Histoires de chevaux
121 pages
Français

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Histoires de chevaux , livre ebook

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Description

Au rythme des allures du cheval, la Caravane des contes trotte d'un continent à l'autre. Tu vas faire connaissance avec quelques-unes des soixante-quinze races de chevaux et tu bondiras en croupe de montures célèbres, comme Pégase, ou inconnues, tel que le merveilleux cheval des Indiens yaqui. Après un détour dans la forge d'un drôle de maréchal-ferrant, tu galoperas à la rencontre de deux cousins du cheval : en Namibie, sur le territoire du zèbre, et en Palestine, où tu prêteras grand l'oreille aux aventures de compère l'âne.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 4
EAN13 9782373800609
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0038€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

9782910 272630
Au rythme des allures du cheval, la Caravane des contes trotte d’un continent à l’autre. Tu vas faire connaissance avec quelques-unes des soixante-quinze races de chevaux et tu bondiras en croupe de montures célèbres, comme Pégase, ou inconnues, tel que le merveilleux cheval des Indiens yaqui. Après un détour dans la forge d’un drôle de maréchal-ferrant, tu galoperas à la rencontre de deux cousins du cheval : en Namibie, sur le territoire du zèbre, et en Palestine, où tu prêteras grand l’oreille aux aventures de compère l’âne.
ISBN 978-2-910272-63-0
14,50 euros
Histoires de chevaux
Marilyn Plénard
Marilyn Plénard
Histoires de chevaux
illustrations de Patricia Legendre
Flies France
La caravane des contes
Marilyn Plénard
Histoires de chevaux
illustrations de Patricia Legendre
Flies France
Le Cheval et la Plume enchantée Conte des Tsiganes de Bucovine
Quelque part loin de là, vivait un couple marié depuis des lustres. A un âge avancé, ils eurent un fils. Hélas, quand leur enfant n’était pas encore tout à fait un homme, les parents rendirent l’âme. C’est alors qu’un vieux mendiant de passage fit à l’adolescent une proposition étrange : – Cela te dirait de vaquer avec moi de par le vaste monde pour y chercher fortune ? – Cela me dirait, assura le garçon. – Il faudra venir en aide à quiconque sera dans la détresse… ajouta le mendiant. – Je suis d’accord. – Alors, tu dois dire à haute et intelligible voix : « Que ce vieux mendiant se métamorphose en cheval fringant ! » Le garçon de faire le vœu, le vieux mendiant de se métamorphoser en cheval fringant, le garçon de sauter sur son dos, et tous deux de vaquer de par le vaste monde pour y chercher fortune. Unbeaumatin, alors qu’ils sont enroute, le garçonramasse sur la berge d’une rivière un poisson près de s’asphyxier. Il remet à l’eau le gardon, qui le remercie : –Al’avenir,situtetrouvesdansl’ennui,appelle-moi.Jesauraimesouvenirdetoi. Le jour suivant, les compères parviennent au pied d’une montagne. Le cheval recommande : – Ne touche ni n’emporte rien de ce qui lui appartient. Volette une plume jusque dans la bouche du garçon. Il la recrache, et la recrache, et la recrache, rien à faire, la plume volette, et volette, et volette jusque
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dans sabouche. Lejeunehommelatrouvejolie, l’attrapeet lafourredans sapoche. Au-delà de la montagne, les voyageurs touchent aux marches d’une forteresse : y habite un géant solitaire souffrant la faim, à qui le garçon offre le contenu de sa gibecière. Rassasié, le géant le remercie : –Al’avenir,situtetrouvesdansl’ennui,appelle-moi.Jesauraimesouvenirdetoi. Chemin faisant, le cheval s’inquiète : – N’aurais-tu pas emporté une chose qui appartient à la montagne ? – Rien que cette plume. – Cette plume est enchantée et source d’ennuis. Maintenant que tu l’as, hélas, il te faut la garder, soupire le cheval. Après des kilomètres, les tours d’un palais surgissent à l’horizon. Le garçon se présente à l’entrée : – Auriez-vous du travail pour moi ? – Le maître d’écriture a besoin d’un nouvel aide. Si tu es intéressé, tu peux t’inscrire pour passer les épreuves. Comme le garçon est engagé, les copistes s’interrogent : – D’où vient à ce si jeune garçon un tel talent pour l’écriture ? Un jour un copiste vole la plume et la montre au maître d’écriture : – Maître, celui qui a obtenu la plume peut obtenir l’oiseau auquel elle appartient. Aussitôt, le maître d’écriture exige du garçon qu’il aille lui chercher l’oiseau. Le cheval lui indique la marche à suivre : – Réclame trois jours de congé et trois sacs d’or. Ils s’en vont chercher l’oiseau, qui est laid et sale, le capturent et le rapportent au maître d’écriture. Le copiste qui a volé la plume murmure au maître d’écriture : – Maître, cet oiseau n’est pas si mal mais la femme à qui il appartient est bien mieux.
