John Strobbins T10 - Les Braves Invisibles
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Description

John Strobbins, c’est un peu le fils caché de Fantomas et d’Arsène Lupin. C’est un cambrioleur, aventurier, justicier, possédant des moyens démesurés, sachant se déguiser à la perfection, ayant à ses ordres un gang complet avec des ramifications dans le monde entier et aimant narguer l’autorité et, plus précisément, le chef de la police de San Francisco, James Mollescott – tout comme Fantomas le faisait avec l’Inspecteur Juve. Plus cambrioleur et aventurier que détective, John Strobbins surfe sur les succès de l’époque et navigue plus dans un monde fait d’aventures, de déguisements et de poursuites que celui plus purement policier que pouvait proposer un « Sherlock Holmes », par exemple. Situé, certes, du mauvais côté de la barrière, John Strobbins n’en est pas moins mû par une éthique professionnelle et un code moral. Voleur ! Oui, mais pas tueur et, surtout, s’il déleste des personnes de leurs biens, il choisit toujours des hommes riches, détestables et à l’honnêteté discutable. En parallèle, dès qu’il le pourra, il rendra justice sans oublier, au passage, de se garnir les poches.


Ce recueil contient les titres suivants :




Les Braves Invisibles




Les combinaisons de M. Max Mulheim




La tournée des Conférences



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782373477832
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

John STROBBINS
LESBRAVESINVISIBLES
Feuilleton policier
par José MOSELLI
AVANT-PROPOS
Dans la littérature populaire française, il est des auteurs encore plus cultes que les plus cultes des auteurs populaires.
Ainsi, s’il est indéniable que Georges Simenon, Fré déric Dard, Léo Malet... sont parvenus à des sommets dans l’esprit des lecte urs, d’autres écrivains qui, parce qu’ils sont demeurés inconnus aux yeux du gra nd public actuel alors que leurs textes émerveillent encore l’esprit des lecte urs d’antan et de trop rares passionnés d’aujourd’hui, ont réussi à supplanter, dans la tête de ceux-ci, leurs célèbres pairs susnommés.
Car, là où certains ont atteint la postérité grâce à une édition systématique de leur production sous le format pérenne du roman « classique », d’autres ont échoué dans la quête d’« immortalité littéraire » m algré quelques livres gravés de leurs noms – Rodolphe Bringer, Gustave Gailhard, Jean-Toussaint Samat…, par exemple.
Mais, qu’en est-il des écrivains dont les textes n’ ont jamais inondé les pages d’un « vrai » bouquin qui dure, qui se prête, se re vend et s’échange ?
Un auteur, en particulier, connaît la réponse puisq ue son surnom de « écrivain sans livre » explique, à lui seul, pourq uoi il demeure inconnu de la plupart des lecteurs de notre époque.
Pourtant, son immense production, les genres dans l esquels il a œuvré, les personnages qu’il a animés, écrasent toute concurre nce.
Son nom :Joseph Théophile Maurice MOSELLIaliasJosé MOSELLI.
José MOSELLI est né le 28 août 1882 à Paris et est mort le 21 j uillet 1941 au Cannet.
Parlez deJosé MOSELLI à un passionné de littérature populaire et vous êtes assurés de voir ses yeux clignoter de plaisir. Évoquez-le devant un lecteur lambda et vous constaterez immédiatement que ce nom ne lui évoque rien.
L’auteur est devenu tellement « Culte » auprès des aficionados de littérature populaire, autant par son parcours que par sa produ ction, que l’on peut encore croiser des lecteurs dont les pères ou grands-pères leur contaient, enfants, leurs souvenirs de feuilletons désormais introuvables don t l’écrivain a inondé les journaux de l’époque.
Son parcours est celui d’un enfant de famille aisée qui, avide d’aventures, fugue à treize ans pour s’engager comme mousse sur un navire. Les années suivantes furent un gage de souvenirs d’évènements, de personnages et de lieux qui nourriront sa plume par la suite.
