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Stol'n love - Intégrale , livre ebook

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Description

Romance à suspense - intégrale


Rongé par un secret qui le hante, Cameron Evans jongle entre ses études et le King’s Bar qu’il gère avec ses amis. Seul pour faire face aux coups du sort, il doit mener sa vie de front, n’hésitant pas à se livrer à des activités illégales... au risque de tout perdre.


Zia, étudiante, n’avait pas prévu d’attirer l’attention de Cameron, aussi mystérieux que dangereux. Entraînée dans une spirale infernale, la voilà confrontée à une attirance destructrice qui va dévaster son existence tout entière.



Entre mensonges, manipulations, trahisons et sombres passés, ces deux âmes pourront-elles se côtoyer sans se détruire l’une et l’autre ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 mai 2023
Nombre de lectures 0
EAN13 9782379614552
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Stol’n love - 1

Intégrale

Molly Reagan
Intégrale

Molly Reagan

Mentions légales
Éditions Élixyria
  http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-291-455-2
Photo de couverture : ArtOfPhoto
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Parce que vous méritez
les émotions les plus intenses !
Livre 1
Des mots arrangés, des faits romancés,
des personnages magnifiés…
Je ne suis pas elle, elle n’est pas moi,
pourtant, j’ai réussi à sonder son cœur.
Et voilà ce que j’y ai trouvé…

Qu’importe ce que le futur nous réserve,
Elle restera à jamais ce dessin sur ma poitrine…

C.Z.Evans
1
Cameron

Mardi 31 décembre
La porte s’ouvre sans que je n’aie besoin d’exercer une réelle pression dessus. À croire que ces gens ont encore foi en l’humanité. Réveillez-vous les Rice, l’époque où nous pouvions encore faire confiance à nos voisins est révolue depuis un bail !
D’un signe de main, je préviens Ty que la voie est libre. Sans aucune précaution, ce gros débile avance dans la baraque déserte en s’imaginant déjà chez lui.
De ses doigts gantés, il touche les photos de famille qui trônent fièrement sur le meuble du salon.
— Regarde-moi ça ! lance-t-il en me jetant un cadre que je rattrape de justesse. La gamine est plutôt bonne, mais moi, je me farcirais bien sa daronne ! C’est pas une première main, mais je te parie mille billets qu’elle doit sucer comme une déesse !
Après un bon coup de poing dans l’épaule pour lui rappeler ce que l’on est en train de faire, Tyler râle en se mettant au travail. Je ne connais pas l’origine de son obsession pour les « mères » ou les gonzesses qui ont passé la quarantaine, mais ce connard ne s’arrête jamais de balancer des saloperies sur les femmes que l’on visite quand on part en commando.
— J’aime pas bosser avec toi, Black ! me prévient-il en dissimulant le doigt d’honneur qu’il me tend pour que je ne le voie pas faire.
— C’est réciproque, gros naze !
— Admets que tu es beaucoup trop sérieux ! D’ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi le boss t’a recruté ! T’es pas dans le même délire que nous.
— Peut-être parce qu’il sait que sans moi, tu ne lui rapporterais pas une livre 1  !
— C’est moi qui t’ai tout appris, looser !
— Green, ferme ta gueule et mets-toi au boulot ! nous prévient la voix de Red dans nos oreillettes. Il ne vous reste plus que quinze minutes avant que l’alarme ne se déclenche !
— OK ! déclarons-nous en chœur avant de préciser à mon acolyte la direction que je compte emprunter.
Pendant que Tyler fouille minutieusement les pièces du bas, je grimpe à l’étage pour découvrir les secrets des Rice.
Dans le bureau, je ne mets pas longtemps à débusquer ce qui m’intéresse : un coffre camouflé derrière une vieille croûte en aquarelle qui ne va pas avec le reste de la déco… Monsieur Rice, vous auriez pu faire un effort, cette planque est d’une banalité !
De mon oreille experte, il ne me faut pas longtemps pour percer le code du coffre. Les chiffres n’ont que peu d’importance, ce sont les cliquetis qui comptent.
Tyler a beau être un connard machiste et prétentieux, il n’en reste pas moins le meilleur en ce qui concerne les coffres-forts. C’est lui qui m’a tout appris, il m’a donné toutes les ficelles, toutes les astuces pour tout faire péter.
Bien qu’il prenne un profond plaisir à me vanner dès qu’il en a l’occasion, il s’est comporté comme un ami pour moi depuis que je suis revenu à Brighton 2 .
Abracadabra, petit coffre, montre-moi ce que tu caches… Quand la porte s’ouvre sur un butin non négligeable, je réalise, en comptant rapidement les billets, que même après le partage avec les quatre autres, j’aurai de quoi me payer une année supplémentaire à la fac de droit. Ma première pensée n’est pas pour le doyen de l’université qui va être ravi d’encaisser le chèque, elle est pour ces gens qui travaillent dur pour gagner un peu d’argent.
La villa a beau être située près de South Avenue dans Hanover, l’un des quartiers les plus prisés de la ville, il n’en reste pas moins que ce père de famille a dû passer de nombreuses heures au boulot pour pouvoir mettre cette somme de côté.
Me sentant coupable d’être ce que je suis une fois de plus, j’ajoute le nom de cet homme sur ma liste des gens à rembourser.
Bien que ce soit Red qui décide des maisons à visiter, et que je ne sois qu’un exécutant, j’ai toujours eu beaucoup de mal à digérer d’entrer chez les gens par effraction. Le cambriolage, je ne fais pas ça pour le plaisir. Au contraire, c’est devenu une nécessité vitale pour que je puisse subvenir à mes besoins, mais aussi à ceux de ma grand-mère.
Si j’avais le choix, je n’irais pas voler les gens chez eux. C’est dégradant, tant pour les familles victimes, que pour moi. Malheureusement, c’est un boulot qui rapporte vite et gros. Rien de comparable à tout ce que j’ai pu faire avant.
Je ne sais pas si je dois haïr ou remercier Zach de m’avoir embarqué dans cette galère, mais ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, grâce aux cambriolages, je réussis à payer mon école, de quoi manger correctement, et je peux offrir un toit à Nana. Il n’en reste pas moins qu’à cause de lui, je suis aussi devenu un véritable hors-la-loi.
Je me souviendrai toujours de mon état quand je suis rentré chez moi le soir de mon premier cambriolage, j’étais tellement mal que j’en ai vomi toute la nuit.
Ce soir-là, je me suis promis que quand j’aurais enfin sorti la tête de l’eau, que j’aurais mis Nana à l’abri du besoin et que j’aurais un travail digne de ce nom après mes études, j’allais essayer de rembourser ces gens.
Par acquit de conscience, j’ai commencé à lister les noms de mes victimes ainsi que la somme qu’ils m’avaient rapportée. Visite après visite, nom après nom, je les ai tous notés.
Mais à voir cette liste qui s’allongeait de plus en plus, j’ai compris qu’il y avait bien trop de personnes pour que je puisse tenir ma promesse.
Aujourd’hui, je note toujours les noms, mais j’ai arrêté de noter les sommes. Je tenterai de rembourser une partie de ma dette, j’y tiens toujours autant. En tout cas, je ferai de mon mieux.
En plus des billets, je découvre une vie entière à l’intérieur du coffre : papiers d’identité, livret de famille, acte de propriété… Tout y est, mais je ne prends rien.
Les autres ne le savent pas, je pense même qu’ils me cogneraient s’ils l’apprenaient, mais je me suis tout de même fixé une ligne de conduite : je ne prends que l’argent, le reste, je n’y touche pas. Enfin, tout dépend des familles… Comme Red nous donne les noms à l’avance afin que nous puissions analyser le terrain avant le jour J, j’aime me renseigner sur mes victimes. Je n’ai pas la prétention de me prendre pour un Robin des bois, mais j’avoue avoir moins de scrupules à braquer des gens qui s’exposent, qui se gargarisent de leur pognon, à une famille simple sans prétention.
La fois où on a visité Monsieur Smith, un politicard haut placé à la langue bien pendue, je n’ai eu aucun mal à taper dans les bijoux de sa bourgeoise. Ce couple de m’as-tu-vu qui pète plus haut que son cul ne méritait que ça. Entre son gros bide, engraissé sur le dos de ses salariés, et les atouts siliconés de sa gonzesse, j’ai même pris plaisir à lui voler ses biens.
Avec les Rice, c’est différent. Petite vie tranquille, famille modèle, gens honorables, je n’ai pas envie de les destituer de leur vie.
Peut-être que je suis un cambrioleur prétentieux, ou faux-cul, qui se sert en fonction de la vie de ses victimes, en attendant, ça m’aide à mieux dormir. Enfin, parfois.

