La Société (Tome 1.5) - L’Alpha de l’Oméga , livre ebook

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Alexis et Mickaëlla forment plus que jamais un couple uni. En route pour les Seychelles, où ils passeront leur nuit de noces, Alexis se remémore sa rencontre avec Micky. Cet instant où tout a basculé lorsqu’il a décidé de se faire passer pour ce qu’il n’était pas : un jeune lycéen inexpérimenté… Un épisode sensuel tout en finesse. Une nouvelle inédite pour enfin percer à jour Alexis Duivel, personnage emblématique de La Société. « Chaque femme vit plusieurs existences : fille, amie, sœur, mère, amante… Qu’importe qui je suis vraiment, je suis une femme comme toutes les autres, tranquille et sage… en apparence. »
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Publié par

Date de parution

05 décembre 2018

Nombre de lectures

5

EAN13

9782290171554

Langue

Français

ANGELA BEHELLE
La Société – 1,5
L’Alpha de l’Oméga
Angela Behelle
L’Alpha de l’Oméga
La Société – 1.5
Maison d’édition : J’ai lu
© Éditions J’ai lu, 2018
Dépôt légal : novembre 2018
ISBN numérique : 9782290171554
ISBN du pdf web : 9782290171561
Le livre a été imprimé sous les références :
ISBN :
Composition numérique réalisée par Facompo

Présentation de l’éditeur :   Alexis et Mickaëlla forment plus que jamais un couple uni. En route pour les Seychelles, où ils passeront leur nuit de noces, Alexis se remémore sa rencontre avec Micky. Cet instant où tout a basculé lorsqu’il a décidé de se faire passer pour ce qu’il n’était pas : un jeune lycéen inexpérimenté… Un épisode sensuel tout en finesse. Une nouvelle inédite pour enfin percer à jour Alexis Duivel, personnage emblématique de La Société. « Chaque femme vit plusieurs existences : fille, amie, sœur, mère, amante… Qu’importe qui je suis vraiment, je suis une femme comme toutes les autres, tranquille et sage… en apparence. »

Biographie de l’auteur :   Révélée par la série La Société et Voisin, voisine, Angela Behelle est devenue la figure incontournable de la sensualité française. Laissez-vous porter par sa plume épicée ! Copyrights : © Karina Vegas / Arcangel Images
© ÉDITIONS J’AI LU, 2018.

DU MÊME AUTEUR AUX ÉDITIONS J’AI LU
L A S OCIÉTÉ
Qui de nous deux ? , n o  10463
Mission Azerty , n o  10578
À votre service !, n o  10732
La gardienne de l’Oméga, n o  10940
L’inspiration d’Émeraude , n o  11246
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Demandez-moi la lune !
 
