LA Cousine des etats
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LA Cousine des etats , livre ebook

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Description

1965. Une société en évolution, un ado qui se cherche, une cousine en visite....

Michel et sa cousine Sandra ont passé bien des étés de leur enfance ensemble, mais cette année, ils ont quinze ans et tout est différent. L’histoire de leur famille exilée en partie aux États-Unis prend maintenant tout son sens. Les chicanes de Gerry et Maureen, les conflits père-fils, les trahisons et les rêves brisés se dévoilent au son des musiques d’Elvis et des Beatles, lors de cette noce de juillet 1965.
Vision de cauchemar, Francine marche dans le sentier qui longe les joncs, souriante,
fraîche sous une chemise blanche et une jupe accordéon. Elle se dirige vers le chalet, tête haute, avec la simplicité triomphante des victimes d’injustice.
Je reste planté sur le gazon, muet. L’apparition de Francine ne fait pas partie du scénario. J’aurais dû la prévoir. C’est une amie de la famille. Ce n’est pas parce que j’ai eu l’indélicatesse de rompre avec elle une semaine avant le mariage qu’elle se priverait du plaisir de venir saluer mes parents et m’observer en compagnie de la Reine du Massachusetts.
Francine aborde ma mère, l’embrasse. Elle partage avec son ex-belle-mère son émotion
de maman qui marie sa fille. Malgré ses quinze ans, elle connaît les sentiments des adultes. Elle est comme ça depuis toujours. Au père et à la mère, elle était toujours la mère. Moi, je ne faisais pas un bon père. J’étais le docteur, le bébé, le curé, n’importe qui sauf le père. J’ai même été le chien.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 novembre 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782764435328
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0020€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Du même auteur chez Québec Amérique
Jeunesse
Le Trésor de Brion , coll. Titan+, 1995. • Prix 12/17 Brive-Montréal 1995. • Prix du livre M. Christie 1996.
Adulte
Prague sans toi , coll. Littérature d’Amérique, 2013.
La Marche du Fou, La courte échelle, 2000. Nouvelle édition, coll. Nomades, 2016.
La Lune rouge , Québec Amérique, 1991, La courte échelle, 2000. Nouvelle édition, coll. Nomades, 2016.
LES ENQUÊTES D’ANDRÉ SURPRENANT
Les Clefs du silence , coll. Tous Continents, 2017.
L’Homme du jeudi , La courte échelle, 2012. Nouvelle édition, coll. Nomades, 2016.
Le Mauvais Côté des choses , coll. Tous Continents, 2015.
Le Mort du chemin des Arsène , La courte échelle, 2009. Nouvelle édition, coll. Nomades, 2016. • Prix littéraire de la Ville de Québec et du Salon du livre de Québec, adulte, 2010. • Prix Arthur-Ellis de la Crime Writers Association of Canada 2010. • Prix des abonnés de la Bibliothèque de Québec, fiction, 2010.
On finit toujours par payer , La courte échelle, 2003. Nouvelle édition, coll. Nomades, 2016. • Prix littéraire Association France-Québec/Philippe- Rossillon 2004. • Prix Arthur-Ellis de la Crime Writers Association of Canada 2004.





Projet dirigé par Stéphanie Durand, éditrice
Conception graphique : Claudia Mc Arthur
Révision linguistique de la présente édition : Sabrina Raymond
et Julie Therrien
En couverture : En couverture : photomontage à partir des images de
Fat_fa_tin / shutterstock.com et Tuzemka / shutterstock.com
Conversion en ePub : Nicolas Ménard
Québec Amérique 7240, rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) H2R 2N1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010
Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d'édition.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme national de traduction pour l’édition du livre, une initiative de la Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018 : éducation, immigration, communautés , pour nos activités de traduction.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L'an dernier, le Conseil a investi 157 millions de dollars pour mettre de l'art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.
Nous tenons également à remercier la SODEC pour son appui financier. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d'impôt pour l'édition de livres – Gestion SODEC.



Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Lemieux, Jean La cousine des États (Titan +) Édition originale : 1993. Pour les jeunes.
ISBN 978-2-7644-3530-4 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-3531-1 (PDF)
ISBN 978-2-7644-3532-8 (ePub)
I. Titre. II. Collection : Titan +.
PS8573.E542C68 2017 jC843’.54 C2017-941955-2 PS9573.E542C68 2017
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives du Canada, 2017
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés
© Éditions Québec Amérique inc., 2017.
quebec-amerique.com



À ma mère
Quand j’suis parti de mon vieux pays
Pour m’en aller dans les États
J’avais qu’une simple valise
Tout mon butin était dedans
chanson anonyme


LE QUÉBEC EN 1965 : ENTRE LES CURÉS ET LES BEATLES
L’action principale de La Cousine des États se déroule le samedi 17 juillet 1965 à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Ce jour-là, Michel Bessette, quinze ans, commente le mariage de sa soeur Suzanne. Au fil du roman, il décrit également l’évolution du lien particulier qui l’unit à Sandra, sa « cousine des États ».
Si cette relation est centrale dans le récit, le roman brosse aussi un portrait de la société québécoise des années 1960. Il évoque plus spécialement la vague d’émigration de 1840-1930, pendant laquelle plus de 400 000 Canadiens français ont fait le choix d’aller travailler et vivre aux États-Unis.
La parenté des États
En 1881, le Canada comptait 4 320 000 habitants, dont 1 360 000 au Québec. Ces 400 000 Canadiens français émigrés aux États-Unis représentaient donc une partie importante de la population. Les causes de l’exode étaient multiples, manque de terres agricoles pour établir les enfants de familles nombreuses, chômage dans les villes, fermeture de l’Ouest canadien à l’immigration francophone, manque de main d’oeuvre aux États-Unis après la guerre de Sécession (1861-1865), ainsi que le développement des chemins de fer.
Si certains de ces migrants revenaient après quelques années, la plupart s’installaient à demeure et fondaient des familles. Des villes ouvrières de Nouvelle-Angleterre, souvent tournées vers l’industrie textile, virent la naissance des « Petits Canadas », enclaves où les immigrants disposaient d’églises catholiques et d’écoles françaises.
Le flot migratoire a nettement diminué après 1930. Néanmoins, nombreuses étaient les familles québécoises qui en 1965 comptaient dans ses rangs de la parenté « des États ». Tantes, oncles, cousins réapparaissaient parfois dans les réunions familiales, notamment lors des événements considérables que constituaient, à l’époque, les mariages. En 1965, il s’agissait de Franco-Américains de deuxième, troisième ou quatrième génération, dont une majorité s’était convertie à la langue anglaise dans la vie de tous les jours.
Aujourd’hui, cette parenté des États a pris une dimension plus folklorique. Bien que deux millions de personnes aient déclaré parler français à la maison aux États-Unis en 2010, les descendants de la grande vague d’émigration de la fin du XIX e siècle ne gardent plus qu’un lien ténu avec leur héritage français.
Parmi les descendants d’émigrés qui ont fait leur marque, aucun n’a mieux exprimé la condition du Franco-Américain que l’écrivain Jack Kerouac (1922-1969). Né Jean-Louis Kérouac au sein d’une famille originaire du bas du fleuve, il n’a commencé à apprendre l’anglais qu’à l’âge de six ans. Il a pourtant écrit presque toute son oeuvre dans cette langue, tout en cherchant sa vie durant à retrouver ses racines québécoises et bretonnes.
Les années 60 et le déclin de la religion catholique
La Cousine des États , d’abord paru en 1993, déborde d’allusions à la religion catholique. Aujourd’hui, un lecteur né après l’an 2000 aura quelque difficulté à mesurer l’influence qu’exerçait le clergé dans la vie quotidienne des Québécois en 1960. Les écoles étaient confessionnelles. La société, surtout en région, était homogène, de langue française, et fréquentait l’église.
Après la Conquête et le traité de Paris de 1763 qui consacrait la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, les « Canadiens », vastement supérieurs en nombre aux Britanniques, ont regagné le droit de pratiquer pleinement leur religion par l’Acte de Québec de 1774. Si cette concession de Londres visait avant tout à empêcher que les Canadiens imitent leurs voisins du sud en cherchant leur indépendance, elle a aussi eu pour effet de retarder leur assimilation. La langue française et le catholicisme sont devenus les gardiens d’une identité menacée par le pouvoir colonial et les vagues d’immigration américaine et européenne.
Dans ce contexte, le clergé a joué un rôle double, à la fois protecteur et asservissant. D’une part, il éduquait les masses et transmettaient le savoir. De l’autre, il se rangeait du bord des maîtres britanniques quand leurs paroissiens étaient tentés par la rébellion, comme en 1837-38. Ce contrôle rigide et cette alliance avec le pouvoir politique étaient manifestes pendant le règne de Maurice Duplessis (1890-1959), entré dans l’histoire sous le nom de « Grande Noirceur ».
Les années 1960 ont été caractérisées, au Québec, par des changements sociaux, économiques et culturels majeurs, la « Révolution tranquille ».
Au-delà des initiatives gouvernementales, nationalisation de l’électricité, création du minist

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