Brimé, maltraité, le gamin s’offre corps et âme à s on boulot. Mais son esprit
voyageur en fait un déserteur malgré lui. Alors, il continue à naviguer et à découvrir le monde avant de rentrer en France pour être traduit en « conseil de discipline ». Les juges furent cléments et organisè rent l’éducation du jeune homme qui devint Officier de la Marine marchande. S es aventures se poursuivirent, mais, lassé,José MOSELLIà se stabiliser en acceptant chercha un poste de journaliste en charge de la rubrique « L’actualité maritime ».
En parallèle, il écrit des contes et des nouvelles et entrera en contact avec les Éditions Offenstadt pour lesquelles il produira un nombre incalculable de feuilletons pour divers journaux et magazines.
Parmi ces séries, on pourra citer l’une de ses prem ières si ce n’est la première :« W... vert » édité dans le magazine « L’Intrépide » de 1910. Ma is, également :« Les aventures fantastiques d’un jeune policier », « Le roi des boxeurs », « Le baron Stromboli », « Les champs d’o r de l’Urubu », « Les naufrageurs de l’air », « La prison de glace », « I ko Teruka », « Browning & Cie », « Triplix l’insaisissable »...des dizaines d’autres qui et s’étalaient sur des centaines d’épisodes à travers des années et des années.
Parmi ces feuilletons, certains sont devenus « cult issimes » et plusieurs fois réédités et d’autres sont comme le Saint Graal, tou t le monde en parle, tout le monde les cherche, mais personne n’a réussi à mettr e la main dessus – du moins, plus grand monde de vivant.
Si, certains de ses feuilletons d’anticipation, com me« La fin d’Illa », « Le messager de la planète » ou« La guerre des océans »eu le privilège ont d’être réédités à la fin du siècle dernier, toute l a partie « policière » de l’œuvre d eJosé MOSELLIde plus a lentement disparu avec ses supports papier vieux de 80 ans.
« John Strobbins, détective-cambrioleur » est à considérer comme la toute première série policière deJosé MOSELLI, même si la série« Les aventures fantastiques d’un jeune policier »lui est antérieure de peu.
Les aventures deJohn Strobbinsdébutèrent le 22 juin 1911 dans le n° 168 du magazine « L’Épatant » pour s’achever, dans un p remier temps, dans le n° 1294 du 18 mai 1933, soit, 22 années plus tard.
Bien évidemment, la parution du feuilleton connaît des interruptions momentanées plus ou moins longues durant des années , mais c’est, au final, 73 épisodes qui sont proposés aux lecteurs du magaz ine.
Les premiers épisodes seront, par la suite, regroup és en recueils dans la « Collection d’Aventures » des Éditions Offenstadt – déjà éditeur du magazine « L’Épatant ». Quatre titres sortiront en 1916, puis deux autres en 1926.
En 1930 et 1931, les Éditions Offenstadt publieront 61 nouvelles aventures d eJohn Strobbins4 rééditions de titres publiés dans le magazine et
« L’Épatant ».
Depuis,José MOSELLIretombé dans l’anonymat qui sied si peu à son est talent et à son œuvre.
De p u is ,John Strobbins a disparu de l’imaginaire des lecteurs faute de réédition.
Mais ça, c’était avant…
Si l’on peut admettre, en commençant la lecture des aventures de John Strobbins,pisode – àl’on ne pourra jamais se délecter du moindre é  que moins de posséder tous les numéros du magazine orig inel sur de nombreuses années –, il serait pourtant dommage de ne pas déco uvrir ce personnage et cet auteur.
John Strobbins, c’est un peu le fils caché de Fantomas et d’Arsène Lupin. C’est un cambrioleur, aventurier, justicier, posséd ant des moyens démesurés, sachant se déguiser à la perfection, ayant à ses or dres un gang complet avec des ramifications dans le monde entier et aimant na rguer l’autorité et, plus précisément, le chef de la police de San Francisco, James Mollescott – tout comme Fantomas le faisait avec l’Inspecteur Juve.
