’il traversait la place d’Armes, dominée par l’imposante silhouette de la basilique Notre-Dame, il examina l’église avec curiosité. Sur la façade, il était presque certain d’avoir vu bouger une ombre, comme si une créature de la taille d’un homme s’y promenait. Il s’arrêta, stupéfait. Le phénomène ne se reproduisit pas. Il se frotta les yeux avec agacement. Vivement un verre de whisky pour qu’il se remette à penser correctement !
— Il se passe des choses pas normales dans cette ville, maugréa-t-il en reprenant son chemin.



1
Griffintown
12 septembre 1891, 21 h 24
Assis sur une caisse de bois dans un coin de l’immense salle enfumée par le tabac des cigarettes et des pipes qui se consumaient, Shane Flanagan avait retiré sa veste de tweed, son gilet et sa chemise. La pile de vêtements soigneusement pliés était posée à côté de lui. Son chapeau melon couronnait le tout. Il jeta un coup d’œil incertain à cet amas. Sa part civilisée semblait être contenue dans ces vêtements ; à l’intérieur du ring, tout changeait. Tout devait changer, il n’avait pas le choix.
Le vieux Bartley lui tapota l’épaule en lui hurlant des paroles d’encouragement, tentant tant bien que mal de couvrir la rumeur assourdissante qui résonnait dans la pièce. Mais Shane ne l’écoutait que distraitement. Il aurait souhaité que ceci représente son dernier combat, son ultime affrontement avant de tirer sa révérence et de se consacrer à un travail plus respectable.
Le matin même, il avait été reçu dans le bureau du chef de police de la Ville de Montréal, George A. Hughes lui-même. Celui-ci lui avait fait signer la formule d’engagement pour constable. Comme la population de la métropole ne cessait d’augmenter – de même que

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