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Le maître d’écriture exige du garçon qu’il lui ramène la femme à qui appartient l’oiseau. Le cheval sermonne le jeune homme : – Je te l’avais dit que cette plume allait te causer des ennuis. Réclame trois jours de congé et trois sacs d’or, puis dis à haute et intelligible voix : « Que ce cheval fringant se métamorphose en bateau sachant voguer ! »
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Chargé de tissus précieux, le bateau « La plus noble conquête quevogue jusqu’auchâteau de la femme à l’homme ait qui appartientl’oiseau. Elle monte sur jamais faite est le bateau, admire les soieries. Le garçon celle de ce fier et fougueux animal en profite et lèvel’ancre. Alors, la femme qui partage avec lui les fatigues jette ses clefs àl’eau. de la guerre et la gloire des combats ; aussi intrépide A l’arrivéela femme à qui de que son maître, le cheval voit appartient l’oiseau, le copiste qui a volé le péril et l’affronte. » la plume murmure au maître d’écriture : Buffon,Histoire naturelle. – Maître, celui qui a obtenu la femme obtient le château. Le cheval indique au garçon la marche à suivre : – Réclame trois jours de congé et trois sacs d’or,et allons de ce pas nous rappeler au bon souvenir du géant et à celui du gardon. Venir en aide au garçon ? Le géant et le gardon ne demandent pas mieux. – Toi, géant, dit le cheval, bloque l’accès du château de la femme à qui appartient l’oiseau avec une chaîne gigantesque et toi, gardon, frétille dans les douves et rapporte les clés de la femme à qui appartient l’oiseau. Quand le garçon rend ses clés à la femme, elle l’interroge : – Qu’est-ce que tu préfères, avoir la tête coupée ou que ton maître ait la tête coupée ? – Avoir la tête coupée, répond le garçon. – Tu as bien répondu. C’est celle de ton maître qui va rouler sur le sol. C’est ainsi que le garçon qui avait dérobé à la montagne la plume de l’oiseau qui appartenait à la femme à qui appartenait l’oiseau épousa cette dernière.
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La Création du cheval Conte des Indiens navajo
Quelque chose s’est déployé. Quelque chose qui bouge et devient vivant. Quelque chose qui geint. Femme-qui-change se met à chanter : « Je suis Femme-qui-change… Au centre de ma maison, devant le feu… Assise sur un joyau, j’entends un bruit. Dans un panier couleur de jais, dans une maison couleur de jais, il repose… Sur l’herbe couverte de rosée, il repose… Il grandit, sans blesser la maison où il repose, Dans la maison, il repose… » Son pied est un mirage. Son corps, un arc-en-ciel. Son mors, un rayon de soleil. Son cœur, une pierre rouge. Ses entrailles, des eaux de toutes sortes. Sa queue, une pluie noire. Sa crinière, un nuage de bruine. Son œil, une lumière. Sur son front brille une étoile. Sa jambe est immaculée. La nuit, il scintille car sur sa face pousse l’herbe couverte de rosée. Ses lèvres sont des perles. Ses dents, des coquillages. Sa voix résonne : une flûte noire. Son ventre bicolore gonfle : c’est l’aurore, noire d’un côté, blanche de l’autre. Là est un panier couleur de nacre. Dans le panier, l’eau de la jument qui a pouliné. Là est un panier couleur de turquoise. Dans le panier, l’eau du poulain qui est venu au monde. Là sont un panier blanc et un panier noir, pleins d’œufs. Femme-qui-changeégrènesonpoèmeetlajumentgoûtelesœufs: deuxpoulains sont nés. L’un s’enfuit sans goûter à rien. Il va et il vient. « Nous l’appellerons Longues-oreilles-de-mule », dit Femme-qui-change. L’autre poulain goûte aux œufs du panier blanc et aux œufs du panier noir, c’est pourquoi son pelage est blanc et noir.
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