Hantée par l amour : Les fantômes de la Maison Allen
106 pages
Français

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Hantée par l'amour : Les fantômes de la Maison Allen , livre ebook

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Description

Quand Mark Spencer et sa famille ont emménagé dans la magnifique Maison Allen de Monticello dans l’Arkansas, ils savaient que cette demeure était réputée pour être hantée. On racontait dans le pays que l’esprit tourmenté de la belle Ladell Allen, qui s’était mystérieusement suicidée dans la chambre des maîtres en 1948, hantait encore cet imposant manoir historique. Mark était néanmoins sceptique… jusqu’à ce que sa famille et lui se heurtent à des fantômes sans visage, à un esprit sosie et à d’autres phénomènes paranormaux. Des enquêtes subséquentes ont démontré de façon convaincante que six esprits, y compris celui de Ladell, habitaient leur demeure. Mais l’événement le plus troublant s’est produit le jour où Mark, poussé par une envie irrésistible d’explorer le grenier, a découvert, fourrées sous une latte du plancher, des lettres d’amour décrivant la touchante idylle interdite de Ladell Allen, qui éclairaient sous un nouveau jour sa fin tragique.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 juillet 2013
Nombre de lectures 7
EAN13 9782897331627
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0900€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Copyright © 2012 Mark Spencer
Titre original anglais : A Haunted Love Story: The Ghosts of the Allen House
Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Llewellyn Publications, Woodbury, MN, www.llewellyn.com
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Christian Hallé
Révision linguistique : Marie Louise Héroux
Correction d’épreuves : Carine Paradis, Éliane Boucher
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89733-160-3
ISBN PDF numérique 978-2-89733-161-0
ISBN ePub 978-2-89733-162-7
Première impression : 2013
Dépôt légal : 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Spencer, Mark, 1956-

[Haunted love story. Français]
Hantée par l’amour : les fantômes de la maison Allen
Traduction de : A haunted love story.
ISBN 978-2-89733-160-3

1. Fantômes - Arkansas - Monticello. 2. Maisons hantées - Arkansas - Monticello. I. Titre. II. Titre : Haunted love story. Français.

