Aux frontières de l espoir
120 pages
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Aux frontières de l'espoir , livre ebook

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Description

Ce livre, fruit des entretiens entre un témoin et une historienne, offre le parcours remarquable d'un militant juif actif depuis l'entre-deux guerre jusqu'à nos jours. Depuis son enfance en Alsace, Georges Loinger est sensibilisé au danger que représentent pour la communauté juive les menées nazies au-delà du Rhin. C'est pour aguerrir la jeunesse aux épreuves qui se profilent qu'il s'investit dans l'éducation physique des futurs rabbins puis des étudiants de la toute jeune école Maïmonide à Paris. Prisonnier de guerre en 1940, il s'évade de son Stalag en Allemagne pour rejoindre sa femme confrontée à l'évacuation rapide de 123 enfants juifs venus d'Allemagne. Il se lance alors à corps perdu dans une autre aventure, celle de la résistance française dans le réseau Bourgogne.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782304048131
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Georges Loinger et Katy Hazan
Aux Frontières de l’espoir
Préface de Serge Klarsfeld
Collection Témoignages de la Shoah

Le Manuscrit


ISBN: 9782304048131
© 2019 Le Manuscrit
Goerges Loinger et Katy Hazan




La collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (septembre 2004)
En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technologies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites, de 1933 à 1945.
Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques.
Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher.
En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique.
Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques.
Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité.
Consultez le site Internet de la FMS : www.fondationshoah.org


Comité de lecture de la collection (2011)
Serge Klarsfeld, président
Henri Borlant, survivant de la déportation
Isabelle Choko, survivante de la déportation
Olivier Coquard, historien
Katy Hazan(OSE), historienne
Dominique Missika, historienne
Denis Peschanski, historien
Paul Schaffer, survivant de la déportation
Annette Zaidman, enfant cachée
Philippe Weyl, responsable de la collection
Correction : Laurence Beilvert
Voir les autres titres de la collection en fin de volume .


Dans la même collection
Murmures d enfants dans la nuit Auschwitz, le 16 mars 1945Dernière Porte50 ans après, une journée à AuschwitzÀ la vie ! Les enfants de Buchenwald, duà lOSEJ ai eu douze ans à Bergen-BelsenMatricule A-16689. Souvenirs de déportation dun enfant de
treize ans (mai 1944 - mai 1945) Jamais je naurai quatorze ansSali Journal dun interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers. 12 décembre
1941 – 23 septembre 1942.JournalSouvenirs
et lettres Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944Vies interditesRetour dAuschwitz. Souvenirs du déporté 174949Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942Mille jours de la vie dun déporté qui a eu de la chanceÉvadée du Vél dHiv Journal de route, 14 mars-9 mai 1945Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961J’avais promis à ma mère de revenir Présentation de l’Œuvre de secours aux enfants (OSE)
La mémoire ne nous guérit pas de la mémoire et l’oubli nous tue
Michaël Glück
L’OSE les a accueillis, abrités, élevés. La vocation de cette association fondée à Saint-Pétersbourg en 1912 a longtemps été de sauver la vie. Aujourd’hui, elle souhaite également préserver la mémoire. Le consensus de silence de l’immédiat après-guerre est arrivé à sa fin.
Avec ces ouvrages, c’est une mission nouvelle que se donne le service « Archives et Histoire » de l’OSE : permettre aux plus représentatifs d’entre eux de publier leurs écrits. L’OSE demeure, pour les survivants et ceux que l’on nomme encore les « enfants cachés », un havre, un lieu d’écoute. Dans ses archives reposent leurs dossiers d’enfant, seules preuves tangibles de leur passé. Bien d’autres, qui n’ont pas été confiés à l’OSE, viennent avec confiance déposer leurs manuscrits, parfois juste une ébauche ou un désir d’écrire.
Ces hommes et ces femmes souhaitent renouer par l’écriture avec l’enfant qu’ils furent jadis. Sachant d’instinct que le chemin qui y mène est difficile. Écrire le passé exige que celui-ci soit parcouru en sens inverse. Que l’on se remémore le visage et les gestes de ceux qui ne sont jamais revenus. Que l’on revive la séparation, l’arrachement, le cauchemar de l’abandon et de la perte. Pour écrire, il faut écouter la voix en soi qui raconte. À la fois inaudible et assourdissante.
Tel est le souhait du service « Archives et Histoire »… Aider tous ceux pour qui laisser une trace de leur itinéraire est une démarche vitale. Faire connaître ces témoignages nés de la souffrance, pour leurs enfants, les générations à venir, pour tous ceux qui voudront partager le récit de leur destinée.
L’Histoire de tous est la même, l’histoire de chacun est unique. Dans son vécu, sa musique intérieure, son style. Certains ont mis des années pour y parvenir, arrachant chaque parole, dans une indicible angoisse, au no man’s land de leur mémoire. D’autres ont vu les mots surgir, limpides, du plus profond de l’oubli. Ces textes ne cherchent pas à restituer les faits objectifs de l’Histoire, mais à faire entendre le vécu de chacun.
À cette première mission, l’OSE se devait de faire une place spécifique aux acteurs du sauvetage des enfants pendant la guerre qui ont écrit leurs souvenirs et qui dorment dans les archives de l’association : directeur de maisons d’enfants ou dirigeant, assistante sociale ou médecin, ils ont tous, à un moment ou à un autre, à une place ou à une autre, contribué à cette part méconnue de la résistance juive.
Enfin, rassembler et mettre en perspective des témoignages de la guerre ou de l’après-guerre, allier l’histoire et la mémoire dans le même « devoir de connaissance » pour les générations futures reste le fil rouge de ces livres.