Plus cambrioleur et aventurier que détective,John Strobbins surfe sur les succès de l’époque et navigue plus dans un monde fa it d’aventures, de déguisements et de poursuites que celui plus pureme nt policier que pouvait proposer un « Sherlock Holmes », par exemple.
Situé, certes, du mauvais côté de la barrière,John Strobbins n’en est pas moins mû par une éthique professionnelle et un code moral. Voleur ! Oui, mais pas tueur et, surtout, s’il déleste des personnes d e leurs biens, il choisit toujours des hommes riches, détestables et à l’honnêteté dis cutable. En parallèle, dès qu’il le pourra, il rendra justice sans oublier, au passage, de se garnir les poches.
Probablement, comme ses confrères devant produire é normément en peu de temps,José MOSELLI usait-il d’une plume automatique – tout comme Norbert Souvestre et Marcel Allain avec Fantomas ou Jean Ray avec Harry Dickson... Cette contrainte, si elle peut éli mer une plume et atténuer un style, bien maîtrisée, elle parvient à insuffler un élan et une fluidité qui se marient à merveille avec le genre « aventures ».
Lorsque, en plus, l’auteur est talentueux, qu’il bé néficie d’une forte imagination, alors, le lecteur a toutes les chances de se délecter de savoureuses péripéties.
Mais, plus encore que les atouts déjà cités, la sér ie« John Strobbins »est portée par des épisodes qui s’enchaînent et se suiv ent sans se suivre et s’enchaîner et de longueurs très hétérogènes. De qu elques pages à plusieurs
dizaines, les intrigues tiennent le lecteur en hale ine et lui donnent envie d’en découvrir d’autres... et d’autres... et d’autres...
Car, si chaque épisode peut se lire indépendamment,José MOSELLI a l’intelligence d’incorporer un certain lien fugace entre les épisodes, ce qui, en plus de le relier chronologiquement, donne encore p lus envie, aux lecteurs, de poursuivre sa découverte de l’œuvre. Le lecteur se trouvera hypnotisé par le personnage, ses méfaits et bienfaits, et n’aura de cesse de se délecter de sa moindre aventure.
L aCollection « John Strobbins » au sein du catalogue de« OXYMORON Éditions »aux lecteurs, dans un premier temps, les  proposera 26 premiers épisodes de la série dans l’ordre de la première di ffusion dans le magazine « L’Épatant », au format numérique, en recueil de p lusieurs titres, afin d’assurer un temps de lecture plus ou moins équivalent pour c haque tome.
Par la suite, seront très certainement réédités des titres issus de la collection « Les grandes aventures policières ».
« OXYMORON Éditions » souhaite que, grâce au travail passionné de son équipe, un grand nombre de lecteurs découvre ou red écouvre le talent d’un auteur injustement oublié.
N.B. Pour en savoir plus surJosé MOSELLI, sa vie et son œuvre, procurez-vous l’ouvrage intitulé « L’Apothéose du roman d’av entures,José MOSELLI et la Maison Offenstadt » publié par Encrage Édition e n 2001, du regretté Jean-Louis Touchant, passionné de littérature populaire en général et de l’œuvre de José MOSELLI« 813 : Les, en particulier, ancien président de l’association Amis des Littératures Policières ».
N’hésitez pas, également, à vous rendre à l’adresse suivante – http://www.oeildusphinx.com/moselli_00.html – vous y découvrirez une mine d’informations sur l’auteur.
LLesBravesInvisibles
Russes, Chinois, Américains, nihilistes, assassins, empoi sonneurs, on trouve tout cela dans la fameuse affaire dite desBraves Invisibles.