BF1472.U6S6314 2013 133.1’29767825 C2013-941156-9
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
« As-tu déjà vu un fantôme ? »
— Prentiss Hemingway Savage, dans une lettre à Ladell Allen Bonner, 8 novembre 1948
* * *
« La Maison Allen de Monticello, Arkansas, est un exemple classique de ce qui peut arriver quand les esprits des premiers propriétaires se retrouvent confrontés à des intrus. »
— Haunted Places in the American South , University Press of Mississippi, 2002
Chapitre 1
« Elle est hantée, vous savez »
L a réaction de l’agente immobilière a été immédiate :
— Oh, non. Pas cette maison.
En juin 2005, Rebecca, moi et nos trois enfants venions tout juste de débarquer à Monticello, dans le sud-ouest de l’Arkansas, où j’avais accepté le poste de doyen de l’École des Arts et des Lettres à l’université voisine. Nous vivions alors entassés dans un appartement aux planchers vermoulus, et nous venions d’exprimer notre intérêt pour la maison située au 705 North Main Street.
L’agente immobilière, qui était tout sourire quand nous étions entrés dans son bureau, a froncé les sourcils et s’est levée de son fauteuil. Elle a secoué la tête en disant :
— J’ai une vieille maison à deux étages tout en stuc sur South Main Street si vous voulez voir quelque chose d’autre.
Elle s’est rassise derrière son bureau, et tandis qu’elle examinait des documents étalés sur son buvard, elle a ajouté :
— Croyez-moi sur parole, mon chou. Personne ne veut de cette maison.
Les inflexions mélodieuses de son accent de l’Arkansas avaient disparu.
On peut bien vanter la célèbre hospitalité du Sud , ai-je pensé.
Rebecca s’est légèrement penchée au-dessus de son bureau et lui a dit en souriant :
— Oh, mais nous voulons vraiment acheter cette maison. Nous l’adorons, et nous voulons que vous entriez en contact avec la propriétaire pour voir si nous pouvons lui faire une offre.
L’agente a pris un stylo et s’est mise à écrire sur les documents devant elle.
— Non. Je ne peux pas.
Elle n’a plus relevé les yeux. Rebecca et moi avions été congédiés. Nous nous sommes regardés, sidérés. Nous étions apparemment dans une ville où les agents immobiliers se souciaient peu de toucher une commission.
Un autre agent dans le petit bureau, un homme chauve avec de grands yeux tristes, s’est raclé la gorge. Il s’est pincé les lèvres d’un geste nerveux.
— Eh bien, disons… a-t-il commencé par dire.
Puis il s’est levé de son bureau. Il s’est appuyé sur un pied puis sur l’autre tout en regardant par la fenêtre. Finalement, sans cesser de regarder dehors, il a dit :
— Eh bien, disons que cette maison a une histoire.
Nous nous sommes regardés et avons immédiatement décidé d’adopter une nouvelle stratégie pour entrer en contact avec la propriétaire. Nous irions tout simplement chez elle, frapperions à la porte et nous nous présenterions.
* * *
Deux mois plus tôt, Rebecca était venue en ville avec moi pour mon entrevue d’embauche, et aussitôt arrivés, nous avions fait le tour de la pittoresque place centrale puis nous nous étions engagés sur l’artère principale pour nous faire une idée de l’endroit. Nous avions roulé lentement, admirant toutes les gigantesques maisons du XIX e siècle avec leurs colonnes blanches, leurs chambres vérandas à l’étage, leurs boiseries tarabiscotées et leurs belvédères. Puis nous sommes arrivés devant une remarquable maison victorienne. Je me suis arrêté au beau milieu de la rue ; nous étions tous les deux bouche bée. Il y avait d’un côté une tourelle octogonale de trois étages, de l’autre une tourelle ronde de quatre étages, et des flèches s’élevant des tours. Un immense portique était soutenu par un ensemble de colonnes corinthiennes. Deux larges vitraux flanquaient la porte d’entrée. La maison était quelque peu délabrée, mais néanmoins superbe.
— J’accepte de déménager dans cette ville si tu m’achètes cette maison, a dit Rebecca.
Il n’y avait aucun panneau « à vendre » sur la pelouse.
— Mais elle ne semble pas à vendre, ai-je répondu.
Rebecca a hoché la tête.
— Je m’en fiche. Je me charge de tout.
Chaque fois que Rebecca m’annonce qu’elle se charge de quelque chose, je me tourne vers elle le sourcil droit relevé, pour lui signifier mon scepticisme. Sa grand-mère était une sorcière, et Rebecca prétend qu’un tel attribut est héréditaire.
* * *

Nous nous sommes garés dans l’allée du 705 North Main Street. En fait, nous nous sommes glissés timidement dans l’entrée, car nous ne savions pas comment la propriétaire réagirait en voyant à sa porte des inconnus venus lui annoncer qu’ils convoitaient sa maison et voulaient l’acheter. Nous savions qu’une femme y vivait seule, mais nous ne savions rien d’elle.
De l’allée, le piteux état de la maison était beaucoup plus évident. La plus grande partie de la maison n’était pas visible de la rue en raison des buissons mal taillés et des grands magnolias. À présent, je pouvais voir que les vignes s’enroulaient librement autour des énormes colonnes corinthiennes jusqu’au toit du portique, où leurs luxuriantes vrilles pendaient des étais et des balustrades. La peinture frisait et s’écaillait sur les avant-toits et les chambranles. Le garde-corps en fer forgé du belvédère était rouillé. Certaines des tuiles en fer blanc du toit semblaient bosselées. La rouille qui rongeait les vieux clous avait déteint sur les bardeaux. Les énormes arbres projetaient des ombres lugubres sur la maison, et des taches de moisissure noires épaisses comme des barbes poussaient sous les rebords des fenêtres. Les balustrades en bois au-dessus du portique étaient pourries, et plusieurs carreaux des fenêtres étaient fendillés.
J’ai commencé à me demander si c’était vraiment une bonne idée d’acheter cette maison. Je n’étais même plus sûr de vouloir frapper à la porte.

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