Les terres du Dalahar , n o  11313
Il est un peu plus de deux heures du matin et le silence règne, seulement troublé par le ronronnement sourd des moteurs de l’avion. Les passagers, peu nombreux en première classe, dorment quasiment depuis que les hôtesses ont cessé leurs allées et venues dans les travées. À côté de moi, Micky a abaissé son siège et s’est elle aussi assoupie dans le confort douillet d’une couverture. Son visage délicat de poupée de porcelaine est tourné vers moi. Dire qu’elle est belle est très loin de la vérité. Elle est, pour moi, la personne la plus exceptionnelle et la plus sublime du monde. Je peux la contempler des heures sans m’en lasser ; je l’ai déjà fait et le referai chaque fois qu’une telle opportunité me sera offerte. Je sais par cœur ce que signifie chacune de ses expressions. Lorsque ses lèvres s’entrouvrent dans un léger soupir, j’ai plaisir à croire qu’elle rêve de moi.
Dans son sommeil, sa main gauche est restée prisonnière de la mienne. Abandonnée et confiante. Bien que la journée ait été chargée et que nous n’ayons guère eu le temps de nous reposer avant d’embarquer, moi, je suis inca pable de dormir. Tant de choses me trottent dans la tête. Mes yeux se fixent sur le fin anneau d’or qui ceint son annulaire. Je l’y ai glissé moi-même, il y a quelques heures, devant une assistance réduite à la plus stricte intimité.
Notre mariage a un subtil parfum de mystère qui me plaît autant qu’à elle. Notre relation est née ainsi, frappée du sceau du secret le plus absolu. Ça en a fait son charme et son piquant, et ça continuera ainsi. Même si, par sécurité, nous sommes convenus qu’elle userait du nom de Valmur à titre professionnel, cette femme extraordinaire est à moi, rien qu’à moi, tout à moi. Elle l’a confirmé à haute voix, devant témoins, et avec une détermination sans faille. Elle règne à présent sans partage sur mon corps, sur mon cœur et mon âme. Je lui appartiens autant qu’elle m’appartient… entièrement, exclusivement.
Si on m’avait dit un jour que je serais, à vingt ans, un mari comblé, je ne l’aurais tout simplement pas cru. Mickaëlla n’existait alors que dans mes fantasmes les plus fous. Des rêves jouissifs mais douloureux, inspirés des visions cauchemardesques de mon enfance. Chaque nuit, ils revenaient me hanter, me poussant systématiquement à un réveil aussi frustrant que pénible. Corrosifs comme l’acide, ils ont rongé peu à peu ma résistance et m’ont rendu agressif malgré moi. D’enfant difficile, je suis passé au stade d’ado impossible à vivre. Mon comportement a fini par inquiéter sérieusement mon père. Or je l’estimais en grande partie coupable de mon état. C’était parce que je l’avais surpris et que j’avais découvert l’usage que lui et ma mère faisaient du grenier que j’étais ainsi victime de lancinants tourments. J’ignorais comment le lui dire. Aussi ai-je commencé par esquiver ses tentatives de discussion jusqu’au jour où, à bout de nerfs, je lui ai révélé mes escapades nocturnes dans la maison alors que je n’étais qu’un gamin, et les conséquences fâcheuses de mes séances d’espionnage de leurs petites habitudes sexuelles. Il n’a pas semblé très étonné par mon récit, qu’il a écouté avec attention jusqu’au bout, et sans m’interrompre malgré mon ton très accusatoire. Là, il a pris une longue inspiration et s’est livré à son tour à des aveux sans tabous.
D’aucuns diraient peut-être qu’il y a un côté malsain à ce qu’un père se confie de manière si intime à son fils ; il aurait été bien plus regrettable de m’abandonner à de fausses idées. Je lui sais gré aujourd’hui d’avoir eu ce courage et de m’avoir fait à ce point confiance, car, en m’expliquant la réalité des choses, il a apaisé mes angoisses. Mes rêves ne se sont pas arrêtés pour autant, mais ils n’étaient plus assaisonnés de culpabilité. Petit à petit, j’ai appris à vivre avec, à défaut de pouvoir m’en débarrasser. C’était mieux, mais loin d’être parfait. J’avais besoin de repères plus concrets, et ç’a été chose faite, un an plus tard, quand l’adolescent farouche que j’étais s’est calmé pour devenir enfin un homme. Celle qui peut revendiquer de m’avoir fait franchir cette étape cruciale de mon existence se prénommait Laure.
Tout comme Micky, elle était plus âgée que moi. Assez pour me considérer comme un gamin, à l’époque. Ça n’a pas été le cas, et pour cause… elle agissait sur ordre. À l’occasion de mon dix- septième anniversaire, Stéphane Vallate, mon meilleur ami, mon frère de cœur, celui qui ne s’est jamais agacé de mon caractère singulier, avait organisé une sauterie à laquelle il avait invité quelques copains. Après le repas plutôt bien arrosé, la fête devait se poursuivre dans une boîte de nuit parisienne ultrabranchée. Je ne suis pas amateur de ce genre de distraction, mais sa joyeuse et très lourde insistance a fini par avoir raison de ma réticence. Pour n’avoir pratiquement pas fréquenté le milieu scolaire traditionnel, mes amis étaient – et sont encore aujourd’hui – très peu nombreux. En termes de sociabilité, je n’ai jamais fait le moindre effort. Par conséquent, je tenais là une opportunité de prouver à mes parents, qui s’inquiétaient continuellement de mon isolement, que tout allait bien et que j’étais « normal ». Une fois n’étant pas coutume, je me suis donc plié d’assez bonne grâce à cet exercice et me suis laissé entraîner dans cet établissement très prisé.
À notre arrivée, l’ambiance était déjà surchauffée et la piste bondée. Ça sentait l’alcool, la transpiration et un mélange de parfums à donner la nausée. S’il me fallait un argument pour éviter ce type d’endroit, ce dernier surpassait tous les autres. Mon odorat sensible s’accommodait très mal des relents de nature humaine primitive. Peu enclin à me joindre à cette meute de danseurs qui se déhanchaient les uns contre les autres, j’ai préféré me retrancher dans le fond de la salle pour mieux observer cet univers qui m’était étranger. C’est alors que ma route a croisé celle d’une superbe jeune femme. Ses longs cheveux bruns encadraient un visage subtilement maquillé, mais ce n’était pas ce qui retenait l’attention de prime abord. Elle portait une robe si moulante qu’elle semblait avoir été dessinée à même sa peau, permettant à sa silhouette parfaite de ravir le regard. Laure était belle, indiscutablement, et s’est aussitôt montrée très entreprenante à mon égard. J’ai été ébloui comme l’aurait été n’importe quel coq sans aucune expérience et sous l’emprise de l’alcool. La demoiselle en a joué avec beaucoup d’habileté.
Un détail m’a cependant rendu la lucidité. Malgré la pénombre et la foule des danseurs, malgré le déploiement d’artifices de Laure pour me troubler plus encore que je ne l’étais, j’ai aperçu, près du bar, quelqu’un qui n’avait rien à faire dans les parages. Concernant Lou-Anne Mesnil, j’ai toujours assez peu cru au hasard. La gardienne de l’Oméga ne fait rien sans raison, et sa présence à cet endroit, ce soir-là, ne pouvait signifier qu’une chose : elle exerçait sur moi une surveillance commanditée par mon père.
Qui d’autre ?
Lou ne prenait ses ordres qu’auprès de lui, le président de La Société. De là à penser que la jeune femme qui se dévouait pour me mettre la tête à l’envers était elle aussi en service, il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi sans hésiter. Pour m’en assurer, j’ai répondu un peu plus activement à ses sensuelles avances. Confirmant mon intuition, elle a réagi avec l’expérience que requiert notre organisation secrète. Par bravade et le champagne aidant, j’ai décidé de me laisser faire.
Après plusieurs embrassades avides accompagnées de caresses bien ciblées, elle m’a donné une petite carte sur laquelle était mentionnée une adresse dans le quartier. Sans la moindre ambiguïté, elle m’a invité à la rejoindre une demi-heure plus tard, et s’en est allée d’une démarche chaloupée très suggestive. Elle paraissait n’avoir aucun état d’âme, et le marché était clair. J’avais toutes les cartes en main et trente petites minutes pour décider si oui ou non je cédais à cette tentation.
— Tu serais con de ne pas en profiter, c’est offert, m’a dit Stéphane en me voyant songeur.
— Tu es de mèche ?
Mon interrogation soupçonneuse l’a fait rire. D’ordinaire, les coups tordus, c’est moi qui les organisais : pour une fois qu’il ét

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