Andrée Salomon, une femme de lumière
127 pages
Français

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Andrée Salomon, une femme de lumière , livre ebook

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Description

En 1945,à la libération du camp de Buchenwald, plus d 'un millier de jeunes Juifs âgés de huit à vingt-quatre ans attendent que l 'on statue sur leur sort. Quatre cent vingt-six garçons, originaires des pays d 'Europe centrale et orientale arrivent en France,pris en charge par l 'OSE (oeuvre de Secours aux Enfants). Être enfant dans un ghetto, avoir connu les camps de travail forcé et pour certains les marches de la mort depuis Auschwitz-Birkenau, c 'est cette part de leur vie chaque fois singulière que 15 anciens de Buchenwald, déportés pour certains à l 'âge de quatre ans, ont accepté de partager avec nous. Ces parcours croisés sont présentés à partir des témoignages audiovisuels, enrichis de documents personnels et des documents d 'archives conservés par l'OSE.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 2
EAN13 9782304035971
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Katy Hazan et Georges Weill
Andrée Salomon, une femme de lumière
Textes établis et annotés d’après ses mémoires Avant-propos de Jean Salomon Introduction de Georges Weill
Collection T É moignages de la Shoah

Le Manuscrit


ISBN: 9782304035971
© 2019 Le Manuscrit
Katy Hazan et Georges Weill




Présentation de la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technologies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites, de 1933 à 1945.
Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques.
Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher.
En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique.
Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques.
Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, ainsi que l’esprit de fraternité.
Consultez le site Internet de la FMS : www.fondationshoah.org


Comité de lecture de la collection (2010)
Serge Klarsfeld, président
Henri Borlant, survivant de la déportation
Isabelle Choko, survivante de la déportation
Olivier Coquard, historien
Katy Hazan (OSE), historienne
Dominique Missika, historienne
Denis Peschanski, historien
Paul Schaffer, survivant de la déportation
Annette Zaidman, enfant cachée
Philippe Weyl, responsable de la collection
Correction : Laurence Beilvert
Voir les autres titres de la collection en fin de volume, pages 269-273.


Présentation de l’Œuvre de secours aux enfants (OSE)
La mémoire ne nous guérit pas de la mémoire et l’oubli nous tue 1
Michaël Glück
L’OSE les a accueillis, abrités, élevés. La vocation de cette association fondée à Saint-Pétersbourg en 1912 a longtemps été de sauver la vie. Aujourd’hui, elle souhaite également préserver la mémoire. Le consensus de silence de l’immédiat après-guerre est arrivé à sa fin.
Avec ces ouvrages, c’est une mission nouvelle que se donne le service « Archives et Histoire » de l’OSE : permettre à tous ceux qui le désirent de publier leurs écrits. L’OSE demeure, pour les survivants et ceux que l’on nomme encore les « enfants cachés », un havre, un lieu d’écoute. Dans ses archives reposent leurs dossiers d’enfant, seules preuves tangibles de leur passé. Bien d’autres, qui n’ont pas été confiés à l’OSE, viennent avec confiance déposer leurs manuscrits, parfois juste une ébauche ou un désir d’écrire.
Ces hommes et ces femmes souhaitent renouer par l’écriture avec l’enfant qu’ils furent jadis. Sachant d’instinct que le chemin qui y mène est difficile. Écrire le passé exige que celui-ci soit parcouru en sens inverse. Que l’on se remémore le visage et les gestes de ceux qui ne sont jamais revenus. Que l’on revive la séparation, l’arrachement, le cauchemar de l’abandon et de la perte. Pour écrire, il faut écouter la voix en soi qui raconte. À la fois inaudible et assourdissante.
Tel est le souhait du service « Archives et Histoire »… Aider tous ceux pour qui laisser une trace de leur itinéraire est une démarche vitale. Faire connaître ces témoignages nés de la souffrance, pour leurs enfants, les générations à venir, pour tous ceux qui voudront partager le récit de leur destinée.
L’Histoire de tous est la même, l’histoire de chacun est unique. Dans son vécu, sa musique intérieure, son style. Certains ont mis des années pour y parvenir, arrachant chaque parole, dans une indicible angoisse, au no man’s land de leur mémoire. D’autres ont vu les mots surgir, limpides, du plus profond de l’oubli. Ces textes ne cherchent pas à restituer les faits objectifs de l’Histoire, mais à faire entendre le vécu de chacun.
À cette première mission, l’OSE se devait de faire une place spécifique aux acteurs du sauvetage des enfants pendant la guerre qui ont écrit leurs souvenirs, conservés dans les archives de l’association : directeur de maisons d’enfants ou dirigeant, assistante sociale ou médecin, ils ont tous, à un moment ou à un autre, à une place ou à une autre, contribué à cette part méconnue de la résistance juive.
Enfin, rassembler et mettre en perspective des témoignages de la guerre ou de l’après-guerre, allier l’histoire et la mémoire dans le même « devoir de connaissance » pour les générations futures reste le fil rouge de ces livres.