Au milieu des papiers, un album photo s’échappe de ma main pour finir sa course sur le sol. Bien que le temps me soit compté, je m’octroie une seconde pour l’observer.
Un jeune couple amoureux, la naissance d’un premier enfant, une fille, puis d’un second, un garçon cette fois, pour finir par une photo de famille plus récente.
Pour le coup, Ty a tort. La mère a beau être jolie, elle n’a rien de comparable avec sa fille. Petite, aux cheveux noir ébène et aux yeux de la même couleur, elle doit à peine avoir seize ans sur ce cliché. Bien qu’elle soit trop jeune pour moi, je la trouve vraiment mignonne.
En général, je ne m’intéresse pas beaucoup aux meufs. Si l’occasion se présente, qu’importe qu’elles me plaisent ou non, je prends ce que j’ai à prendre sans m’attacher, mais je n’irais pas les chercher. Je n’ai pas le temps pour ça. Je ne me donne surtout pas le droit de le faire. Comment pourrais-je garder ma deuxième vie secrète si je m’entichais d’une femme ? Mais surtout, à quoi bon s’investir dans une relation, si les bases reposent sur un mensonge ? J’ai déjà du mal à vivre avec ce que je suis, je ne vois pas comment je pourrais le partager avec quelqu’un d’autre.
Par chance, jamais aucune fille n’a réussi à me donner envie d’en tomber amoureux. Il y en a bien eu quelques-unes qui ont insisté, mais au bout d’inlassables efforts, elles ont fini par abdiquer.
Malgré mon cœur de pierre, ces quatre-là me touchent. Ils ressembleraient presque à l’idée que je me fais de la petite famille parfaite. L’image de ma famille si elle existait encore. Sur un coup de tête que je ne cherche pas à comprendre, je récupère la photo de l’album où ils sont tous ensemble pour l’enfouir dans mon sac avant de reprendre mes investigations au premier étage.
Remplie de trophées et de posters de boxe, je tombe d’abord sur la chambre de Rice Junior. Après une recherche rapide, je ne trouve rien d’autre qu’un sachet d’herbe à moitié vide.
Quel âge a ce gosse pour fumer ce genre de merde ? Il mériterait que je laisse ça traîner sur le bureau de son vieux pour se prendre un bon sermon. D’ailleurs, je ne vais pas me gêner pour le faire !
Dans notre bande, je suis le seul à ne pas toucher à la fumette. Après un plan, on a pour habitude de se retrouver chez Red afin de mettre en commun nos trouvailles. Quand les comptes sont faits et que le partage est effectué, ils ont pour coutume de se faire

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