As-tu une intime conviction ? , livre ebook

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L’Eure, dans les environs de Bernay. La secrétaire du propriétaire du domaine de La Hêtraie a été abattue d’une balle en plein cœur. L’arme du crime? Un pistolet ancien, qui pourrait bien être celui retrouvé par la police dans la penderie de la chambre de Madame Argan de Chinon, l’épouse du maître des lieux. Mais l’enquête prend une nouvelle tournure lorsqu’une arme en tout point identique est découverte au fond de l’étang de la propriété. Si Jean-Pierre Demodex et sa femme se passionnent vite pour l’affaire, la désignation de cet homme ordinaire comme juré exigera bien plus d’attention et d’impartialité… Faisant écho aux projets de réforme de la procédure pénale de 2009, Médéric prend de petites libertés avec la réalité judiciaire et imagine le juré motiver son verdict devant la cour. Un parti pris pleinement assumé qui ne donne que plus de force à sa réflexion sur la justice et l’ultime conviction. A mi-chemin entre enquête policière et chronique judiciaire, l’auteur de L’Affaire Bagnères signe un nouveau polar saisissant et remarquablement maîtrisé.
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53

EAN13

9782748354270

Langue

Français

As-tu une intime conviction ?
Du même auteur
Traitement de surface (2002) La Dame de La Chesnaie (2002) Tant va la cruche à Law (2003) Si ce n’est pas vrai… (2003) Retour de bâton (2004) Lambert (2005) De pièces et de morceaux (2006) Un maître chanteur (2006) L’affaire Bagnères (2007) Un remède pire que le mal (2008) La passion d’Émilie (2009)
Médéric As-tu une intime conviction ? Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0114976.000.R.P.2010.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2010
« Réussir à se faire une conviction contre toute espèce de vraisemblance et à la faire prévaloir pendant quelque temps parmi les hommes sans conviction aucune, c’est l’art qui me confond le plus. » George Sand, Indiana, deuxième partie, 10
« Quant à moi, qui ne connais que trop mes limites et mon infirmité et qui sais bien qu’un homme ne peut se substituer à un peuple, comme je voudrais faire entrer dans les âmes la conviction qui m’anime. » Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, Discordance
« Un bon vivant qui consacrait sa vie à la bonne chère et à l’amour, s’était logé dans un entresol au-dessus de la cuisine d’un restaurateur et au-dessous de la chambre de sa belle ; et, quand il voulait jouir du double avantage de sa position, il lançait au plafond une pierre qui, retombant sur le parquet, avertissait à la fois cette belle et ce restaurateur toujours fidèles à l’appel. Pouvait-il mieux faire d’une pierre deux coups ? » Pierre-Marie Quitard, Dictionnaire étymologique, historique et anecdotique des proverbes, 1842
Avant-propos J’ai imaginé et rédigé la fiction qui fait ce livre sans avoir d’abord envisagé de la faire précéder d’un avant-propos plus austère ; simple désir de me livrer à une petite « variation sur… ». Mais l’actualité de l’année passée m’a amené à penser qu’il pouvait être intéressant de la situer dans le contexte de cette actualité. Que mon lecteur veuille donc bien me pardonner les quelques pages qui suivent, que je crois importantes et que j’aimerais qu’il lût avec intérêt. Après tout, ne pourrait-il lui-même un jour connaître une aventure semblable à celle que je fais vivre à Jean-Pierre Demodex ? En effet, les projets de réforme de la procédure pénale ont fait beaucoup parler d’eux en 2009 et, sans aucun doute, l’actualité continuera de s’y intéresser encore activement. Parmi d’autres points importants envisagés dans cette réforme, il en est un qui mérite de retenir particulièrement l’attention : il s’agit de la motivation des verdicts de Cour d’assises ; en l’état actuel de la loi, ces décisions, par une exception remarquable à la règle commune, n’ont pas à être et ne sont pas motivées. En revanche, combien d’autres décisions de justice ont été cassées par la Cour de cassation pour défaut de motifs ou, plus souvent, pour insuffisance de motifs. Nombre d’esprits, et même juristes, ne s’accommodent pas volontiers de cet état de choses. Ils ont raison, à un double titre ; pour qui a une certaine expérience de la rédaction de jugements, la difficulté commence au moment de rédiger les motifs de la décision telle qu’on l’avait à l’esprit après
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avoir lu les écrits des parties et au sortir des plaidoiries des avocats de celles-ci ; c’est un fait qu’il n’est pas si rare que, devant sa feuille blanche pour donner à cette décision en puissance la forme d’un jugement, en d’autres termes, la motiver, l’effort du juge pour expliquer sa décision clairement, et fidèlement aux données du problème, se révèle une gageure ; c’est un fait qu’il lui arrive de coucher sur le papier autre chose que ce qu’il avait d’abord en vue ; nouvel exemple de ce que j’ai déjà eu l’occasion d’écrire : la pensée « pensée » est moins rigoureuse que « parlée » et moins encore qu’« écrite », donc plus sujette à approximations. L’absence de motivation de la sentence accroît donc le risque d’erreur judiciaire. À vrai dire, il est bien difficile de justifier une telle exception. S’agissant des infractions les plus graves, l’institution de la Cour d’assises, avec son collège de juges, dont un quart seulement est constitué de professionnels, tend à redonner son plein sens à cette formule, dite exécutoire, dont sont revêtues les décisions de justice et qui commence par les mots « Au nom du Peuple Français ». L’acte de juger, dans un pays démocratique, ne trouve en effet sa légitimité que dans une délégation du peuple souverain, mandat de la collectivité des citoyens ; le plus souvent, les personnes investies de ce pouvoir sont des professionnels formés à cette fin, formation qui garantit mieux la capacité de dire le droit, la capacité de «juris dictio» que celle d’apprécier les éléments de fait d’un litige, activité à laquelle l’enseignement dispensé aux candidats juges les prépare certainement moins bien. Cependant, devant la plus grave des infractions, devant le crime, ce ne sont plus – si ce n’est en petite minorité – des techniciens du droit qui jugent, mais une fraction du
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