1 . Partition blanche , Paris, Verdier, 1984.


Biographie d’Andrée Salomon
1908 25 mai : naissance d’Andrée Sulzer à Grussenheim (Haut-Rhin). Elle est le quatrième enfant de la famille. Deux autres naîtront ensuite dont le dernier ne vivra que quelques semaines.
1913 Andrée entre à l’école primaire juive de Grussenheim.
1914 1 er août : début de la Première Guerre mondiale.
1915 1 er novembre : mort de son père, Jonas Sulzer.
1917 Andrée entre à l’école des sœurs de Grussenheim.
Création à Strasbourg du mouvement sioniste Blau-Weiss (« Bleu-Blanc »).
1918 11 novembre : fin du conflit mondial.
22 novembre : l’Alsace et la Moselle redeviennent françaises.
1919-1923
Fondation du KKL ( Keren Kayemeth LeIsraël , Fonds national juif, littéralement « Fonds pour l’existence d’Israël ») en Alsace par Tobie Salomon (futur mari d’Andrée), et une dizaine d’amis sionistes. Ils fondent aussi une branche du mouvement de jeunesse sioniste Hatikv a qui remplace le Blau-Weiss.
1920 Andrée entre à l’école supérieure de jeunes filles de Colmar.
1924 Andrée Sulzer devient pensionnaire du Home de jeunes filles israélites de Strasbourg. Elle travaille comme secrétaire de Me Jacques Fonlupt, avocat à Strasbourg.
1924 Publication de la thèse de doctorat ès sciences de Tobie Salomon, Une nouvelle préparation des alcools alpha-alcoyllévuliques . Il participe à la création de plusieurs organismes sionistes à Strasbourg.
1928-1929
Andrée fonde avec un groupe d’amis les Éclaireurs israélites de Strasbourg, rattachés ensuite aux EIF (Éclaireurs israélites de France), ainsi que le mouvement de jeunesse sioniste Hatikva , où elle rencontre Tobie Salomon.
1931 Marie Sulzer, mère d’Andrée, quitte Grussenheim et s’installe à Strasbourg, rue Geiler, puis rue de Verdun.
13 décembre : mariage d’Andrée avec Tobie Salomon, chef de laboratoire à l’ENSPCL ( École nationale supérieure du pétrole et des combustibles liquides) de Strasbourg. Le couple s’installe rue Massenet.
1932 Andrée est membre de la Caisse de Bienfaisance israélite de Strasbourg ; secrétaire générale du Ghaléi ( Gdoud Hanashim leEretz Israël ), association féminine sioniste ; correspondante en Alsace du He’haloutz , organisation de pionniers pour la Palestine.
1933 Andrée représente le mouvement Ghaléi au comité de l’Office palestinien de Strasbourg, chargé de l’émigration en Palestine. Arrivée des premiers jeunes ‘haloutsim (pionniers) allemands et polonais placés en harchara (séminaire de préparation) en Alsace et au Luxembourg en vue de leur départ pour la Palestine. Andrée participe aussi à l’ alyah clandestine au sein du He’haloutz .
1934 10 ao&

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