L e sBraves Invisiblesune société de bandits asiatiques, société forment secrète, naturellement, et qui tient sous sa domina tion, pourrait-on dire, qui terrorise enfin le fameux Chinatown – quartier chin ois – de San Francisco.
En l'occurrence, lesBraves Invisibles, sinon leur chef, ne méritèrent pas leur nom ; leur chef fut tellement visible qu'il tomba e ntre les mains de la police américaine.
Tel le juge de la fable, John Strobbins sut profite r des démêlés sino-américains, si l'on peut dire, pour augmenter sa fo rtune d'une valeur dépassant cent mille dollars. Il déploya pour cela sa patienc e, son ingéniosité accoutumées.
L'affaire desBraves Invisibles, d'ailleurs, n'a jamais été bien élucidée par la justice. Elle est, d'abord, très compliquée. Et, de s personnages qui y furent mêlés, ainsi qu'on va le voir, les uns moururent, e t les autres comprirent que leur intérêt bien entendu était de rester muets. Le sile nce est d'or. C'est à John Strobbins lui-même, qui n'a point les mêmes ra isons de se taire que les autres protagonistes de cette histoire, que l'on do it enfin de savoir la vérité.
Dans une ville cosmopolite comme Frisco, les crimes ne sont pas rares. Rixes, assassinats, cambriolages, commis souvent au milieu d'invraisemblables circonstances, sont choses courantes dans la grande métropole de l'ouest. Aussi, police, journalistes, public sont-ils blasés sur les « faits divers » les plus effarants.
Malgré cela, lorsque, ce matin-là, les journaux de la « Reine du Pacifique » (ainsi les Américains se plaisent-ils à dénommer Sa n Francisco), publièrent le récit du crime étrange dont venait d'être victime l e tenancier d'un restaurant de Chinatown, l'affaire fit-elle quelque sensation en ville. Non pas le meurtre lui-même, mais bien ce qu'on pourrait appeler ses « à-c ôtés ».
Voici, d'ailleurs, l'article duSan Francisco Daily News.
Un nouvel assassinat vient d'être commis dans China town, sur lequel la police se perd en conjectures.
Ce matin, vers quatre heures, un peu avant l'aube, un jeune Japonais, âgé d'une quinzaine d'années, et vêtu à l'européenne, e ntrait dans le commissariat e de la 21 rue et demandait à être introduit devant le commis saire. Comme ce
dernier était absent, le jeune Japonais fut mené de vant son secrétaire. Il déclara se nommer Tané Kodomo et être employé comme guide p ar l'agence Look.
En sortant d'un bouge de Chinatown, où il avait acc ompagné des savants allemands désireux de se documenter sur la ville ch inoise, Tané Kodomo avait remarqué que la porte du restaurant duLotus Bleuétait ouverte, bien qu'il n'y eût aucune lumière à l'intérieur de la maison.
Apprenons à nos lecteurs que le restaurant duLotus Bleu,tenu par un vieux Chinois du nom de Houng-Tsien, est un des rares éta blissements honnêtes de Chinatown.
Marié et père de neuf enfants qu'il a envoyés en Ch ine pour y être éduqués selon les coutumes nationales, Houng-Tsien est reno mmé pour sa probité. Depuis trente-sept ans qu'il tient, ou plutôt qu'il tenait le Lotus bleu,jamais la police n'avait eu à s'occuper de lui.
Quoi qu'il en soit, Tané Kodomo, curieux par profes sion, eut l'intuition qu'il se passait quelque chose de louche dans la maison d u Lotus Bleu.Il pressa le bouton d'une lampe électrique portative dont il éta it muni, et franchit le seuil. Dans la grande salle, qui sert à abriter les consom mateurs lorsque le restaurant est ouvert, l'ordre régnait. Tables et escabeaux étaient rangés à leurs places.
