BAMILEKE ! La naissance du maquis dans l'Ouest-Cameroun , livre ebook

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Le passage d'une désapprobation visible, à l'échelle du territoire, à une opposition localisée dans les montagnes de l'Ouest-Cameroun propulse sur le devant de la scène les populations bamiléké. En suivant les traces de ce transfert qui s'accompagne de l'altération et de la délégitimation des méthodes de luttes, cet ouvrage souligne les difficultés à aborder l'histoire des oppositions et surtout celles de la transmission de la mémoire. Si l'enjeu de cette recherche est de susciter la réflexion sur le fait de s'opposer, la place des bamiléké impose une grille de questionnements à laquelle cet ouvrage essaye d'apporter des réponses. Pourquoi le Cameroun ? Et pourquoi le pays bamiléké ? La réponse à cette double interrogation lève un coin de voile sur les fondements et la nature des mouvements d'oppositions. En s'attardant sur les traits et les formes de contacts qui existèrent entre les membres de la société bamiléké et les coloniaux, il contredit l'histoire officielle du Cameroun. Celle-ci reléguait sans peine dans le chapitre de la délinquance et du banditisme les réactions des populations du pays bamiléké. En établissant la corrélation entre l'expression publique du mécontentement de mai 1955, qui fut la résultante d’un déficit de dialogue, et le malaise latent entretenu dans l'Ouest-Cameroun par une impossible greffe des pratiques coloniales. Ce livre, fruit de recherches ardues dans les archives et sur le terrain, constate que la résistance anticoloniale ne s'est pas installée fortuitement dans le pays bamiléké.BAMILEKE ! La naissance du maquis dans l'Ouest-CamerounNoumbissie M. Tchouaké est Docteur en Histoire de l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est diplômé de l'Institut Français de Presse (IFP Paris 2). Ancien rédacteur en chef de la revue en ligne Histoire du Cameroun.com, auteur de plusieurs articles portant sur l'histoire politique du Cameroun et membre du Groupe de Recherche " Histoire et Culture politique". II enseigne à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Dschang. A codirigé, en 2012, la publication du Tome 1 des Figures de l'Histoire du Cameroun.Noumbissie M. Tchouake
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Publié par

Date de parution

10 novembre 2017

Nombre de lectures

102

EAN13

9789956473898

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

2 Mo

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BAMILEKE LA NAISSANCE DU MAQUIS DANS L’OUEST-CAMEROUN
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Noumbissie M. Tchouake
BAMILEKE LA NAISSANCE DU MAQUIS DANS L’OUEST-CAMEROUN
ÉDITIONSIFRIKIYA COLLECTIONINTERLIGNES 5
Infographie et montage : Dieudonné Mbassi Yana
Tous droits de représentation, traduction ou reproduction, réservés pour tous les pays. © By éditions Ifrikiya, 2017 BP : 17629 Yaoundé, République du Cameroun Tél. 00 237 699 77 10 99 - 699 98 04 88 Courriel : editionsifrikiya@yahoo.fr ISBN : 978-9956-506-02-8
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À Sadrack Théodore Tchouaké (1928-1989) et à Jeannette Welako
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AVANT PROPOS
 Peut-on aujourd’hui, moins de soixante années après les pre-mières proclamations d’indépendance en Afrique, jauger et es-timer sereinement les incidences de l’asservissement et de la colonisation sur le comportement des Africains ? Les diver-gences d’appréciations matérielles, morales et psychologiques révèlent cette difficulté à se débarrasser des influences et héri-tages. En abordant l’analyse des processus d’oppositions dans l’Ouest-Cameroun, nous n’avons pu faire abstraction des nom-breuses difficultés inhérentes à la recherche historique. Notre étude, en dehors de la complexité de l’analyse de la situation coloniale, pose le problème propre à l’écriture de toute période trouble. Nous sommes ainsi confrontés au dilemme du choix des termes. Comment évoquer « le nationalisme » ou le bandi-tisme, la pacification ou la répression, le conflit ou la guerre dans le pays bamiléké sans faire apparaître ses penchants ?
 Le premier janvier 1960, dans le discours proclamant l’indé-pendance du Cameroun, le premier ministre Ahmadou Ahidjo affirmait : « Ceux qui se sont séparés de nous et ont tenté de conquérir seuls les objectifs qui revenaient à tout un peuple n’ont 1 fait qu’entraver la marche de leurs frères » . Il écrivait ainsi les premières lignes de l’histoire du cameroun. Comment parler de
1.L’Effort camerounais,n°221 du 10 janvier 1960
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nationaliste, perçu dans le sens de bâtisseur d’espaces débarras-sés de contraintes coloniales, en désignant ces hommes considé-rés dorénavant par l’histoire officielle du Cameroun comme des traîtres sans entreprendre une réécriture de celle-ci. Ainsi, durant de nombreuses années, et à coups de slogan politiques présentant le président Ahidjo comme « le père de la nation », les héritiers de l’administration coloniale s’accaparèrent des bénéfices, de la mémoire et de l’identité des luttes nationalistes camerounaises. Les séquelles de cette période douloureuse construisirent non seulement un pouvoir, mais firent du chercheur en histoire un fouineur. La multiplication des pressions à l’endroit de celui-ci dévalorisa la discipline et attribua à l’histoire des desseins « eth-2 nistes » . C’est dans cette ambiance de suspicion, que les archives et les universités françaises apparurent comme des eldorados pour les chercheurs camerounais. Comment écrire l’histoire de la domination coloniale en s’appuyant exclusivement sur les moyens et les archives des colonisateurs. Cette question, au-delà du problème qu’elle pose à l’historien dans la confrontation des sources, souligne la place occupée par les sciences humaines et sociales en Afrique. De nombreux États africains ne dénoncèrent pas le système éducatif érigé par les coloniaux. Ils persistèrent à encourager l’approche pratique de la connaissance au détriment de la réflexion. Ainsi, plusieurs années après les indépendances, les universités occidentales sont les seules susceptibles d’offrir des meilleures conditions pour mener en toute quiétude les re-cherches en Histoire.
 Pourtant, le séjour des étudiants africains en France est sou-vent une succession de parcours du combattant. La citadelle que constituaient les universités a cédé sous les pressions des multiples lois et règlements. Progressivement, ils ont trans-formé l’étudiant africain en un immigré à la situation adminis-
2. Voir Jean Pierre Chretien, « Pourquoi l’Afrique, pourquoi l’histoire » ?Afrique Histoiren°1 2003.
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