Les coups de la vie - Tome 2
148 pages
Français

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Les coups de la vie - Tome 2 , livre ebook

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Description

La vie ne fait pas de cadeau et l'être huain est tout sauf un ange. La méchanceté (parfois gratuite), la haine, les coups bas et autres sont devenus monnaie courante. Mais heureusement qu'il n'y a que ça.Parce que l'homme est aussi un être capable d'altruisme, d'amour sincère et de don de soi... Et c'est l'être humain justement, avec ses bons et mauvais côtés qui constitue la matière première des confidences des lectrices et lecteurs du Magazine numéro 1 en Côte d'Ivoire. Confidences faites à Anzata Ouattara qui les traite et les publie dans les colonnes du journal. Des histoires captivantes mais aussi, surprenantes, et même parfois insolites, puisque traitant de réalités pouvant déranger des esprits dits cartésiens.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 5 357
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait


–A Dieu Tout-Puissant. Merci pour le souffle de vie que Tu m’as
donné,et pour cette inspiration.

– A ma mère,
Grandedame, belle et généreuse. Que ton âme repose en paix !
Tun’auras pas vécu pour rien.

Dépôt légal 9054
Les Coups de la vie Tome 2
er
Editions, 1trimestre 2020, 148 pages

ANZATA OUATTARA

TOME
2

4

PRÉFACE

LA VIE...,un jour nouveau

Dans la marche vers son destin, l’homme traverse de nombreuses
périodes dont les configurations influencent le quotidien de sa vie.

Son environnement familial, son tempérament, ses activités peuvent à
leur tour, avoir un impact souvent déterminant sur son destin. Tout ce
faisceau de confluences peut créer le bonheur, mais aussi le désespoir en
fonction des événements qui jalonnent notre vie.

Lorsque cesévénements sont heureux, on parle de “Coups de
chance”, mais lorsqu’ils sont malheureux, on parle alors des “Coups de
la vie”.

L’ouvrage qui est l’objet de cette préface a
opportune d’histoires personnelles, parfois
vivantes ; on devrait dire humaines.

procédé à une sélection
collectives, poignantes,

Le projet a la prétention, avec succès d’ailleurs, de résoudre le
douloureux problème du besoin viscéral d’évacuer les secrets enfouis au tréfonds
de nous-mêmes et qui nous minent chaque jour plus profondément
jusqu’au soir de notre vie. La rétention sur une longue période de ce besoin
de partager peut engendrer un syndrome de nature à procurer des malaises
psychosomatiques, avec leurs cortèges d’indispositions et leurs
retentissements négatifs sur la qualité de la vie.

L’occasion donnée aux sans-voix par cette jeune journaliste modeste,
est mise à profit chaque milieu de semaine depuis de nombreuses
années, par des individus comme par des familles, à la recherche de la
libération.

5

Elle a aussi, récemment, réussi le miraculeux exploit de réunir à
nouveau, des membres d’une famille séparés depuis plusieurs décennies.
Les sanglots, les gémissements, les éclats de rire générés par cette
gestation “hasardeuse et violente” de la rencontre familiale, bénéficieront de
la reconnaissance éternelle des protagonistes.

La vie est un jeu collectif dont les antagonismes sont instructifs. Mais,
pour qu’il en soit ainsi, il est recommandé de scruter les alcôves de sa
mémoire, pour en extraire les douleurs afin que l’esprit domine l’orgueil
et la passion, qui sont une source d’errements qui entravent l’élévation
personnelle.

D’autres personnes ont, quant à elles, lu avec beaucoup d’émotion leur
propre histoire, comme si elles se soumettaient à un rituel d’auto
exorcisme.

La qualité littéraire des textes, la rigueur des enchaînements des
histoires, de la trame au dénouement témoignent de la fidélité dans la
restitution de l’expérience, relatée à l’auteur.

D’aucuns, bien à propos, diront : “ceci n’est pas un roman”. Mais à la
faveur d’une réponse positive, il faudrait, plutôt, accompagner les
bonnes intentions de la jeune essayiste par une manifestation d’opinions
favorables et, par nos encouragements à persévérer dans l’effort de
créativité. Cet ouvrage n’étant que sa deuxième tentative.

Ainsi, nous ferions œuvre utile, et sait-on jamais, elle pourrait bientôt
nous servir un roman non pas seulement des Coups reçus par les autres,
mais aussi de ceux qu’elle aura elle-même reçus ou donnés.

Nous attendons…

6

Prof. Aliou MANE
Président de l’Université de l’Atlantique.

