Petites Chroniques #8 : Concerts et festivals — De la distraction au militantisme…
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Description

LES PETITES CHRONIQUES : jour après jour, découvrez l'Histoire en anecdotes et dates clés !


Jour après jour, tel une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent.



Petites Chroniques #8 : Concerts et Festivals — De la distraction au militantisme...


Woodstock, Hyde Park... vous n’y étiez peut-être pas, mais si vous êtes fans de musique, vous avez dû en entendre parler. Revivez ces moments mythiques, marqueurs sociaux de leur époque, grâce à cette chronique richement documentée.



Les Petites Chroniques, c'est aussi :


Petites Chroniques #1 : 24 h du Mans — 80 ans au compteur


Petites Chroniques #2 : Vacances d'été — Drame, People et Progrès


Petites Chroniques #3 : Destins de Femmes — Marilyn Monroe, l'éternelle


Petites Chroniques #4 : La Seconde Guerre Mondiale — Juin 1944, le mois le plus long


Petites Chroniques #5 : L'Année 80


Petites Chroniques #6 : Les années folles — 1920 à 1924, Le renouveau culturel - Partie 1


Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix


Hors-série #1 : Napoléon Bonaparte — La chute de l'Aigle



et bien plus encore...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 juin 2015
Nombre de lectures 27
EAN13 9782366029444
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Concerts et festivals

De la distraction au militantisme…

Éditions Chronique

Spectacles musicaux : l’évolution des mœurs

Paris est une ville de lumière, où les divertissements jouent le rôle d’un lien social et où les salles de spectacle se sont multipliées au rythme des changements de mentalités.

À l’origine simples cafés où le temps de la consommation était complété par le spectacle de quelque chanteur ou bateleur de passage, le café-chantant est d’abord la spécialité du boulevard du Temple. À la veille de la Révolution, ces établissements émigrent sous les galeries du Palais-Royal. Fermés sous l’Empire, car ils provoquaient la suspicion de la police, ils réapparaissent sous la monarchie de Juillet, conquérant peu à peu, vers 1839, le quartier des Champs-Élysées. Les cafés-concerts sont au sommet de leur gloire entre 1880 et 1900 ; à cette époque, on en dénombre plus de 150 dans la capitale. Vers 1950, la tradition des cafés-concerts s’émousse, et ces lieux hybrides disparaissent peu à peu.

La musique s’exprime également dans des lieux plus traditionnels, comme les opéras. L’Opéra de Paris regroupe deux établissements depuis 1989 : le Palais Garnier et l’Opéra-Bastille. Construit entre 1862 et 1875 par Charles Garnier, l’Opéra Garnier peut accueillir jusqu’à 2 150 spectateurs et dispose d’un nouveau plafond, décoré par Marc Chagall.

Puis, des salles plus modernes voient le jour comme le Zénith, inauguré le 12 janvier 1984, ou le Palais omnisport de Paris-Bercy, terminé en décembre 1983. Elles permettent également aux Parisiens de pouvoir profiter de spectacles musicaux à grande mise en scène, dans un espace démultiplié.

Les concerts et les festivals demeurent donc des lieux de divertissement où l’on a plaisir à écouter de la musique en collectivité. Néanmoins, il existe une autre facette qui est, quant à elle, plus engagée. Ils deviennent, en effet, un vecteur de communication pour diffuser des messages plus politiques.

1462

Aix-en-Provence – Le « bon roi René » initiateur de fêtes

Musique, cris et chants, le spectacle a duré cinq jours et les Aixois se souviendront de cette Fête-Dieu. Plus qu’un roi, René est un magicien. C’est lui-même qui a réglé la fastueuse procession. Il a su mêler aux tableaux bibliques des scènes inspirées de la tradition chevaleresque et des mystères. Le dernier jour, un défilé militaire a ouvert la marche au clergé et aux notables en grand apparat. Derrière eux et fermant le cortège, la Mort, la faux dans sa main décharnée, était une sinistre figurante.

1671 – 1673

Pour la première fois, un violoniste donne des concerts dont l’entrée est payante.

13 avril 1742

Dublin

Le compositeur Georg Friedrich Haendel (né en Allemagne le 23 février 1685, à Halle) entame la musique de son Messie, sur un texte de l’Anglais Carl Jennens. L’oratorio est achevé au bout de vingt-quatre jours. L’œuvre est jouée le 13 avril 1742 à Dublin. Des journalistes qui ont assisté aux répétitions font déjà part de leur enthousiasme. Et c’est tout un peuple bourdonnant d’impatience qui accourt au New Music Hall de Fishamble Street. Pressentant le succès, le Falkner’s Journal a demandé, pour permettre de gagner de la place, que les dames ne portent pas leurs crinolines ni les messieurs leur épée. Les chœurs sont fournis par la cathédrale. Les solistes Baily et Mason et Mme Avolio entourent Mlle Gibber, la triomphatrice de la soirée. La représentation rapporte quatre cents livres aux œuvres de charité. La musique de Haendel a atteint ici le sommet de son pouvoir expressif et de sa force dramatique, notamment grâce au rôle capital des chœurs (rappelons le célèbre Alléluia) ainsi qu’à la puissance de l’accompagnement instrumental.

Novembre 1673

Lübeck – Des concerts en dehors des offices

L’organiste de Sainte-Marie de Lübeck donne tous les jeudis un véritable petit concert de divertissement en dehors des offices. Ces manifestations revêtent une forme particulière lorsque Dietrich Buxtehude les consacre au temps de l’Avent. Ce sont les cinq dimanches précédant Noël, après le prêche, qu’ont lieu ces Abendmusiken « ne se faisant nulle part ailleurs ». Concerts spirituels, cantates, arias et chorals, les musiques du soir montrent la diversité de son art, d’inspiration à la fois savante, âpre et mystique, qui fait de lui le compositeur le plus éminent d’Allemagne du Nord.

1696

« Le Feu de la Saint-Jean : Que de feux brillants dans les airs/Qu’ils font une douce harmonie !/Redoublons cette mélodie/Parnos danses, par nos concerts ». Gravure.XVIIe siècle.

1714

Versailles – Dix concerts de François Couperin

Le compositeur François Couperin (1668 – 1733) présente une série de concerts à la cour de Louis XIV. Il compose les Goûts réunis, un recueil de dix concerts royaux par lesquels il tente une alliance des styles italien et français. Ces pièces font suite aux Quatre Concerts royaux joués au clavecin par Couperin et quelques instrumentistes, les dimanches après-midi, devant le roi. La facture des morceaux révèle ici, par la simplicité mélodique et l’ornementation, le goût français, tandis que des mouvements dans le style de l’imitation, une recherche d’harmonie, s’inspirent de la tradition italienne. Le cinquième concert décrit, à la mode italienne, les différents visages de l’amour. En 1716, Couperin donnera, avec L’Art de toucher le clavecin, les fondements de sa pédagogie.

18 mars 1725

Paris – Concert de musique profane aux Tuileries

Au cours du siècle précédent, un mouvement s’était amorcé dans le domaine musical qui retranchait la musique du cadre de la vie quotidienne où elle s’insérait pour lui rendre une autonomie à travers laquelle se...

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