Biographie de Georges Loinger
1910 Août : naissance à Strasbourg de Georges Loinger, fils de Mina Werzberg et de Salomon Loinger.
1914 Première Guerre mondiale : son père est mobilisé dans l’armée autrichienne — l’Alsace fait partie du II e Reich . Il ne reviendra qu’au début de 1919. Sa mère travaille et élève ses quatre enfants dont Georges est l’aîné.
1917 Début de ses études au lycée Fustel de Coulanges. Moyen en tout, mais déjà le meilleur en gymnastique et en sport.
1925 Il entre au mouvement de jeunesse sioniste Hatikva et en devient l’un des chefs. Il fait la connaissance de Flore, sa future épouse, cheftaine des petites filles. Il entreprend des études techniques pour devenir ingénieur. Il est le sportif de la communauté juive de Strasbourg et champion de natation.
1929 Son diplôme de l’École pratique d’industrie en poche et son service militaire effectué, il travaille au port du Rhin dans une compagnie de navigation qui exploite la ligne Strasbourg-Bâle (Suisse), dont les propriétaires sont juifs.
1930 Au regard du développement du nazisme de l’autre côté du Rhin, le docteur Joseph Weill, un des grands médecins de Strasbourg, fait une conférence où il explique que Hitler prépare la guerre, qu’il la gagnera et persécutera les Juifs. Il conseille à Georges Loinger de se consacrer à l’éducation de la jeunesse juive et de la préparer physiquement aux épreuves qu’il croit très proches.
Georges Loinger abandonne son métier d’ingé-nieur. Il part pour Paris afin de passer le diplôme de professeur d’éducation physique et sportive. Pour gagner sa vie, il devient surveillant général du séminaire de la rue Vauquelin qui forme les futurs rabbins. Il y introduit le sport. Un des professeurs, Marcus Cohn, lui demande de l’assister dans la création du premier lycée juif à Paris : l’école Maïmonide.
1934 Août : mariage avec Flore Rosenzweig. Elle deviendra la secrétaire de l’économe du nouveau lycée. Georges a les pleins pouvoirs pour l’entraînement sportif et il crée un stade dans le parc de l’école. Il devient moniteur national d’éducation physique des Éclaireurs israélites de France (EIF). Il crée un club sportif à Belleville pour les enfants des juifs très nombreux dans ce quartier qui comprend une forte émigration des pays de l’Est.
1937 28 mai : naissance de son fils Daniel.
La baronne Éd

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