JE SAIS QUE NOS
ENFANTS NE SONT
PAS DE MOI

Je sais que nos enfants ne sont pas de moi

e tire mon chapeau aux femmes. Elles font la pluie et le beau
temps dans nos foyers et même dans nos vies. Elles sont malignes
lesJd eojeu red soturs, elles sont-tuert̂em ,e siarslo’iqus’l itagfs. Pemme
et tres̀ astucieuses. Le plus souvent, nous les hommes, a ̀cause de
nos muscles, nous nous croyons plus intelligents et plus forts que
plus fortes, voire plus imaginatives que nous.

Voici mon histoire avec Assétou, la mère de mes deux garçons.

Je suis l’heŕitier d’une famille de transporteurs. Mon per̀e m’a tout laissé
avant de mourir, puisque j’et́ais son seul garçon. Mes quatre sœurs sont
mariées a ̀des hommes riches, donc pour ce qui concerne les biens de la
famille, elles ne me demandent pratiquement rien. Je me suis marié très
tôt, parce que je voulais vite faire mes enfants. Mon souhait et́ait de faire
des garçons pour avoir des heŕitiers. Ma femme avait dix-huit ans lorsque
je l’ai épousée. Elle n’et́ait pas très belle, mais elle ne passait pas
inaperçue à cause de ses formes. Elle était grande et tres̀ fessue. Je passais mes
journées à l’admirer. Sept ans après notre mariage, nous n’avions toujours
pas d’enfants. J’étais inquiet et ma famille aussi. Mais je ne permettais à
personne de critiquer ma femme. Je me disais que je pouvais moi aussi être
fautif, contrairement àce que les gens pensent. Je ne voulais pas qu’on
l’accuse sans raison.

J’étais tellement inquiet que je ne me confiais qu’a ̀Dieu seul, Lui
demandant de nous accorder un enfant àma femme et àmoi, un seul,
et de préférence, un garçon. Je serais l’homme le plus heureux de la
terre. Mais secret̀ement, je me suis rendu chez un andrologue, un
spécialiste de l’appareil génital de l’homme. Ma femme m’avait toujours

8

Je sais que nos enfants ne sont pas de moi

supplié de venir avec elle consulter son gynécologue, mais mon orgueil
d’homme m’en empêchait.

Quelques jours après la consultation, je suis reparti chez l’andrologue
qui m’a réveĺe ́que j’étais a ̀la base de nos problèmes. J’étais pret̂ a ̀suivre
tous les traitements possibles, mais il m’a aussi dit que mes chances
et́aient quasiment nulles. En sortant de chez le médecin, la seule chose
que j’avais en tet̂e, c’était de mettre fin a ̀mes jours. Quelle serait ma
mission sur terre si je ne pouvais pas procréer ? Avoir un héritier et lui
transmettre à mon tour ce que mon per̀e m’a légué ?

Malheureux et affligé, je suis rentre ́chez moi en prenant soin de
détruire tous les examens. Ma femme m’a accueilli ce jour-là avec
beaucoup d’enthousiasme, comme si elle avait une bonne nouvelle
àm’annoncer, mais dans mon et́at, je l’ai envoyée balader et je suis allé directement
au lit.

L’atmospher̀e était plutôt tendue à la maison. Pendant plus d’une
semaine, j’étais inaccessible. Le dimanche qui a suivi, mes parents sont
venus chez moi en deĺégation. Ils s’inquiet́aient pour moi puisque
contrairement a ̀mes habitudes, je n’étais pas passe ́en famille depuis
une dizaine de jours et aussi parce que ma femme s’et́ait plaint de mon
attitude. Je ne pouvais pas avouer mes problèmes à mes parents. J’ai
rassuré ma famille en disant que tout allait bien et que j’et́ais seulement
préoccupé au niveau de mes affaires. Mais ce jour-la,̀ un fait a
bouleverséma vie. Devant toute la famille, ma femme m’a annoncéqu’elle
attendait un enfant. Au lieu d’être heureux, je l’observais sans rien dire.
Ma famille, elle, et́ait aux anges. Ils ont décide ́d’improviser une fet̂e. Je
regardais ma femme sans comprendre. Que s’et́ait-il passe ́? Je ne
pouvais m’imaginer que ma femme puisse me tromper. La nouvelle et́ait
bonne certes, mais il fallait que je sois rassuré.

Tres̀ tôt le matin, je me suis rendu chez l’andrologue pour lui expliquer
la situation. Il et́ait surpris par la nouvelle et il m’a fait savoir que c’et́ait
impossible que je sois le père de cet enfant, surtout que je n’avais même
pas encore commencé le traitement. Ma femme était tellement soumise
que je ne pouvais croire aussi qu’elle puisse me tromper. Dans le doute,
je suis allé chez un autre spécialiste auprès de chez qui j’ai refait les
mêmes examens et d’

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