Tané Kodomo, qui connaissait la disposition du rest aurant pour y être venu maintes fois avec les étrangers qu'il guidait, pass a dans la cuisine, qui fait suite à la grande salle. Elle était déserte. Le jeune Jap onais, croyant s'être dérangé pour rien, allait se retirer, lorsqu'il lui sembla entendre un soupir étouffé. Il dirigea le rayon de sa lampe vers l'endroit d'où ve nait le bruit, mais ne vit rien.
Pourtant, voulant, comme l'on dit, en avoir le cœur net, il ouvrit une porte vitrée donnant sur une courette... et le spectacle qu'il vit fut si atroce, si étrange, e déclara-t-il au secrétaire du commissaire de la 21 rue, qu'il faillit lâcher sa lampe : au milieu de la courette, Houng-Tsien gisai t couché sur le ventre, les bras en croix. Autour de son cou, un mince cordon d e soie jaune était serré si fort qu'il était entré de près d'un pouce (0,02 menviron). La chair du cou était violacée. La natte du vieux Chinois avait été tranc hée au ras du crâne et traînait près de lui dans la poussière... Comme bien on le p ense, Houng-Tsien était mort. Mais, près de lui, un autre homme, chinois au ssi, était également étendu. Vivant, celui-là, mais enroulé dans un réseau de co rdelettes si serré qu'il ne pouvait pas faire le moindre mouvement. Un foulard de soie le bâillonnait, mais, par suite des mouvements du Chinois, il avait un pe u glissé, ce qui avait permis au Céleste de pousser l'appel étouffé qu'avait ente ndu Tané Kodomo.
Ce dernier, d'ailleurs, sans demander son reste, s'enfuit et courut tout d'une traite prévenir la police.
Sans perdre de temps, le secrétaire du commissariat , accompagné de deux détectives, se rendit aussitôt auLotus Bleu.
Rien n'avait bougé, si ce n'est l'homme ligoté, leq uel, bien qu'il eût réussi, entre temps, à faire glisser son bâillon, ne poussa it aucun appel ! Cette attitude bizarre frappa M. Strange – c'est le nom du secréta ire du commissaire de la e 21Cependant, il donna ordre aussitôt aux détect ives de couper les liens rue. du Chinois. Or, à peine libre, le Céleste bouscula un des policiers, étendit l'autre à terre d'un coup de tête dans le ventre, et s'élan ça vers la rue. Malheureusement pour lui, M. Strange, par une habit ude professionnelle, avait fait pousser les verrous de la porte du Lotus Bleu.Tandis que le Chinois s'occupait à les tirer, les deux agents, qui s'étai ent relevés, le rejoignirent, et, après une lutte acharnée, le maîtrisèrent et le lig otèrent. M. Strange, remettant à plus tard l'interrogatoire du Céleste, procéda aux constatations d'usage.
La maison du Lotus Bleuest une des plus petites de Chinatown. Au-dessus de la salle du restaurant et de la cuisine, qui occ upent tout le rez-de-chaussée, l'unique étage se compose de deux chambres mansarde s. Rien n'y avait été dérangé. Le grabat sur lequel couche Houng-Tsien ét ait intact, démontrant ainsi que, cette nuit-là, le vieux Chinois ne s'était pas couché. Les quelques meubles, fermés à clé, n'avaient pas été fracturés. Seulemen t, un petit autel de laque rouge, devant lequel des cierges étaient piqués, ét ait vide : le Bouddha qui eût dû y trôner ne s'y trouvait pas. Avait-il été empor té par les assassins du vieux Chinois ?
M. Strange, avant d'élucider cette question, poursu ivit ses investigations. Il visita la cave où rien n'avait été dérangé. Il alla it remonter, lorsqu'il s'aperçut que les rebords du soupirail aérant la cave étaient cre vassés : visiblement, les malfaiteurs avaient arraché les trois énormes barre aux de fer, qui le défendaient, et dont la trace se voyait très nette.
Or, le soupirail donnait sur la courette, ainsi d'a illeurs que la porte de la cave. Donc, pour arriver audit soupirail, les assas sins devaient...
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